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L'AN VERT de Vouziers : écologie et solidarité. - Page 967

  • Georgie, un an plus tard

    Un an après, rien n'est réglé en Géorgie.

     

    La fin du conflit entre la Géorgie et la Russie, voilà un des titres de gloire que revendiquait Nicolas Sarkozy, qui exerçait alors la "présidence" de l'Europe.

    En fait son intervention n'a rien réglé, les deux provinces du Nord sont sous contrôle russe, et la Géorgie se trouve fragilisée.

    L'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie n'est pas reconnue sur le plan international, mais la Géorgie n'exerce plus aucun contrôle sur ses ex-provinces. C'est une situation à risque, et les provocations se multiplient à l'approche de l'anniversaire du conflit.

    Voici un extrait de l'éditorial du Figaro, qui prouve que même un journal proche du pouvoir constate que rien n'a été réglé par l'intervention du président français :

     

    Un an après la guerre d'août 2008 en Géorgie, la Russie maintient ses positions. L'accord de cessez-le-feu, qui prévoyait le retour des forces carte_ossetie_du_sud432.gifrusses sur les positions qu'elles occupaient avant le conflit, n'est pas respecté. Moscou accumule les entraves aux missions d'observateurs et persiste à défier la communauté internationale en affirmant l'indépendance de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud. Les deux provinces, en principe géorgiennes, sont en fait durablement intégrées, militairement, économiquement et politiquement à l'espace de la Russie.

    Le Kremlin a étendu sa zone d'influence, infligé une sévère leçon à l'imprudent président Mikhaïl Saakachvili - dont le pays est amputé de 20 % de son territoire -, adressé une mise en garde aux autres États de son « étranger proche ». Mais la Russie a-t-elle pour autant gagné la partie ?
    Pas totalement. Un seul pays, le Nicaragua, peu concerné par la stabilité ou l'instabilité du Caucase, a pu être enrôlé dans la campagne pour la reconnaissance de la souveraineté abkhaze et ossète. Ce n'est pas brillant pour une Russie qui revendique un rôle mondial, mais dont la capacité d'attraction (soft power) s'avère, dans la pratique, inexistante.
    La crise économique a aggravé pour Moscou le coût financier et diplomatique du conflit. Il est donc vraisemblable que le Kremlin y regardera à deux fois avant de se lancer dans une nouvelle aventure militaire.
    Reste que la guerre de l'été dernier était surtout destinée, du point de vue russe, à mettre fin aux velléités de la Géorgie d'accélérer son rapprochement avec l'Otan en vue d'une adhésion à l'Alliance atlantique.
  • Gouverner, c'est choisir

    L'Etat de Californie vote un budget, comme tous les états des USA.

     

    Mais ce budget doit être voté en équilibre selon les lois américaines. Pas question de vivre sur un déficit colossal, comme celui des États-Unis.

    La Californie fait partie des états les plus touchés par la crise, en particulier dans l'immobilier. L'état et ses habitants font face à de très grosses difficultés.

    Arnold%20Schwarzenegger.jpgLe gouverneur, un certain Schwarzenegger, en est réduit à trouver 24 milliards de dollars. Deux solutions s'offrent à lui : augmenter les impôts ou diminuer les dépenses  (avec la possibilité de jouer sur les deux à la fois) . Mais les républicains refusent catégoriquement d'augmenter l'imposition qui toucherait en priorité les plus riches.

    Tout l'effort va donc être reporté sur la diminution des dépenses, et là ce sont les plus pauvres qui vont souffrir. Éducation, santé, aide sociale sont dans le collimateur. Ce choix est une vraie caricature des positions ultra-libérales : le moins d'état possible, laissons les plus forts continuer à gagner de l'argent, les plus faibles attendront des jours meilleurs.

    Voir un article de Libération sur ce thème.

    Pour votre info, un extrait d'un article de 20minutes.fr :

     

    ETATS-UNIS - Confronté à un déficit de 24 milliards de dollars, le gouverneur a décidé tailler de façon drastique dans les dépenses publiques pour ne pas augmenter les impôts...

    Le «golden state» a une drôle de manière de redorer son blason. Quand la Californie, état le plus riche des Etats-Unis, fait face à un déficit record, pas question d'augmenter les impôts. Le gouverneur, Arnold Schwarzenegger, préfère couper les budgets de l'éducation et de la santé. Un choix qui en dit long sur ses priorités.

  • Un nouvel aéroport à Nantes ?

