Communiqué de la FNE
Une fuite de gaz s’est déclarée dimanche sur la plateforme offshore d’Elgin, exploitée par Total, en Mer du Nord. Pour France Nature Environnement, cet accident rappelle l’urgence de l’adoption d’un cadre réglementaire strict pour l’exploration et l’exploitation d’hydrocarbures offshores.
Un accident aux conséquences graves pour l’environnement
Plus de 20 tonnes de gaz se sont échappées de la fuite dans les 48 heures qui ont suivi l’accident. Elles contiennent du sulfure d’hydrogène, qui est susceptible de provoquer des retombées acides toxiques, et du dioxyde de carbone, un gaz à effet de serre. Les retombées sur l’environnement sont donc bien réelles !
Les conditions extrêmes des exploitations offshores multiplient les risques d’accidents
La part de l’offshore dans la production mondiale d’hydrocarbures ne cesse d’augmenter, et avec l’augmentation du prix du baril, il est devenu rentable d’exploiter des hydrocarbures dans des conditions de plus en plus extrêmes. Aujourd’hui on fore toujours plus loin des côtes, et toujours plus profond.
La plateforme d’Elgin n’est pas surnommée « le puits de l’enfer » pour rien… Elle exploite un réservoir de gaz situé à près de 5000 mètres sous le fond marin, et dans des conditions de très haute pression. « C’est un fait, l’accroissement des risques va de pair avec la complexification des techniques de forage, explique Denez L’Hostis, pilote de la mission mer et littoral de FNE. Combien d’accidents seront nécessaires avant l’adoption d’une gestion plus stricte des plateformes offshores, adaptée à ce nouveau contexte ? » Lorsqu’on sait que l’on devrait atteindre le nombre de 3000 forages exploités en eaux profondes d’ici 2015 , il apparaît urgent que nos décideurs prennent des mesures strictes d’encadrement…
Un encadrement strict des plateformes en mer est indispensable
La réglementation qui encadre les plateformes offshores est insuffisante à tous les niveaux. A l’échelle
internationale, aucune réglementation spécifique n’encadre l’activité des plateformes offshores. L’Union Européenne n’a toujours pas ratifié le protocole offshore de la convention de Barcelone, dont elle fait pourtant partie. Au niveau français enfin, l’exploitation d’hydrocarbures offshores est encadrée par un code minier obsolète.
Dans ces conditions, et tant que la réglementation ne garantira pas la sécurité des hommes et de l’environnement, FNE demande un moratoire sur les recherches et l’exploitation offshore d’hydrocarbures. L’exploration et l’exploitation de gisements non conventionnels doivent quant à elles être interdites.
Pour France Nature Environnement, la course aux hydrocarbures dans des conditions de plus en plus extrêmes est incompatible avec la préservation de l’environnement. Il est grand temps d’amorcer la transition énergétique, qui doit s’articuler autour du triptyque : sobriété, efficacité énergétique et développement harmonieux des énergies renouvelables.
d'emplois, il essaye de cacher la misère sous des tournures de phrases très travaillées pour paraître malgré tout positives.
février. Sur un an, il est en hausse de 5,8 %.
participer à la restructuration de la dette grecque en effaçant 107 milliards d’euros. Sur le papier, ces créanciers renoncent ainsi à 53,5% de leurs créances. Mais contrairement aux apparences, le CADTM affirme que cette opération est surtout une bonne nouvelle pour les banques grecques et européennes (principalement françaises et allemandes), pas pour le peuple grec à qui on promet de nouvelles détériorations de ses conditions de vie.
Selon le CADTM, tous les prêts de la Troïka à la Grèce octroyés depuis mai 2010 sont odieux, ils sont frappés de nullité car ils constituent une violation permanente des droits économiques, sociaux, civils et politiques des citoyens grecs.
sur le marché. Les laboratoires pharmaceutiques sont loin d'être des enfants de coeur dans la course au profit. Mais leur chiffre d'affaire comporte une part très importante de recherche et développement. La logique du tout générique demanderait de trouver un moyen de financer ces recherches de molécules nouvelles. Actuellement les molécules qui sortent ont un prix très élevé puisque leurs fabricants doivent rentabiliser les coûts de recherche (et faire des profits) sur un nombre d'années réduit.


(+0,5 %, soit +13 400). Sur un an, il croît de 6,2 %.