Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

écologie - Page 279

  • Annecy échappe aux Jeux

    Finalement, le CIO n'a pas choisi Annecy pour les jeux olympiques d'hiver de 2018.

     

    Le dossier de la ville française semblait le plus mal préparé, et il n'a reçu que 7 voix sur 95 votants. L'échec était annoncé, et Sarkozy n'a même pas fait le déplacement à Durban.

    Cet échec est-il un événement si malheureux ? On peut se le demander quand on connaît l'évolution des jeux olympiques modernes vers le tout spectacle.

    Voici une analyse tirée de"Politis"

     

     

    annecy-2018-pourquoi-sont-L-1%255B1%255D.pngMercredi soir, les aigles, les gypaètes barbus, les marmottes, les bouquetins, les chamois, les logapèdes et même les loups ont fait la fête dans la montagne de Haute-Savoie pour célébrer la décision du Comité international olympique qui a envoyé les Jeux d’hiver en Corée du Sud, pays dont la première préoccupation n’est pas l’environnement. Ils seront rejoints dans cette célébration par les habitants de la région qui se disaient pour beaucoup défavorables aux monstrueux bétonnages de la région et à la mise en place des centaines de canons à neige qui seraient évidemment restés autour des nouvelles pistes.

    Ouf ! Les Jeux soi-disant verts s’éloignent des Alpes. Soi-disant verts car les précédents d’Athènes et du Canada sont là pour rappeler que ces promesses écologiques n’engagent que ceux qui les écoutent. La coalition des élus politiques de la région et des industriels locaux a donc échoué. Ce n’est pas par hasard que le président Edgar Grospiron avait été remplacé par l’industriel Charles Beigbeder il y a quelques mois. Tous les aspects connus du dossier montraient que les nouvelles routes, les nouveaux équipements au destin sans lendemain allaient défigurer toute une région. Sans oublier ceux qui devaient, malgré les promesses, toucher les nombreuses réserves nationales de Haute-Savoie.

  • Nucléaire : une agence de sureté ?

    L'ASN (Agence de Sureté Nucléaire) vient de rendre son avis sur l'avenir de la centrale de Fessenheim .

     

    Voici son communiqué :

    Dans son avis n°2011-AV-0120 du 4 juillet 2011, l’ASN considère que, sous réserve des conclusions à venir des évaluations complémentaires de sûreté (ECS) engagées à la suite de l’accident de Fukushima et au vu du bilan du troisième réexamen de sûreté du réacteur n°1 de la centrale nucléaire de Fessenheim, le réacteur n°1 est apte à être exploité pour une durée de dix années supplémentaires après ce troisième réexamen à condition de respecter les prescriptions de la décision de l’ASN n° 2011-DC-0231 du 4 juillet 2011 et notamment les deux prescriptions majeures suivantes :

    • Renforcer le radier du réacteur avant le 30 juin 2013, afin d’augmenter sa résistance au corium en cas d’accident grave avec percement de la cuve ;
    • Installer avant le 31 décembre 2012 des dispositions techniques de secours permettant d’évacuer durablement la puissance résiduelle en cas de perte de la source froide.
     
     

    En France, l'autorisation d’exploiter un réacteur nucléaire ne précise pas de limite prédéterminée dans le temps. Dans ce contexte, l’article 29 de la loi « Transparence et sécurité en matière nucléaire » du 13 juin 2006 (loi TSN) impose que l’exploitant d’un réacteur nucléaire réalise tous les dix ans un réexamen de la sûreté de son installation, à l’issue duquel l'ASN prend position sur la poursuite de l’exploitation de l’installation.

    Le réexamen de sûreté permet d’une part d’examiner en profondeur la situation de l’installation afin de fessenheim-nucleaire-930x620_scalewidth_630.jpgvérifier qu’elle respecte bien l’ensemble des règles qui lui sont applicables (examen de conformité) et d’autre part d’améliorer son niveau de sûreté au regard des exigences applicables à des installations présentant des objectifs et des pratiques de sûreté plus récents et en prenant en compte l’évolution des connaissances ainsi que le retour d’expérience national et international (réévaluation de sûreté). Le réexamen de sûreté permet également de vérifier que les différents phénomènes de vieillissement des installations seront maitrisés pendant une période minimale de dix années supplémentaires.

    Le réacteur n°1 de la centrale nucléaire de Fessenheim est le deuxième réacteur du parc nucléaire français à faire l’objet d’un réexamen de sûreté trente ans après sa première mise en service. Le réacteur avait été arrêté pour sa troisième visite décennale du 17 octobre 2009 au 24 mars 2010, au cours de laquelle l’ASN a notamment réalisé douze inspections et supervisé l’épreuve hydraulique de requalification du circuit primaire. EDF a rendu compte de son action à l’ASN le 10 septembre 2010 à l’issue d’une procédure entamée dès 2003.

