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société - Page 354

  • Troy Davis exécuté : honte à la justice américaine

    Communiqué d'Amnesty International

     

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    Après l’exécution lâche et honteuse de Troy Davis, Amnesty International France appelle à poursuivre le combat pour l’abolition universelle de la peine de mort.

    « Aujourd’hui, la Géorgie n’a pas seulement tué Troy Davis, elle a aussi tué la confiance de tous les soutiens de Troy, à travers le monde, dans le système judiciaire aux Etats-Unis », déclare Geneviève Garrigos, présidente d’Amnesty International France.

    Troy Davis est mort à 5h08 (heure de Paris), après quatre heures d’une insoutenable attente.

    En effet, trois minutes après l’heure d’exécution prévue, la Cour suprême des Etats-Unis a décidé de se donner un délai pour examiner le recours des avocats de Troy Davis.

    Recours qu’elle a rejeté sans motivations peu après 04h30 réactivant la mise à mort.

    « Nos pensées vont à Troy Davis, sa famille et ses proches », déclare Geneviève Garrigos, « Nous pensons également à la famille de l'officier de police, Mark Allen MacPhail. Cette exécution ne lui rend pas justice ».

    « Je ne suis pas celui qui a commis le crime. Je n’avais pas d’arme. Continuez à chercher la vérité », sont les dernières paroles de Troy Davis. 

    Dans le monde entier, depuis de nombreuses années des centaines de milliers de personnes se sont mobilisées en faveur de Troy Davis. Hier soir encore, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées à Paris, mais aussi à Lille, Marseille, notamment, à l’appel d’Amnesty International France et d’autres associations abolitionnistes.

    Les paroles de Troy Davis portent un message qui fait de lui un symbole : « Ce combat pour mettre fin à la peine de mort n'est pas gagné ou perdu à travers moi […]. N’arrêtez jamais de lutter pour la justice et nous vaincrons !" »

  • L'éducation en France :sérieux ralentisement

    L' OCDE publie les données sur l'éducation en  comparant différents pays, dont ceux qui font partie de l'organisation.

     

    Pour la France le constat est plutôt sévère, avec des chiffres qui montrent une dégradation depuis ces dernières années.

    Note : l'OCDE ( Organisation de coopération et de développement économiques) est une organisationocde1-300x199.jpg internationale d’études économiques, dont les pays membres - des pays développés pour la plupart - ont en commun un système de gouvernement démocratique et une économie de marché. Elle joue essentiellement un rôle d’assemblée consultative. (Source Wikipedia)

     

    Voici ce que constate ce rapport en ce qui concerne la France :

    La France a rattrapé le retard qu’elle pouvait déplorer ces dernières décennies en matière de niveau d’éducation atteint par sa population.
    La France était en retard en matière d’éducation scolaire puisque 55 % seulement des 55-64 ans disposent d’un diplôme égal ou supérieur au deuxième cycle du secondaire – niveau équivalent au baccalauréat, CAP ou BEP – contre 61 % en moyenne dans les pays de l’OCDE. Avec 84 % des adultes de 25 à 34 ans ayant un tel diplôme, le progrès est notable, la moyenne de l’OCDE étant désormais inférieure (81 %), même si certains pays (Canada, République slovaque, République tchèque, Pologne, Slovénie, Corée, Suède et Fédération de Russie) atteignent plus de 90 %

     

    Cependant, depuis 1995, de sérieux signes de ralentissement sont observés, aussi bien dans les taux de scolarisation que dans l’investissement financier dans l’enseignement primaire et secondaire.

     

    (...) Les taux de scolarisation des 15-19 ans ont progressé de manière constante dans la quasi-totalité des pays de l’OCDE entre 1995 et 2005 passant de 74 % en 1995 à 81 % en 2005. Ces taux ont augmenté à un rythme moins soutenu ces quatre dernières années : le taux moyen de 2009 s’établit à 83 %. En France, le taux de scolarisation des 15-19 ans a diminué entre 1995 et 2009 et est passé de 89 % à 84 % durant cette période

    Comme pour les 15-19 ans, la progression des taux de scolarisation des 20-29 ans - qui donnent la mesure des effectifs du supérieur - a marqué le pas ces dernières années en France (...)

     

    (...)

