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société - Page 355

  • Justice est faite

    Il y a au moins une chose dont on peut être certain au terme de ces mois de feuilleton judiciaire : tous les protagonistes  sont perdants.

     

     

    Nafissatou Diallo a perdu cette manche, même si elle mise plus sur le procès civil, elle a eu un comportement qui  a conduit le procureur a ne plus lui faire confiance. Pourra-t-elle convaincre au civil, où l'unanimité n'est pas nécessaire ? Il faudra probablement de longs mois pour que le jugement soit rendu, à moins que les deux clans signent un arrangement avant .

     

    Dominique Strauss-Kahn a perdu sa place à la tête du FMI, sa place de candidat favori à la primaire du images?q=tbn:ANd9GcQCESHpSmMsS4_OqkJlTr1PlW0wfj3EXm5_dSSVkGYiIscG9_5wPS et encore plus important, il a perdu une image d'homme "responsable" et à l'avenir brillant. S'il peut reconstruire une relation de confiance avec l'opinion publique, cela risque de prendre des années.


    Le procureur Cyrus Vance a perdu en crédibilité, en présentant l'accusé comme un pervers, puis en étant le premier à mettre en doute la parole de son propre témoin. Il avait intérêt à stopper l'affaire dès maintenant, un procès tel qu'il se déroule aux E-U aurait été très difficile pour N. Diallo et donc pour l'accusation : il est certain que les avocats de D. Stauss-Kahn auraient été encore moins tendres pour la plaignante.

     

    Est-ce que la justice est gagnante ? Cela dépend du point de vue dans lequel on se place. Le système judiciaire américain est ce qu'il est, et il a fonctionné . Un des hommes les plus puissants de la planète a été mis en accusation et traité sans ménagement. Il a cependant pu se défendre, et l'accusation a  montré qu'elle pouvait changer d'avis.

    Ceux et celles qui voulaient faire de ce procès un exemple pour le combat contre les violences faites aux femmes sont déçus. La parole de la plaignante n'a pas suffi, il faut dire qu'elle a beaucoup fait pour se décrédibiliser elle-même. Il est sûr que beaucoup de viols ou d'agressions sexuelles restent inconnus ou impunis. Mais si N. Diallo a reconnu avoir inventé un viol pour obtenir son visa, comment ne pas garder un doute sur sa version des faits ?

     

    Avec ou sans procès, on ne saura jamais exactement ce qui s'est passé dans cette chambre d'hôtel de New-York. En fonction de ses critères personnels, chacun peut se faire une opinion. Mais dans un pays démocratique, c'est à la justice de trancher.  Si la justice américaine est loin d'être parfaite,  elle n'est pas celle d'une dictature. En fonction de sa logique ( l'unanimité sans doute raisonnable pour condamner quelqu'un) la conclusion de ce jour était inévitable.

  • CITOYENNETE, LIBERTE, PSYCHIATRIE : DECLARATION D’ENTREE EN RESISTANCE

    La loi du 5 juillet 2011 relative « aux droits et à la protection des personnes faisant l’objet de soins psychiatriques et à leurs modalités de prise en charge » et ses décrets d’application entrent en vigueur. Le mouvement fort de lutte contre cette loi peut et doit se poursuivre après sa promulgation.

    Cette loi, dans la même veine que celles sur les étrangers, l’immigration, la récidive, la rétention de sûreté, la justice des mineurs, la sécurité intérieure, etc., participe des atteintes considérables portées aux libertés et aux droits sociaux. Elle organise la surveillance sociale des vulnérables et précaires stigmatisés en « classes dangereuses ». A l’exemple du fichage généralisé de tout fauteur de trouble et mauvais élève potentiel, elle ouvre même un « casier psychiatrique » des « malades mentaux », sans véritable « droit à l’oubli ».

    Cette loi est fondamentalement inacceptable car elle impose la contrainte et le contrôle social commeimages?q=tbn:ANd9GcT3QAis_NL5ZMbKx_zi5upIlDssKWI5C2eNXpSlvk0lHxu_t4iy-g organisation du soin en psychiatrie, de l’hôpital au domicile, sous la nouvelle appellation aberrante de soins sans consentement. La position soignante dans sa qualité relationnelle y est dégradée en « expertise de dangerosité », ce qui aggrave la situation actuelle faite de souffrance psychique et de désillusions dans de nombreuses équipes, avec pour résultat d’amplifier les errements de sens du soin à domicile.

