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écologie - Page 288

  • Sports mécaniques et écologie

    La question de la pertinence des sports mécaniques doit se poser.

     

    Il y a quelques semaines, à l'occasion du tracteur-pulling de Bouconville, nous nous sommes permis d'ouvrir le débat localement.

    L'essentiel n'est probablement pas de créer une polémique entre les "pour" et les "contre", mais de voir comment de telles activités se justifient à l'heure actuelle, et de savoir quelle place elles peuvent garder sur un territoire.

    On entend souvent dire que l'écologie n'est pas propriété d'un groupe, mais une valeur que la grande majorité soutient. Soit, mais alors que cette appropriation collective se traduise au quotidien.

    En ce qui concerne la communauté de commune de l'Argonne ardennaise, nous nous réjouissons de son implication dans une démarche de développement durable (pôle d'excellence rurale sur ce thème).

    Ce choix est en cohérence avec un projet de pôle nature (Olizy, Boult-aux Bois,...).

    La réussite de telles entreprises repose aussi sur la communication et l'image.

    Et là, manifestement le rassemblement de Bouconville pose problème. Il suffit de voir par exemple le compte rendu du magazine "la semaine en Ardennes". Voici  le début de leur article :

     

    Jours de tonnerre à Bouconville !

     

    Jours de tonnerre à Bouconville !

     

    Dimanche, était un jour marqué par d'assourdissants rugissements : tout le week-end, les tracteurs pulling sont à Bouconville, vous avez été nombreux à les accueillir.

    Les écolos repasseront ! Les 21 et 22 août à Bouconville, l'Eurocup de tracteur pulling a fait la part belle à l'acier, à l'essence et aux rugissements des moteurs surpuissants.

     

     

    Il est permis et pertinent de se poser la question de l'impact d'un tel compte-rendu, qui est donné comme exemple. " La semaine des Ardennes" n'a a priori aucune raison de présenter négativement cette journée. Le compte-rendu est à l'image de ce que le rédacteur a du ressentir à cette occasion.

     

    La 2C2A était présente sur le programme, avec l'image des loups à Olizy ; cela donne un contraste pour le moins perturbant.

    Pour construire une image, il faut beaucoup de temps et de patience.

    Nous persistons à penser que le soutien de la 2C2A à cette manifestation, aussi modeste soit son ampleur, ne peut que gêner voir annuler les efforts faits par ailleurs pour  donner de notre secteur une image "verte " et impliquée dans le développement durable.

     

    Il est à noter qu'un débat de même nature se déroule actuellement en Alsace , sur une plus grande échelle.

    La prochaine manche du championnat du monde des rallyes va se dérouler en Alsace.

    Pour l'organiser,  l'image écologique de cette région est écornée: le préfet suspend même un arrêté de protection de zone sensible, au moins en partie. Il semble plus important d'accueillir des spectateurs en masse sur le site des Ballons d'Alsace que d'en protéger l'éco-système.

    La polémique enfle et l'affaire se joue aussi devant les tribunaux. Pour plus de détails voir "le Parisien".

     

    Nous sommes opposé à un écologie qui dicterait la conduite de chacun dans ses actes privés ou publics

    Ce serait une forme de dictature, incompatible avec la liberté individuelle.

    Par contre, nous somme persuadé que le choix d'une démarche écologique impose que cette vision reste présente dans l'ensemble des initiatives que l'on prend ou que l'on soutien.

  • Penly 3 : tout nouveau réacteur serait une erreur

    Communiqué de la FNE

     

    Vendredi prenait réellement fin le débat public sur l'EPR avec la remise du rapport de la commission. Le même jour, on apprenait que GDF Suez renonçait à participer à la construction de l'EPR, étant dessaisie de l’exploitation. Durant tout ce débat, FNE a démontré que cet EPR n'est nullement nécessaire pour satisfaire les besoins des Français à l'horizon 2025-2030. Nous réitérons notre demande de moratoire sur toute décision de nouveau réacteur nucléaire.


    A nouveau, FNE demande un moratoire sur toute décision de réacteur nucléaire. Nous demandons également à EDF, porteur de projet, de dire quelles conclusions elle tire du débat et quelle suite elle entend y donner, alors même que tous les éléments convergent pour que ce moratoire soit décidé.

