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écologie - Page 286

  • Nucléaire : Encore Plus de Retard

    La nouvelle génération de réacteur nucléaire type EPR a bien des soucis.

     

    La France se veut pionnière en ce domaine : AREVA construit un prototype en Finlande, et EDF est en charge de celui de Flamanville.

    Pour ce chantier, EDF annonçait en juillet dernier des mauvaises nouvelles (source Le Figaro 30.07.2010):

    C'est désormais officiel, EDF a annoncé un retard pour l'EPR de Flamanville, dans la Manche. Le report de la date de démarrage du réacteur est de deux ans «l'objectif de première production commercialisable est désormais fixé à 2014», souligne la direction.

    Et le coût du chantier est « ré-estimés autour de 5 milliards d'euros » confirme le groupe. Jusqu'ici, la construction du réacteur de 3e génération avait été évalué à 4 milliards d'euros.


    On apprend ce jour un nouveau report de la date de mise en service du réacteur  Finlandais. D'après Le Monde.fr :

     

    Le démarrage du réacteur nucléaire de type EPR construit par le consortium Areva-Siemens en Finlande 1381395_3_a9df_le-chantier-du-futur-reacteur-epr-d-olkiluoto.jpga encore été reporté et n'interviendra qu'en 2013, avec un fonctionnement normal attendu au deuxième semestre 2013, a annoncé vendredi le groupe finlandais d'électricité TVO.

    Entamé en septembre 2005, le chantier d'Olkiluoto, dans le sud-ouest de la Finlande, devait initialement se terminer en avril 2009. Mais la fin des travaux a été reportée successivement à au moins cinq reprises. Le dernier calendrier fourni par Areva à son client TVO faisait état jusque-là d'un démarrage fin 2012.

    Le coût ce ce nouveau retard n'est pas chiffré, mais chaque report correspond à une ardoise supplémentaire qui se compte en millions d'euros.

    Cette nouvelle génération est confrontée à de nombreux problèmes techniques avant même sa mise en service. L'électricité sera donc produite beaucoup plus chère que l'estimation initiale, alors que cette technologie n'apporte pas de réponse satisfaisante aux problèmes de sécurité liés au nucléaire ( traitement et élimination des déchets en particulier).

     

    Il faut savoir qu'un deuxième EPR a été imposé par Sarkozy à Penly, alors que le bilan du lancement du premier n'est bien entendu pas disponible.

    On aura au moins appris quelque chose : Areva, pas plus  qu'EDF, n'a la maîtrise de la conduction d'un tel chantier, alors que le mariage forcé des deux entreprises est prévu par l'Etat. On voit mal comment cela s'arrangerait en ajoutant aux difficultés actuelles celles liées à une fusion imposée.


  • Elevage : FNE interpelle le Président de la République


    Des élevages coupés de leur terroir

    Pour FNE, la crise que traverse l’élevage français est essentiellement due à son inadaptation au terroir . Les élevages sont surdimensionnés et concentrés sur des surfaces agricoles insuffisantes pour nourrir les animaux et pour absorber leurs effluents (lisiers, etc.).


    chestres vaches crépuscule 08.2010 014.jpg

    Photo L'An Vert


    FNE rappelle par ailleurs que l’Europe importe 80% des protéines nécessaires à son élevage, notamment sous forme de soja OGM. Quant aux problèmes de pollution liés à ces élevages intensifs, on ne les compte plus. La prolifération des algues vertes en Bretagne en est l’exemple le plus criant. Cette situation devient intenable.

    Pour Jean-Claude Bévillard, responsable des questions agricoles à FNE : « Fragiles sur les plans économique, social et environnemental, ces élevages sont de toute manière condamnés à moyen terme. Les subventions publiques ne peuvent plus continuer dans cette impasse. »

    Vers des élevages plus autonomes et plus durables

    Pour FNE, les subventions publiques, de la PAC notamment, doivent encourager la reconversion des élevages vers une meilleure valorisation des ressources locales. Il s’agit donc de distribuer les aides aux élevages les plus autonomes en intrants (aliments, énergie, engrais, pesticides...) et les plus respectueux du bien-être animal.

    Marie-Catherine Schulz, chargée de mission agriculture, précise : « Ces élevages plus autonomes ne sont pas seulement moins polluants. Ils sont les mieux à même de résister aux aléas économiques et sont plus durables d’un point de vue social.»

    Jean-Claude Bévillard conclut : « Ces élevages doivent être encouragés par les politiques publiques. Chacun est conscient que dans le Massif Central où se rend le Président de la République aujourd’hui, une logique ultra-libérale conduirait inévitablement à l’abandon des terres. »

    FNE demande au Président de la République de saisir l’opportunité de son déplacement en Auvergne pour enclencher en France un changement de modèle d’élevage, plus autonome et plus durable.