    L’« entrée » en observation et soin se fera désormais par une garde à vue psychiatrique de 72 heures, sans même les garanties arrachées récemment dans le cas de la garde à vue policière.

    La psychiatrie contemporaine a remis en cause significativement le grand renfermement. Les luttes organisées par les professionnels, les usagers, les militants des droits de l’homme ont obtenu le développement des droits et mis en cause la légitimité de l’enfermement et du statut d’exception du « fou ».

    Nous n’acceptons pas que la psychiatrie et la santé mentale soient embrigadées comme faisant partie des polices de la société. Nous récusons la politique de la peur.

    Faisant fi de tout débat sur l’obligation de soin et le droit au refus de traitement, le pouvoir impose des dits « soins sans consentement » jusqu’au domicile : assignation à résidence, programme de soins imposé et appelé à fonctionner sur le mode du chantage ou du marchandage, traitements médicamenteux contraints y compris à domicile, géo localisation, etc. Nous dénonçons l’hypocrisie du législateur et la duperie de la loi : un véritable soin psychique ne peut se concevoir sans le consentement.

    A cette orientation répulsive donnée au soin psychiatrique s’adjoignent les effets et conséquences de la logique entrepreneuriale à l’œuvre à l’hôpital et dans le système de santé en général ; plus généralement de la casse du service public. Nous refusons le type de moyens supplémentaires attribués après le discours d’Antony de décembre 2008 pour « sécuriser ». Nous —usagers, familles, soignants, travailleurs sociaux, magistrats, élus, citoyens—exigeons une orientation et des moyens qui relancent la psychiatrie de secteur, assurent et pérennisent les pratiques fondées sur l’éthique de la complexité, du prendre soin, de l’accueil, de l’hospitalité, du rôle des tiers sociaux et familiaux, de l’accompagnement, d’une réelle réhabilitation, et du droit.

    Pour en former contours et contenus, nous sommes favorables à un débat national dont l’objet soit :

    ● l’abrogation de la loi du 27 juin 1990 et celle du 5 juillet 2011. l’abrogation de la loi du

    27 juin 1990 et celle du 5 juillet 2011. La nécessité d’une loi qui en finisse avec l’exception psychiatrique et qui relève du soin psychique bien conçu articulé au droit commun : c’est-à-dire de l’autorisation et du contrôle du juge civil.

    ● la mise en chantier d’une loi programmatique pour une psychiatrie démocratique dont l’objet et l’éthique sont proposés dans notre manifeste initial, qui soit à l’opposé des gouvernances de mise au pas gestionnaire dont sont représentatifs les plans de santé mentale actuels et annoncés.

    Il nous faut débattre, mais il nous faut également agir. Nous ne devons respecter les lois que si elles mêmes respectent le droit, en l’occurrence les libertés individuelles et l’intimité de la vie privée. La loi, qui dans la tradition est libératrice, est désormais un instrument du contrôle social. Elle formate, arrêtés et certificats à l’appui. La tradition de désobéissance civile, c’est depuis 1789 de s’opposer aux lois, mais c’est aussi désormais de combattre la loi par le droit. L’application servile de la loi ne créerait pas seulement l’injustice ou l’aberration psychiatrique ; elle créerait l’illégalité. La loi est celle d’une majorité conjoncturelle, mais le droit, construit dans le temps, est l’œuvre de tous. Où allons nous ? Vers ce qui n’est pas écrit, et seule la radicalité de l’analyse permet de s’extirper des modèles bien-pensants, déjà prêts à nous ensevelir.

    Dans l’immédiat et à cette date du Premier août qui marque l’entrée en vigueur de la loi, nous proposons un plan d’action et de résistance éthique :

    - le refus des psychiatres et des soignants, dans la mesure du possible, de mettre en place des mesures de contrainte. Et notamment, le refus des collectifs soignants de tout programme de « soin contraints » à domicile contraires à la déontologie et aux droits fondamentaux. De même, il faut opposer un refus de tout avis médical sans avoir pu examiner le patient.

    - la saisie systématique du juge des libertés et de la détention, le patient devant être entendu hors visioconférence.

