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écologie - Page 285

  • Des conseils pour réduire ses factures d’énergie à Vouziers

    L'hiver n'est pas terminé, il est toujours temps de penser aux économies d'énergies avec l'ALE

     

    La ville de Vouziers en se positionnant parmi les membres fondateurs de l’Agence Locale de l’Energie Vouziers sous la neige 19.12.2010 006.jpgdes Ardennes (ALE 08) avait déjà signifié son implication pour les économies d’énergies et la lutte contre le réchauffement climatique. Elle poursuit aujourd’hui son engagement en accueillant tous les premiers mercredis de chaque mois de 8h30 à 12h une permanence de l’Espace Info Energie qui sera animée par l’ALE 08.

    Si vous avez des projets de réhabilitation, de construction, de changement de chaudière ou si vous voulez tout simplement réaliser des économies en faisant un geste pour la planète et tout connaître sur les aides, alors n’hésitez pas à vous rendre à cette permanence où un conseiller vous renseignera gratuitement et objectivement.

    Date des permanences au Centre Communal d’Action Social (7 Place Carnot) :

    • le mercredi 5 janvier 2011
  • TOUJOURS NON AUX EXPERIMENTATIONS DE MEGA CAMIONS

    Vouziers est traversé quotidiennement par des "convois exceptionnels".

     

    Ces transports posent des questions de sécurité et de dégradation du réseau routier. Les professionnelsmega-camion-500x375.jpg de cette branche poussent à l'utilisation de méga camions pour les marchandises ordinaires, l'exceptionnel deviendrait la règle.

    Des arguments d'économie d'énergie ont été mis en avant, mais une étude montre que ces économies sont illusoires, alors que les inconvénients sont réels. Seules les entreprises pourraient bénéficier de réduction de leurs coûts (moins de frais de personnels à charge égale), alors que la collectivité devrait supporter les charges liées à l'usure accélérée des routes.

     

    Voici l'avis de la FNE sur ce sujet.

     

    La généralisation des méga camions ne permet pas de réduire les émissions de CO2

    L’analyse faite montre des résultats plus ou moins proche de la neutralité environnementale. En effet les gains d’émissions de CO2 sont contrebalancés par des reports modaux des transports alternatifs vers la route. La réduction d’émission serait compensée par une augmentation du transfert de marchandises du rail et fluvial vers la route.
    Les simulations faites montrent qu’au mieux le gain en émission de CO2 serait en France de 0,7%, mais au pire des émissions supplémentaires de l’ordre de 1% seraient à prévoir. Nous sommes donc bien loin des gains environnementaux annoncés par les promoteurs de cette technique routière de l’ordre de 20%

    Le report de la route vers le rail et le fluvial est beaucoup plus efficace pour réduire les émissions de CO2

    Le rapport permet de constater que, si dans quelques cas concrets examinés les Méga camions provoquent des gains d’émission de CO2 sur les transports à très courtes distances, la recherche d’un transfert modal par complémentarité des modes est beaucoup plus bénéfique et efficace.

    Pour Gérard ALLARD, participant au groupe de travail pour France Nature Environnement : « nous analysons ce rapport comme une démonstration que la mise en circulation de méga camions n’est pas un réel levier de diminution de CO2 dans le domaine des transports de marchandises et que la mise en œuvre de cette technique aurait pour conséquence d’augmenter les parts de marché du transport routier au dépend des modes alternatifs. »


    Des impacts sur les infrastructures de transport et en termes de sécurité

    Le rapport indique également que l’enjeu environnemental n’est pas le seul à prendre en compte, et qu’il est nécessaire d’examiner les impacts sur les infrastructures routières, la sécurité routière, le social, l’acceptabilité par les autres usagers de la route, la compétitivité des entreprises…


    Pour Michel DUBROMEL, pilote du réseau Transports et Mobilité Durables de France Nature Environnement : « cette étude confirme notre analyse de juillet 2009, à savoir que l’introduction de méga camions en France n’a aucun intérêt sur le plan environnemental. Mais elle ne répond pas à nos questions sur l’impact notamment sur les infrastructures routières et la sécurité routière. Aujourd’hui rien ne justifie de remettre à l’ordre du jour la moindre expérimentation. »

    FNE réaffirme son opposition à toutes expérimentations. Si celles ci venaient à être néanmoins remis au goût du jour, elles iraient totalement à l’encontre des engagements pris lors du Grenelle de favoriser les transports alternatifs à la route

  • Cancun : Un grand bond pour le multilateralisme, un petit pas pour le climat

     

    Un communiqué de Greenpeace sur le sommet consacré au réchauffement climatique.

