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écologie - Page 282

  • Quelles leçons tirer des catastrophes du Japon ?

    Communiqué de la FNE

     

    Le plus important séisme depuis plus d'un siècle vient de frapper le Japon. Il a entraîné un tsunami sans précédent et un nombre considérable de victimes encore impossible à recenser vu le nombre de disparus. Les pensées de France Nature Environnement vont d'abord aux victimes et à ce pays profondément meurtri par la violence de cette catastrophe.

    Mais, au-delà des risques de répliques, France Nature Environnement (fédérant environ 3000 associations) s'inquiète des conséquences sur les réacteurs nucléaires, en particulier ceux de la centrale de Fukushima Daiichi qui comporte 6 réacteurs, analogues aux réacteurs français, (ce qui n'était pas le cas de Tchernobyl), mais de puissance bien moindre car s'échelonnant de 439 Mwe à 1067 Mwe (alors que les Français vont de 900 à 1450 MWe) et vieux de 30 à 40 ans. Le réacteur qui a explosé est le plus petit (439 Mwe), mais deux autres sont dans un état critique par manque de refroidissement.

     

    Cet accident ressemble plus à celui de Three Miles Island, en 1979, aux USA, qu'à Tchernobyl sur un aspect essentiel : l'incertitude sur l'évolution des réacteurs, d'où des informations qui évoluent d'heure en heure.

     

    France Nature Environnement félicite tout d'abord le gouvernement japonais qui, en ces douloureuses circonstances, a assuré l'évacuation de la population la plus directement menacée, d'abord sur 3 km, puis 10 km et maintenant 20 km avec distribution d'iode, reconnaissant le risque de fusion du coeur, se démarquant ainsi du discours lénifiant de l'exploitant. FNE aimerait être sûre qu'en de telles circonstances le gouvernement français serait aussi réactif et transparent.

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    Et en France ?

     

    Tout d'abord, si le risque sismique est moindre, les précautions face à ce risque sont aussi bien moindres qu'au Japon, pays exceptionnellement entraîné. Il suffit de rappeler que le centre nucléaire de Cadarache se situe sur la faille de la Durance, qu'il a fallu des années pour arrêter l'atelier plutonium et que ce n'est sans doute pas un hasard si les normes sismiques en usage en France viennent récemment d’être relevées.

     

    L'accident le plus redouté, la fusion du coeur, peut se produire sans séisme. Il suffit que le système de refroidissement tombe en panne. Et là, toutes nos centrales de bord de mer ont une fragilité particulière face aux coups de mer et aux risques de submersion marine. Pour Jean Séname, membre du directoire risques et impacts industriels : " Les Pays Bas ont mis en œuvre à grands frais un plan Delta, la Belgique un plan Sygma. En la matière, et en dépit de l’alerte du Blayais, fin 1999, où une catastrophe provoquée par un mascaret fut évitée de justesse, nos défenses de côtes sont notoirement insuffisantes, incapables d’enrayer, comme ce fut le cas avec Xynthia en Vendée, une brutale montée de eaux. "

     

    Il faudra tirer toutes les leçons de cet accident et ne pas le minimiser comme ce fût le cas en France au moment de Tchernobyl et comme nous venons déjà de l'entendre de la part du ministre de l'énergie, qui considère qu'il s'agit d'un " accident grave ",  mais pas d'une " catastrophe nucléaire ". Discours normal de la part d'un ministre qui nous a déjà dit qu'il soutenait totalement le nucléaire.

     

    Pour Bruno Genty, Président de FNE, " il est urgent que la prévention des risques soit une priorité absolue et que, face à des risques nucléaires croissants, on se donne les moyens d'en sortir par une politique énergétique qui privilégie avec constance et détermination la maîtrise des consommations et les énergies renouvelables ".

  • Gaz de schiste: les autorisations de forage

    Les projets d'exploitation de gaz de schiste dans notre sous-sol soulèvent bien des questions

     

    Nous vous avons déjà informés du problème et des réactions qui se multiplient face à cette menace.

    A titre d'information, nous publions ci-dessous la carte des titres miniers concernant les zones concernées par les recherches.

    Voici également un point sur les dangers potentiels de ces forages, venant du ministère de l'écologie lui-même :

    L’exploitation des gaz de schiste a deux conséquences potentiellement majeures pour l’environnement.

    • La première est mondiale, la consommation de gaz participant à l’effet de serre et donc aux changements climatiques. L’effet varie suivant l’énergie à laquelle elle se substitue.
    • La seconde conséquence est locale avec notamment des risques de pollution des nappes souterraines par manque d’étanchéité des forages (le risque étant aggravé pour le gaz qui est par nature éruptif par rapport aux huiles plus denses) et de pollution des sols (en cas de fuite des canalisations). La consommation d’eau est élevée (15 000 à 20 000 m3 par puits). L’implantation des machines à forer et des installations connexes peut émettre du bruit et avoir un impact important sur les paysages.

