Voici un compte-rendu de cette AG qui s'est tenue ce week-end.
La matinée de ce samedi 26 novembre a été riche et bien remplie pour les 150 membres de l’association « Avenir d’Argonne » qui ont participé à l’Assemblée générale ordinaire de leur association présidée par Olivier Aymont toujours aussi enthousiaste !
Depuis 2009, Avenir d’Argonne travaille au projet de création d’un parc naturel régional d’Argonne. L’objectif est ambitieux. Il exige beaucoup d’études et donc de travail. Olivier Aymont rappela dans son rapport moral que le projet de PNR constituait un formidable outil de développement pour l’Argonne. Il doit fédérer toutes les ressources, toutes les intelligences, toutes les compétences du territoire pour l’élaboration d’un projet de développement durable. « Le PNR ne s’impose pas, il se partage », par cette formule le Président résumait parfaitement l’esprit de la démarche engagée. Le rapport d’activités témoignait du travail accompli par les commissions patrimoine et territoire tout au long de l’année 2011 . Les premières orientations vers une Charte pour l’Argonne ont été formalisées. Elles constituent trois axes principaux :
-préserver et valoriser le patrimoine argonnais sous toutes ses formes
-favoriser le maintien des activités agricole en lien avec le territoire et favoriser une agriculture durable
-mettre en œuvre l’éco valorisation de la ressource forestière
Tout au long de 2012, la Charte va s’enrichir à travers une démarche partenariale que devrait piloter un chargé de mission dont l’embauche devient une priorité. Trois témoignages d’acteurs de terrain ont montré à l’assistance que des pistes sont déjà ouvertes en Argonne pour un développement durable. Le PNR devra s’en inspirer et les enrichir. Une universitaire vint présenter le rôle et les missions du comité scientifique qui accompagnera la démarche de projet de création du PNR.
Le projet de budget 2012 prévoit le financement et le fonctionnement d’un poste de chargé de mission par deux subventions à hauteur de 27500 euros des deux régions Lorraine et Champagne-Ardenne.
Des Ardennais ont été élus membres du conseil d’administration : Claude Ancelme, maire de Vouziers Frédéric Courvoisier adjoint ainsi que Francis Potron, maire de Bar les Buzancy. Il n’empêche que les Argonnais des Ardennes restent encore trop peu nombreux au sein de l’association « Avenir d’Argonne » et c’est vraiment dommage ! Que dire, que faire pour les convaincre que la démarche en cours est constructive, enrichissante, vitale pour l’Argonne ?
A l’issue de l’assemblée générale, après quelques interventions de responsables des collectivités locales les plus importantes et un court débat avec l’assemblée, Yves Gorgeu, directeur d’études à Mairie-Conseil fit un brillant exposé présentant l’histoire des parcs naturels régionaux depuis leur naissance en septembre 1966 et définissant en quatre messages « la marque PNR » :
-le « Nous », parc : qui fait du parc un territoire et non une structure de gestion. Le Parc doit être une aventure humaine partagée largement par tous les citoyens .
-la signature du parc pour un développement durable doit se décliner dans touts les projets du territoire, au niveau des communes, des pays, des intercommunalités mais aussi dans les initiatives privées.
-le souci constant du développement durable au point que la Charte soit reconnue Agenda 21
-agir pour l’harmonie paysagère du territoire, défendre en quelque sorte la beauté du Pays.
Yves Gorgeu n’a pas dissimulé que la démarche de création d’un PNR d’Argonne sera longue et exigeante. En concluant la matinée, Olivier Aymont a invité à la mobilisation des Argonnais.

Un transport de déchets nucléaires extrêmement radioactifs va à nouveau traverser la France d'Ouest en Est, ainsi qu'une partie de l'Allemagne, exposant ainsi les populations et les agents SNCF au risque nucléaire. Initialement prévu ce jeudi 24 novembre, le départ du train depuis le terminal ferroviaire de Valognes est avancé d'une journée par AREVA et la SNCF pour tenter d'éviter la mobilisation d'ampleur, actuellement en préparation. Le convoi devrait donc quitter Valognes le mercredi 23 à 14h36. Les deux trajets envisagés par les autorités à partir d'Amiens restent inchangées, le convoi pourrait prendre la direction nord vers Arras ou la direction sud vers Reims. Onze conteneurs transporteront 301 fûts de déchets de très haute activité « retraités » à l’usine Areva de la Hague (Manche).
chargé de matières inflammables qui prendrait feu, pourrait conduire à la dispersion des déchets radioactifs . Un feu d’hydrocarbures atteint près de 1 200°C en une vingtaine de minutes ; dans un tunnel, il peut monter jusqu’à 1 600°C et durer des heures. Or l’emballage des déchets vitrifiés est conçu pour résister à un feu de 800°C pendant 30 minutes. De même les emballages ne résisteraient pas à certaines attaques terroristes ou à un crash d'avion de ligne. Enfin, ce convoi doit s’arrêter plusieurs fois sur des triages dont l’état des voies de service est l’occasion de nombreux déraillements. Ce convoi dépassera les 2000 tonnes et un écartement de voie n’est pas à exclure. Loin de vouloir être alarmistes, nous pensons que ces hypothèses doivent être envisagées puisque pas moins de 5 % des accidents sont plus graves que les scénarios envisagés et que la catastrophe de Fukushima a démontré que l’impensable pouvait arriver.
Aujourd'hui, le parc nucléaire français produit chaque année plus de 2 convois similaires de déchets vitrifiés aussi ingérables que dangereux, pour des durées extrêmement longues. Poursuivre dans cette voie en léguant des déchets radioactifs aux générations futures et en les transportant sur de si longues distances est totalement insensé. Il est urgent de sortir du nucléaire et il existe des alternatives crédibles au nucléaire, reposant sur les économies d'énergie et les énergies renouvelables, qui ne demandent qu'à être mises en oeuvre.
Le Grenelle de l’environnement avait mis en place une taxe générale sur les activités polluantes (TGAP) qui s’applique aux déchets entrant dans les incinérateurs ou les centres d’enfouissement techniques. Le produit de cette taxe devait être intégralement reversé à l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME) pour financer la politique prioritaire « déchets », donc principalement la réduction à la source, puis le recyclage. Depuis le Grenelle, les parlementaires votent abattement sur abattement réduisant la portée de la TGAP tandis que l’ADEME ne tient pas ses engagements.
2007-201 : un quinquennat d'incohérences et d'injustices »1 et celui de la mission Sainteny pour le Conseil d’Analyse Stratégique sur « les aides publiques dommageables à la biodiversité »2 contiennent de nombreuses propositions qui auraient l’avantage de supprimer des subventions à la pollution, tout en dégageant de nouvelles recettes.
Ces subventions à la pollution pèsent lourdement sur le budget de l’Etat et vont à l’encontre des objectifs que la France s’est fixée lors du Grenelle de l’Environnement, en matière de lutte contre le changement climatique et de protection de la biodiversité. Elles sont aussi contraires à l’engagement du G20 de réduire et de réorienter les subventions aux énergies fossiles, au profit de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables.
canif supplémentaire à l'accompagnement de modes de vie respectueux de l’environnement (rabot sur le crédit développement durable, augmentation de la TVA pour les travaux de rénovation des logements). De même, afin de réaliser des économies sur le PTZ+, il devrait non pas le centrer sur le neuf (et favoriser ainsi l’étalement urbain), mais le conserver à la fois pour le neuf et l’ancien en le conditionnant à un niveau élevé de performance énergétique3 .
Invité au