    Une conclusion sans appel : un réacteur qui ne servira à rien !

    FNE a obtenu de la commission du débat public une expertise complémentaire sur le point précis de la nécessité ou de l'opportunité de ce réacteur. La conclusion du bureau d'études, Energies Demain, est sans appel : il n'est pas nécessaire et d'autres politiques peuvent être mises en œuvre.

    Pour François Roussely, ancien président d’EDF et responsable d'un rapport sur le nucléaire en France, rapport gardé au secret défense pendant toute la durée du débat et rendu public fin juillet, ce réacteur ne sera pas nécessaire avant 2030.

    Un réacteur non désiré

    penly_s.jpgEDF elle-même ne souhaitait pas ce nouveau réacteur avant que Flamanville ne soit terminé et ait fonctionné 3 années afin de disposer d'un retour d'expérience. Après les déboires des 2 EPR en cours de construction, AREVA en Finlande et EDF en France, il est « urgent d'attendre » la fin de ces 2 chantiers pour faire un retour d’expérience, avant de vouloir se décider.

    Enfin, secret de polichinelle, chacun sait que ce réacteur n'est que le résultat des tensions concurrentielles entre les divers acteurs du nucléaire en France : AREVA, EDF, mais aussi GDF SUEZ.

    Si plus personne ne veut de ce réacteur, il est temps de le dire avant d’engager plus d’argent public et de solliciter plus les contribuables. .

    Sortir du suréquipement nucléaire et du sous-équipement renouvelable

    Pour Maryse Arditi, pilote du réseau industrie de FNE : « Il y a bien plus à faire et à gagner à mettre au point un processus de démantèlement bien mené à l’échelle mondiale que dans la construction de réacteurs déjà obsolètes et de plus en plus couteux ! Le plus important c'est que les politiques énergétiques mises en œuvre ne nous engagent pas dans des voies de garage. Le suréquipement nucléaire français est déjà responsable de notre retard en matière d'énergies renouvelables, n’en rajoutons pas.»

    FNE demande que le moratoire soit pris. Une politique volontariste doit être mise en œuvre pour que le facteur 4 (division par 4 du CO2 à l'horizon 2050) repose sur la maitrise des consommations et les énergies renouvelables, respectueuses de la biodiversité et avec une implantation appropriée.

    L’avenir énergétique à long terme doit être fondé sur l'énergie solaire et ses corolaires (éolienne, hydraulique, marine, biomasse...) et sur l'énergie géothermique qui sont les seules formes d'énergies inépuisables disponibles et qui peuvent préserver l'environnement et la biodiversité en satisfaisant à nos besoins, mais pas à nos lubies.

  • Nucléaire allemand : 100 000 personnes se sont rassemblées pour dire non !

     

    Nucléaire : non, merci

     

    Près de 100 000 manifestants étaient présents samedi 18 septembre dans les rues de Berlin pour s’opposer à la décision du gouvernement allemand de prolonger la durée de vie des centrales nucléaires.

    Les manifestants ont encerclé symboliquement le Reichstag et la chancellerie

    dsazehnte.jpg« Énergie nucléaire ça suffit », « nucléaire non merci » : voici quelques uns des messages portés par les milliers de manifestants allemands sous les fenêtres de la chancelière allemande Angela Merkel le 18 septembre. Voir les photos des meilleurs slogans et plus belles banderoles sur le blog de Greenpeace Allemagne.

    Le gouvernement allemand a annoncé son intention de prolonger la durée de vie des centrales nucléaires allemandes de douze ans en moyenne (huit ans pour celles construites avant 1980, 14 ans pour les plus récentes). Des centrales nucléaires devraient donc continuer à tourner jusqu’en 2040 en Allemagne… pour le plus grand profit des géants de l’atome allemands.

    Cette manifestation n’est que le coup d’envoi !

    Les associations sont déterminées à maintenir la pression sur le gouvernement Merkel : d’autres actions et mobilisations auront lieu, le 6 octobre à Stuttgart et le 9 à Munich. Un autre rendez vous essentiel est d’ores et déjà prévu, en Novembre, pour s’opposer à l’arrivée en Allemagne du convoi de déchets radioactifs retraités à l’usine française de La Hague.