     

     

     

     

     

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  • Nucléaire dans les Ardennes : Chaux vive inquiétude.

    Le tremblement de terre au Japon a fait subir des dégâts majeurs à deux centrales nucléaires.

     

    Il est encore trop tôt pour savoir l'importance des conséquences de cette catastrophe, aussi bien dans les destructions "classiques" que dans le domaine nucléaire.

    chooz_site.jpgMême si chaque cas est particulier, il est clair que le discours sur la sécurité du nucléaire est gravement remis en cause.

    Il y a eu le cas particulier de Three Mile Island aux Etats-Unis en 1979 (niveau 5), le cas particulier de Tchernobyl en 1986 (niveau 7) et maintenant le cas particulier de Fukushima (niveau 4 pour le moment).

    Cela fait malgré tout beaucoup de cas particuliers en 30 ans, soit une période très brève à l'échelle de la vie sur terre ou même du passage à l'ère industrielle pour l'humanité.

    Il faut bien en tirer une conclusion générale : quelques soient les sécurités misent en place, un accident exceptionnel ne peut être prévu avec tous ses conséquences. Et la multiplication des centrales nucléaires ne peut qu'amener un jour ou l'autre à une situation de catastrophe imprévisible et incontrôlable.

    Il est situation où l'on regrette presque d'avoir eu raison avant que les décideurs prennent conscience des conséquences de leurs choix. Il est en effet tragique qu'un tel accident soit nécessaire pour ouvrir certains yeux, et encore plus inquiétant de voir certains ministres rester totalement aveuglés par leurs certitudes, notre ministre de l'industrie Eric Besson en tête.

     

    Notre (toujours très local) confrère L'Union-L'Ardennais consacre un dossier à cette catastrophe dans choozson édition de ce jour, avec un éclairage sur la situation dans les Ardennes.

    Est-ce vraiment le moment de faire de l'humour ? Ou bien est-ce notre confrère connaît mal le département ?

    Toujours est-il qu'il titre ses affichettes placardées devant les points de vente sur le cas de la centrale de "Chaux".

    On est heureux d'y apprendre que les autorités ne commentent pas un accident survenu à l'étranger (merci pour l'expertise). On y apprend aussi que les installations nucléaires sont différentes en France (encore un cas particulier, probablement).

    Mais le jour où la Meuse aura une crue exceptionnelle, avec la possibilité d'autres événements  contemporains (période de grand froid, avec prises d'eaux gelées, et problème de distribution d'électricité par exemple) que se passera-t-il ?

    En sachant toutefois que la catastrophe la plus probable est celle à laquelle on ne s'attend pas (chute d'un avion, attentat, ...) Souvenez-vous des batteries anti-aériennes après les attentats du 11 septembre.

    Encore merci à notre majorité départementale qui non seuleument  se montre contente d'avoir à gérer Chooz, mais en plus souhaite une deuxième centrale type EPR pour le Ardennes.

    Pour en revenir à la presse ardennaise, on peut conclure avec notre (à l'attention toujours vive) confrère que la chaux la moins dangereuse est la chaux éteinte.

     

  • Savigny : la mobilisation contre le barrage continue

    Ce samedi se tenait à la salle des fêtes de Savigny l'assemblée générale de la DSVA.08

     

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    Plusieurs dizaines de personnes étaient présentes, et le nombre d'adhérents, bien qu'en baisse, montre que les habitants du secteur restent mobilisés. L'actualité récente moins aigue semble expliquer cette diminution des cotisants.

    écologie,vallée de l'aisne,barrage,savigny sur aisneLe président Franck Maillard a rappelé les actions et les temps forts de l'année passée.

    Il faut retenir de ces derniers mois la remise en question des conclusions de l'Entente Asine-Oise, qui regroupe les départements traversés par ces rivières, parmi lesquels se trouvent les Ardennes.

    Grâce aux arguments fournis par l'association, les choix de l'Entente ont été remis en question, en particulier sur l'implantation d'un barrage à Savigny.

    Les conclusions de l'expertise n'ont été connues qu'en janvier 2011.

    L'Entente va donc revoir son travail, et de nombreux autres sites vont être à nouveau envisagés. Il faut savoir que ni l'expertise ni le département des Ardennes ne remettent en cause la nécessité d'un barrage dans le secteur. Il a été rappelé que ce barrage amenait des inconvénients ici pour préserver des zones urbanisées en aval, ou  éventuellement permettre d'urbaniser de nouvelles zones en périphérie parisienne.

