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L'AN VERT de Vouziers : écologie et solidarité. - Page 799

  • Vouziers : du neuf pour la station d'épuration

    Le dossier de l'assainissement constituait le gros morceau de l'ordre du jour du conseil municipal de ce soir.

     

    La ville de Vouziers met en place un programme pluriannuel sur l'assainissement. Ce sont les travaux de priorité 1 qui étaient présentés ce soir, avec en particulier la station d'épuration située à Condé.

    Les responsables de Saunier et associés, maître d'oeuvre de l'opération, étaient venus défendre les choix retenus par le comité de pilotage.

    Pour la station d'épuration, c'est la solution d'une station nouvelle qui a été choisie.Conseil municipal 06.2011 006.jpg

    L'ancienne station date de 1968, et une rénovation ne pouvait garantir une durée de vie satisfaisante. La nouvelle station aura une capacité de 6000 équivalents habitants, plus conforme à la réalité de la ville.

    Les nouvelles normes demandent des technologies et des équipements que ne possédait pas l'ancien équipement. Celui-ci sera construit sur pilotis, précaution indispensable dans cette zone inondable.

    Le refoulement des eaux usées ne se fera plus dans le ruisseau de la Muette, mais directement dans l'Aisne pour des raisons de réglementation. Une conduite partira de la station et après passage sous la voie ferrée elle traversera le canal sur le pont de Condé avant de rejoindre l'Aisne.

    Un bassin de stockage sera installé non loin du pont de l'Aisne à Vouziers, pour les pluies d'orage.

    Les réseaux d'eaux pluviales seront renforcés dans le secteur de l'hôpital.

    A noter que les boues de la station seront traitées et conditionnées pour un épendage.

    L'ensemble de ces travaux a un coût prévisionnel qui se monte à 4,2 millions d'euros, avec des subventions attendues.

     

    Le reste de l'ordre du jour a été étudié plus rapidement.

    Les marchés de réhabilitation du bâtiment 4 rue de l'Agriculture ont été atribués. Il s'agit  principalement d'installer la halte-garderie.

     

    Les autres points financiers ont été votés sans problème, sauf la participation obligatoire de la ville au fonctionement de l'école privée Saint-Louis, qui a suscité des votes contre. On peut en effet regretter que la ville soit obligée d'aider cette école qui vient en concurence directe avec ses propres services publics. Ceci se fait au nom de "la liberté de choix" des parents, alors que la fermeture de classes dans l'enseignement public laisse de moins en moins de choix, en particulier dans les villages du canton.

  • Psychiatrie : Faisons du 15 juin une JOURNÉE de REFUS

    Communiqué de la Ligue des Droits de l'Homme ( le 15 juin, le Sénat étudie en deuxième lecture le projet de loi sur la psychiatrie)

     

    La LDH est partie prenante du Collectif « Mais c’est un homme… » qui organise la journée du refus du « Projet de loi relatif aux droits et à la protection des personnes faisant l’objet de soins psychiatriques et à leurs modalités de prise en charge »

    Nous, collectifs et organisations signataires, réaffirmons notre refus du Projet de loi relatif aux droits et à la protection des personnes faisant l’objet de soins psychiatriques et à leurs modalités de prise en charge.

    Déjà inacceptable dans sa version initiale, les amendements successifs ont fini de dévoiler ses intentions premières : imposer la contrainte et le contrôle comme fondement du soin en psychiatrie. Ce n’est pas une loi sanitaire, mais une loi sécuritaire. Elle étend la contrainte à toute forme de soin en psychiatrie, de l’hôpital jusqu’au domicile. Elle prévoit en outre un « accueil » de 72 heures, véritable garde à vue psychiatrique sans droits de recours. La position soignante y est dégradée en « expertise de dangerosité », le soin relationnel est évacué. Elle est une grave atteinte aux libertés. Elle dénature la décision du Conseil Constitutionnel du 26 novembre 2010 imposant l’intervention du juge des libertés, en instituant un contrôle judiciaire au rabais. Elle met en place un authentique casier psychiatrique à vie.

    Cette loi aggravera l’état déjà misérable de l’accès aux soins en psychiatrie et de son dispositif mis à mal par les politiques qui lui sont appliquées depuis vingt ans. L’état des lieux du soin en psychiatrie est catastrophique, dénoncé de longue date, et à juste titre, par les associations de patients, de familles, et les organisations de professionnels. Cet état de fait est aujourd’hui repris par la publication de diverses inspections dans un rapport de l’IGAS. Ce rapport reprend des faits sans revenir sur les causes historiques de délitement des formations et des budgets, sans intégrer les conséquences de la mise en place de la loi HPST. Nous le combattrons dans ses conclusions et préconisations car certaines sont absurdes, instrumentalisées par le gouvernement à des fins purement sécuritaires et insultantes pour le travail des professionnels qui au quotidien luttent pour préserver la qualité de soin malgré les circonstances.