    Toutefois, les dépenses au titre des établissements d’enseignement ont augmenté à un rythme plus faible que le PIB en Allemagne, en Autriche, en France, en Israël, au Japon et en République slovaque. Parmi ces pays, les variations les plus sensibles s’observent en France et en Israël, pays où la part du PIB consacrée à l’éducation a diminué d’au moins 0.3 point de pourcentage entre 2000 et 2008 (voir le tableau B2.1 et le graphique B2.1), essentiellement en raison de la diminution des dépenses en pourcentage du PIB dans l’enseignement primaire, secondaire et post-secondaire non tertiaire en France (diminution de 0.4 point de pourcentage, passant de 4.3% en
    2000 à 3.9% en 2008, alors que la moyenne OCDE est de 3.7 pour les deux années) et dans l’enseignement tertiaire en Israël (diminution de 0.3 point de pourcentage) .

     

    Ces larges extraits montrent que l'éducation n'est plus un choix prioritaire pour les gouvernements et ce depuis 1995.

    images?q=tbn:ANd9GcTKHvB6ijYRelIvNOIelQjwLj8rbt4hRvnRMOAhzsmz2bX2agbkTQL'avenir d'un pays se joue en grande partie dans sa capacité à former les nouvelles générations. Ce désinvestisement, qui s'accélère encore ces derniers temps, prépare donc des années difficiles pour les jeunes de notre pays. Les chiffres du chômage montrent dès maintenant que la jeunesse paye un prix fort pour la crise actuelle. Pour les moins formés, la situation est même catastrophique, avec des taux de chômage autour de 30%.

    Les chiffres montrent également que le système éducatif reproduit pour la plus grande part les inégalités socio-culturelles dans les familles. Il est donc tout à fait logique que le "président des riches" laisse tomber l'éducation des Français les moins favorisés. C'est tout du moins logique dans la philosophie politique qui l'inspire.

  • Cabaret Vert : le bilan de l'édition 2011

    L'édition 2011 du Cabaret Vert a été un succès populaire et musical.

     

    Elle a malheureusement été marquée par le décès d'une participante à la fin du festival. Cet événement a fortement marqué les organisateurs ainsi que les spectateurs.

    Voici le communiqué de l'équipe de direction du festival, qui souhaite maintenir le cap donné malgré ce drame.

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    À l’heure du traditionnel bilan du Cabaret Vert, nous ne pouvons nous réjouir, malgré le succès, sur bien des aspects, de l’édition 2011. En effet, toute l’équipe organisatrice éprouve un sentiment de grande tristesse, suite au décès d’une jeune femme sur le camping du festival.

    Ce tragique événement a été un choc pour tous, organisateurs, bénévoles, partenaires, festivaliers. Alors que le Cabaret Vert entend apporter de la joie à tous ceux qui y participent, un tel drame, bien qu’individuel, ne peut que nous remplir de peine. Bien évidemment, nos pensées vont en premier lieu à la famille et aux proches de la défunte. Au nom de l’ensemble des acteurs du Cabaret Vert, nous leur adressons nos plus sincères condoléances. Nous saisissons par ailleurs cette occasion pour relayer les très nombreux témoignages de soutien que les acteurs du festival, en particulier bénévoles, auxquels nous nous associons avec émotion, ont souhaité adresser à la famille.

    Depuis sa création, le Cabaret Vert porte une attention toute particulière à la sécurité de tous ses participants. Chaque année, des mesures de sécurité sont arrêtées par la direction du festival, puis étroitement contrôlées et validées par les différentes autorités compétentes (préfecture, agence régionale de santé, service des urgences de l'hôpital de Manchester, direction départementale de la sécurité publique et service départemental d'incendie et de secours), et enfin mises en œuvre sur l’ensemble du site – camping compris. La prévention, à laquelle nous accordons une place prépondérante, fait partie intégrante de cet effort. Alors que nous n’avons pas eu à déplorer d’incident notable depuis 2005, le décès de Laurie, dont les causes exactes doivent encore être déterminées, nous interpelle sur les moyens de rendre notre camping temporaire encore plus sûr et solidaire, ce qui constituera une de nos priorités pour l’édition 2012.

    Celle-ci se déroulera dans un contexte de croissance continue du festival. En effet, avec environ 51.000cabaret-vert-sur-la-route-ecofestival.jpg festivaliers accueillis les 26, 27 et 28 août derniers, la 7ème édition du Cabaret Vert a enregistré un nouveau record de fréquentation. Cette progression est à mettre au crédit des artistes, des spectateurs toujours plus fidèles et nombreux ainsi que des 250 partenaires, privés et publics, fédérés autour des valeurs portées par l’association FLaP. Mais le Cabaret Vert ne serait rien sans l’engagement exemplaire des quelque 850 bénévoles investis dans son organisation. À eux tous, l’équipe organisatrice du festival adresse ses plus vifs remerciements et son plus profond respect.