     

    Le sommet de Cancun s’est achevé aujourd’hui. Il aura permis de sauver le processus de négociation multilatéral et international, mais pas le climat, qui reste pour le moment au bord de la route. Si certains avaient prédit la mort du processus, les gouvernements ont montré qu’ils peuvent coopérer et avancer ensemble, d’un petit pas, en direction d’un accord mondial.

     

    La question clé du financement a progressé

    Cet enjeu majeur marque un progrès : les gouvernements ont mis en place un fonds destiné à livrer les miliards dont les pays en développement ont besoin pour lutter contre les changements climatiques et la déforestation.

    Mais si le fonds est acté, le mécanisme pour fournir l’argent nécessaire, lui, n’a pas été décidé… C’est donc pour le moment une coquille vide !

    Une volonté de réduire les émissions liées à la destruction des forêts tropicales

    cancun_article.jpgUn mécanisme est adopté, qui, bonne nouvelle, prend en compte la préservation de la biodiversité et les droits des populations forestières. En l’état, le texte n’offre cependant pas toutes les garanties d’efficacité et d’intégrité environnementales : une disposition de l’accord pourrait permettre aux pays forestiers de ne sélectionner que certaines de leurs forêts, au lieu d’une approche nationale. Cette disposition risque donc de permettre de déplacer le problème de la déforestation d’une région à l’autre du pays !
    Côté financement, notons que la référence au marché carbone et supprimée : une bonne nouvelle pour les forêts et le climat. Le lobby américain des énergies fossiles a donc perdu sur ce point !

    Les chausse-trapes des grands pollueurs encore nombreux

    Des progrès plus significatifs auraient pu être réalisés à Cancun, sans l’influence néfaste des Etats-Unis, du Japon et de la Russie. Car les déclarations de ces deux derniers pays contre la prolongation du protocole de Kyoto ont plombé le déroulement des négociations. Les Etats-Unis, quant à eux, sont arrivés à Cancun avec des engagements faibles, alors que ce sont eux qui sont, historiquement, responsables des plis grandes émissions ! Ces pays ont tiré vers le bas de nombreux volets des négociations et jeté le doute sur le potentiel de la conférence.

    La France à la traîne

    Elle est arrivée en retard, et les mains vides … Nathalie Koosciusko-Morizet n’a pas voulu s’associer à ses homologues européens (espagnol et portugais) qui ont annoncé à Cancun leur soutien au passage de 20% à 30% de l’objectif européen de réduction des émissions d’ici à 2020. Par cette annonce ces deux pays rejoignent le Royaume-Uni, le Danemark, le Parlement européen, mais aussi plus d’une quarantaine d’acteurs économiques majeurs tels qu’ Unilever, Allianz, Danone ou Google !

    La France, par la voix de NKM, a choisi de freiner les ambitions climatiques de l’Europe. Cette perspective est insoutenable, et la France doit soutenir l’initiative du passage de 20% à 30% de manière inconditionnelle !

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  • Sites industriels à risque : qui va payer ?

    Depuis l'accident d'AZF à Toulouse, on a pris conscience de la dangerosité de certaines installations.

     

    Le risque zéro n'existe pas, et il s'agit surtout de pouvoir évaluer les dangers et de proposer des solutions préventives.

    usine_azf_toulouse_46_8874b.jpgUne telle démarche était prévue dans le "Grenelle de l'environnement", mais faute d'engagement financier de l'état, tout est remis en question. Le gouvernement veut assimiler les aides prévues pour des travaux de prévention à des niches fiscales, et souhaite en réduire le montant. Comme si on décidait d'habiter près d'un site dangereux afin de payer moins d'impôts.

    La FNE qui participait aux commissions qui travaillaient sur le sujet, s'indigne de ce reniement et suspend sa participation.

    Voici sa position (extraits) :

     

    L’Etat se désengage

    L’après AZF voyait hier son aboutissement avec le vote, par les sénateurs, du montant d’un crédit d’impôt destiné à inciter ces habitants à aménager leurs habitations pour qu’elles résistent à un accident majeur. De 40 % de la facture totale des travaux depuis le Grenelle 2, le gouvernement fraîchement constitué et le Parlement l’ont réduit, d’abord à 15 % à l’Assemblée, puis à 25 % au Sénat. Les riverains, ainsi abandonnés, sont condamnés à payer une facture qui peut facilement atteindre 15 000 euros par foyer.

    (...)

