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écologie - Page 181

  • Préserver les forêts pour relever le défi climatique

    Communiqué de Greenpeace le 03.01.2017

    Nous ne pouvons pas nous passer des forêts pour relever le défi climatique. Derrière la protection des forêts, c’est bien la préservation de l’espèce humaine qui est en jeu – d’où l’importance d’atteindre l’objectif Zéro Déforestation.

    Les forêts, championnes du climat.

    Dans la mesure où elles constituent des puits de carbone importants et irremplaçables, les forêts régulent les équilibres climatiques. La destruction des forêts est responsable d’environ 25% des émissions mondiales de gaz à effet de serre : plus que tous les avions, voitures, camions, bateaux et trains de la planète réunis. La forêt absorbe en effet les émissions de CO2 comme une éponge. Elle capture le CO2 présent dans l’atmosphère via la photosynthèse et le stocke aussi bien dans le bois que dans les sols et tourbières.

    Si les discussions en cours au niveau international se focalisent beaucoup sur les façons de renouveler notre système énergétique, afin notamment de parvenir à 100% d’énergies renouvelables le plus vite possible, ce n’est pour autant pas l’unique moyen de combattre le réchauffement climatique. Protéger les forêts doit être aussi une priorité absolue, parce qu’une forêt coupée contribue au dérèglement climatique, tandis qu’une forêt debout en atténue les effets.

    Or les forêts primaires, à savoir celles qui sont encore indemnes de toute intervention humaine, ne peuvent être remplacées par des plantations : elles constituent un patrimoine écologique inestimable, accumulé par des siècles de vie naturelle. Le groupe spécial d’experts techniques sur la biodiversité et les changements climatiques (AHTEG) de la Convention sur la diversité biologique (CBD) souligne ainsi que : « les forêts primaires présentent généralement une densité en carbone, une diversité biologique et une résistance plus élevée que les autres écosystèmes forestiers, notamment les forêts naturelles modifiées et plantations. »

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  • Pétition : Moratoire sur le barreau de raccordement A304/RN43

    Le Conseil Départemental des Ardennes envisage de créer un barreau routier entre une autoroute en chantier (A304) et la route RN 43. Ce barreau est présenté comme une mesure de délestage pour Warcq et Charleville-Mézières. Il serait aussi le prélude à un projet plus vaste de périphérique autour de cette commune.

    Nous, collectif d'opposants, considérons que la réalisation de cette route est prématurée, que son intérêt n'est pas avéré et qu'elle porte fortement atteinte à l'agriculture, au tourisme, aux riverains, à la biodiversité et à la qualité paysagère. Par cette pétition, nous demandons un moratoire sur ce projet.

    Depuis 2015, un collectif d'opposants composé des associations Nature & Avenir (affiliée à France Nature Environnement), Ma Ville à Vélo 08, ATTAC 08 et de riverains s'est constitué. Ce collectif demande :

    1. d'attendre l'ouverture de l'A304 et de caractériser le trafic résiduel,
    2. de réaliser une véritable enquête déplacement sur une situation réelle.


    Il considère que ces deux étapes sont indispensables pour évaluer l'intérêt du barreau routier

     

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  • Extractivisme : Détruire la nature et l’humanité est-ce une fatalité ?

    L'extractivisme est un terme encore peu employé, qui correspond a une surexploitation des ressources de la planète, menant à l'épuisement de celles-ci et  entrainant souvent des désastres écologiques et humains. Voici des extraits de l'article de Wikipedia sur cette notion :

    L'extractivisme est une sorte de déclinaison du principe de la cueillette mais appliqué avec des moyens industriels, localement dans le cas des carrières, et à très grande échelle dans le cas de la pêche industrielle ou de l'exploitation des forêts tropicales. L'extractivisme nécessite des réseaux de transports (routes, voies ferrées, canaux, pistes d'atterrissage, pipe-lines, ligne à haute-tension, navires marchands ou technique, etc.).
    Dans le cas de ressources peu ou lentement renouvelables il a comme limite la surexploitation (ex : surpêche) et dans le cas de ressource rares, sa limite est l'épuisement de la ressource.

    (...)

    L'extractivisme est une forme de développement à court terme, de plus en plus controversée, parce qu'il pousse à surexploiter ou faire disparaitre certaines ressources naturelles.

    Ce mode d'exploitation industrielle de la Nature est en effet source de nombreux conflits avec des populations autochtones et les organisations environnementales. selon Anna Bednik,le concept d'extractivisme est d'ailleurs né de mouvements sociaux et environnementaux de personnes et groupes s’organisant pour résister à des projets de grandes entreprises nationales voire transnationales qui menaçaient leurs terres, sols, ressources, etc, dont dans des zones naturelles préservées. Il désigne aussi des enjeux sociaux, politiques, environnementaux et de développement durable, car il est en partie à l'opposé de démarches telles que le recyclage, le zéro-déchet, l'économie circulaire et de la fonctionnalité, la sobriété énergétique ou la décroissance soutenable qui visent au contraire à préserver ces ressources pour les générations futures.

    Il est aussi une menace pour la biodiversité et parfois pour les populations autochtones ; menace directe par la destruction d'habitats (souvent irréversible à échelle humaine de temps) et par la pollution et le dérangement induits par les chantiers d'extraction ou les campagnes d'exploration, et une menace indirecte, car les routes et pistes forestières spécialement créées pour donner accès aux ressources naturelles en forêt, en montagne, dans la toundra ou les tourbières sont ensuite utilisées par d'autres acteurs pour exploiter d'autres ressources toujours plus loin et plus facilement.

