Le conseil de communauté qui s'est déroulé lundi soir à laissé paraître une certaine exaspération d'une partie des délégués.
Ce mouvement d'humeur s'est révélé lors du débat sur le schéma départemental de coopération intercommunale. Ce schéma avait fait l'objet d'une première lecture lors du conseil précédent (voir notre compte-rendu).
Les tendances qui avaient émergé alors se sont confirmées hier.
Concernant le découpage des communautés de communes, la délibération adoptée propose d'agrandir le périmètre de la CCAA aux cantons d'Attigny et Tourteron . L'argument mis en avant est la cohérence de territoire et l'existence d'un bassin de vie commun. Cette proposition n'a pas déclenché un torrent d'enthousiasme parmi les délégués, et semble d'ailleurs avoir peu de chances d'aboutir. Mais la proposition est faite, la commission départementale tranchera.
Concernant la réforme de Syndicats communaux, la pilule a du mal à passer. Le président et le Sous-préfet ont rappelé le contexte : la loi impose une réduction significative de ces structures, ce qui s'est traduit par un objectif de baisse d'au moins 30%.
Cette baisse doit être actée pour la fin de l'année, ce qui a amené à un point d'achoppement. Personne ne connaît toutes les conséquences de ces disparitions, on se demande qui va récupérer les compétences, avec quelles modalités, à quel rythme...
Le président Signoret a affirmé qu'il ne souhaitait pas reprendre les compétences des Sivom dans ces conditions, et qu'il avait consulté les présidents des structures de coopération intercommunale : il en est ressorti que la proposition de réduction du nombre était" complètement stupide".
Les délégués qui sont souvent maires et parfois impliqués dans les Sivom ne voient pas comment cette réforme peut mieux faire fonctionner les services à la population qu'actuellement.
Mais le Sous-préfet a répété que le débat n'était pas là, et qu'il avait une "feuille de route" avec moins 30%, et que cet objectif serait tenu.
Au final la délibération adoptée (1 contre, 15 abstentions) reprend la proposition d'élargissement de la CCAAA à Attigny et Tourteron, et demande au préfet de surseoir au projet de suppression des syndicats en prolongeant la phase préparatoire de 3 mois.
On peut considérer cette délibération comme un voeu (pieux), tant ces demandes ont peu de chance d'être entendues en haut lieu.
Le conseil s'est poursuivi avec la présentation du rapport d'activité 2010, adopté à l'unanimité, et qui doit servir de base au compte-rendu que les délégués feront au sein de leurs conseils municipaux respectifs.
Deux points ont été actés, concernant le remplacement de membres de différentes commissions, et sur la création d'un emploi non permanent pour pallier à l'absence d'un agent en congé de maternité (pour information, le président a signalé qu'il s'agissait de la personne en charge de l'information).
En ce qui concerne le tourisme, un programme de signalétique identitaire et touristique du territoire va être mis en place Il en coûtera 245.000 euros dont 68.000 à la charge de la collectivité si elle perçoit les subventions demandées.
Concernant la compétence environnement, plusieurs délibérations ont été prises.
Le marché des bacs roulants (les nouvelles poubelles) a été attribué à PWS pour 265.000 euros. Chaque foyer recevra un bac de taille adaptée à sa composition.
Un projet de collecte des pneus usagés va être étudié, afin de nettoyer le territoire des stocks existants.
Pour Natura 2000 , la CCAA se porte candidate à l'animation des documents d'objectifs pour les zones qui se situent sur son territoire (vallée de l'Aisne en plusieurs sites).
La future piscine communautaire a ensuite retenue l'attention de l'assemblée.
Il s'agissait de valider les éléments de programmation afin de finaliser ce projet. Les délégués ont retenus les propositions du bureau : un bassin de 5 lignes d'eau, une pataugeoire et un espace détente avec sauna etc...
Le coût prévisionnel atteint 5 millions d'euros, et la structure devrait représenter une charge annuelle totale de 650.000 à 700.000 euros pour la CCAA.
Étant donnée cette somme, le Président a déclaré qu'il ne voyait aucune raison pour que cela soit gratuit pour les scolaires ou le club nautique. Ce point fera débat dans les décisions futures, il a entrainé des prises de parole de la part de délégués de Vouziers (Françoise Cappelle et Claude Ancelme). Actuellement la piscine municipale est mise à disposition gratuitement pour le club nautique.
En l'état actuel de la présentation, le président a reçu un vote largement positif (1 contre 5 abstentions)
Tableau des prévision des recettes
Le dernier point à l'ordre du jour concernait la filière bois.