    Parmi le moyens de transports, l'avion est le plus gourmand en énergie dépensée par kilomètre parcouru.

     

    Malgrè le Grenelle de l'environnement, le projet d'un nouvel aéroport à Nantes n'est pas abandonné. Les opposants ont perdu devant le conseil d'état, qui vient de rejeter les recours contre le décret d'utilité publique. Un tel projet ne se justifie pas dans la perspective d'une politique où l'écologie serait prioritaire.

    Les opposants restent mobilisés, et un camp action climat va se tenir jusqu'au 9 août. Voici des infos du site evous.fr :



    Les opposants au projet d'aéroport Grand Ouest, à proximité de Nantes, installent un camp du 3 au 9 août sur le futur site pour promouvoir leur cause.

    La folle semaine des opposants au nouvel aéroport a commencé ce dimanche 2 août et se poursuit jusqu'au dimanche 9. Le camp n'a pas encore ouvert ses portes mais ce midi, il s'agissait de rassembler pour un pique-nique géant.


    Plus de 1.500 participants au pique-nique


    3.500 personnes, selon les organisateurs, 1.500 selon la gendarmerie, ont participé à ce rassemblement. Si l'ambiance se voulait familiale et conviviale, tout le monde est déjà en ordre de bataille. Les banderoles affichent la couleur : "Non à l'ayraultport" (le maire nantais Jean-Marc Ayrault étant l'un des plus grands fervents défenseurs du projet) "Oui à l'oxygène, non au kérosène", "Conservons nos terres"...


    "Semaine de resistance"


    Cette journée ouvrait une "semaine de resistance" au cours de laquelle sont programmées une série de rencontres et débats sur le thème des OGM, de l'eau, des réfugiés climatiques, des déchets nucléaires, etc... José Bové est notamment attendu vendredi.

    Le "Camp action climat" entend "faire progresser les pratiques d'autogestion, les modes d'action non-violente et les alternatives écologiques" en mettant en place "de nouvelles formes d'actions médiatiques et de résistance", lit-on sur le site dédié. Sur le site, des campclimet-b913b.jpgprincipes écologiques et de vie en commun sont mis en pratique : marché bio, nourriture végétarienne, toilettes sèches, temps calmes...


    Construction officiellement autorisée mais...


    Le futur aéroport Grand Ouest prévu entre Nantes et Rennes d'ici à 2015. La construction du nouvel aéroport a été officiellement autorisée le 10 février avec la publication au journal officiel d'un décret d'utilité publique. Une décision de nouveau confirmée : Le Conseil d'État a rejeté vendredi trois recours déposés contre le projet.

    Cependant, le débat s'éternisant, les partisans hésitent... Comme le maire PS de Saint-Nazaire, Joël Batteux, qui déclare dans Les Echos du 28 juillet : "Entre l'atteinte à l'environnement, que l'on voit bien, et l'intérêt économique et social, que l'on pressentait, le doute vient de la crise et il n'est pas exclu que nous ayons à revoir définitivement ou temporairement la décision de faire partir le projet d'aéroport."

    Le projet, dont le coût est estimé à 580 millions d'euros, vise à faire face à des prévisions de saturation du trafic de l'actuel aéroport de Nantes que remplacerait celui de Notre-Dame-des-Landes. Selon ses opposants, le nouvel aéroport recouvrirait "2.000 hectares d'un bocage très préservé et détruirait une cinquantaine d'exploitations agricoles".

     

  • Trop de nucléaire.

    Il y a trop de centrales nucléaires en France, et les projets de construction sont trop importants.

     

    Ce message n'est pas tout à fait surprenant: il y a longtemps que nous disons que le parc nucléaire français est surdimentionné. Et Edf fait du forcing après pour vendre son électricité (voir la promotion du chauffage électrique).

    Comme les centrales vieillissent, le gouvernement prépare la relève.  Sarkozy a décidé de construire un EPR (centrale nouvelle génération), puis un deuxième. Les risques liés à ces nouvelles centrales ne sont pas maitrisés, et leur construction pose de gros problèmes technologiques. Les conséquences sont des retards importants, et des coûts de construction qui dépassent les prévisions.

    Le journal économiques "Les  Echos" voit les choses du côté des investisseurs, mais son analyse rejoint celle des anti-nucléaires : trop de centrales, trop coûteuses. Voici un extrait de leur article :

     

    On a le sentiment qu'on reproduit les mêmes erreurs que dans les années 1970-1980 : on « prévoyait » en 1975, sous la pression du lobby stopeprpenly.gifnucléaire, une consommation de 1.000 TWh en 2000 (contre 474 TWh en réalité) d'où le surdimensionnement du parc nucléaire, d'une douzaine de tranches, qu'on a connu.

