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confédération paysanne - Page 5

  • Pour des politiques publiques répondant aux problématiques du monde agricole

    Communiqué de la Confédération Paysanne le 09.07.2024.

    Pour la Confédération paysanne et la FADEAR, seul un projet de rupture avec les politiques libérales peut permettre de faire durablement reculer le vote en faveur de l'extrême droite. Nous attendons des forces de gauche arrivées en tête à l'issue de ce scrutin, qu'elles continuent à travailler ensemble à la mise en œuvre de leur programme construit dans le sens de l'intérêt du plus grand nombre.

    Il est urgent de redonner de l'espoir dans les territoires, notamment ruraux, où la disparition des services publics a renforcé l'isolement et fragilisé le vivre-ensemble. Nous demandons au prochain gouvernement ainsi qu'aux député·es nouvellement élu·es d'engager des politiques de transformation des systèmes agricoles permettant de garantir du revenu, de maintenir des paysan·nes nombreux·euses dans un objectif de souveraineté alimentaire.

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  • Législatives : nos propositions pour l'ensemble du monde agricole et rural

    La Confédération paysanne et la FADEAR travaillent constamment pour défendre les paysan·nes et pour construire un projet d'agriculture et de société basé sur la solidarité, l'ouverture à l'autre et le partage. C'est notre boussole. Le monde agricole et rural a besoin de propositions fortes pour des territoires vivants et dynamiques et une amélioration du quotidien des habitant·es de nos territoires. Pour cela, il faut rompre avec le libéralisme qui détruit la valeur de notre travail et le vivant et offrir des perspectives autres qu'un repli sur soi, prôné par l'extrême droite, qui nous mènera collectivement dans l'impasse

     Nous appelons le Nouveau Front Populaire à porter et concrétiser ces propositions dans l'intérêt des paysan·nes et de l'intérêt général pour construire une société solidaire et ouverte.

    La FADEAR, réseau de l'agriculture paysanne et la Confédération paysanne, en sa qualité de corps intermédiaire, pleinement engagé dans le mouvement social, seront vigilantes pendant et après la campagne quant à l'application de réelles propositions de rupture avec le système socio-économique actuel, à même d'apporter du concret au monde paysan.

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  • Loi d'orientation agricole : la Confédération paysanne et la FADEAR appellent au rejet du texte

    L'Assemblée nationale se prononce aujourd'hui par un vote solennel sur la loi pour la souveraineté alimentaire et agricole et le renouvellement des générations en agriculture.

    A l'ouverture des débats, la Confédération paysanne et la FADEAR avaient dénoncé ce texte qui renforce la trajectoire agro-industrielle de l'agriculture, responsable de la diminution du nombre de paysan∙nes, de la disparition des fermes et de la destruction de la biodiversité et de la dégradation de notre environnement.

    Cette trajectoire a malheureusement été confortée lors des débats en séance publique : aucune orientation sur les leviers essentiels que sont le revenu et le foncier, suppression dans le code rural des objectifs de surfaces en bio et légumineuses, refus d'évolution de la gouvernance et du respect du pluralisme au sein du monde agricole et de ses instances représentatives, mesures pour favoriser le triptyque robotique, génétique (dont OGM), numérique et une agriculture sans paysan∙nes. Toutes ces décisions ne permettront pas d'accompagner la transition agro-environnementale de l'agriculture.

    La Confédération paysanne et la FADEAR dénoncent l'ensemble des dispositions qui affaiblissent la préservation de l'environnement et ne permettent pas de relever les défis face au changement climatique. Nous dénonçons également la volonté du gouvernement de toujours dévoyer la notion de souveraineté alimentaire et de cultiver l'ambiguïté avec la souveraineté agricole et énergétique. Sur le terrain c'est pourtant bien la dangereuse mise en concurrence entre productions à vocation énergétique et alimentaire qui se joue.

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  • Surfaces en bio et légumineuses : la Confédération paysanne demande le rétablissement des objectifs chiffrés

    Communiqué de la Confédération Paysanne le 22.05.2024

    signal-2024-05-21-123258_008.jpegLa Confédération paysanne dénonce la suppression des objectifs chiffrés sur le développement des surfaces cultivées en agriculture biologique et des cultures de légumineuses opérée lors de l’examen de l’article 1er du projet de loi LOA* à l’Assemblée nationale. Portée par les rapporteurs, cette disposition, qui n'a fait l'objet d'aucun débat, a été assumée par le Ministre de l’agriculture.