    Le travail de Mr Theret a permis de démonter les arguments de l'Entente, mais il a rappelé que pour lui écologie,vallée de l'aisne,barrage,savigny sur aisnele combat s'entendait pour la préservation de toute la vallée. Si, à son avis, le site de Savigny a peu de chances d'être à nouveau retenu, il estime cependant qu'un autre site pourrait être validé : ce pourrait être Vandy, Voncq, ou un site plus en aval.

    Le combat est donc loin d'être terminé, et il a été rappelé qu'au-delà des arguments de sécurité, la question de la défense écologique de zones naturelles est posée.

    La vallée de l'Aisne est un site exceptionnel en France, une des rares vallées où la rivière est encore libre de vivre au gré des saisons et des crues.

    Des secteurs de cette vallée sont classés Natura 2000, et doivent être préservé à ce titre. La richesse de leur patrimoine écologique vaut bien la richesse du patrimoine industriel du département de l'Oise.

    A noter la présence de deux candidats aux prochaines élections  dans le canton de Monthois Le sortant écologie,vallée de l'aisne,barrage,savigny sur aisneThierry Deglaire qui a été élu en grande partie sur son opposition au barrage, et son opposant de droite Eric Haouy qui s'occupe de la commission nature de l'association.

    Il n'y a pas eu de passe d'armes entre les deux hommes, qui vont retrouver les électeurs dimanche prochain pour lea désignation du conseiller général du canton de Monthois.

  • La pollution de l'air dans les villes est nuisible pour la santé

    Ce que le bon sens laissait prévoir est confirmé par une étude scientifique

    Communiqué de la FNE
    Le lien entre pollution et maladies respiratoires est confirmé

    image.php?rep=pollution&fichier=circulation_automobile.jpgL’étude du programme établit clairement le lien entre la pollution de l’air et le développement de l’asthme chez les enfants. Elle confirme également le rôle de cette pollution en ce qui concerne les maladies cardiaques et pulmonaires chez les adultes. L’étude démontre clairement l’accroissement de ce type de maladies chez les sujets habitants à proximité d’une grande voie urbaine (10 000 véhicules / jour).

    Le fret et les transports en commun pour réduire la pollution

    Depuis de nombreuses années, France Nature Environnement insiste sur la nécessité de développer les transports en commun pour réussir à diminuer le parc automobile en circulation dans les grandes agglomérations. La réduction de la pollution passe également par une politique volontariste en ce qui concerne la place du fret. Celle-ci ne sera rendue possible que par le développement de plateformes de logistique urbaine améliorant considérablement la desserte des agglomérations, notamment par des véhicules de livraison électriques.

    Aménagement urbain : La nécessaire prise en compte du coût de la pollution

    Selon le communiqué de l’Aphekom, le respect strict de la valeur guide préconisée par l’OMS en ce qui concerne les niveaux moyens annuels de particules fines, permettrait un bénéfice d’environ 31,5 milliards d’euros (diminution des dépenses de santé, de l'absentéisme…).
    Pour José Cambou, responsable du dossier « Santé et environnement » pour France Nature Environnement : « Il est indispensable de tenir compte de cet enjeu économique aussi bien en ce qui concerne la révision prochaine de plans de déplacement urbain, l’élaboration des schémas régionaux climat-air-énergie que dans le cadre des futurs projets d’infrastructures linéaires. »

  • Un nouveau train de déchets radioactifs traverse la France

     

    Communiqué du réseau "Sortir du nucléaire"


    ALERTE TRANSPORT - 2 et 3 mars - train de déchets suisses de Valognes à Würenlingen

    Les 2 et 3 mars, trois conteneurs CASTOR transporteront des déchets suisses "traités" à l’usine Areva de La Hague jusqu’à Würelingen en Suisse. En France, ils traverseront la Manche, le Calvados, l’Eure, la Seine Maritime, l’Oise, la Somme, l’Aisne, la Marne, la Meuse, la Meurthe-et-Moselle, la Moselle, le Bas-Rhin et le Haut-Rhin.

    Acheminés en camion de La Hague à Valognes, ils quitteront le terminal ferroviaire de Valognes, dans la Manche, à 14h06, pour rejoindre celui de Würenlingen en Suisse. Puis ils seront à nouveau transférés par la route jusqu’au Zwilag (centre d’entreposage).

     

    - Communiqué de presse du Réseau "Sortir du nucléaire" et Sud Rail, 28 février 2011



    SUIVI DU CONVOI (2 mars 20111)

    Le train a bien quitté le terminal ferroviaire de Valognes (Manche) aux alentours de 14h

    Caen : 15h14
    http://www.youtube.com/watch?v=SFQIOp14p8A

    Sotteville-les-Rouen : 17h45 avec 15min d’avance

    A 19h15, le train est signalé avec 30 min de retard, un problème d’aiguillage ayant été constaté entre Sotteville et Amiens