  • Pour une agriculture plus verte

    La Politique agricole commune va être réformée.

     

     C'est le moment de faire entrer les critères environnementaux de manière décisive pour la délivrance des fonds européens.

    La FNE a fait des propositions en ce sens :


    Pour aller plus loin, la fédération a formulé des propositions pour que la PAC de demain permette aux 14-15_jachere.jpgagriculteurs européens de continuer à produire tout en préservant l’environnement.

    FNE propose que les aides européennes reposent désormais sur un contrat entre l’agriculteur et la société. Pour toucher les aides européennes, l’agriculteur devrait s’engager à diversifier ses productions (minimum 4 cultures par exploitation agricole), à réserver 5% de son exploitation à la biodiversité (haies, bosquets, mares…) et à réduire l’utilisation d’intrants (engrais, pesticides, carburants…).
    Des aides supplémentaires seraient versées aux agriculteurs qui vont plus loin, en apportant un « plus » à l’environnement, notamment l’agriculture biologique et l’agriculture de haute valeur environnementale issue du Grenelle.

  • Festival ciné Attac08 : Rappel

    Les 19, 20, et 21 novembre prochain, ATTAC 08 organise un festival de cinéma militant à Charleville.


    Ces journées se dérouleront au Metropolis, la salle multiplexe de Charleville, situé en centre ville, à 300 m de la place Ducale (adresse exacte : 6 rue de Longueville).

    Pour voir le programme complet, aller sur le site d'Attac 08, voici de larges extraits de leur présentation.

     

    Doc1.jpg

    Nous avons conçu ce festival entrecoupé de moments de convivialité, favorisant la poursuite d'échanges après les débats par exemple, mais également avant les projections. Ainsi, vous pourrez prendre:

     

    - un petit déjeuner le samedi de 9h à 12h30 organisé par Artisans du Monde (adultes 5€ - enfants 2€)

      - un repas le dimanche midi pour le prix modique de 7€ dans le même esprit que la cantine qu'Attac 08 a déjà bien rodé depuis quelques années

     

    Solidaires, bio, favorisant les producteurs locaux ou le commerce équitable, ils auront lieu à l'E.D.P.A.M.S. Jacques Sourdille, 4 rue Noël à Charleville

     

     

     

     

     

     

     

     Tarifs:

    1 film : 5 euros

    3 films : 13 euros

    5 films : 20 euros

    8 films : 30 euros

     

     

     

     

     

    « Fin de concession ». réal : Pierre Carles. Fr. 2010. 125 minutes.

     

    Fin de concession porte sur la privatisation de TF1 et sur le fait

    qu’aucune chaîne de télévision n’a enquêté sur les conditions

    d’attribution de la première chaîne française au groupe industriel

    Bouygues, ou sur les rapports de la famille Bouygues avec un

    certain... Nicolas Sarkozy, avocat d’affaires de Martin Bouygues.

    Au fur et à mesure que Pierre Carles - alias Carlos Pedro, vrai

    faux caméraman uruguayen - et sa bande de reporters pieds nick-

    elés tentent de régler leurs comptes aux puissants de la télévision,

    les choses ne se déroulent pas comme prévu. Le réalisateur a perdu

    de son fighting spirit ; ses adversaires savent désormais comment

    s’y prendre pour neutraliser ou ignorer l’ex-chevalier blanc du

    petit écran. Aussi, il en vient à se poser des questions sur son rôle

    de justicier, sur le contre pouvoir, sur sa volonté de changer le

    le monde. Et avec lui, chemine une réflexion ludique et boulever-

    sante  : que n’avons nous pas fait pour que rien ne bouge ? La

    critique des médias aurait-elle fait son temps ? Ou bien faut-il

    envisager de changer de méthodes ?

     

    Projection : Vendredi 19 novembre 2010 – 20H + débat en présence de Michel Fizbin, créateur et président de Zaléa TVA 

     

    afficheprojetM.jpg

     

     

     

     

     

    « Hôpital au bord de la crise de nerf ». réal : Stéphane Mercurio. Fr. 2005. 52 minutes.

     

    L’hôpital a longtemps été le symbole de la ferveur et de la beauté

    Républicaine de ce pays France. Des soins pour tous sans distinction,

    de tous temps et à toutes heures du jour et de la nuit. Des gens à

    l’écoute et parfaitement formés qui avaient le temps de soigner les

    accidents et les pathologies du monde moderne avec l’estime et les

    moyens nécessaires.