    L'ASN impose à EDF des prescriptions techniques issues du réexamen de sûreté qui fixent de nouvelles conditions d'exploitation au réacteur n°1 de la centrale nucléaire de Fessenheim. Ces prescriptions intègrent notamment des exigences applicables à des installations présentant des objectifs et des pratiques de sûreté plus récents.

     
     

    Cette décision de l’ASN ne préjuge pas des futures conclusions qui résulteront des évaluations complémentaires de sûreté engagées à la suite de l’accident de Fukushima, en application de la décision du Collège de l’ASN du 5 mai 2011. Ces évaluations complémentaires concerneront toutes les installations nucléaires de base y compris celle de Fessenheim.

    En outre, en application de ses missions permanentes, l'ASN continue d'exercer un contrôle continu de l'exploitation du réacteur n°1 de la centrale nucléaire de Fessenheim.


     

    Refaire un radier sous une centrale pour le rendre étanche à une fusion possible du coeur, cela représente des travaux et donc des coûts énormes. Comment comprendre cette décision ?

    Le porte-parole de "Sortir du nucléaire" réagit :( d'après Europe 1)

     

    "C'est incohérent. Elle est sûre ou elle n'est pas sûre cette centrale? C'est quoi cette histoire?" s'est emporté Jean-Marie Brom, physicien au CNRS et porte-parole du réseau "Sortir du nucléaire". "Ce qui est extraordinaire, c'est qu'on nous dit que des travaux sont nécessaires, mais en attendant la centrale a quand le même droit de continuer pendant deux ans".

    photo-l-alsace-(archive)-la-centrale-de-fessenheim-en-service-depuis-1977-est-la-plus-vieille-du-p.jpgJean-Marie Brom estime que l'avis de l'ASN doit être analysé de manière "politique": "ce qui se profile, c'est la fermeture de Fessenheim au prétexte que les travaux seraient trop coûteux à mettre en oeuvre. Fessenheim pourra alors être donnée en pâture à l'opinion pour mieux maintenir le reste du parc nucléaire", affirme-t-il.


     

    Le gouvernement joue au plus malin, mais l'avenir d'une centrale nucléaire ce n'est pas un jeu. La ministre de l'écologie laisse durer le "plaisir" :

     

    Du côté du gouvernement, on tente en revanche de minimiser la portée de l’avis de l’ASN. "Ce rapport est une étape nécessaire (...), mais en l'occurrence, sur Fessenheim, ce serait une mésinterprétation que d'en conclure que 'ça y est, le gouvernement a décidé de prolonger pour dix ans'. Ce n'est pas le cas", a déclaré Nathalie Kosciusko-Morizet, la ministre de l'Ecologie.

  • Eolien : un mega projet pour le Sud Ardennes

     

    Nous vous avons parlé du projet éolien de Windvision à l'occasion des réunions publiques qui se sont tenues en juin.


    Voici selon l'ALE l'état d'avancement du dossier.

     

    La société Windvision étudie l’implantation d’un vaste parc qui pourrait atteindre 390 MW de puissance installée, à cheval sur les communautés de communes du Junivillois et de l’Argonne Ardennaise. Sept communes différentes sont concernées par les implantations.

    L’espace potentiel étudié globalement par un même développeur, permet de rechercher la création d’une véritable trame régulière, mettant à profit l’immensité des plaines du sud des Ardennes.

    Les machines envisagées sont à l’échelle du paysage : 52 Enercon E126 de 7,5 MW de puissance unitaire ; 200 mètres de haut en tout (mât de 135 m et rotor de 127 m de diamètre) ; sur une trame paysagère de 750 mètres sur 800 m.

    Ce parc pourrait aboutir en 2015 pour un démarrage de la phase construction en 2012, et représenterait presque la moitié de l’objectif éolien du schéma départemental de développement des énergies renouvelables.

    Image_1-4-ef7fb.png

  • Primaire chez les écolos : Joly score

    Le très médiatique Nicolas Hulot était donné favori dans le scrutin organisé pour désigner le candidat "vert" aux prochaines présidentielles.

     

     

    Son succès annoncé s'appuyait sur une bonne campagne interne qui a été favorisée par son aisance à communiquer. La primaire était ouverte au-delà des adhérents, ce qui représentait également un avantage pour lui qui n'est pas un militant ancré dans la vie de l'organisation.

    Il a par contre accumulé des handicaps, dont son passé d'animateur vedette d'émissions sponsorisées surLe-duel-Hulot-Joly-s-ouvre-a-Toulouse_scalewidth_630.jpg TF1, son attitude longtemps ambiguë sur le nucléaire, sa gaffe sur le rapprochement avec Borloo.