    Cette orientation sécuritaire s’inscrit dans un processus plus global de stigmatisation de populationsfou.gif désignées comme dangereuses. Loi après loi, le fou, le jeune, l’étranger, ou le chômeur…, parmi les populations les plus vulnérables, deviennent ainsi des boucs émissaires pour incarner la peur afin de masquer le démantèlement à l’œuvre des services publics et des solidarités. Ainsi, dans le soin en psychiatrie, l’équilibre est rompu entre les nécessités de soins et les libertés individuelles.

    Nous pensons qu’il est de la responsabilité de tous les citoyens et de toutes les organisations attachées au respect des droits de l’Homme d’exiger le retrait pur et simple de ce projet de loi. C’est la liberté de chacune et chacun d’entre nous qui est menacée Nous réclamons un plan de financement d’urgence pour le soin en psychiatrie, relançant les politiques de formation et donnant aux équipes les moyens d’accueillir, de soigner et d’accompagner la souffrance psychique. Nous demandons l’organisation d’un débat national, incluant usagers, famille, organisations de professionnels et élus afin de poser les bases d’une loi sanitaire, humaniste, pour la psychiatrie publique de secteur soucieuse du respect des droits des citoyens.

    Dès l’automne nous nous proposons d’ouvrir des espaces de débat pour organiser la résistance aux politiques de la peur.

  • Conflits d'intérêts

    Il est impossible d'être juge et partie, ce fait est connu depuis longtemps.

     

    En langage moderne, cela se traduit par "il faut déclarer ses conflits d'intérêts". Un certain Eric Woerth et son épouse ne l'avaient  pas compris, lui ministre du budget et elle au service fiscal de la plus grande fortune de France. Sans même parler de malhonêteté, cette situation est malsaine et ne devrait pas se présenter.

    Dans le monde médical, le problème se pose avec encore plus de force, car beaucoup d'experts travaillent en même temps pour les agences de l'Etat et pour les firmes pharmaceutiques. Leur jugement devient donc sujet à caution quand ils ont un avis à rendre sur un médicament et ses effets positifs ou négatifs.

    BocalHAS.jpgLa Haute Autorité de Santé (HAS) est chargée entre autres choses de donner des recommandations sur la prise en charge des maladies les plus courantes.

    Ses membres doivent déclarer leurs conflits d'intêrets, du moins en théorie. Pour n'avoir pas respecté cette exigence, deux avis de la HAS viennent d'être retirés. Ce ne veut pas dire que leurs recommandations étaient totalement faussées, mais un doute existe sur l'indépendance de ceux qui ont rédigé ces textes.

    Ces retraits concernent le diabète et la maladie d'Alzheimer.

    Pour le diabète, ceci n'a pas vraiment de lien avec le retrait récent d'un anti-diabétique, cette décision reposant sur une étude récente. Il reste heureusement des traitements actifs, validés par l'expérience de plusieurs dizaines d'années et  de millions de patients traités.

    Pour la maladie d'Alzheimer la situation est plus délicate. Les traitements existants ont une efficacité175728_photo_1307981182121-1-0.jpg limitée, et existent depuis assez peu de temps. La necessité de leur utilisation n'est pas évidente, mais il n'existe pas d'autres moyens thérapeutiques. Faut-il mieux laisser les malades sans traitement dans l'état de nos connaissances ? La question est difficile, et mérite des personnes qualifiées et totalement indépendantes pour y répondre.

  • Niveau 7

    En avril dernier, les autorités japonaises ont classé l'accident nucléaire de Fukushima au niveau 7, soit le plus élevé sur l'échelle de gravité.

     

    Certains ont été surpris de cette décision, car l'accident paraissait moins grave que celui de Tchernobyl.

    Ce niveau 7 correspond à une contamination majeure ("rejet majeur de matières radioactives"  avec "des effets considérables sur la santé et l'environnement"). A cette époque les autorités française mettait la catastrophe au niveau 6, minimisant les conséquences.

    Les autorités japonaises viennent de publier des chiffres qui confirment la gravité de l'accident, et les risques d'aggravation de la situation qui persistent. Voici des extraits  de l'article du Parisien.fr

    Le rapport du gouvernement japonais rendu public mardi concède que le combustible est entré en1385073_fukushima-centrale-le-24-mars-afpho_640x280.jpg fusion dans les réacteurs 1, 2 et 3.

     
    Il est d'ailleurs «possible» qu'il ait percé la cuve après que le combustible se soit accumulé au fond des enceintes de confinement qui entourent les cuves. Toutes ces données restent toutefois des suppositions, les techniciens n'ayant pas la possibilité de voir l'état réel de l'intérieur des réacteurs.