    En 2003, la réalisatrice Stéphane Mercurio nous ouvrait le cœur de

    l’Hôpital de Gonesse dans le Val d’Oise (95) et nous offrait une

    radioscopie d’un hôpital entier en souffrance, entre croissance du

    nombre de patients et baisse de son financement.

    Mais comment cela se passe-t-il précisément dans la vie d’un Hôpital

    au bord de la crise de nerf ?

     

     Projection : Samedi 20 Novembre 2010 – 20H + débat en présence d'un membre du Comité national pour des Etats Généraux des Services Publics 

     

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    « Solutions Locales pour un Désordre Global » réal : Coline Serreau. Fr. 2010. 105minutes

     

    La réalisatrice de « Trois hommes et un couffin », de « la Belle

    Verte » ou de « La Crise » revient avec un film documentaire à

    valeur humaine non rajoutée. A propos du film elle nous dit : «

    Le film se veut un objet ludique et poétique qui mette les idées à

    l’envers, c’est à dire à l’endroit, dans une époque où beaucoup s’accordent à penser que ‘’nous marchons sur la tête’’. Mettre la tête à ‘’l’envers-l’endroit’’, c’est repenser le fonctionnement de nos rapports sociaux et économiques et questionner nos certitudes sur la normalité. Les médias ont depuis longtemps renoncé à remplir ce rôle de questionneurs, ligotés qu’ils sont par les diktats des publicitaires et des politiques. […] ce silence des médias a pour conséquence très grave que les gens, penseurs, acteurs, inventeurs de la société future sont évacués du débat, toute légitimité leur est retirée. Et pourtant ils sont des millions de par le monde qui expérimentent avec succès la vie de demain. »  + Débat en présence de l’association Colibris (personnes inconnues pour l’heure)

     

     

    Projection : Dimanche 21 novembre 2010 – 15H + Débat en présence de Christel Sauvage, directrice de l'agence locale de l'énergie, présidente d'Enercoop Champagne-Ardennes, et créatrice de ces deux structures 

     

     

     

    solutions-locales-pour-un-desordre-global.jpg


     

     


     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


  • Patate chaude et pomme de terre radioactive

    Le passage du train de déchets nucléaire dans notre région a suscité beaucoup de commentaires.

     

    Parmi ceux-ci, nous en avons retenu un, publié sur notre blog. Ce n'est pas une raison totalement suffisante pour le trouver intéressant. Mais il témoigne également de la confusion qui existe sur le sujet des dangers du nucléaire.

    Pour être certain de ne pas dénaturer (ce serait le comble pour un écolo !) la pensée de son auteur, nous le reproduisons ici en entier.

     

    Preuves scientifiques et affirmations mensongères : Les écolos prétendent que ce train est "20 fois plus radioactif que le taux naturel". Mais alors, quel taux de radioactivité ont-ils enregistrés près de ce convoi "tchernobylien" ? Un militant écolo l'a dit hier à la télévision : "15 microrems"... ce qui est exactement le taux de radioactivité NATURELLE en France !!! Des militants écolos peuvent donc prétendre n'importe quoi sans aucune preuve scientifique, et sans aucune remarque de la part des journalistes qui les interrogent... Demain ils nous diront que les patates sont radioactives.

     

    patate-robe-champs-1-L-1.jpegEh oui, les patates sont radioactives ! Leur activité est estimée à 150 Becquerels (source lpsc).

    Encore faut-il savoir que le Becquerel, unité de radioactivité correspond à une désintégration d'un atome par seconde, et représente donc une dose très petite.

    Par exemple, l'unité employée auparavant, le Curie correspondait à l'activité d'un gramme de Radium, soit 37 milliards de Becquerels.

    On peut dire qu'un kilo de cendre de charbon correspond à 2000 Becquerels, et un kilo de déchets nucléaires de haute activité à 10.000 milliards de Becquerels.

    C'est pour cela que l'on peut écrire que le passage du train nucléaire représentait plusieurs fois Tchernobyl.

     

    Sans vouloir imposer une leçon sur la physique nucléaire (nous n'en avons ni les compétences, ni l'envie), il est important de savoir qu'il existe d'autres unités qui mesurent l'effet de la radioactivité sur les êtres vivants. Cette mesure est beaucoup plus intéressante, car elle marque le niveau de danger réel.

    Pour prendre une comparaison, on peut avoir de l'eau bouillante ou une cheminée chez soi, et ne pas se brûler. Mais un simple biberon trop chaud peut causer des lésions très graves à un nourrisson.