  • Algues vertes : le combat n'est pas fini

    En Bretagne, le scandale des algues vertes continue.

     

    L'Etat paye pour enlever les tonnes d'algues accumulées sur les plages. Mais il continue d'autoriser ALeqM5hHFjVBUabmbIG8COm-ZFuOz-HN2w?size=ll'extension d'élevage de porcs, qui sont la cause principale de cette pollution liée aux nitrates.

    Le gouvernement refuse de s'attaquer au mal par la racine, de peur de se mettre à dos le puissant lobby des éleveurs de porcs.

    Les nitrates ne sont pas uniquement à l'origine de la prolifération des algues, ils s'infiltrent dans les nappes phréatiques qui sont rendues impropres à la consommation.

     

    Devant ce comportement irresponsable, les responsables écologiques bretons ont décidé de porter plainte.

     

    Voici un extrait du compte-rendu de l'AFP :

    En attendant qu'Europe écologie ait une structure juridique pour déposer ce recours, ce seront les Verts et l'Union démocratique bretonne (UDB), ainsi que l'association environnementale Sauvegarde du Trégor, qui vont s'en occuper.

    Les plaignants réclament "le respect des traités européens" et "le principe de bonne administration des moyens publics". Ils critiquent notamment certaines aides de la Politique agricole commune (PAC).

    "Les nitrates représentent trois quarts de la pollution des eaux, et des fonds européens servent à créer ces pollutions", a estimé Mona Bras, porte-parole de l'UDB et conseillère régionale EEB.

    "On autorise encore des extensions d'élevages, la réalité de terrain c'est que les concentrations porcines continuent", a considéré M. Hascoët.

  • Le biogaz au coeur de nos fermes

    Pour découvrir une énergie renouvelable avec l'ALE 08

     


    les 24 et 25 septembre prochains dans les Ardennes
    sur l’exploitation du GAEC Oudet (Clavy-Warby).

     


    Au programme :

    • Des conférences laissant la part belle aux agriculteurs méthaniseurs, des interventions sur l’injection réseau, le biométhane carburant, la menue paille etc ...;
    • Des visites des unités de méthanisation ardennaises (inscription préalable);
    • Une démonstration d’épandage de digestat organisée par la FD Cuma des Ardennes;
    • Un chapiteau avec des exposants (bureaux d’étude, équipementiers, associations ...)
    • Un atelier “montage de projet”.

     

     

    affiche_biogaz.jpg

     

  • Agro-carburants : stop ou encore ?

    Communiqué de France Nature Environnement sur les choix énergétiques de la France

     

    La France vient de confirmer sur le site de la Commission Européenne ses intentions d'atteindre 23% d’énergies renouvelables d’ici 2020 dont 10% d’énergies renouvelables dans les transports. Si France Nature Environnement se félicite de cet objectif de 23 %, en revanche, la fédération regrette que l’impact géopolitique et environnemental des agro carburant ne soit pas pris en compte.


    L’huile de palme à tout prix ?

    L’objectif européen d’atteindre 20 % d’énergies renouvelables dans la consommation finale, pour louable qu’il soit, ne peut justifier des solutions néfastes pour d’autres continents. Dans certains pays du Sud tels que la Colombie, la demande européenne en agro-carburants déstabilise tout à la fois l’agriculture, la politique et des équilibres fragiles. Ainsi, certains paysans se voient contraints par les armes de cesser de produire des cultures vivrières et de travailler dans des palmeraies à huile. Ailleurs, comme au Mozambique, les agro-carburants auraient contribué en partie aux « émeutes de la agrocarburant+1+.jpgfaim ».

    Des agro carburants français gourmands d’espaces, d’eau, de fertilisants et de pesticides

    En France, les agro-carburants sont produits au trois quart à partir d'oléagineux. Pour satisfaire l’augmentation de la demande, les surfaces devraient passer de 2,2 millions d'hectares à 3 millions d'hectares, en rognant notamment sur les jachères et les cultures de céréales. Rappelons que la production intensive de colza induit systématiquement une fertilisation abondante et de 5 à 7 traitements aux pesticides par an. Si l'objectif annoncé n'était pas revu à la baisse, on pourrait s’attendre à une dégradation de la qualité des eaux et de leur disponibilité.