    On ne sait pas ce qui a vraiment joué dans le vote, et l'analyse par sondage était pratiquement impossible puisque les votants étaient à la fois peu nombreux et difficilement identifiables. Même si Nicolas Hulot reste probablement le plus populaire des candidats "Verts" parmi les Français, il ne récolte que 40,22 % des voix.

    Eva Joly frôle l'élection au premier tour (49,75 %), il ne lui a manqué que 63 voix pour être élue dès ce jour.

    Au deuxième tour, ces deux candidats vont se retrouver, Nicolas Hulot sera donc en position difficile. Les deux éliminés sont Stéphane Lhomme avec 4,44 %, candidat clairement anti Hulot et  Henri Stoll, un militant local qui recueille 5,02%.

  • Réunion publique sur le projet éolien du Mont des 4 faux à Machault

     

     

     La société Windvision, développeur du projet de parc éolien du Mont des 4 Faux, organise des réunions publiques d’information.

     

    Venez vous informer sur le plus grand projet éolien en France :ecologie,eoliennes

    52 machines de 7,5 MW (les plus puissantes au monde)

    pour une puissance totale de 390 MW

    Réparties sur 7 communes (5000 hectares) :

    Bignicourt, Cauroy, Hauviné, Juniville, La Neuville-en-Tourne-à-Fuy, Mont-Saint-Remy, Ville-sur-Retourne

     

    Calendrier et lieux des réunions publiques :

    - Mercredi 22 juin 2011, salle des fêtes de Betheniville à 20 h ;

    - Jeudi 23 juin 2011, salle des fêtes de Ville-sur-Retourne à 20 h ;

    - Lundi 27 juin 2011, salle des fêtes de La-Neuville-en-Tourne-à-Fuy à 20 h ;

    - Mercredi 29 juin 2011, salle des fêtes de Juniville à 20 h ;

    - Jeudi 30 juin 2011, salle des fêtes de Machault à 20h.

  • Série noire à la centrale nucléaire de Fort Calhoun, dans le Nebraska

    Ce ne sont pas seulement les tremblements de terre exceptionnels qui menacent les centrales nucléaires, les inondations aussi.

     

    Le point faible des centrales nucléaires se situe au niveau du refroidissement, qui ne doit jamais être interrompu sous peine de fusion du coeur . L'eau est  le plus souvent utilisée pour cet usage, mais qui dit eau dit mer et tempête possible ou rivière et inondation ou séchesse éventuelles.

    Et après le Japon, c'est le tour des États-Unis de connaître des difficultés majeures : un article de "Sortir du nucléaire"

     

    Nos informations proviennent de la page spéciale du Nuclear Information and Resource Service (NIRS) : http://www.nirs.org/reactorwatch/accidents/fortcalhoun.htm

    La centrale nucléaire de Fort Calhoun (Nebraska), composée d’un réacteur de 500 MW, est actuellement4df8ad3fac74f.image.jpg menacée par les inondations causées par le débordement du Missouri.

    Cette centrale est à l’arrêt depuis le 9 avril pour rechargement de combustible. L’opération est terminée, un tiers du combustible ayant été renouvelé, mais elle n’a pas encore redémarré. Les piscines de combustibles contiennent actuellement environ 670 tonnes de combustible usé, pour une radioactivité de 100 millions de curies (aux Etats-Unis, depuis 1992, le combustible usé reste stocké sur les sites). Le césium 137 (radioélément d’une demie-vie de 30 ans, connu pour causer des lésions aux viscères) représente 40 % de cette radioactivité. Ce seul réacteur contiendrait donc plus de Césium 137 dans ses déchets que ce qui a été relâché par les quatre réacteurs de Fukushima Daiichi jusqu’ici.

    Le site est actuellement en alerte maximale, étant encerclé par les eaux à la suite d’une crue du Missouri. La centrale est en effet située à 1004 pieds (environ 306 mètres) au-dessus du niveau de la mer. Selon la Nuclear Regulatory Commission, le niveau des eaux au 15 juin était de 1005 pieds et 7 pouces au-dessus du niveau de la mer, et pouvait atteindre 1006 pieds et 4 pouces dans les prochains jours.

    Par ailleurs, deux autres évènements se sont produits ces derniers jours :
    - le 7 juin, un incendie dans une armoire électrique a privé le site d’alimentation électrique, et donc privé les piscines, qui contenaient du combustible encore chaud, de refroidissement pendant 90 minutes.
    - le 13 juin, un rejet d’eau depuis la centrale dans le Missouri s’est produit, au rythme de 105 gallons (environ 397 litre) à la minute, pendant une durée indéterminée. Il n’est pas possible de savoir si cette eau, qui provenait du bâtiment administratif, était irradiée.

