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israël - Page 6

  • Smotrich, ministre arabophobe, homophobe, ultracolonialiste et ultra-religieux n’est pas bienvenu en France

    Communiqué LDH

    Bezalel Smotrich, nouveau ministre israélien des Finances et ministre adjoint à la Défense qui s’est vu confier par le Premier ministre Benyamin Netanyahou l’administration de la Cisjordanie occupée, avec pour mission d’y développer les colonies et d’unifier leur administration avec celle du territoire israélien, est invité à Paris, le 19 mars prochain, en tant que défenseur du « grand Israël » par deux associations qui défendent le même projet.

    Natif d’une colonie israélienne religieuse sur les hauteurs du Golan occupées, il a fait construire sa maison illégalement hors des terres de l’Etat et en violation du plan directeur de la colonie de Kedumim en Cisjordanie occupée où il réside. Lui qui appelait encore la semaine dernière à « l’effacement des Palestiniens de la carte », reconnaît lui-même être un « fasciste homophobe », les personnes homosexuelles étant pour lui « des bêtes », et les femmes palestiniennes un danger pour la démographie. Il soutient par ailleurs la ségrégation des femmes arabes et juives dans les maternités. Face aux enfants palestiniens qui jettent des pierres aux forces d’occupation, il répond : « Soit je lui tire dessus, soit je l’emprisonne, soit je l’expulse. »

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  • La LDH condamne fermement les attaques contre le village palestinien de Huwara par des colons israéliens

    Dans la nuit du 26 au 27 février, à la suite de l’assassinat dans le village de Huwara de deux colons, soldats dans l’armée israélienne, des groupes de colons israéliens ont mené une attaque meurtrière et destructrice contre la population civile de ce village, situé près de Naplouse en Cisjordanie occupée par Israël.

    Selon le Croissant rouge palestinien, au moins un Palestinien a été tué et des centaines ont été blessés. Soixante-quinze maisons ont été complètement ou partiellement détruites, des arbres ont été arrachés, plus de cent voitures ont été incendiées ou détruites. Même les secours palestiniens ont été attaqués et empêchés de porter secours à la population. L’armée israélienne, quant à elle, n’a rien fait pour s’opposer à cette attaque sauvage et a bouclé le village pour trois jours.

    Ces événements s’inscrivent dans le contexte d’une escalade de la violence liée à l’occupation et à la colonisation croissante des territoires palestiniens. La violence des colons, qui a fait plusieurs dizaines de morts palestiniens depuis le début de l’année 2023, s’y exerce sous la protection de l’armée israélienne et elle est encouragée par le nouveau gouvernement israélien présidé par Benyamin Netanyahou qui compte en son sein des ministres d’extrême droite ouvertement racistes et opposés aux droits humains les plus élémentaires.

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  • Israël, le coup d’État identitaire

    Extraits de l'article de Charles Enderlin dans le "Monde diplomatique"

    En donnant la priorité aux réformes politiques exigées par ses alliés nationalistes et ultraorthodoxes, M. Benyamin Netanyahou entreprend de transformer en profondeur la démocratie israélienne. Les pouvoirs de la Cour suprême mais aussi ceux des juges sont dans le collimateur d’une coalition qui projette d’étendre la part du religieux dans l’enseignement public et ne rien céder aux Palestiniens.

    Monsieur Benyamin Netanyahou a réussi. De retour au pouvoir depuis le 29 décembre (il a occupé le poste de chef du gouvernement de mars 2009 à juin 2021), soutenu par une majorité de soixante-quatre députés — sur cent vingt — nationalistes, ultraorthodoxes et messianiques, il peut désormais réaliser son grand projet : instaurer en Israël un nouveau régime fondé sur un nationalisme juif autoritaire, religieux, en rupture avec la vision de la démocratie qu’avaient les pères fondateurs du sionisme, Theodor Herzl, Vladimir Zeev Jabotinsky et David Ben Gourion. Si la première étape fut, en juillet 2018, l’adoption par la Knesset de la loi Israël - État-nation du peuple juif, un texte très controversé car jugé discriminatoire à l’égard des minorités arabe et druze. il s’agit à présent de brider l’État de droit, de réformer l’éducation nationale, de mettre au pas les cadres dirigeants du système sécuritaire, d’écraser l’opposition de gauche, d’imposer le nationalisme juif comme identité nationale, de faire avancer l’annexion de la Cisjordanie et de poursuivre la neutralisation de l’Autorité palestinienne.

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  • Israël : L'apartheid se renforce, les Palestiniens en paient le prix  

    Publié  par Amnesty International le 02.02.2023

    Ségrégation territoriale et restrictions de déplacement, saisies massives de biens fonciers et immobiliers, expulsions forcées, détentions arbitraires, tortures, homicides illégaux… Un an après la sortie de notre rapport, les exactions commises par les autorités israéliennes sur les Palestiniens et  Palestiniennes se sont encore aggravées. 