    Et ce n'est pas la perspective d'une percée du véhicule électrique (« Les Echos » du 26 décembre 2008) qui risque de changer la donne : si l'objectif ambitieux de 1 million de véhicules électriques en 2020 était tenu, pour 10.000 km/an par véhicule, cela ne représenterait que 2, 5 TWh/an de consommation supplémentaire, moins d'un quart de la production d'un EPR, 0,5 % de la consommation nationale …

    On comprendrait mal dans ces conditions que le débat national sur le nouvel EPR de Penly, qui va s'ouvrir, se borne à des considérations locales et ne soit pas l'occasion de revenir sur les prévisions de demande et la pertinence des choix d'investissement. Et puis, dans la période actuelle, ne vaudrait-il pas mieux investir dans la réhabilitation thermique des bâtiments dont le contenu en emplois par million d'euros dépensé est au moins 5 fois supérieur à celui d'une centrale nucléaire.

    Les investisseurs éventuels qui s'intéressent à l'EPR de Penly seraient bien inspirés de ne pas trop se fier à ces « prévisions » officielles, mais de faire sérieusement leurs calculs de rentabilité en fonction de perspectives plus réalistes.

  • Le Cabaret Vert: c'est bientôt

    Le festival du Cabaret Vert se tiendra fin août à Charleville.

    Comme nous aimons bien le vert et les Ardennes, on vous recommande ce festival un peu différent des autres. Les préoccupations environnementales sont au coeur de l'organisation de cette manifestation.
    Pour connaître la charte du festival, voir leur site.



    lecabaretvert1_aff09_400-204x300.jpg

  • Woinic retire son déguisement

    Woinic va retrouver l'air libre, sa cure de protection est terminée.

     

    arlequin.jpgLe site du conseil général des Ardennes nous apprend que les travaux d'entretien de Woinic sont terminés. C'est donc finalement pendant tout le mois de juillet que le sanglier (la laie ?) est resté(e?) voilé(e?).

    Toujours plein d'humour, l'article précise que Woinic avait revêtu un habit d'arlequin. C'est très poêtique, mais cela ne ressemble pas beaucoup à la réalité. A moins que nous n'ayons pas la même image d'arlequin et de sa façon de s'habiller.

    Très précis, le rédacteur annonce que la couche de protection mesure 1000 microns. Sauf erreur, cela fait exactement 1 millimètre.

    Mais comme disait ma grand-mère, il faut mieux avoir un million de centimes que 10.000 Francs.

    Enfin, voilà une bonne nouvelle qui va couper le gaz à tous les allumeurs de lanterne !

     

    Nota Bene : cette expression totalement désuète est employée régulièrement dans le journal du conseil général pour désigner les "mauvais Ardennais" qui osent parfois présenter  l'actualité départementale avec ses côtés négatifs.

  • Privatisation de La Poste : votre avis compte

    La riposte au projet de loi de privatisation de La Poste se prépare.

     

    Un comité national regroupant de nombreuses organisations syndicales et politiques a été créé. Suite au refus du président de consulter les Français sur ce sujet, un référendum sera organisé le 03 octobre prochain.

    Voici l'appel du comité :



    Référendum postal le 3 octobre 2009



    La profession de foi, l’affiche et le bulletin de vote pour le 3 octobre sont disponibles dans la rubrique matériel de campagne.


    LA POPULATION DOIT SE PRONONCER sur la privatisation de la Poste par une consultation populaire

    Le Président de la République n’a pas répondu aux interpellations du Comité National qui l’appelle à organiser un référendum sur le service solde_poste.jpgpublic postal.

    Réuni en assemblée plénière le 6 juillet 2009, le comité national contre la privatisation de La Poste, pour un débat public et un référendum sur le service public postal a choisi la date de la consultation nationale sur l’avenir de La Poste :

    Elle se tiendra le samedi 3 octobre 2009.

    Les organisations signataires de l’appel pour La Poste s’engagent à tout mettre en œuvre pour la réussite de cette consultation.

    Organisée localement partout en France par les comités locaux et collectivités partenaires de l’action du comité national, cette consultation pourra se tenir dans les mairies comme devant les bureaux de poste, dans la transparence et la démocratie pour que chacun ait une chance de se prononcer sur le projet de privatisation de La Poste.