    Le Cabaret Vert est une manifestation populaire et très fédératrice, dont le rayonnement dépasse de loin les frontières du département. Il repose sur les valeurs de solidarité, de partage et d’engagement citoyen. Le drame que nous connaissons cette année nous engage à défendre, plus que jamais, ces valeurs. L’équipe organisatrice s’y engagera pour les prochaines éditions, comme elle l’a toujours fait jusqu’à maintenant.

    L’équipe de Direction du Cabaret Vert.

  • Le président des riches

    Le couple Pinçon-Charlot, deux sociologues spécialistes de la grande bourgeoisie, réédite une version de leur ouvrage « Le président des riches ».

     

    Ce livre a eu un grand succès, il permet de comprendre le fonctionnement de la partie la plus aisée de 866311962.jpgnotre société, et de voir comment ils maintiennent leur contrôle sur les pouvoirs dans les domaines politiques, économiques et culturels.

    Ils répondent aux questions de "Politis" à l'occasion de la publication ce cette version de leur livre, augmentée en fonction de l'actualité récente.

    Voici une question tirée de cet entretien :

     

    Politis.fr : Dans la « guerre des classes » qui se joue selon vous aujourd’hui, la « conscience de classe » n’existe que du côté des dominants...

    Michel Pinçon : Oui, la bourgeoisie fonctionne en réseau avec des interconnexions très fortes entre les familles. Il existe un militantisme insoupçonné mais très efficace, sur les problèmes urbains par exemple.

    La conscience de classe se traduit aussi dans les urnes. Les beaux quartiers ont voté en masse pour Nicolas Sarkozy, tandis que les votes sont dispersés dans les quartiers populaires. Il n’existe pas la même unité idéologique, la même conscience politique, que dans la bourgeoisie.

  • Appel aux parents d'élèves de la FCPE

    Pour un accès égalitaire aux services de restauration scolaire

     

    Plusieurs communes ont mis en place une discrimination à l'accès aux cantines scolaires. Les enfants dont les parents sont au chômage sont exclus de ce service par ces municipalités. Alors que les chiffre GPRS_Media_Get.aspx?iMedia=305273des demandeurs d'emploi grossit tous les mois ces derniers temps pour atteindre plus de 4 millions, c'est une double peine qui frappe ces familles.

    La Fédération de parents d'élèves FCPE prend une initiative en réaction à cette tendance qui se développe actuellement.

     

    Cantine scolaire : stop aux décisions illégales !
     
    Depuis la rentrée la FCPE est encore interpellée par des parents d’élèves qui ne peuvent pas inscrire leurs enfants  au restaurant scolaire, au motif qu’ils ne peuvent justifier d’un emploi salarié ou ne peuvent produire des documents justificatifs, tels qu’attestations d’employeurs, de Pôle emploi ou de feuilles de paye…


    Il n’est plus tolérable que des municipalités continuent d’importuner parents et enfants alors que l’égalité de tous devant les services publics est un droit comme le rappellent tous les jugements des tribunaux administratifs et le conseil d'Etat ! La restauration scolaire doit être accessible à tout enfant dont les parents en font la demande.
    Après avoir écrit aux ministres de l’Intérieur pour les écoles primaires et de l’Education nationale pour le secondaire afin qu’ils demandent aux préfets et aux inspecteurs d'académie d’exercer leur contrôle de légalité sur les décisions et les règlements intérieurs, la FCPE encourage les parents d’élèves à refuser ces situations abusives et à contacter ses conseils départementaux pour qu'ils les accompagnent dans leurs démarches.
    La FCPE appelle  les parlementaires à déposer une proposition de loi pour  garantir dans la loi ce droit reconnu par les tribunaux.

  • Empêchez l'exécution de Troy Davis !

    Communiqué d'Amnesty International

     

    Pour voir le dossier d'enquête complet  en 4 videos, cliquer sur ce lien vers la page d'AI

     

    La Géorgie vient de signer l'arrêt d'exécution contre Troy Davis, pour une exécution le 21 septembre 2011.  Son ultime recours, le Comité des grâces de Géorgie.

    L’Etat de Géorgie (Etats-Unis) vient de signer un arrêt contre Troy Davis, fixant sa date d’exécution le86983.jpg 21 septembre 2011.  C’est maintenant, ultime recours, au Comité des grâces de Géorgie de décider si Troy Davis, condamné pour le meurtre d’un policier, doit vivre ou mourir.

