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société - Page 352

  • Une « bonne naturalisation » est une naturalisation empêchée


    Communiqué LDH

    Le ministre de l’Intérieur plastronne en annonçant avoir « largement atteint ses objectifs » pour faire baisser tant l’immigration illégale que légale en France.
     

    Claude Guéant a profité de l’occasion pour faire à nouveau état de chiffres liant immigration et délinquance, chiffres une fois encore sortis d’on ne sait quel chapeau. Il faut inscrire au chapitre de ce bilan la chute de trente pour cent du nombre de naturalisations. Une situation largement due au durcissement des procédures et conditions d’octroi de la nationalité, parmi lesquelles la maîtrise de la langue et le transfert de compétences aux préfectures… Rappelons que dans les débats qui se sontdyn004_original_400_280_pjpeg_2585772_4343b66050f0d7cae7e41764d87b5697.jpg déroulés dans la dernière période sur le droit de vote des résidents non européens aux élections locales, la droite s’est répandue dans les médias pour opposer à cette mesure une « véritable citoyenneté », passant par… la naturalisation. Une orientation que Claude Guéant s’emploie à réduire comme une peau de chagrin. A moins évidemment qu’à ses yeux, les « bonnes naturalisations » soient justement celles qu’on empêche. Ces affichages martiaux, davantage destinés à l’électorat du Front national qu’à toute autre chose, ne font que souligner une double urgence démocratique. D’une part accorder, enfin et comme l’a récemment voté le Sénat, le droit de vote des résidents non européens aux élections municipales ; d’autre part, rompre avec la stratégie de stigmatisation mensongère des populations migrantes ou assimilées.

    Paris, le 10 janvier 2012.

  • Etats-Unis : Christi Cheramie enfant emprisonnée à vie pour échapper à la peine de mort



    Communiqué d'Amnesty International (Extraits, pour lire tout l'article, cliquer sur le lien précédent)

     

    La Convention des Nations unies relative aux droits de l'enfant, qui est entrée en vigueur il y a plus de vingt ans, interdit expressément les peines d’emprisonnement à perpétuité sans possibilité de libération pour les infractions – quelle que soit leur gravité – commises par des personnes âgées de moins de 18 ans.
    Tous les pays, à l’exception des États-Unis et de la Somalie, ont ratifié cette Convention.

     

    Christi_Cheramie800509.jpgEn 1994, Christi Lynn Cheramie, âgée de 16 ans, est condamnée, à l’emprisonnement à vie sans possibilité de libération conditionnelle, pour avoir plaidé coupable dans le meurtre de Mildred Turnage, grande tante de Gene Mayeux, son fiancé à l’époque. Aujourd’hui âgée de 33 ans, elle nie avoir commis le meurtre, assurant avoir plaidé coupable afin d’échapper à la peine de mort. Le fait d’avoir plaidé coupable l’empêche de faire appel directement de la déclaration de culpabilité ou de sa peine.

     

     

    Soutenez la demande de grâce de Christi Cheramie

  • Les oubliés du RSA

    Il est de bon ton actuellement de dénoncer la "fraude sociale", en particulier au sein la fraction la plus dure de l'UMP, la droite populaire.

     

    Cette campagne cherche à montrer du doigt  et à culpabiliser les plus démunis, ainsi qu'à détourner l'attention sur les inégalités croissantes dans la société française.

    Un récent rapport montre que la richesse existe bien en France: 2,6 millions. C'est le nombre de millionnaires en dollars en France. Selon une étude du Crédit suisse, l'Hexagone est le pays européen qui compte le plus de gens fortunés, loin devant le Royaume-Uni (1,6 million) et la Suisse (620 000).

    Il faut savoir qu'à l'autre bout de l'échelle sociale, il y a près de 2 millions de personnes qui sont au RSA, dispositif qui a succédé au RMI.

    Une personne seule touche 450 euros par mois. Il existe probablement un certain nombre de fraudeurs dans ce domaine. Mais tricher pour toucher 15 euros par jour, il faut vraiment vivre dans la misère.

    Quand on pense aux sommes en jeu dans la fraude fiscale par exemple, il faut avoir de sacrés préjugés pour dénoncer comme prioritaire la lutte contre la fraude sociale.