    Les agro-carburants : une fausse solution au dérèglement climatique

    Pour Lionel Vilain, chargé de mission au réseau agriculture : « Les partisans des agro-carburants arguent de leur utilité au titre qu’ils seraient la solution au dérèglement climatique. Or en brulant, les huiles émettent des Gaz à Effet de Serre sans compter la consommation de pétrole qu’entraîne leur culture, leur transport et leur transformation. L’efficacité énergétique des agro-carburants est dérisoire puisqu’il faut dépenser 1 L de pétrole pour en produire 1,2 L. »

    Par ailleurs, Jean-Claude Bévillard pilote du réseau Agriculture de FNE souligne : « le changement d’affectation des sols n’est actuellement pas pris en compte. Est-il écologiquement intéressant de détruire des forets qui stockent le carbone pour y substituer des cultures d’agro carburants ? »

    FNE réclame donc que la France révise à la baisse l'objectif d'intégration des agro-carburants dans son bouquet énergétique et qu’elle fasse entendre une voix forte au cours de la consultation sur les changements d’affectation des sols organisée par la Commission Européenne à Bruxelles le 17 septembre.

  • Espionnage de Greenpeace : un renvoi en correctionnel pour EDF

     

     

    (communiqué de Greenpeace)

    Le procureur de Nanterre, Philippe Courroye, a signé, le 30 août dernier, un réquisitoire définitif au terme duquel le magistrat réclame le renvoi devant le tribunal correctionnel d’EDF en tant que personne morale, ainsi que celui de deux anciens hauts responsables de son département sécurité, poursuivis pour « atteinte à un système automatisé de données ».

     

    EDF clairement impliquée : quelques rappels des faits

    En mars 2009, le Canard enchaîné révèle que Greenpeace a été espionnée pour le compte d’EDF en 2006. La société Kargus Consultant (prestataire de service d’EDF) s’est introduite dans l’ordinateur du directeur des campagnes de l’époque, Yannick Jadot, en utilisant un virus informatique du type « cheval de Troie ».

    Au moins deux contrats ont été signés entre EDF et Kargus Consultant en 2004 puis en 2007 portant sur des missions à l’année « d’appui opérationnel à la veille stratégique sur les modes d’action des organisations écologistes ». Il est clair que cet « appui opérationnel » impliquait des rapports réguliers par Kargus à EDF sur les activités de Greenpeace, issus de la surveillance rapprochée voire de l’infiltration de l’activité de l’association. En 2004, la prestation de Kargus pour ce travail a été facturée plus de 13 000 euros par mois, soit plus de 120 000 euros au total.

    Il apparaît également qu’EDF était non seulement bien au courant, mais même prescriptrice des opérations illégales de pénétration informatique. Plusieurs mois après le hacking de septembre 2006, tout au long de l’année 2007, l’opérateur d’électricité a continué de bénéficier de l’appui de Kargus Consultant.

    EDF_img.jpgLe procureur Courroye souligne, dans son réquisitoire : « Il est difficile d’envisager l’intervention de Pierre Paul François et de Pascal Durieux à des fins de collecte d’informations illégales, à supposer ces faits établis, comme étant déconnectée des activités professionnelles exercées par chacun d’eux, ni même de comportements réalisés à l’insu de la hiérarchie de l’entreprise, s’agissant d’un domaine particulièrement sensible ». Il établit ainsi : « la société EDF a donc nécessairement bénéficié des informations ainsi recueillies ».

    Greenpeace se félicite des avancées de l’enquête

    La demande de renvoi d’EDF devant le tribunal correctionnel démontre que la voie juridique suit son cours normalement. Les éléments recueillis tout au long de l’enquête par le juge d’instruction Thomas Cassuto ne pouvaient qu’inciter le procureur Courroye à formuler cette demande dans son réquisitoire. Dans les prochaines semaines, le juge d’instruction devrait prononcer le renvoi officiellement et le procès en correctionnel devrait se tenir dans un délai d’environ un an. Greenpeace se félicite que la justice française manifeste son indépendance en demandant le renvoi d’EDF devant le tribunal correctionnel.