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coup d'etat

  • Gabon : un coup d’Etat destitue Ali Bongo

    Edito du 31 septembre 2023 de Cartooning for Peace.

    Ce matin du mercredi 30 août à Libreville, peu après l’annonce de la victoire – contestée – d’Ali Bongo à la présidentielle pour un troisième mandat, l’armée gabonaise déclare avoir pris le pouvoir et annule les élections.

    Depuis 2021, le Gabon est le cinquième pays d’Afrique francophone à connaître un coup d’État après la Guinée, le Mali, le Burkina Faso et le Niger, il y a un mois à peine. On peut être tenté d’y voir un phénomène de contagion, un rejet généralisé de la France et des régimes postcoloniaux qu’elle a entretenus au profit d’un rapprochement avec la Russie… mais les raccourcis sont parfois trompeurs. La destitution d’Ali Bongo par sa garde républicaine traduit aussi la volonté de mettre fin à la « dynastie Bongo » qui règne sans partage depuis près de soixante ans,  raison pour laquelle la communauté internationale reste prudente dans sa condamnation du putsch. Reste à savoir si le général Oligui Nguema Brice (cousin éloigné d’Ali Bongo), nommé président de la transition, tiendra ses promesses démocratiques.

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  • Birmanie : Un vrai faux coup d’Etat, une désobéissance civile massive

    Article de Pierre Rousset pour Europe Solidaire Sans Frontières

    Le 1er février dernier, l’armée a opéré un coup d’Etat « préventif » dans un pays où elle possédait déjà l’essentiel du pouvoir. Elle fait depuis face à un mouvement massif de désobéissance civile et semble se préparer à une répression militaire directe.

    L’armée (Tatmadaw) est, en Birmanie, installée au pouvoir depuis 1962. En 2008, elle a rédigé une Constitution lui assurant 25% des sièges (non soumis à élection) à la Chambre des Représentants (Chambre basse, équivalent du Parlement), ainsi qu’à celle des nationalités [1] (Chambre haute, équivalent du Sénat) et lui permettant de nommer les ministres de la Défense, des Affaires transfrontalières et de l’Intérieur, ainsi qu’un vice-président. Elle n’est pas soumise à un contrôle civil et possède d’immenses intérêts économiques. Elle s’octroie le droit d’arbitrer toutes les affaires légales et constitutionnelles du pays. Les militaires ont, de fait, un droit de véto sur toute réforme qui leur déplairait, car, pour amender cette Constitution, il faut l’accord de 75% des parlementaires et il leur est facile de trouver d’y trouver des soutiens.

    Il y a probablement plus d’une raison au putsch du 1er février, dont les ambitions personnelles du chef d’état-major Min Aung Hlaing qui va atteindre l’âge de la retraite (65 ans) et souhaite entrer en politique. Son avenir est menacé par les piteux résultats, aux législatives de novembre 2020, du parti de l’armée, le PUSD [2], face à la Ligue nationale pour la démocratie (LND). A l’instar de Donald Trump, la junte a finalement déclaré que les résultats du scrutin ne pouvaient pas être vrais. Peu avant l’investiture des parlementaires, elle a arrêté des dirigeants de la Ligue, dont le chef d’Etat et Aung San Suu Kyi.

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  • Coup d’État militaire au Myanmar

    Le 1er février 2021, l’armée qui contestait déjà les élections de novembre 2020, a perpétré un coup d’état. Des personnalités politiques, des défenseurs des droits humains, et de hauts représentants de l’État dont la cheffe du gouvernement Aung San Suu Kyi ont été arrêtés. Une situation extrêmement inquiétante.

    La cheffe de facto de l’État du Myanmar Aung San Suu Kyi et d’autres hauts représentants de la Ligue nationale pour la démocratie, le parti au pouvoir, ainsi que des chefs de gouvernements régionaux ont été arrêtés lors de plusieurs descentes effectuées tôt le matin le 1er février 2021. Plusieurs dirigeants de partis ethniques et dirigeants étudiants, ainsi que plusieurs militants et défenseurs des droits humains auraient également été arrêtés. À moins qu’elles ne puissent être inculpées d’une infraction dûment reconnue par le droit international, toutes les personnes placées en détention doivent être libérées immédiatement. Plus tard dans la matinée, une chaîne de télévision appartenant à l’armée a annoncé l’instauration de l’état d’urgence pour un an, sous l’autorité du commandant en chef de l’armée du Myanmar, le général Min Aung Hlaing. Ces événements interviennent après plusieurs jours de tension grandissante entre des représentant·e·s de la Ligue nationale pour la démocratie et de l’armée à l’approche de la première session du Parlement élu en novembre 2020, qui devait se tenir le 1er février.