    AZF n’aura servi à rien

    Le 21 septembre 2011 marquera les 10 ans de la catastrophe de Toulouse. Depuis ce drame, toute une politique, déjà très en retard, a été menée pour identifier, scénariser ces accidents technologiques et définir les zonages. Des millions de données, des centaines de réunions, de cartes, etc.. L’étape suivante reste la traduction concrète de tout ce travail d’étude par la conduite des travaux dans les maisons. Pour Marc Sénant, coordinateur du réseau risques industriels à FNE : « Beaucoup de propriétaires vont s’y opposer, ou ne pourront tout simplement jamais trouver l’argent nécessaire. Une très grande partie de cette politique risque de rester sur le papier, c’est très grave pour la sécurité de ces populations. »

    France Nature Environnement, au regard de cette décision, a décidé de suspendre jusqu’à nouvel ordre sa participation à l’instance nationale de suivi des Plans de Prévention des Risques Technologiques et du groupe de travail « Grenelle » créé en 2009 pour améliorer le mécanisme de financement des travaux.
    FNE appelle l’ensemble de ses associations membres concernées par les PPRT à s’opposer à leur approbation.
    Enfin, FNE demande à l’association AMARIS (Association des élus des communes SEVESO) d’appeler ses membres maires de communes à ne pas approuver les PPRT tant que le système de financement reste en l’état.

  • Centrales nucléaires : plus 10 ans pour commencer.

    L'Autorité de sureté nucléaire vient d'autoriser la centrale du Tricastin à fonctionner 10 ans de plus.

     

    Cette installation a démarré en 1980 et devait fonctionner 30 ans. Mais voila qu'à l'échéance, elle se retrouve bonne pour 10 ans de plus. Pour EDF, ce n'est qu'un début : l'entreprise souhaite obtenir une tritxt.jpgprolongation pour ses autres centrales nucléaires, et envisage des sursis de 20 et même 30 ans. Ainsi une installation pourrait doubler sa durée de vie, pour un investissement quasi nul.

     

    Qu'en est-il de la sécurité ? Le risque d'accident  est mathématiquement plus élevé si la durée de vie augmente, sans tenir compte de l'usure des composants. L'Autorité de sureté nucléaire signe l'autorisation, mais elle fait un pari sur l'avenir, en pensant un accident peu probable. Mais si on veut bien se souvenir de tous les accidents qui sont survenus dans ce domaine comme dans d'autres, ils étaient très improbables avant qu'ils se produisent. Et un accident nucléaire, c'est autre chose qu'un pont qui s'écroule ou qu'un avion qui s'écrase au sol.

     

    EDF peut se réjouir du confortable bénéfice à attendre de cette décision. L'entreprise sera-t-elle taxée en compensation de cet avantage? D'après "Le Figaro", cela n'est pas prévu:

    L'enjeu est également considérable sur le plan économique. EDF a évoqué un «mur d'investissements» pour la prolongation de 10 ans de son parc de centrales, le chiffrant à hauteur de 400 millions d'euros par réacteur. En revanche, l'entreprise reste muette sur le gain considérable induit par l'allongement de son parc. Au prix de 35 euros le mégawattheure, une tranche de 900 mégawatts (MW) fonctionnant à 80 % génère environ 2 milliards d'euros de chiffre d'affaires sur dix ans.

    En Allemagne, pour contrebalancer l'avantage offert aux quatre grands groupes énergétiques, le gouvernement a obtenu qu'ils versent une taxe de 2,3 milliards d'euros par an, pendant six ans.

    En France, le principe d'une telle soulte n'est pas envisagé. Ce qui n'empêche pas EDF de voir plus loin, en ayant demandé à l'ASN de garder «l'option ouverte» d'une prolongation à 60 ans.

    Est-ce à dire, si les centrales françaises sont prolongées jusqu'à 60 ans, qu'il y a moins d'urgence à développer de nouveaux réacteurs ? « Non. La conception de nouveaux outils donne des points de comparaison en matière de sûreté. Par ailleurs, si plusieurs réacteurs doivent être arrêtés en même temps, il faut disposer d'une alternative en matière de production d'énergie », répond Olivier Gupta.

  • Faut vous l'emballer ?

    Dans la lutte pour la diminution des ordures ménagères, la réduction de la production d'emballages inutiles est prépondérente.


    Les industriels et publicitaires aiment bien ces emballages qui attirent l'oeil du client vers ce qu'ils souhaitent, et font paraître le produit pour ce qu'il n'est pas.

    Mais ces diverses couches finissent par représenter un volume ou un poids supérieur à l'objet eco-emballages-01lui-même. L'emballage est souvent en plusieurs matériaux et son recyclage est complexe, voire impossible.