    Nous ne pouvons pas fournir plus d’informations pour le moment et vous invitons à consulter la page du NIRS : http://www.nirs.org/reactorwatch/accidents/fortcalhoun.htm

    Plus encore que la submersion des piscines, le risque est bien que l’eau n’endommage les systèmes de refroidissement et d’alimentation électrique de la centrale.

    Un tel scénario n’a malheureusement rien d’exceptionnel...

    Ainsi, lors de la fameuse tempête de 1999, à la centrale nucléaire du Blayais (Gironde) une forte inondation a également touché une partie des bâtiments, mettant hors d’usage plusieurs dispositifs du système de refroidissement, avant d’atteindre la moitié des pompes. Pendant quelques heures, la sûreté du réacteur n°1 n’a plus reposé que sur deux pompes. Du fait de la crainte du "bug de l’an 2000", les techniciens de la centrale étaient sur le pied de guerre et la catastrophe a pu être évitée de justesse... mais si de telles conditions n’avaient pas été réunies, ou si la marée avait été plus forte, on aurait pu craindre une défaillance totale des systèmes de refroidissement, pouvant potentiellement mener à la fusion du coeur (1).

    Une partie des centrales nucléaires françaises sont situées le long de fleuves sujets à de grandes crues (comme la Loire). La centrale de Gravelines, dans le Nord, est construite sur un polder, à proximité d’un réseau de canaux (2). Du fait des changements climatiques, les phénomènes extrêmes (tempêtes, fortes pluies) pourraient voir leur fréquence et leur amplitude s’accroître. Il est donc urgent de sortir du nucléaire, avant que de tels phénomènes ne provoquent un accident grave sur nos centrales.

    (1) Le Blayais dans la tempête ou merci au bogue de l’an 2000, in Nucléaire : le déclin de l’empire français, Les Cahiers de Global Chance, 2011

  • Cruiser étendu au Colza : le ministre défie le Conseil d’Etat

     

     

    Communiqué de presse de L'Union Nationale de L'Apiculture Française

     

     Le ministre de l’agriculture vient d’étendre l’autorisation du Cruiser au colza alors que le Conseil d’Etatunaf_sansPlume.jpg a déjà annulé des autorisations qui avaient été délivrées en 2008 et 2009 et qu’il se prononcera dans les prochains mois sur l’annulation de l’AMM délivrées pour les années 2010 et 2011.
    L’Union Nationale de l’Apiculture Française s’indigne une fois de plus d’un manque de respect de la législation.
    Cette décision est d’autant plus regrettable que le colza restait une des rares cultures non traitées d’un attrait majeur pour nos colonies d’abeilles. Après les quatre autorisations successives de mise sur le marché du Cruiser sur le maïs (de 2008 à 2011) et malgré l’annulation des autorisations de 2008 et 2009 par le Conseil d’Etat en février dernier, le Ministère de l’agriculture vient donc de délivrer une nouvelle autorisation de mise sur le marché à Syngenta pour un nouveau Cruiser pour le traitement des semances de colza.
    Autorisé en mai 2011 par le Ministère de l’agriculture sur un avis favorable de l’ANSES d’octobre 2010 (seulement publié aujourd’hui), le « Cruiser OSR » contient trois substances actives : le thiaméthoxam (un insecticide), le fludioxonil et le métalaxyl-M (tous deux des fongicides).
    Le thiamethoxam, est à l’origine de cas avérés d’intoxication d’abeilles. Son autorisation sur le colza, plante très visitée par les hyménoptères, est gravissime pour l’avenir du cheptel apicole français.
    Olivier Belval, président de l’UNAF, déclare : « C’est un nouveau coup porté à nos abeilles. Nous constatons avec dégoût le désintérêt du Ministère pour notre cause et nous redoutons un printemps silencieux dans les plaines de colza»

    images?q=tbn:ANd9GcQYPdRIUCJ5It3V1pgwB9W1TzUXIEOk9sY38LAqHU_G4D9QEup2&t=1Les populations d’abeilles domestiques ou sauvages ne cessent de décroître et pourtant, elles sont indispensables à la survie de milliers d’espèces de plantes à fleurs cultivées et sauvages.
    Olivier BELVAL déclare : « Nos abeilles sont de véritables sentinelles de l’environnement : lorsque celui-ci se trouve dégradé par des pratiques agricoles contestables, leur déclin alerte immédiatement les apiculteurs qui en ont la garde.
    Ces derniers agissent alors en véritables lanceurs d’alerte face à un péril qui menace les mille espèces d’abeilles sauvages qui elles aussi disparaissent sans que personne ne s’en émeuve. »