    - Développer l’information, notamment lors des 72 heures, afin que les personnes ne tombent pas dans la trappe psychiatrique que cette loi organise, mais accèdent aux soins psychiques auxquelles elles ont droit.

    - Le soutien des recours et défenses des patients soumis à ces « soins sans consentement », y compris les QPC qui ne manqueront de survenir. La création d’un collectif d’avocats et juristes sera essentielle en ce sens.

    - La construction d’un observatoire national de suivi de l’application de cette loi qui assure le recueil de données, l’alerte aux droits des personnes soumises aux « soins sans consentement », qui rapporte au législateur, au contrôleur des libertés et des lieux de détention, à la commission nationale consultative des droits de l’homme et au public les atteintes aux droits de l’Homme et à l’éthique du soin psychique.

    Nous sommes et demeurerons mobilisés pour concrétiser une œuvre de démocratie et de professionnalités.

    Signer la déclaration en ligne

    Organisations signataires membres du collectif “Mais c’est un Homme” : Advocacy France, Les Alternatifs, Alternative Libertaire, Association des Médecins Urgentistes de France (AMUF), ATTAC, Cercle de Réflexion et de proposition d’actions sur la Psychiatrie (CRPA), La coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité, Convergence nationale des collectifs de défense et de développement des services publics, Europe Écologie Les Verts, Fédération Alternative Sociale et Écologique (FASE), Handi-Social, Ligue des droits de l’Homme, Nouveau Parti Anticapitaliste, Parti Communiste Français, Parti de Gauche, République et Socialisme, Solidaires, SUD santé sociaux, SNPES PJJ/FSU, Syndicat de la Magistrature, Union Syndicale de la Psychiatrie

  • Vouziers n'est pas épargnée

    L'absence de quartier concentrant les problèmes sociaux ne met pas Vouziers à l'abri des difficultés de société.

    La taille de la ville, sa composition sociale, son éloignement des centres urbains ont relativement épargné à Vouziers la problématique des "quartiers difficiles".

    Pour autant le chômage sévit largement, et une partie de la population vit à la limite de la société : logement insalubre, manque de formation, sans emploi prolongé, entraînent une précarité qui prend de l'ampleur.

    Il est un facteur que l'on ne retrouve pas à Vouziers, c'est la présence de l'immigration. Les quelques familles d'origine étrangères font partie de celles qui ne posent pas de problèmes dans la cité.

    N'en déplaise aux tenant des thèses racistes du Front National, ce sont bien des "Français de souche" qui sont la composante de cette fraction fragilisées de la population. Et c'est parmi eux que se retrouvent les personnes qui doivent avoir recours à la solidarité (RSA, Restos du Cœur,..) et qui sont les plus exposées aux problèmes sociaux (chômage, précarité, accès aux soins,...)

    Le malaise social est bien lié à cette situation, et il peut se traduire également par une "petite"vouziers, social délinquance. L'incivisme et la petite criminalité ne sont pas liés automatiquement à la situation sociale, mais l'exclusion, le désœuvrement peuvent mener à des comportements de violence.

    Les drogues"dures" sont présentes depuis des années dans le Vouzinois, et à un niveau important.

    Cette consommation peut aussi être comprise comme une agression contre soi-même, une auto destruction programmée. L'héroïne, la cocaïne sans oublier l'alcool font des ravages ici comme ailleurs. Les plus démunis payent un lourd tribu à ces dépendances, bien que l'on retrouve des victimes dans toutes les couches de la société.

    On peut regretter le manque flagrant de moyens mis à disposition pour lutter contre ces fléaux, et ce n'est pas le désengagement actuel de l'État qui va arranger les choses.

    La violence se traduit également par des conflits intra-familiaux ou de voisinage pour lesquels les Gendarmes sont de plus en plus amenés à intervenir. Là aussi le manque de travailleurs sociaux est criant, puisque les Gendarmes n'ont ni la mission ni les moyens de régler ces problèmes sur le fond.

    De temps en temps un fait divers nous rappelle qu'une telle situation peut dégénérer en un incident mineur. Faudra-il attendre une conséquence dramatique pour que chacun mesure bien l'ampleur du problème ?