    Il existe donc le Rem ou le Sievert (plus récent) pour mesurer l'effet de la radioactivité sur les tissus radium.jpgvivants.

     

    Pour contredire une deuxième fois l'auteur du commentaire repris plus haut, il n'existe pas une mesure unique de radioactivité naturelle en France. Celle-ci varie au minimum du simple au triple, selon les régions, élevée dans les régions granitiques et volcaniques, faible dans les plaines du bassin parisien.

    En fonction du sol où l'on se trouve et de l'éloignement de la source et de la durée de la mesure près du train, on peut donc avoir un rapport très variable des deux chiffres.

     

    Notre contradicteur a cependant raison sur un point, il n'existe pas d'étude scientifique valable sur l'effet des petites doses de radiation : ce qui permet d'écrire parfois n'importe quoi sur le sujet, mais pas spécialement de la part d'écologistes.

     

    Une chose est sûre, le passage du train a permis de remettre en lumière les dangers du nucléaire.

    Au vu de l'histoire récente, et compte tenu du nombre de centrales en exploitation, il serait ridicule de nier les dangers de cette industrie.

    Et n'oublions pas qu'elle produit des déchets qu'il faut transporter, mais surtout qu'il faut stocker en sécurité pour des centaines de milliers d'années !  Quelle garantie peut-on avoir à cette échéance ?

  • Le train nucléaire évite les Ardennes

    Finalement, il y avait un plan B pour le convoi de déchets nucléaire.

    La mobilisation était importante, et le train avait déjà été bloqué à Caen. Les autorités ne voulaient surtout pas faire durer l'exposition médiatique, et donner une image négative de l'industrie nucléaire. Le train a donc été dévié par Reims et Chalons, pour finalement passer la frontière à Stasbourg. Mais les gros ennuis ont commencé en Allemagne, où des dizaines de milliers d'écologistes sont mobilisés.

    Ils ont réussi à ralentir considérablement le convoi, qui n'arrivera au plus tôt que lundi à sa destination : un entrepôt de stockage. Cette forte mobilisation montre le renouveau du mouvement anti-nucléaire allemand, qui reprend vigueur en particulier depuis l'annonce de la prolongation de la durée d'utilisation des centrales atomiques existantes.

     

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    Des militants de Greenpeace suspendus sous un pont au passage du train

     

  • Déchets nucléaires : jusqu'à quand ?

    Les déchets constituent le point faible de la filière nucléaire.

     

    Le retraitement est très loin de solutionner le problème, il nécessite des transports et suppose des aires de stockage sécurisées, qui n'existent pas.

    Les organisation anti-nucléaires, Greenpeace et le Réseau "Sortir du Nucléaire" en tête, profite de l'exposition médiatique pendant le transport pour faire passer le message sur les dangers de cette industrie d'Etat.

    Voici les premières actions menées contre le train nucléaire, qui doit aller en Allemagne, en passant par les Ardennes.

    Informations reprises du site le Parisien.fr

     

     

    Premier arrêt forcé pour le train de déchets nucléaires à destination de l'Allemagne, 20 minutes après son départ. A quelques centaines de mètres avant la gare de Caen (Calvados), quatre militants se sont enchaînés à la voie.

    D'autres devraient suivre tout au long du parcours de ces 14 wagons dont 11 transportent 123 tonnes de déchets nucléaires retraités à l'usine de La Hague (Manche) ont quitté la gare de Valognes pour Gorleben, une commune du nord de l'Allemagne.

     

     Il s'agit du convoi «le plus radioactif qui ait jamais eu lieu», selon le collectif «Sortir du nucléaire».

    A 14h20, le départ s'était déroulé dans le calme  Valognes (Manche), sous le regard de quelques dizaines de manifestants écologistes qui avaient déployé une banderole disant, en français et en allemand, «déchets nucléaires, voie sans issue». «Nous ne sommes pas là pour empêcher le départ de ce train. Il faut que les déchets rentrent en Allemagne mais pas à Gorleben, qui un est un hangar inadapté. Personne n'a de solution pour les déchets», a précisé à Pascal Husting, directeur exécutif de Greenpeace , venu à Valognes avec le directeur de Greenpeace International, Kumi Naïdoo.

    Les ONG écologistes se sont procuré l'itinéraire - pourtant gardé secret - du convoi pour manifester au départ à la gare de Valognes et à différents points du parcours (à Caen, Rouen, Amiens, Arras, Nancy et Strasbourg) et enfin à Gorbelen,  une ville de Basse-Saxe située presque à mi-chemin entre Hambourg et Berlin. Près de 30 000 personnes sont attendues à l'arrivée du train.

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