La CCAA a obtenu le label "pôle d'excellence rurale" en 2010 avec ce projet:
Le PER de la 2C2A entend améliorer le bilan carbone du territoire par une série d’actions orientées sur les ENR, tant sur la maîtrise de l’énergie que par la valorisation de ressources renouvelables sous-exploitées (bois, vent). Ainsi le projet se déploie autour de trois thèmes déclinés en plusieurs mesures : 1. la valorisation des ressources énergétiques renouvelables avec le développement de chaufferies bois, de l’éolien, la maîtrise énergétique des activités publiques et la création d’un équipement aquatique autonome ; 2. le développement de l’économie locale par la création d’une filière courte de valorisation du bois, l’accompagnement de la création d’entreprises locales et par l’essor des transports électriques ; 3. la communication autour des ENR via la sensibilisation du public et la valorisation touristique des ENR.
C'est donc dans cadre qu'intervient l'étude d'une plate-forme de centralisation de ressources pour la fabrication de plaquettes de bois de chauffage.
Il s'agirait d'obtenir un produit plus homogène et de meilleure qualité par séchage plus poussé de la matière première. Le marché visé serait local (chaufferies existantes et à créer c'est à dire l'hôpital de Vouziers, l'établissement de Belleville sur Bar, la laiterie de Challerange, la futur piscine ...). Le circuit court est logique dans la perspective d'économies d'énergie. Il semble aussi s'imposer, car la ressource est limitée. Malgré les hectares de la forêt d'Argonne, et compte tenu des prélèvements déjà organisés, il ne reste pas de marges de manoeuvre importantes, surtout en bois de qualité. Le broyage des haies pourrait aussi compléter les volumes, mais avec un pouvoir calorique moindre.
L'Argonne en manque de bois ! qui l'aurait pensé ?
Après ce menu copieux, les délégués ont eu droit à une question diverse concernant la zone d'activité de Vouziers.
Pour le centre Leclerc une SCI se porte acquéreur d'une parcelle d'environ 4 ha, qui va du magasin Leclerc actuel à la route de Sainte-Marie. Il était prévu de vendre une parcelle de 7 ha, mais les projets commerciaux ont été revus à la baisse .
De ce fait, le tracé de voiries a été modifié, et les parcelles à vendre redécoupées. Le conseil devra se pencher à nouveau sur le prix de vente de ces parcelles, en fonction de leur situation.
Les travaux d'archéologie se terminent et ne nécessiteront pas de fouilles complémentaires pour la tranche n°1.
La future zone en jaune, le centre Leclerc apparaît au milieu en blanc, avec à droite la route existante vers Sainte-Marie (rond-point à créer au carrefour actuel)

se sont accumulés les propos, les décisions, les lois et règlements qui menacent, dans une dangereuse convergence avec les idées xénophobes, racistes et discriminatoires portées par l’extrême droite, les principes les plus fondamentaux de la République « laïque, démocratique et sociale » telle que la définit l’article 1er de notre Constitution.
ans. Il suffit néanmoins de regarder de plus près les propositions de la Commission pour constater que le compte n’y est pas.
Derrière ces annonces techniques, il ne faut pas manquer de voir l’intense bras de fer qui se mène depuis le 11 mars et les débuts de la crise à Fukushima entre les autorités politiques et en particulier le premier ministre Kan, et l’opérateur Tepco. En France, l’analyse la plus éclairante de cette lutte au sommet a été faite dans un livre sorti récemment : « Fukushima. L’Apocalypse et après ? » (Pascal Galodé Editeurs) de Christophe Sabouret, qui fut directeur du bureau de Tokyo de l’Ecole française d’Extrême Orient. Outre l’hostilité d’un certain monde politico-médiatique (3), Christophe Sabouret rappelle ainsi celle d’un « second camp » (citation extraite de la page 73) : c’est celui de « l’empire TEPCO véritable manne pour les élus politiques locaux dans un système politique très coûteux, les hauts fonctionnaires qui veulent « pantoufler », les régions qui reçoivent des aides substantielles pour se moderniser, les medias comme la télévision qui reçoivent des budgets publicitaires importants. Tout le monde y trouve son compte jusqu’au jour où… »
la même estime que son prédécesseur parmi les agriculteurs. Leur vote étant majoritairement à droite, il doit tenter de les séduire par ses propos. En visite en Bretagne, il a essayé de les dédouaner de leur responsabilité dans le phénomène des algues vertes. Pourtant c'est bien l'élevage intensif des porcs qui est en première ligne dans cette pollution.
Mercredi soir, les aigles, les gypaètes barbus, les marmottes, les bouquetins, les chamois, les logapèdes et même les loups ont fait la fête dans la montagne de Haute-Savoie pour célébrer la décision du Comité international olympique qui a envoyé les Jeux d’hiver en Corée du Sud, pays dont la première préoccupation n’est pas l’environnement. Ils seront rejoints dans cette célébration par les habitants de la région qui se disaient pour beaucoup défavorables aux monstrueux bétonnages de la région et à la mise en place des centaines de canons à neige qui seraient évidemment restés autour des nouvelles pistes.
grande ouverte à une crise démocra-tique encore plus grave que celle du 21 avril 2002.