    Hier soir une voiture à brûlé sur le parking de l'école Dodeman, réveillant le voisinage au milieu de la nuit. Que faudra-il qu'il arrive pour réveiller les responsables locaux et nationaux ? Espérons  que des mesures à la hauteur de la situation seront prises avant  la survenue d'un drame d'une autre ampleur.

     

     

  • 14 juillet :liberté, égalité, fraternité… Retrouver la République

     

     

     Retrouver la République : rassemblement à Vouziers comme dans toute la France

     

     

    ldh,14 juillet,vouziersLes rassemblements organisés par le collectif « Non à la politique du pilori » le 14 juillet 2011 à Paris et dans d’autres villes de France ont permis d’affirmer la volonté des organisations, associations, syndicats et partis de retrouver les fondamentaux d’une république dévoyée par la politique du gouvernement Sarkozy.
    A Paris, en présence de Raymond Aubrac et de Charles Paperon, quelques centaines de militantes et de militants, résistants d’hier et d’aujourd’hui ont entendu les engagement pris par les uns et les autres de ne rien lâcher pour la défense des droits, de la citoyenneté et de la démocratie. Stéphane Hessel, empêché, était présent grâce à un message enregistré spécialement pour cette commémoration du 222e anniversaire de la prise de la Bastille.

    A Vouziers le rassemblement s'est déroulé le 13 juillet au parc Bellevue. Les militants et citoyens présents ont écouté le message lu par Didier Assel au nom de la section locale de la LDH.

    ldh,14 juillet,vouziers


  • Liberté, égalité, fraternité… Retrouver la République

    Rassemblement le 14 juillet à 11h00, place de la Bastille à Paris et dans de nombreuses villes de France

    Depuis bientôt un an, les plus hautes autorités de l’Etat s’acharnent à dresser les citoyens les uns contre les autres. Elles ont successivement jeté à la vindicte publique les Roms et les Gens du voyage, les Français d’origine étrangère, les habitants des quartiers populaires, les chômeurs et précaires qualifiés d’« assistés »… Elles ont ressorti le vieux mensonge d’une immigration délinquante, elles pratiquent la politique de la peur et de la stigmatisation.

    Nous avons manifesté le 4 septembre 2010, dans toute la France, contre ce dévoiement de laBastille.jpg République. Aujourd’hui, chacun mesure la terrible responsabilité de ceux qui ont donné un label de respectabilité aux idées d’extrême droite, à la xénophobie, à la haine et au rejet de l’autre. De dérapages verbaux en pseudo-débats, de crispations identitaires en reculs sociaux, la voie a été grande ouverte à une crise démocratique encore plus grave que celle du 21 avril 2002.

    Parce que nous sommes attachés aux valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité, nous ne supportons plus que la République soit ainsi défigurée, la laïcité instrumentalisée au service de la stigmatisation de millions de nos concitoyens, la xénophobie banalisée dans les propos de ministres et de députés qui prétendent parler en notre nom à tous. Nous refusons que la peur soit utilisée pour faire reculer nos libertés, que les inégalités soient encouragées par l’injustice fiscale, le recul des droits sociaux et la démolition des services publics.

    Nous refusons cette République défigurée ; celle que nous voulons, c’est la République « laïque, démocratique et sociale » que proclame notre Constitution ; celle du 14 juillet 1789, du rassemblement populaire de 1936 ; celle, enfin, du Conseil national de la Résistance. Celle qui s’attache inlassablement à garantir à tous l’égalité en dignité et en droits, l’égale liberté, l’égal respect de la part de ceux qui les gouvernent.

    C’est pourquoi nous lançons un appel solennel au rassemblement de toutes et tous, à la mobilisation des consciences pour le retour de cette République que nous voulons plus que jamais libre, égale et fraternelle.

    Deux cent vingt-deuxième anniversaire de la prise de la Bastille, ce 14 juillet est le dernier avant l’échéance présidentielle de 2012. Sachons nous en saisir, nous rassembler pour fêter la République de la meilleure manière qui soit : en appelant nos concitoyennes et concitoyens à faire respecter ses valeurs, aujourd’hui et demain.

    RASSEMBLEMENT le 14 juillet 2011, à 11h00 Place de la Bastille à Paris et ce même jour dans de nombreuses villes de France

    NON A LA POLITIQUE DU PILORI

    www.nonalapolitiquedupilori.org

  • Conflits d'intérêts

    Il est impossible d'être juge et partie, ce fait est connu depuis longtemps.

