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politique internationale - Page 112

  • Haute mer : le traité de la dernière chance

    C’est une opportunité historique qui se présente à nous : les négociations onusiennes sur le Traité mondial sur la haute mer vont enfin s’ouvrir. Greenpeace s’est battue pendant des années pour qu’un tel traité soit adopté. Les enjeux sont immenses. Les scientifiques parlent de “la dernière chance pour les océans”. Et c’est exactement de cela dont il s’agit.

    Pourquoi l’adoption de ce traité est-elle si importante ?

    C’est incroyable mais vrai : à l’heure actuelle, l’espace océanique se situant au-delà des frontières nationales (aussi appelé la haute mer) ne fait l’objet d’aucune protection. C’est le far west. Il existe différents textes et organisations portant sur la haute mer, mais ils régulent principalement son exploitation et n’ont pas pour objet de la protéger.

    Aujourd’hui, nous avons une chance de changer cela : un traité mondial pourrait rendre possible la création d’un vaste réseau d’aires marines protégées, couvrant au moins 30% des océans d’ici à 2030.

    Les océans sont un immense réservoir de nourriture pour les animaux marins et les êtres humains. Sans eux, nous ne pourrions pas survivre sur cette planète. Ce ne sont pas seulement d’immenses réserves d’eau salée. C’est tout un monde grouillant de vie qui s’étend à perte de vue, l’habitat d’une biodiversité exceptionnelle, dont des tortues, des baleines, des requins, des dauphins, et tellement plus. Au plus profond, sur le plancher océanique, des récifs coralliens et des jardins d’éponges foisonnent dans l’obscurité, offrant ainsi un refuge pour les poissons d’eaux profondes et de nombreuses autres créatures. Nous commençons à peine à explorer ce monde mystérieux, mais une chose est d’ores et déjà claire : si nous ne le protégeons pas dès maintenant, nous le perdrons avant même d’avoir vraiment fait sa connaissance

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  • Combats intenses à Tripoli, en Libye : des milliers de personnes en danger immédiat

    Communiqué de Médecins Sans Frontières le 31.08.2018.

    Tripoli/Amsterdam – Depuis trois jours, la vie de Libyens ainsi que de réfugiés et migrants bloqués en Libye est mise en grave danger du fait de combats intenses dans Tripoli. Des migrants et réfugiés arbitrairement détenus dans les centres de détention dits officiels ont été pris au piège, abandonnés et enfermés pendant deux jours dans la zone des bombardements, et sans aucun accès à de la nourriture. D’autres ont été relâchés, n’ayant d’autre choix que de courir pour leur vie, espérant ne pas être pris dans les feux croisés et atteindre d’autres quartiers de Tripoli.

    MSF réitère que la Libye ne peut être considérée comme un pays sûr, et que les gouvernements européens doivent prendre leurs responsabilités, arrêter de soutenir le renvoi et maintien à tout prix des réfugiés et migrants en Libye et venir en aide aux personnes extrêmement vulnérables qui s’y trouvent actuellement coincées.

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  • Communiqué de presse – Un très triste et violent anniversaire…

    Salah Hamouri est né d'une mère française, Denise Guidoux, originaire de Bourg-en-Bresse (Ain), professeur de français à Jérusalem, et d'un père palestinien, Hassan Hamouri, restaurateur à Jérusalem-Est. Il est français par sa mère ; son père est Palestinien de Jérusalem. Il cumule donc la nationalité française avec le statut de Palestinien de Jérusalem (il dispose d'une carte d'identité israélienne, et a le droit de vote aux élections locales).

    Ancien élève de l'école privée catholique De La Salle College, des frères des Écoles chrétiennes, à Jérusalem, il décide après son baccalauréat de faire des études de sociologie à l'université de Bethléem. Après sa sortie de prison, il suit des études de droit et devient avocat au barreau palestinien en août 2017.(Source Wikipedia)

    Communiqué de presse de l'Agence Média Palestine

    ll y a un an, le 23 août 2017, notre compatriote Salah Hamouri était arrêté en pleine nuit, chez lui à Jérusalem, par l’armée israélienne. Trois jours auparavant il avait prêté serment devant le barreau de Ramallah : il était devenu avocat et allait enfin pouvoir mettre son énergie à la défense des droits humains de ses compatriotes, de manière professionnelle et reconnue. Dans un premier temps, un tribunal décidait de le libérer sous conditions.

    Cette décision fut rapportée sur le champ du fait de la décision du ministre israélien de la Défense, l’ultra extrémiste Avigdor Lieberman, qui signait de sa main un ordre de mise en détention administrative de Salah Hamouri pour 6 mois renouvelables. Ceci sans inculpation, sans preuves d’une quelconque culpabilité, sans le moindre droit à la défense, sans le moindre procès. Rien de tout cela. Seulement une décision politique arbitraire. Au bout des 6 mois de détention arbitraire, un autre ordre fut donné : ce sera 4 mois de plus. Puis au bout de ces 4 mois : ce sera 3 mois de plus. Ainsi, depuis un an, notre compatriote est en prison. Pour rien. Du moins rien qui relève de la Justice et des droits humains. L’objectif de cette décision incroyable et effroyable est parfaitement clair.

