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écologie - Page 275

  • Gaz de schiste : les industriels ne baissent pas les bras

    Malgré le vote d'une loi le 30 juin dernier, les propriétaires de permis d'exploitation de gaz de schiste n'abandonnent pas si facilement .

     

    caricature-gaz-de-schiste-25d0d29.pngLa loi interdit la technique de fracturation hydraulique, mais elle ne définit pas de manière très précise ce que recouvre ce terme. Ainsi les exploitants pourraient utiliser un gaz ou un autre liquide que l'eau pour fractionner les roches qui contiennent du gaz.

    C'est un peu comme si on interdisait la vente de bouteilles d'alcool après 22 heures, et que certains mettaient en vente de l'alcool en briques alimentaires. C'est jouer sur les mots et sur l'imprécision voulue ou pas du texte de loi.

    Rappelons que des permis ont été délivrés, et que de très gros enjeux financiers sont présents.

    L'Argonne est potentiellement concernée par sa conformation géologique, et la vigilance s'impose.

    Pour plus de détails sur les techniques "alternatives" à la fracturation hydraulique, voir le site novethic

  • Marée noire en Mer du Nord : Shell ne dit rien

    Communiqué de Greenpeace

     

    Au moment où nous écrivons, Shell s’efforce de contenir une fuite provenant d’une conduite d’écoulement de la plateforme Gannet Alpha, à 180 kilomètres à l’est de la ville écossaise d’Aberdeen. Cette fuite serait déjà, selon les premières analyses, le pire cas de marée noire dans les eaux britanniques depuis plus d’une décennie. Face à cette catastrophe, Shell a choisi de se complaire dans un greenwashing des plus osés, requalifiant la marée noire de « pétrole brillant », et ne donnant absolument pas d’information sur l’accident.

    L’oléoduc a commencé à fuir mercredi 10 août; Shell ne le confirmant publiquement que le … vendredi !GP0NKZ_layout_edit.jpg Cela fait donc une semaine, mais nous manquons encore d’informations pour évaluer l’ampleur des dégâts. Shell n’a pas confirmé combien de pétrole s’était échappé (même si cette quantité est évaluée à plus de 200 tonnes c’est à dire plus de 1300 barils, par la compagnie elle-même ) et le géant pétrolier assure au public que la fuite est « sous contrôle »… alors que selon de nombreux rapports, le pétrole continue de se répandre de la plate-forme Alpha Gannet.

    Shell reste dans le flou total

    Alors qu’un deuxième point de fuite a été évoqué par le directeur technique des activités d’exploration et de production de Shell en Europe lui même, la compagnie maintient que tout est sous contrôle. Or, de son propre aveu, la compagnie demeure incapable d’identifier la cause de la pire marée noire à toucher la mer du Nord en dix ans, la porte-parole de Shell, Sally Hepton, a indiqué mercredi 17 août que la compagnie pétrolière tente toujours de repérer et de colmater la fuite.

    Voir les communiqués de la compagnie sur la crise

    Cette nouvelle catastrophe pose une fois encore la question de la fiabilité des installations offshore en Mer du Nord. Le forage en mer du Nord est régulièrement présenté comme une absolue référence en matière de règlements de sécurité, et les responsables politiques britanniques n’ont cessé de soutenir que le risque d’un « Deepwater Horizon » au Royaume-Uni était extrêmement faible. En fait, ce risque a été considéré comme tellement minime que les compagnies pétrolières, (BP notamment ), ont décidé de ne pas le prendre en compte dans leurs projets.
    Le fait que les accidents peuvent évidemment survenir et surviennent !

    Les inquiétantes ambitions des pétroliers en Arctique

    Les événements actuellement en cours en mer du Nord sont également inquiétants sur un autre point : Shell est parmi les entreprises qui cherchent à se lancer dans la course au forage à risque dans l’Arctique. Et si Shell ne peut empêcher une marée noire dans l’ »ultra sûre » Mer du Nord, nous devons nous demander comment la compagnie compte gérer un accident similaire en Arctique, où les conditions extrêmes signifient que tout déversement de pétrole serait quasiment impossible à nettoyer?

    L’ Arctique, un des derniers endroits protégés de la planète, est l’habitat d’oiseaux et de mammifères marins uniques au monde. Mais la région Arctique renfermerait 90 milliards de barils de pétrole qu’il est techniquement possible de récupérer, dont 84 % se trouvent en mer. Une marée noire y aurait des conséquences fatales.
    Les dangers de l’exploitation pétrolière en Arctique sont immenses. Il faudrait bien plus de temps à une marée noire pour se dissiper dans des eaux proches d’un état de glace que dans des eaux plus tempérées. Températures glaciales, conditions climatiques extrêmes et éloignement géographique constituent de sérieux obstacles aux interventions de dépollution. De plus, la présence de nappes d’hydrocarbure dans les eaux arctiques serait synonyme d’empoisonnement pour un écosystème marin unique au monde. Les industriels sont incapables de garantir qu’une marée noire ne surviendra pas, et leurs plans d’intervention en cas de catastrophe restent largement inadaptés.