     

    En langage moderne, cela se traduit par "il faut déclarer ses conflits d'intérêts". Un certain Eric Woerth et son épouse ne l'avaient  pas compris, lui ministre du budget et elle au service fiscal de la plus grande fortune de France. Sans même parler de malhonêteté, cette situation est malsaine et ne devrait pas se présenter.

    Dans le monde médical, le problème se pose avec encore plus de force, car beaucoup d'experts travaillent en même temps pour les agences de l'Etat et pour les firmes pharmaceutiques. Leur jugement devient donc sujet à caution quand ils ont un avis à rendre sur un médicament et ses effets positifs ou négatifs.

    BocalHAS.jpgLa Haute Autorité de Santé (HAS) est chargée entre autres choses de donner des recommandations sur la prise en charge des maladies les plus courantes.

    Ses membres doivent déclarer leurs conflits d'intêrets, du moins en théorie. Pour n'avoir pas respecté cette exigence, deux avis de la HAS viennent d'être retirés. Ce ne veut pas dire que leurs recommandations étaient totalement faussées, mais un doute existe sur l'indépendance de ceux qui ont rédigé ces textes.

    Ces retraits concernent le diabète et la maladie d'Alzheimer.

    Pour le diabète, ceci n'a pas vraiment de lien avec le retrait récent d'un anti-diabétique, cette décision reposant sur une étude récente. Il reste heureusement des traitements actifs, validés par l'expérience de plusieurs dizaines d'années et  de millions de patients traités.

    Pour la maladie d'Alzheimer la situation est plus délicate. Les traitements existants ont une efficacité175728_photo_1307981182121-1-0.jpg limitée, et existent depuis assez peu de temps. La necessité de leur utilisation n'est pas évidente, mais il n'existe pas d'autres moyens thérapeutiques. Faut-il mieux laisser les malades sans traitement dans l'état de nos connaissances ? La question est difficile, et mérite des personnes qualifiées et totalement indépendantes pour y répondre.

  • Egypte : les femmes demandent à participer à égalité à la vie publique

     

     Les révolutions arabes ont largement été faites avec la participation active des femmes des pays concernés. Leur combat n'est pas fini puisque beaucoup voudraient les voir retourner dans l'ombre.

    Voici un article d'Amnesty International sur ce sujet

     

    Durant le soulèvement en Égypte, les femmes se sont avancées sur les devants de la scène politique et ont réclamé un changement. Elles continuent de revendiquer le respect de leurs droits et celui des promesses de réformes. Mais alors que se dessinent les contours de la nouvelle Égypte, les femmes sont exclues de la vie publique. Pourtant, l’Égypte dispose d’une occasion historique de mettre fin à la266924-146630-jpg_155134_434x276.jpg discrimination et de garantir l’égalité des droits pour tous. Les voix des femmes doivent être entendues.

    La "Révolution du 25 janvier" en Égypte a fait naître de grands espoirs. Les femmes et les hommes ont ensemble, sur un pied d’égalité, demandé le respect de leurs droits.

    Après 30 ans de répression et de privations économiques, un nombre sans précédent d’Égyptiens sont descendus dans la rue afin de réclamer plus de justice sociale, une réforme démocratique et un plus grand respect en faveur des droits humains.  Pendant les mouvements de contestation, les femmes ont imposé leur présence, en défilant aux cotés des hommes, en utilisant les réseaux sociaux sur internet et en se mobilisant aux cotés des associations de défense des droits des femmes. Impliquées dans toutes les phases de la révolution, aujourd’hui, elles veulent croire aux perspectives de la future vie politique égyptienne.

     Si les femmes aussi ont souffert de la brutalité de ce gouvernement répressif, elles ont également subi depuis des décennies les effets des lois et pratiques discriminatoires. Pour ces femmes qui sont sorties dans la rue pour faire entendre leur voix, ce fut aussi parfois une double révolution, dont la première a commencé dans leur maison.