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  • Un an après, toujours pas de justice pour les Rohingyas

    Publié le 24.08.2018 par Amnesty International.

    L’absence de réaction de la part des dirigeants du monde ont permis aux responsables du massacre des Rohingyas d’être toujours en liberté.

    Plus de 700 000 femmes, hommes et enfants rohingyas ont fui le nord de l’État d’Arakan pour gagner le Bangladesh, après que les forces de sécurité du Myanmar ont lancé une vaste attaque systématique contre des centaines de villages rohingyas le 25 août 2017.

    L’offensive a été lancée en réponse à une série d’attaques menées contre des postes de sécurité par l’Armée du salut des Rohingyas de l’Arakan (ARSA), un groupe armé rohingya.

    Tant que leurs tortionnaires des forces de sécurité du Myanmar resteront en liberté, il est absurde de penser que les réfugiés rohingyas pourraient rentrer chez eux de manière sûre, digne et volontaire.

    Cet anniversaire est un jalon honteux. L’absence persistante d’action de la communauté internationale pour amener les responsables de crimes contre l’humanité à rendre des comptes risque de laisser entendre non seulement que l’armée du Myanmar restera impunie mais qu'elle pourra également librement commettre de nouveau de telles atrocités.

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  • Alerte sur des risques de violation du TCA

    Publié le 21.08.2019 par Amnesty International

    Après une enquête de nos chercheurs , de nombreuses violations du traité sur le commerce des armes (TCA) se sont fait jour dans différents pays.,

    Ces informations sont révélées alors que les délégués des États concernés se réunissent cette semaine pour la quatrième conférence annuelle des États parties au TCA.

    Des armes au Cameroun

    Nos chercheurs ont récemment remonté la filière d’approvisionnement de fusils utilisés par des soldats camerounais pour exécuter de façon extrajudiciaire des civils dans la ville d'Achigachia, qui a conduit à une usine située en Serbie.

    Nous avons également examiné des images montrant un fusil Zastava M21 entre les mains de séparatistes armés qui ont mené de violentes attaques dans des régions anglophones du Cameroun.

    D'après les données des Nations unies et les rapports annuels liés au Traité sur le commerce des armes, la Serbie a fourni un nombre considérable d'armes de petit calibre au Cameroun au cours de la dernière décennie.

    Ce n'est pas la première fois que des informations sont réunies sur des atteintes aux droits humains commises par les forces camerounaises au moyen d'armes de petit calibre serbes.

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  • Amal Fathy comparait devant les tribunaux

    La comparution devant les tribunaux le 8 août 2018 d'Amal Fathy, militante égyptienne arrêtée pour avoir publié en ligne une vidéo dans laquelle elle partage son expérience de harcèlement sexuel, est un cas choquant d'injustice.

    (Mise à jour du 14/082018 : Le procès d'Amal Fathy a été repoussé au 8 septembre. Elle est accusée de "répandre de fausses informations", d'"être en possession de matériel indécent" et d'"utiliser un langage insultant". )

    Amal Fathy a fait preuve de courage en évoquant le harcèlement sexuel qu'elle a subi en Égypte et devrait être saluée pour cela au lieu d'être jugée.

    Son crime ? Avoir dénoncé le harcèlement sexuel

    Au lieu de poursuivre les auteurs de violences envers les femmes, les autorités égyptiennes persécutent Amal Fathy parce qu'elle a dénoncé le harcèlement sexuel.

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  • L’Aquarius appelle les gouvernements européens à indiquer rapidement un port sûr de débarquement après deux sauvetages en Méditerranée

    Vendredi 10 août l’Aquarius a secouru 141 personnes en Méditerranée. Malgré ses demandes au Centre de coordination des secours maritimes libyens, aucun port sûr de débarquement n’a été proposé.

    En réponse à la crise humanitaire en cours en Méditerranée centrale, 141 personnes ont été secourues hier par l’Aquarius, bateau de recherche et de sauvetage, géré en partenariat entre SOS MEDITERRANÉE et Médecins Sans Frontières (MSF). Les deux organisations appellent maintenant les gouvernements européens à accorder rapidement à l’Aquarius un port sûr, conformément au droit maritime international, afin qu’il puisse débarquer les personnes secourues et continuer à fournir une aide humanitaire urgente.

    Au cours des deux opérations de sauvetage, l'Aquarius a informé toutes les autorités compétentes de ses activités, notamment les centres de coordination des opérations de sauvetage maritime (MRCC) italiens, maltais et tunisiens, ainsi que le Centre conjoint de coordination des opérations de sauvetage libyen (JRCC), qui a confirmé être l'autorité de coordination pour ces sauvetages. Le JRCC libyen a informé l’Aquarius qu'il ne lui indiquerait pas de lieu de débarquement sûr et a demandé à l’Aquarius de demander un lieu sûr à un autre RCC. L'Aquarius se dirige maintenant vers le nord pour demander le lieu de sécurité le plus proche d'un autre RCC.

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