    Hasard du calendrier, Shell tient en ce moment même un « chat » sur internet sur ce sujet intitulé : « Développer les ressources en Arctique de manière sûre et responsable »…

    Espérons que les questions seront nombreuses car nous ne pouvons pas laisser l’Arctique, l’un des derniers territoires sauvages de la planète, aux mains des pétroliers avides d’or noir !

  • Nicolas Hulot prend de la distance

    L'échec de Nicolas Hulot à la primaire des Verts s'explique par de multiples facteurs.

     

    Parmi ceux-ci, son engagement très récent au sein du parti est certainement une des raisons les plus marquantes.

    640196_french-environmental-activist-hulot-gestures-during-news-conference-in-nantes.jpgIl est difficile de se faire reconnaître comme le porte-parole d'un groupe que l'on vient de rejoindre,et pas aisé de prendre ses marques dans ce nouveau cadre.

    Battu par Eva Joly,il a manifestement assez mal pris sa défaite.

    Il explique maintenant qu'il prend un certain recul, et même s'eil n'attaque pas Eva Joly, son soutien est pour le moins très mesuré.

    Voici un extrait de sa lettre d'explication :

    "Conscient d'être aujourd'hui plus un facteur de division et de dispersion médiatique que de rassemblement j'ai décidé de prendre une distance bienveillante avec Europe Ecologie les Verts sans pour autant renoncer à mon engagement politique. C'est la raison pour laquelle je n'irai pas à l'université d'été d'EELV afin que chacun librement puisse se concentrer sur le fond et sur les propositions.

    Je souhaite qu'Eva Joly puisse sereinement lancer et mener sa campagne et développer son programme.

    La politique a besoin de cohérence et non d'union forcée. Si nous avons des objectifs communs j'observe que les modalités et l'esprit pour les atteindre divergent. J' espérais une autre pratique de la politique je n'ai pas été entendu. Cette confusion nous rend moins audible sur l'essentiel: l'avenir de l'humanité."

     

  • Nuit de la chauve-souris

    Voici l'animation proposée par l'association "ReNard" à l'occasion de la nuit européenne de la chauve souris

     

    logonuit.jpg- vendredi 19 et samedi 20 août, c'est la Nuit de la chauve-souris ! Apprenez à connaître ces petites bébêtes lors de 4 animations nocturnes :
    * Signy-l'Abbaye, le 19.08, 20h à la Maison forestière des Quatre frères
    * Elan, le 19.08, 20h30 à l'Abbatiale
    * Auvillers-les-Forges, le 20.08, 20h à la salle des fêtes
    * St-Marceau, le 20.08, 20h sur le parking de l'usine Foissy (D951)

     

     

    Ces sorties sont bien entendus gratuites et ouvertes à tous !
    Infos et réservation (obligatoire) au  03 24 33 54 23      .

  • Fukushima : contamination marine et silence du gouvernement

     

    Communiqué de Greenpeace

     

    Nous sommes au mois d'août. Depuis 5 mois, le Japon vit une catastrophe nucléaire sans précédent. La contamination se poursuit, sans que de véritables moyens de prévenir la population n’aient été mis en place. L’équipe d’experts en radioprotection de Greenpeace a relevé des niveaux élevés de radioactivité dans les fruits de mer pêchés par les japonais au large des côtes du Japon. Ces relevés ainsi que les informations récentes sur les dissimulations du gouvernement japonais sur l’étendue réelle des radiations à Fukushima, montrent l’urgence d’informer, avec transparence la population et de la mettre à l’abri.

    Contamination en mer : la course contre la montre

    Le 9 août, lors d’une conférence de presse , Greenpeace a détaillé comment ses experts se sont rendus5705368411_688d786db5.jpg dans les ports de la préfecture d’Iwaki entre le 22 et le 24 juillet, prélevant des échantillons de fruits de mer avec l’aide des pêcheurs locaux. Les laboratoires français de l‘ACRO et de la CRIIRAD ont détecté des niveaux élevés de radioactivité dans un certain nombre de ces échantillons. Ce qui signifie que la contamination de la côte de Fukushima est toujours très grave.

    Greenpeace a donc demandé au gouvernement japonais de rendre l’étiquetage des produits de la mer obligatoires et d’indiquer les niveaux de radiation et la zone de pêche. Les procédures de surveillance des radiations devraient également être renforcés et les règlements de commercialisation des denrées alimentaires rendus plus strictes.