    Les autorités israéliennes doivent démanteler le système d'apartheid qui provoque tant de souffrances et d'effusions de sang. Depuis que nous avons lancé une grande campagne contre l'apartheid il y a un an, les forces israéliennes ont tué près de 220 Palestinien.ne.s, dont 35 pour le seul mois de janvier 2023.  

    En janvier 2023, une série d'attaques meurtrières a mis en évidence le besoin urgent de mettre fin à une impunité qui nourrit ce cycle de violence. Le 26 janvier, les forces israéliennes ont mené un raid sur le camp de réfugiés de Jénine et tué dix Palestiniens, dont une femme de 61 ans. Le 27 janvier, sept civils israéliens ont été tués lorsqu'un Palestinien armé a ouvert le feu à Neve Ya'akov, une colonie israélienne de Jérusalem-Est occupée. En réponse à cette attaque, les autorités israéliennes ont intensifié la punition collective contre les Palestinien.ne.s, procédant à des arrestations massives et menaçant de démolir des maisons à titre punitif.  

    Dans le cadre de l'apartheid, les autorités israéliennes contrôlent pratiquement tous les aspects de la vie des Palestiniens et Palestiniennes et les soumettent à une oppression et une discrimination quotidiennes par le biais de la fragmentation territoriale et de la ségrégation juridique. Les Palestinien.ne.s des territoires palestiniens occupés (TPO) sont séparés en enclaves distinctes, ceux et celles qui vivent dans la bande de Gaza étant isolés du reste du monde par le blocus illégal d'Israël, qui a provoqué une crise humanitaire et constitue une forme de punition collective.  

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  • Que s'est-il passé pour Salah Hamouri ? 

    Communiqué d'Amnesty International

    Fin 2021, Salah Hamouri s’est vu notifier un retrait de sa carte de résident permanent lui permettant de vivre à Jérusalem et de circuler sur le territoire israélien. Salah Hamouri a fait appel de cette décision. Ce Jugement, qui devait initialement se dérouler devant la Cour Suprême le 6 février 2023, n’aura finalement pas lieu. Les autorités israéliennes ont décidé de supprimer cette audience et ont exprimé leur volonté de l’expulser du territoire.

    Le 29 novembre 2022, Salah Hamouri a été informé par les autorités israéliennes qu’il allait être expulsé vers la France dimanche 4 décembre (date d’expiration de son ordre de détention administrative). On s'est mobilisé aux côtés d'autres organisations de la société civile et des proches de Salah Hamouri pour empêcher son expulsion, en demandant notamment aux autorités françaises d’agir contre celle-ci. Cette mobilisation a poussé la diplomatie française à s'exprimer publiquement sur le sujet pour demander aux autorités israéliennes de respecter les droits de cet avocat.

    Le 18 décembre 2022, Salah a finalement été expulsé du territoire où il est né et a grandi. L'expulsion de Salah Hamouri établit un dangereux précédent et est illégale. L'expulsion des territoires palestiniens occupés constitue une grave violation de la Quatrième Convention de Genève et un crime de guerre. Ce crime pourrait relever de la compétence de la Cour pénale internationale.

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  • Israël Palestine : un témoignage de terrain.

    Plusieurs dizaines de personnes se sont rendues ce lundi au FJEPCS de Vouziers pour suivre une conférence intitulée : Israël Palestine, quel espoir pour deux peuples ?

    Question simple, mais la réponse est difficile, tant les conditions historiques, culturelles, sociales et religieuses interfèrent sur cette terre.

    En introduction, un rappel historique permit de situer les grandes étapes ( le plus souvent des conflits armés) qui ont abouti à la situation actuelle.

    Du partage initial, sous l'égide de l'ONU, il ne reste plus beaucoup de traces, la partie palestinienne s'étant réduite à quelques territoires disjoints. Et sur cette portion, la souveraineté palestinienne est loin d'être totale, sans armée, sans contrôle des frontières, et sans pouvoir économique.

    Les Palestiniens subissent un chômage massif, et une bonne partie survit uniquement en fonction des aides internationales.

    L'espoir d'une paix juste semble un objectif irréalisable à court ou moyen terme. Tout juste peut-on espérer à (très) long terme qu'un état unique rassemble Israéliens et Palestiniens dans un territoire où tous bénéficieraient des mêmes droits. La situation actuelle, avec la droitisation extrême en Israël et l'absence de direction politique reconnue en Palestine, ne donne pas beaucoup de crédibilité à ce scénario optimiste.

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  • Rappel conférence débat : Israël Palestine, quel espoir pour deux peuples ?

    Cette conférence se déroulera demain, lundi 12 décembre, à 20 h 15 au FJEPCS de Vouziers, l'entrée se fait par le parking du Champ de Foire (rue de Condé).

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