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  • Turquie : des actes de torture suite à la tentative de coup d’Etat

    Communiqué d'Amnesty International le 27/07/2016

    Alors que des informations font état de torture, il faut que l’Etat turc respecte l’Etat de droit et permette à des observateurs indépendants de rencontrer les détenus.

     DES DÉTENUS DISPARUS

    Depuis la tentative de coup d’Etat, de nombreuses personnes ont été détenues dans des conditions ne relevant pas de l’Etat de droit. Certaines ont été placées dans des centres de détention non-officiels, comme des complexes sportifs, une écurie ou encore les couloirs du palais de justice. La police maintient les suspects en garde à vue au secret pendant quatre jours ou plus. 

    Dans ces conditions, les familles ne savent pas où se trouvent leurs proches. Certaines ont fait plusieurs fois le déplacement jusqu'aux centres de détention d'Ankara, pour entendre à chaque fois que leur parent ne s'y trouvait pas. Les détenus ne pouvant pas consulter d’avocat, les familles n’ont aucun moyen de savoir ce qui leur arrive.  

    Ces conditions s’apparentent à une disparition forcée ce qui constitue un crime au regard du droit international. Cette pratique soustrait le détenu à la protection de la loi et le coupe du monde extérieur, ce qui augmente nettement le risque de torture, voire d'exécution extrajudiciaire.

     

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  • Turquie : suite au coup d'État, une répression généralisée

    Communiqué d'Amnesty International le 20 07 2016

    Depuis la tentative de coup d’Etat en Turquie, le gouvernement effectue une purge au sein des services publics extrêmement inquiétante. Les droits humains sont mis à mal : les droits des personnes détenues ne sont pas respectés, la liberté d’expression est menacée et les autorités appellent au rétablissement de la peine de mort. 

     UNE TENTATIVE DE COUP D'ÉTAT SANGLANTE

    La tentative de coup d’Etat par une faction de l’armée turque a été sanglante : selon les autorités, 208 personnes sont mortes et plus de 1400 ont été blessées durant la soirée du 15 juillet. Les putschistes ont pris le contrôle de chaînes de télévision et tiré sur le Parlement et des bâtiments présidentiels. Parmi les victimes figurent 24 « comploteurs », selon les termes des autorités, dont certains auraient été lynchés alors qu'ils n'étaient pas armés et tentaient de se rendre. Des civils, descendus dans les rues à la suite d'un appel à manifester lancé par le président Tayyip Erdogan, ont également été tués, faisant face aux tanks et aux hélicoptères. 

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  • Mali : non au coup d’Etat ! Pour le retour à la légalité constitutionnelle

    Communiqué LDH
    La LDH, Ligue française des droits de l’Homme et du citoyen, exprime sa plus vive préoccupation face au coup d’Etat militaire perpétré le mercredi 21 mars au soir à Bamako, capitale du Mali.

    Ce coup d’Etat intervient alors que le Mali est engagé dans le processus de préparation des élections topelement.jpgprésidentielle et législatives et qu’il est d’autre part confronté, depuis plus de deux mois, dans le Nord, à une situation de guerre qui a conduit plus de 200 000 personnes à fuir leur domicile et à se réfugier, pour une partie d’entre elles, dans les pays voisins. Le coup d’Etat que vient de connaître ce pays, alourdit les difficultés des populations et porte un coup aux progrès réalisés depuis 1992 pour construire un Mali démocratique ; il risque de fragiliser gravement le processus démocratique en construction en Afrique de l’Ouest.

    La LDH apporte son entier soutien à son organisation sœur l’Association malienne des droits de l’Homme (AMDH), et demande avec elle la restitution du pouvoir aux autorités civiles, la garantie de l’intégrité physique de toutes les personnes et la libération immédiate de celles qui ont été interpellées dans l’illégalité. La LDH avec la Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH), l’Union interafricaine des droits de l’Homme (UIDH) et l’AMDH, exige le retour à l’Etat de droit et à la légalité constitutionnelle.

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