    "Cette exécution n’est pas inévitable, déclare Geneviève Garrigos, présidente AIF. Le Comité des grâces de Géorgie peut changer la donne.
    En juillet 2007, il a déclaré que ses membres ne confirmeront l’exécution que s’ils sont absolument convaincus qu’aucun doute sur la culpabilité de Troy Davis ne persiste dans leur esprit. Or, depuis cette date les doutes quant à sa culpabilité n’ont fait que croître. Restons tous mobilisés pour Troy !
    ".

    Amnesty International va rapidement appeler à une mobilisation citoyenne pour éviter la mort d’une personne, peut-être innocente.

    Le 28 août 1991, Troy Davis a été condamné à mort, sans aucune preuve matérielle, pour le meurtre du policier Mark Allen MacPhail commis deux ans plus tôt. Sept des neuf témoins du procès se sont depuis rétractés ou ont contredit leur témoignage initial dans des déclarations sous serment, certains accusant la police d’avoir fait pression sur eux. L’un des deux derniers témoins est le principal suspect, mis en cause par d‘autres témoins.

    Amnesty International s’oppose à la peine de mort en toutes circonstances, quels que soient la nature du crime commis, les caractéristiques de son auteur ou la méthode utilisée par l’Etat pour exécuter.

     

    Seule la mobilisation de l'opinion publique peut le sauver SIGNEZ
  • Violences faites aux femmes : les problèmes demeurent.

     

    Dans l'affaire "DSK contre Diallo", la vérité ne sera probablement jamais connue.

     

    La justice américaine a fermé la page pénale, c'est dans ce sens que nous avons écrit la note du 23clem2.png août "justice est faite". Clémentine Autin, très engagée dans les combats féministes, prend du recul par rapport à ce cas particulier, et insiste sur l'importance d'une réflexion sur la violence masculine, débat qui n'a pas eu lieu lors de cette affaire . Les responsables politiques sont dans leur quasi totalité restés au niveau des personnalités en cause, sans traiter le problème au niveau de la société.

    Voici la réaction de Clémentine Autin, recueillie dans L'Humanité.

     

     

    Quelle est votre réaction à la décision d’abandonner les poursuites pénales contre DSK ? C’est une mauvaise nouvelle car, quelle que soit la réalité des faits, justice ne sera pas faite. Si DSK est innocent, le soupçon subsiste. Si Nafissatou Diallo a dit vrai, un viol reste impuni. Les raisons de cet abandon tiennent pour l’essentiel aux mécanismes  judiciaires américains. Je craignais depuis le départ que nous ne sachions jamais ce qu’il s’est réellement passé dans la suite new-yorkaise. Le viol est un crime difficile à établir car les preuves matérielles font généralement défaut. C’est souvent parole contre parole. Même si la relation sexuelle est avérée, il n’est pas facile de prouver le non consentement de la victime. C’est l’une des raisons pour lesquelles de nombreuses femmes violées ne portent pas plainte. Or, il y a infiniment plus de violeurs qui dorment tranquilles que de femmes qui déposent plainte pour un viol imaginaire.

    Comment réagissez-vous aux commentaires au sein de la gauche, particulièrement du PS ? Je ne comprends pas cette communion de  soulagement validant l’idée d’un DSK blanchi par la justice.  Depuis le début de l’affaire, la plupart des leaders socialistes ont réagi avec deux poids, deux mesures. Ils ont d’abord défendu l’homme, l’ami, le camarade sans avoir de mots pour la plaignante. Ils n’ont pas ou très peu trouvé les mots pour contribuer à envoyer un message contre les violences faites aux femmes. Notre responsabilité était de savoir dépasser le cas précis de DSK, dont seuls deux protagonistes connaissent la réalité, pour prendre en considération ce dont il était question : le viol. Si le féminisme imprégnait sérieusement ce grand parti politique, les commentaires de ses principaux dirigeants eut été d’une toute autre teneur. Cette séquence aura révélé un impensé ou un mal pensé au PS sur la domination masculine, ses ressorts, son ampleur, ses modes de reproduction.

    Cette décision peut-elle créer en France un retournement de situation sur le regard que porte la société sur les violences à l’égard des femmes ? Je ne veux pas le croire. Il y aura un avant et après l’affaire DSK parce qu’une chape de plomb s’est soulevée. Les violences faites aux femmes sont sorties du tabou. Au bureau, entre amis, en famille, nous avons parlé du viol et du machisme. Bien sûr, la contre-offensive s’est faite entendre. La confrontation politique est ouverte. C’est infiniment mieux que de tenir les violences faites aux femmes et le sexisme à distance du social et du politique, dans le petit pré-carré de la vie privée et de l’intime.

    Propos recueillis par Mina Kaci pour L’Humanité du 25 août 2011