     

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  • Amazonie : 451 millions d’arbres abattus l’an dernier

    Communiqué de Greenpeace

    En une seule année, du mois d’août 2015 à juillet 2016, 7989 km² de forêt ont été détruits en Amazonie, soit 29% de plus que l’an dernier. Cette superficie correspond à 76 fois la surface de Paris, et signifie que 451 millions d’arbres ont été coupés, soit 859 arbres abattus chaque minute !

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    C’est deuxième année consécutive que la déforestation augmente au Brésil, une première en 12 ans. Le Brésil était jusqu’ici cité comme un bon élève de la lutte contre la déforestation. Depuis 2004, la destruction de la forêt Amazonienne, dont les deux tiers se situent au Brésil, avait été ralentie grâce à des politiques volontaristes et aux avancées obtenues par la société civile, dont Greenpeace, comme le moratoire sur le soja.

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  • Climat : Un an après l'accord de Paris

    L'accord de Paris (COP 21) signé le 12 décembre 2015 a représenté une victoire  pour la diplomatie française, mais il s'agissait d'un engagement sans contrainte pour les signataires. Certains ont considéré, depuis le début, cet accord comme insuffisant.

    Si l'on admet que nous sommes bien dans l'urgence climatique, il est clair que l'on ne peut se satisfaire de demi-mesures. Le niveau historiquement bas des glaces de l’Arctique en ce début d'hiver constitue un signal fort préoccupant. La nomination par Trump d'un climatosceptique à la tête de l'agence de l'Environnement est plus qu'une provocation. C'est la mise en place des choix préconisés par le candidat républicain, qui déclarait durant sa campagne "vouloir défaire les lois et réglementations contre le réchauffement climatique. Il avait même indiqué son intention de retirer les États-Unis, deuxième émetteur mondial de gaz à effet de serre après la Chine, de l'accord de Paris sur le climat."(cité par La Presse.ca).

    Voici une analyse détaillée faite par Alternatiba des insuffisances de cet accord et de son application.

    Le 12 décembre 2015, la COP21 s’achevait par l’adoption de l’Accord de Paris. Peu après, Alternatiba publiait un communiqué pour contrer le message institutionnel clamant cet accord était une victoire et permettrait de stabiliser le climat. Aujourd’hui, un an après la signature de l’Accord, notre message n’est que renforcé ! La prophétie autoréalisatrice proclamée par les négociateurs de l’Accord déraille, les changements majeurs espérés pour faire face au défi climatique se font attendre. Or, nous sommes en état d’urgence climatique! Seule une mobilisation citoyenne de masse peut mener à ce que tous les Etats appliquent cet accord et mettent tout en œuvre pour maintenir le réchauffement climatique au plus près des +1,5°C.

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  • Fukushima : le coût de la décontamination multiplié par deux

    Les plus récentes estimations du coût des dégâts liés à la catastrophe de Fukushima multiplient par deux celles présentées jusqu'à présent. Il faudra trouver 21.500 milliards de yens (177 milliards d'euros) pour démanteler la centrale, dédommager les riverains et remettre en état les zones contaminées. Le groupe Tepco qui est le propriétaire de la centrale est en faillite virtuelle, ne pouvant trouver une telle somme. Selon le principe "trop gros pour être en faillite" (Too big to fail en anglais), c'est l'état japonais, et à travers lui les consommateurs et les contribuables, qui assure les financements nécessaires. Tepco devrait, quant à lui, rembourser l'état plus tard ... (ou jamais)

    Ces estimations ne sont que provisoires, et pourraient encore être réévaluée dans l'avenir Le ministère japonais de l'industrie estime qu'il faudra  30 à 40 ans pour récupérer le combustible fondu dans trois unités et dépolluer les lieux. De nombreuses difficultés pourraient être mises en évidence dans ce délai très long, entrainant un nouveau surcoût.

    Voici des extraits d'un article de la Tribune de Genève sur ce sujet :

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  • Pollution de l’air : Avec ou sans circulation alternée, nos poumons restent sous pression

    Communiqué de FNE, jeudi 08 décembre 2016

    Depuis une semaine, presque l’intégralité de l’Europe est en alerte « Pollution de l’air ». C’est le plus haut pic de pollution de l’année. Entre le froid et le beau temps, les émissions augmentent de tous les côtés. Comme à chaque fois, les solutions mises en place au moment du pic sont sans effet alors qu’un déclenchement des différentes mesures, comme la circulation alternée, en amont du pic permettrait sans doute de l’éviter.

    Le bilan sanitaire est lourd

    La qualité de l’air est l’une des premières préoccupations  des citoyens. Asthme, bronchites aiguës ou chroniques, cancers des voies respiratoires et broncho-pneumopathies chroniques obstructives (BPCO), maladies cardio-vasculaires, multiplication et aggravation des allergies, hypertension artérielle, bronchiolites... L’impact sur notre santé est inquiétant. Des études montrent aussi les liens qui existeraient entre un air dégradé et certaines maladies neuro-dégénératives (Parkison et Alzheimer). A l’échelle européenne, 93 % des citoyens sont exposés à des seuils de pollution supérieurs aux recommandations de l’OMS. Les premières victimes sont les populations les plus vulnérables : les malades, les personnes âgées, les femmes enceintes, les nourrissons et les enfants. Chaque année en France, 52 000 décès prématurés sont liés à la pollution de l’air, soit 145 personnes par jour. Pour couvrir le coût sanitaire (hospitalisations, consultations médicales, dépenses en médicaments…), les Français doivent s’acquitter d’une facture annuelle de plus de 100 milliards d’euros.

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