    Tout cela devrait être fait aussi vite que possible. Car la saison de pêche au chalut est sur le point de commencer sur les côtes de Fukushima et Ibaraki. C’est une course contre la montre qui commence : la mer est l’une des principales sources d’alimentation pour les japonais. Contrairement à la viande bovine, aucune loi n’est en vigueur pour tracer l’origine des poissons et crustacés. Ce vide légal laisse la porte des marchés nationaux ouverte aux fruits de mer contaminés !

    L’assourdissant silence du gouvernement Japonais

    Mais les autorités japonaises s’enferrent dans la dissimulation. Le New York Times le révélait en début de semaine : les services publics japonais pouvaient prévoir que le vent ramènerait les particules radioactives vers le Nord, juste après la catastrophe nucléaire, mais ils n’ont rien dit aux populations concernées. Le maire de Namie, à 7 km de Fukushima, dénonce un acte « criminel ». Reportage sur la colère au Japon face aux mensonges des autorités (en anglais)
    Le gouvernement japonais semble faire de la désinformation. Une note a même été adressée aux principaux médias (télé, radio, presse écrite) par le Ministère des affaires internes et de la Communication Japonais, leur demandant de modérer articles et commentaires traitant du tremblement de terre, du tsunami et de la catastrophe nucléaire allant à l’encontre des communiqués officiels afin de « ne pas propager de rumeurs« .

    Cette gestion de la crise ne peut plus continuer : le gouvernement doit assumer son rôle et assurer la sécurité de ses citoyens. Les japonais n’ont plus confiance, la transparence est indispensable !

  • Algues vertes : voir au-delà des sangliers morts

    Alors que le lien entre la mort des 36 sangliers des Côtes d'Armor et les algues vertes se confirme, FNE demande de voir plus loin et de mettre en œuvre de vraies réponses au problème de fond, largement identifié : derrière les algues vertes et leurs dangers, la pollution des eaux par les nitrates agricoles.

     

     Communiqué de la FNE

     

     

    Les algues vertes, la partie émergée de l'iceberg

    Derrière l'émotion suscitée par les algues vertes et leurs conséquences, FNE rappelle que leur cause principale reste l'excédent de nitrates dans les eaux, issus de l'agriculture intensive.

    Dans les zones d’élevage, si le cheptel est en adéquation avec les terres disponibles, celles-ci fournissent l’alimentation aux animaux et absorbent, en retour, leurs déjections sous forme d’engrais. Cet équilibre est déstabilisé dès lors que le cheptel est surdimensionné par rapport aux terres disponibles.

    Thierry Dereux, Président de Côtes d’Armor Nature Environnement et membre du Bureau de FNE, explique : " C’est le cas en Bretagne, où les élevages porcins sont nourris avec des aliments importés et les déjections sont trop importantes pour être absorbées par les sols, d’où les excès de nitrates qui arrivent à la mer où ils favorisent la prolifération des algues vertes. "

    Mais le problème est loin d’être uniquement breton. Entre les autres régions d’élevage et les zones de grandes cultures où sont épandus des engrais chimiques, c’est la moitié du territoire français qui est classée en " zone vulnérable ", c’est-à-dire que la teneur en nitrates dans les eaux dépasse la norme des 50 mg/L ou s’en rapproche[1]. L’Europe menace la France d’un contentieux sur ce sujet.

     

    En finir avec les fausses solutions

    Fermeture des plages, ramassage et traitement des algues, méthanisation... des millions d’euros sont dépensés par les pouvoirs publics pour traiter les conséquences. Le plan algues vertes s’attaque insuffisamment aux causes et il est contredit par une réglementation qui s’assouplit en facilitant les regroupements d’élevages.

    Pour Jean-Claude Bévillard, Vice-Président de FNE en charge des questions agricoles : " On ne peut plus se contenter de réponses de surface et de court terme. Nous demandons que les pouvoirs publics définissent une feuille de route claire, un plan ambitieux de développement, en France, d’un élevage durable, lié au sol. "

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  • Nigeria : l'ONU confirme la pollution pétrolière massive du delta du Niger

     

    Les grandes compagnies, pétrolières en particulier, pillent les richesses du tiers-monde.

    Elles ne respectent pas les droits locaux, notamment dans le domaine de l'environnement.

    Les matières premières extraites de ces pays servent à la consommation des habitants des pays riches. Pour ces importations indispensables au style de vie des plus favorisés pas de quota, pas de limite : il est possible de faire venir tout le pétrole ou tout l'uranium de l'étranger sans que la fibre nationale soit touchée : c'est vrai que l'on "dédomage" les pays concernés, mais à quel tarif et à qui profite l'argent versé ?