     

    Un récent rapport montre que, dans la réalité, de très nombreux bénéficiaires potentiels du RSA ne le touchent pas. Le RSA "socle" ne serait pas perçu par 35% de ceux qui pourraient y prétendre, et ce images?q=tbn:ANd9GcQmR1EVRW2kGZ_p_g21-2e9d68Q_pIIOkSaZfTFTTD2jj5MusgbKwchiffre monterait à 68% pour le RSA "activité" qui concerne ceux qui sont des "travailleurs pauvres"

    L' Etat économiserait ainsi 1,8 milliard d'euros, somme à mettre en face de ce que la fraude est sensée coûter.

    Les personnes qui renoncent au RSA le font parfois volontairement (refus de dépendre des autres) mais le plus souvent par manque de connaissance du dispositif.

    Le RSA peut donc largement  être amélioré : il est mal connu de beaucoup, sous-utilisé, et le RSA "activité" montre encore plus ses limites dans cette période de crise où le chômage devient de masse.

    On entend souvent les politiques, en particulier à droite, appeler à accepter des sacrifices pour sauver le pays. On les entend moins affirmer que la solidarité doit être encore plus forte dans les périodes de crise. Et il difficile de demander de se serrer la ceinture à ceux qui sont déjà au dernier cran.

  • Cartes d’identité : Tous fichés !

    Communiqué commun LDH / Saf / SM


    Alors que le Sénat l’avait supprimée, la majorité présidentielle de l’Assemblée nationale, toujours aux ordres du pouvoir exécutif, a, par un amendement, rétabli une disposition qui autorise la création d’un fichier centralisé des nouvelles cartes d’identité dotées de puces électroniques.

    A terme, l’ensemble de la population française verra donc ses données biographiques et biométriquesimages?q=tbn:ANd9GcRHgDhhjePUGk2bQqckDFMNQYME-3hrSjLHbWfRtAwIoQsBBAlz d’identité (état civil, adresse, taille, couleur des yeux, empreintes digitales, photographie) fichées au ministère de l’Intérieur. Une disposition démesurée et dangereuse pour les libertés publiques, unique dans les pays démocratiques et qui laisse la porte ouverte à toutes les dérives.

    Ce choix, sans justification raisonnable, est dans la continuité de la politique de surveillance généralisée des citoyens menée par les gouvernements de droite successifs qui, en moins de dix ans, ont fait voter pas moins de 42 lois sécuritaires et doublé le nombre de fichiers de police.

    Nous ne pouvons accepter cette politique de fuite en avant irrationnelle et nous militerons pour l’abrogation de cette disposition autoritaire.

    Communiqué commun
    Paris, le 16 décembre 2012

     

    Ligue des droits de l’Homme

    Syndicat des Avocats de France

    Syndicat de la Magistrature

  • Salah Hamouri, de la prison à la prison…

    Communiqué LDH
    Alors que l’on pensait acquise sa libération le 28 novembre 2011, au terme de six ans, huit mois et quinze jours d’emprisonnement, Salah Hamouri, étudiant franco-palestinien, est maintenu en prison en Israël.

    Incarcéré depuis mars 2005, condamné par un tribunal militaire pour un « délit d’intention terroriste », il a toujours clamé son innocence.

    images?q=tbn:ANd9GcRmiqOKeBKwzD7MxUEdCaZCOsrMQ6AsM3JD5qm8w3KZEHvcjzDDEn appliquant une décision arbitraire de prolongation de sa détention sans jugement, le gouvernement israélien continue à montrer qu’il ne s’embarrasse guère des droits de la défense et pas du tout des droits de la personne. A l’image d’une occupation armée illégale, l’administration développe une justice d’exception. Il faut mettre à l’épreuve d’une juridiction civile un jugement qui avait été développé à charge devant un tribunal militaire, qui n’inflige que des peines pour l’exemple.

    La LDH exige du gouvernement israélien la libération immédiate de Salah Hamouri. La LDH demande au gouvernement français d’utiliser enfin les moyens dont il dispose pour apporter à un concitoyen l’aide qu’il était et est toujours en droit d’attendre.