    Les rejets dans l'atmosphère et dans la mer ont été sous-estimés :

    L'agence de sûreté nucléaire a, de son côté, multiplié par deux son estimation de la quantité de particules radioactives émises dans l'atmosphère pendant la première semaine suivant l'accident de Fukushima. Elle pense que 770 000 terabecquerels se sont échappés des réacteurs endommagés et non pas 370 000 terabecquerels comme cela avait été estimé auparavant. A titre de comparaison, 5,2 millions terabecquerels avaient été relevés à Tchernobyl. 

    Tera est un préfixe utilisé pour les très grandes mesures : ainsi en informatique on est passé pour la contenance des disques durs des megaoctects aux gigaoctects et maintenant aux teraoctects . Le saut de l'un à l'autre multiplie par mille le nombre mesuré, mega correspondant déjà à un million d'unités.
    Donc on sait maintenant deux choses : la catastrophe a été plus grave qu'anoncée au départ, et comme rien n'est encore sous contrôle, la situation est ou risque de devenir encore plus grave.
    Mais ne craignez rien braves gens, le nucléaire français est le plus sécurisé du monde.
  • Vouziers : conseil municipal le 15 juin

     

    La réunion du conseil rythme la vie politique vouzinoise. Le prochain conseil sera réuni le 15 juin prochain avec un ordre du jour que nous vous donnons ci-dessous.

     

    A noter qu'il n'est plus question dans l'ordre du jour d'AMi et de la proposition d'achat par la ville . Le peu d'informations qui est fourni sur ce dossier n'est pas vraiment bon signe. Le Maire donnera probablement quelques nouvelles à l'occasion de la séance de mercredi, qui est publique rappelons-le.

    Les deux premiers points apparaissait être les plus importants :

    Le projet concernant  l'amélioration et l'extension du réseau d'assainisement.

    L'attribution des marchés pour le bâtiment rue de l'Agriculture, destiné à la création d'une halte -garderie.

     

     

     

    vouziers,conseil municipal

  • "Salauds de pauvres !"

    La solidarité n'est pas une vertu appréciée de tous . Depuis quelques  semaines, la droite tape sur lepauvres.jpg RSA et ses bénéficiaires. Ils seraient, d'après beaucoup de responsables UMP, des profiteurs qui refuseraient de travailler et ne mériteraient pas leur allocation. Ce qui est regrettable c'est que ce discours soit parfois repris par des gens qui  sont parmi les classes défavorisées, créant ce que la droite souhaite : la division dans le camp des victimes du libéralisme et  l'oubli des vrais responsables de la crise actuelle.

    Dans une chronique, Clémentine Autin dénonce cette attitude, en voici les derniers paragraphes :

     

     

     

     

    C’est donc sans fards, au beau milieu d’une crise économique majeure qui frappe de plein fouet les plus défavorisés, que la droite s’en prend à ceux qui ont le minimum pour survivre. 360 euros : c’est le montant mensuel moyen du RSA en 2009, tous allocataires confondus. Pas de quoi se la couler douce aux frais de la princesse publique. Les bénéfices du Cac 40 ont explosé, certains patrons gagnent plus de 300 fois le SMIC, les plus aisés se réjouissent des niches fiscales mais l’UMP et ses alliés estiment que l’urgence, c’est de fliquer, stigmatiser, fragiliser plus encore ceux et surtout celles qui n’arrivent pas à joindre les deux bouts avec quelques centaines d’euros par mois en poche, qui vivent au-dessous du seuil de pauvreté.
    Le soubassement idéologique, qui avait déjà prévalu au remplacement du RMI par le RSA, c’est que les chômeurs sont des feignants, qu’ils sont responsables de leur situation et qu’ils constituent des parasites de la société. Mais faut-il rappeler que notre pays compte environ 3 millions de chômeurs pour, au mieux, quelque 500.000 emplois disponibles ? Le chômage est structurel dans nos sociétés occidentales, de l’ordre de 10% des actifs. Comment mettre décemment sur le dos des demandeurs d’emploi le fait qu’ils n’en trouvent pas ? Florence Aubenas, dans son best-seller le Quai de Ouistreham, racontait par le menu cette envie de travailler à tout prix des personnes qui font la queue à Pôle Emploi. La majorité d’entre elles est prête aujourd’hui à accepter le premier poste venu.

    Pour conclure, comme le rappelait L’Humanité dans son édito d’hier, « Le mépris de classe n’est pas chose nouvelle. Au XIXe siècle, les ancêtres des « happy few » du Fouquet’s criaient à l’immoralité des mineurs passant un peu de bon temps à l’estaminet ». C’est dire une fois encore que Marx avait raison : « l’histoire ne se répète pas, elle bégaye ».