    Eco-emballage est un organisme qui certifie la conformité à la règlementation en ce domaine. Il distribue aussi les primes aux collectivités qui sont performantes dans le tri.Concernant la diminution de la production à la source, la FNE considère que son action est insuffisante.


    Elle fixe donc des conditions à la poursuite de l'agrément d'Eco-emballage :

    Aujourd’hui, Eco-emballages ne prend pas de réelles mesures pour que nous réduisions les déchets d’emballages. FNE, en tant que membre de la commission consultative d’agrément des emballages ménagers, pourrait donc s’opposer au renouvellement de son agrément d’éco-organisme, qui doit être examiné le 7 décembre.

    « Depuis 10 ans, FNE se bat pour que la priorité soit donnée à la prévention des déchets. Dans cet objectif, les éco-organismes ont un rôle primordial à jouer. Mais Eco-emballages ne sait plus être force de proposition », déplore Penelope Vincent-Sweet, pilote du réseau prévention et gestion des déchets.

    FNE demande que le ré-agrément soit conditionné à :

    - La mise en place par Eco-Emballages d’une plate-forme éco-conception par Eco-Emballages. Elle devra permettre l’identification avec les associations des catégories de produits où il y a le plus de sur-emballage et donc d’efforts d’éco-conception à faire.
    - L’inscription d’une ligne budgétaires de 5% de son budget de fonctionnement consacrée à une politique proactive de réduction des déchets à la source (fabricants, commerçants)
    - La mise en place d'éco-contributions qui incitent à la prévention, avec des pénalités pour le sur-emballage et un engagement ferme de pénaliser à terme les emballages surdimensionnés.
    - La mise en place d’une réelle stratégie d'action sur l'éco-conception auprès des entreprises adhérentes à Eco-Emballages

    Alors que la Semaine Européenne de la réduction des déchets vient de s’achever, les emballages représentent, en poids, le tiers de nos ordures ménagères. Les réduire est une nécessité.

  • Thon rouge : les quotas de pêche ne baissent pas.

    Le Thon rouge est l'espèce menacée qui est devenue symbole de la lutte contre la sur-pêche

    49299_des-militants-ecologistes-manifestent-a-paris-lors-de-la-reunion-de-la-commission-internationale-pour-la-conservation-des-thonides-de-l-atlantique-cicta-le-21-novembre-2010.jpgIl est menacé de disparition complète, et ce à cours terme. Le association de protection de la nature ont alerté depuis longtemps les responsables politiques sur ce problème. Mais ceux-ci subissent la pression des armateurs de thoniers industriels qui ne veulent pas réduirent les quotas. Des pays comme la France, l'Italie, L'Espagne et la Grèce péfèrent prendre le risque d'une disparition de l'espèce plutôt que de mécontenter les pêcheurs industriels.

    Pour certaines espèces cet aveuglement volontaire a abouti à des catastrophes, des zones de pêche devenant des déserts sous-marins.

     

    De plus, les pêcheurs industriels français ayant dépassé leur quota les années précédentes, ils devront  enrendre l'équivalent sur le quota à venir. Non seulement le ministre de l'agriculture met en danger le thon rouge, mais il rend les pêcheurs insatisfait : un échec sur toute la ligne. ( voir le commentaire de Greenpeace)

    Voici un extrait de la dépêche de l'AFP de ce jour sur la réunion des Etats concernés.

     

    Les Etats pêcheurs de thon rouge réunis à Paris ont opté samedi pour une quasi-stabilité des quotas de pêche pour 2011, provoquant une immense déception chez les ONG écologistes qui réclamaient une réduction drastique, nécessaire selon eux pour sauvegarder l'espèce.

    Après dix jours de tractations intenses à huis clos, les 48 Etats pêcheurs ont adopté en séance plénière de la Commission internationale pour la Conservation des thonidés de l'Atlantique (CICTA), une limite de 12.900 tonnes de quantités de thon rouge pêchés en 2011, contre 13.500 t en 2010.

    "Une fois de plus on a refusé au thon rouge la protection dont il avait désespérément besoin", a déploré Sue Liebermann, responsable de la politique des pêche de l'ONG américaine PEW.

    Cette réunion est "un échec massif pour le thon rouge", a estimé en écho l'ONG Oceana. "Il est clair que les pays qui se réunis à Paris n'étaient pas disposés à protéger les espèces dont ils sont responsables", a commenté Michael Hirshfield, chef de la délégation de l'ONG.

    Les ONG écologistes avaient plaidé depuis le début pour une réduction du quota à 6.000 tonnes en 2011.