    Paris, le 29 novembre 2011.

  • The Lady

    Amnesty International France soutient "The Lady", film de Luc Besson sur la vie d’Aung San Suu Kyi, son hommage vibrant à "une défenseure des droits humains" emblématique et aux dissidents birmans engagés à ses côtés. Sortie en salles le 30 novembre 2011.

    affiche_thelady.jpgAmnesty International France soutient "The Lady", film de Luc Besson sur la vie d’Aung San Suu Kyi, son hommage vibrant à "une défenseure des droits humains" emblématique et aux dissidents birmans engagés à ses côtés. Sortie en salles le 30 novembre 2011.

    Le courage, la droiture et l’abnégation font de Aung San Suu Kyi l’une des figures les plus emblématiques du combat courageux mené par des milliers de défenseurs des droits humains au Myanmar et dans le monde sont l’objet de ce film long métrage qui sortira en salle le 30 novembre.

    Depuis 1988, Amnesty International (AI) n’a cessé de soutenir l’engagement pour la liberté d’expression et le respect des droits humains de Aung San Suu Kyi et n’a cessé de demander sa libération pendant les 15 années que celle-ci a passé en assignation à résidence.
    Il faut que le gouvernement du Myanmar libère tous les prisonniers d'opinion dès maintenant Signez

    AI lui a attribué le prix d'"ambassadrice de conscience", la plus prestigieuse récompense attribuée par l’organisation, lors du concert de U2, le 28 juillet 2009. Un soutien de longue date pour lequel Aung San Suu Kyi a remercié AI dans un message vidéo en août 2011 : "Je pense qu’Amnesty International, sans doute plus que toute autre organisation dans le monde, a suscité une prise de conscience des droits humains. […] En Birmanie, le soutien d’Amnesty International a été d’une aide considérable."

  • Violences faites aux femmes en France : Amnesty International poursuit l'action

    En 2010, 146 femmes sont décédées, victimes de leur compagnon ou ex-compagnon, selon l’étude nationale sur les morts violentes au sein du couple réalisée par la Délégation aux victimes du ministère de l’Intérieur. Assassinats, meurtres, coups et blessures volontaires suivis de mort ; en France, une femme meurt tous les deux jours et demi. Bien que les violences au sein du couple soient commises dans la sphère privée, ce sont des violations des droits humains et elles concernent donc l’Etat.

    vcf_france250366.gifDans son rapport public de février 2010 "Lutte contre les violences faites aux femmes. La France doit mieux faire" (à télécharger en bas de cette page), Amnesty International France (AIF) a pointé les dysfonctionnements de la lutte contre ces violences.

    En février 2011, AIF a adressé le "Manifeste pour les droits humains – constats et perspectives 2011-2012" aux autorités françaises. Ce document souligne les avancées réalisées depuis quatre ans et met en avant les progrès qui restent à accomplir pour assurer une meilleure prise en compte des droits humains en France notamment dans le domaine des violences faites aux femmes.

    Le nouveau plan interministériel de lutte contre les violences faites aux femmes 2011-2013 prévoit plusieurs mesures pour lutter contre les violences au sein du couple et plusieurs actions du plan recoupent certaines de nos recommandations.

     

    Début novembre 2011, AIF a adressé des courriers aux divers ministères concernés pour obtenir des précisions sur la mise en œuvre effective de ce plan .

    Pour renforcer et améliorer la lutte contre les violences faites aux femmes en France, AIF demande :

    • la mise en place d’une réelle coordination interministérielle entre les différents acteurs
    • le renforcement de la formation de tous les acteurs concernés par la lutte contre les violences faites aux femmes
    • la mise en place systématique d’un dispositif d’accueil et de prise en charge des victimes dans les commissariats, les unités de gendarmerie et les services médicaux ;
    • un déploiement des moyens financiers indispensables à la réalisation du plan interministériel de lutte contre les violences faites aux femmes 2011-2013 et à la mise en œuvre de la loi du 9 juillet 2010 relative aux violences faites spécifiquement aux femmes, aux violences au sein des couples et aux incidences de ces dernières sur les enfants.