    C’est un nouveau signal d’abandon de la bio et plus largement des dispositifs en faveur de la transition agro-environnementale. Il s’ajoute aux retards de paiement dont sont victimes actuellement les paysan·nes engagé·es dans la transition (MAEC, aides bio...) contre lesquels la Confédération paysanne a manifesté hier à Limoges et se mobilisera vendredi à Quimper. Pourtant, ces deux objectifs sont essentiels au niveau agronomique, pour la durabilité des systèmes de production et pour la souveraineté alimentaire.

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  • Laine : l’opération de sauvetage va-t-elle réussir ?

     

    Communiqué de la Confédération Paysanne le 16.05.2024

    Ce jeudi, le Ministère de l’agriculture a organisé la restitution de la feuille de route pour les filières lainières françaises. C’était un impératif : après des décennies d’abandon de cette filière par l’État et de soumission à une mondialisation débridée, la laine n’est plus guère considérée que comme un sous-produit dont il faudrait se débarrasser. En raison des difficultés croissantes pour exporter cette matière depuis la crise Covid, depuis 4 ans les stocks s’accumulent dans les granges et perdent encore de la valeur.

    Mais l'État a confié cet exercice au jeune collectif Tricolor. Ce collectif a été créé en grande partie par des industriels et des cabinets de conseil avec comme objectif d'accroître à 24% la part de la laine française transformée en France... pour les Jeux Olympiques de 2024. Un taux qui stagne toujours en-deçà de 5% !

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  • Carottes au dichloropropène : une victoire dans le combat vers la sortie des pesticides

    La Confédération paysanne vient de remporter une victoire dans l'affaire des carottes de Créances traitées au dichloropropène après le rejet du pourvoi en cassation des prévenus [1]. Douze producteurs et deux intermédiaires, un importateur et un revendeur, sont donc définitivement condamnés pour l’importation, la détention, l’usage, la publicité et la commercialisation d’un produit interdit.

    Partie civile dans ce procès, avec 5 ONG* environnementales, la Confédération paysanne a agi dans la défense des intérêts généraux et collectifs de la profession agricole. La mise sur le marché, la détention et l'utilisation de produits interdits en France entraîne de la concurrence déloyale à l'égard les maraîcher·ères respectant cette interdiction et porte atteinte à l'image des carottes produites en France.

    Au total, entre 2018 et 2020, plus de 132 tonnes de ce pesticide avaient été importées d'Espagne, dont plus de 107 tonnes avaient été appliquées sur des cultures de carottes. Pour rappel, cette matière active, classée cancérigène probable, est interdite dans l'Union européenne depuis 2007 mais son usage est resté autorisé en France jusqu'en 2018, à coup de dérogations durant plus de 10 ans. Ce laps de temps n'a pas été mis à profit pour mettre en place des solutions alternatives et il a permis à des importateurs et des revendeurs de réaliser des profits substantiels.

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  • Journée mondiale de l’eau : le gouvernement a tout faux !

    Communiqué de la Confédération Paysanne le 22.03.2024

    En cette journée mondiale de l'eau, la Confédération paysanne alerte sur les reculs en cours sur la question de l'eau en agriculture. Un an après la présentation du plan eau par Emmanuel Macron, la question fondamentale de la préservation et du partage de l'eau reste un impensé du gouvernement. Alors que nous devrions avoir avancé sur la question de la priorisation des usages, dans un contexte de raréfaction de ce commun qu’est l’eau, les récentes mesures annoncées vont toutes dans le mauvais sens.

     Le fonctionnement actuel de nombreuses instances de gestion de l'eau (en particulier les Organismes Uniques de Gestion Collective) ne permet pas une gouvernance démocratique de l'eau, pourtant indispensable pour faire face aux enjeux actuels et pour éviter les maladaptations au changement climatique.

    La volonté de passer outre les études scientifiques nie la réalité de l'état quantitatif et qualitatif de la ressource en eau. Cette négation est à la base des évolutions des règles concernant les projets d'ouvrages hydrauliques : raccourcissement des délais, non prise en compte des études HMUC, disparition dans la cartographie de cours d'eau et zones humides… L'exact opposé de ce qu'il faut faire.

    Cela va de pair avec la fuite en avant des récentes décisions concernant les pesticides, qui vont à la fois continuer à dégrader massivement la qualité de l'eau et réduire la capacité des sols à retenir l'eau.

    C'est ignorer aussi les décisions de justice : en octobre dernier, le tribunal administratif de Poitiers a invalidé les projets de 15 bassines au motif qu'ils ne permettent pas de diminuer les prélèvements en eau.

    Pour la Confédération paysanne, l'urgence est à un plan Eau qui intègre les projets dans leur territoire en adaptant les volumes à la ressource disponible et définisse le partage des usages entre tous les secteurs (l'alimentation en eau potable restant évidemment prioritaire) ainsi qu'entre paysan·nes.

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