     

    Extraits d'un article d'Amnesty International.

    Les activités de la compagnie pétrolière Shell ont des répercussions désastreuses sur les droits humains de la population du delta du Niger, au Nigeria, a déclaré Amnesty International alors que l’ONU vient de rendre public un rapport sur l’impact de la pollution par hydrocarbures dans le pays ogoni, dans la région du delta.

    S’appuyant sur deux années de recherche scientifique approfondie, le rapport du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) est sans précédent au Nigeria. Il conclut que la contamination par hydrocarbures est grave et généralisée, et que les habitants du delta du Niger y sont exposés depuis des décennies.

     

    Adressez un message au président de la république du Nigéria Signez

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    « Ce rapport prouve que les activités de Shell ont eu des répercussions désastreuses au Nigeria, mais que l’entreprise s’en est sortie en niant cet état de fait pendant des dizaines d’années, prétendant travailler dans le respect des normes internationales les plus élevées », a déclaré Audrey Gaughran, en charge des questions relatives aux enjeux internationaux à Amnesty International, qui a fait des recherches sur les conséquences de la pollution du delta en termes de droits humains.

    Établi à la demande du gouvernement nigérian et financé par Shell, ce rapport fournit la preuve irréfutable que la pollution par hydrocarbures a des effets dévastateurs sur la vie des habitants du delta du Niger, l’une des régions d’Afrique les plus riches en termes de biodiversité. Il passe en revue les dommages causés à l’agriculture et à la pêche, qui se traduisent par la destruction des moyens de subsistance et des sources de nourriture. L’un des faits les plus graves qu’il met en lumière concerne l’ampleur de la contamination de l’eau potable, qui expose la population à de graves risques sanitaires. Dans l’un des cas étudiés, l’eau contenait une substance cancérigène reconnue à des taux 900 fois supérieurs à la limite préconisée par l’Organisation mondiale de la santé. Le PNUE recommande la mise en œuvre de mesures d'urgence pour alerter la population du danger.

    En outre, le rapport dénonce l’absence de volonté dont Shell fait preuve pour réparer les fuites de pétrole signalées depuis de nombreuses années. Le PNUE explique que ses experts ont détecté des pollutions sur des sites que Shell avait pourtant affirmé avoir nettoyés.

    « Shell ne doit pas se défiler, mais faire face à la réalité et gérer les dommages qu’elle a occasionnés. Tenter de se dédouaner en montrant du doigt les agissements d’autrui, alors que Shell est l’acteur principal dans cette affaire, ne dupera personne, a indiqué Audrey Gaughran. Aucune solution ne pourra être trouvée à la pollution du delta du Niger tant que Shell cherchera avant tout à protéger son image aux dépens de la vérité, et aux dépens de la justice. »

    Par ailleurs, le rapport du PNUE dénonce l’incapacité criante du gouvernement nigérian à réguler et contrôler des entreprises telles que Shell. Il met le doigt sur la faiblesse des organismes de surveillance au Nigeria et déplore que l’organisme chargé d’enquêter sur les fuites dépende trop souvent des compagnies pétrolières pour accomplir sa mission.

    Le gouvernement nigérian, les compagnies pétrolières et les gouvernements des pays où se trouvent leurs sièges, tels que le Royaume-Uni et les Pays-bas, ont tous tiré profit de l’extraction pétrolière dans le delta du Niger et doivent désormais financer un processus de restauration environnementale et sociale, a affirmé Amnesty International.

    « Ce rapport doit aussi alerter les investisseurs institutionnels. Par le passé, ils ont laissé Shell les duper à grand renfort d’opérations de relations publiques, mais ils attendront désormais de l’entreprise qu’elle assainisse ses activités dans le delta du Niger – aussi doivent-ils soumettre Shell à de fortes pressions afin qu’elle en finisse avec les déversements d’hydrocarbures, publie des informations plus précises sur leurs répercussions et indemnise les personnes déjà touchées », a estimé Audrey Gaughran.

    Dans son rapport, le PNUE note qu’il existe dans le pays ogoni d’autres sources de pollution, relativement nouvelles, telles que le raffinage clandestin. Cependant, il ne fait aucun doute que les pratiques douteuses mises en œuvre par Shell depuis des dizaines d’années constituent un facteur majeur de contamination de la région.

    Le 3 août, les médias ont largement relayé l’information selon laquelle Shell avait endossé la responsabilité de deux marées noires importantes dans le pays ogoni en 2008. Près de trois ans plus tard, les fuites qui ont eu lieu à Bodo – et ont gravement nui aux moyens de subsistance de la communauté – n’ont toujours pas été nettoyées.