     
    Fortes inquiétudes quant à l’exclusion des femmes du processus politique de la future Egypte

    Alors que le pays commence à regarder vers l’avenir, elles sont exclues par les autorités provisoires du processus de construction de cette nouvelle Égypte.
    Ainsi, elles l’ont été  du nouveau comité chargé de la révision de la Constitution. En outre, le nouveau cabinet du Premier ministre annoncé en mars ne comprenait qu’une seule femme. Le 8 mars 2011, Journée internationale de la femme, des femmes qui manifestaient pacifiquement ont été agressées par des groupes d’hommes.
    Au même moment, en Tunisie, la parité sur les listes électorales pour l’élection de l’Assemblée constituante tunisienne du 24 juillet 2011 était consacrée. Cette décision prévoit que toutes les listes doivent impérativement être paritaires et faire figurer en alternance des candidats hommes et femmes.

    L’égalité et l’implication des défenseures des droits des femmes, garanties de leur participation au processus de réforme

    Il est fondamental que les défenseures des femmes soient  représentées et consultées  pour pouvoir jouer leur rôle sur les plans politique et des droits humains. Ces derniers, au même titre que la non-discrimination et l’égalité doivent être au cœur de la nouvelle constitution, faute de quoi la stabilité et la prospérité futures de l’Égypte seraient à nouveau menacées.

    images?q=tbn:ANd9GcQM7Ng98q5oUtptaT3NT1_NiVQnl50PKp-ypQg-gKe1hyZoXUaCPwDurant le soulèvement en Égypte, les femmes se sont avancées sur les devants de la scène politique et ont réclamé un changement. Elles continuent de revendiquer le respect de leurs droits et celui des promesses de réformes. Mais alors que se dessinent les contours de la nouvelle Égypte, les femmes sont exclues de la vie publique. Pourtant, l’Égypte dispose d’une occasion historique de mettre fin à la discrimination et de garantir l’égalité des droits pour tous. Les voix des femmes doivent être entendues.

    La "Révolution du 25 janvier" en Égypte a fait naître de grands espoirs. Les femmes et les hommes ont ensemble, sur un pied d’égalité, demandé le respect de leurs droits.

    Après 30 ans de répression et de privations économiques, un nombre sans précédent d’Égyptiens sont descendus dans la rue afin de réclamer plus de justice sociale, une réforme démocratique et un plus grand respect en faveur des droits humains.  Pendant les mouvements de contestation, les femmes ont imposé leur présence, en défilant aux cotés des hommes, en utilisant les réseaux sociaux sur internet et en se mobilisant aux cotés des associations de défense des droits des femmes. Impliquées dans toutes les phases de la révolution, aujourd’hui, elles veulent croire aux perspectives de la future vie politique égyptienne.

     Si les femmes aussi ont souffert de la brutalité de ce gouvernement répressif, elles ont également subi depuis des décennies les effets des lois et pratiques discriminatoires. Pour ces femmes qui sont sorties dans la rue pour faire entendre leur voix, ce fut aussi parfois une double révolution, dont la première a commencé dans leur maison.


     
    Fortes inquiétudes quant à l’exclusion des femmes du processus politique de la future Egypte

    Alors que le pays commence à regarder vers l’avenir, elles sont exclues par les autorités provisoires du110221124015788_70_000_apx_470_.jpg processus de construction de cette nouvelle Égypte.
    Ainsi, elles l’ont été  du nouveau comité chargé de la révision de la Constitution. En outre, le nouveau cabinet du Premier ministre annoncé en mars ne comprenait qu’une seule femme. Le 8 mars 2011, Journée internationale de la femme, des femmes qui manifestaient pacifiquement ont été agressées par des groupes d’hommes.
    Au même moment, en Tunisie, la parité sur les listes électorales pour l’élection de l’Assemblée constituante tunisienne du 24 juillet 2011 était consacrée. Cette décision prévoit que toutes les listes doivent impérativement être paritaires et faire figurer en alternance des candidats hommes et femmes.

    L’égalité et l’implication des défenseures des droits des femmes, garanties de leur participation au processus de réforme

    Il est fondamental que les défenseures des femmes soient  représentées et consultées  pour pouvoir jouer leur rôle sur les plans politique et des droits humains. Ces derniers, au même titre que la non-discrimination et l’égalité doivent être au cœur de la nouvelle constitution, faute de quoi la stabilité et la prospérité futures de l’Égypte seraient à nouveau menacées.