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culture - Page 3

  • LA MUSIQUE ENTRE EN RÉSISTANCE.

    La musique est un bien commun vivant. Elle naît partout : dans les chambres, les studios, les quartiers, les clubs, les free parties, les conservatoires, les petites et les très grandes salles. La musique est hybride, ouverte, en perpétuelle transformation.

    Elle est un art populaire : plurielle, à mille lieues des fantasmes réactionnaires. La musique traverse les espaces géographiques et personnels, les classes sociales.

    La musique est toujours en avance sur son temps. En composant des nouveautés en direction du futur, elle fait apparaître des sons nouveaux, de nouvelles histoires, de nouveaux langages. La musique nous permet d’habiter collectivement au même endroit ; elle est une force immédiate de fédération et de commun.

    Nous regardons les élections présidentielles de 2027 avec inquiétude, nous nous alarmons vivement du risque de basculement officiel du pays à l’extrême droite dans une poignée de mois. Nous, artistes et travailleur·euses de la musique, souhaitons prendre part activement à la résistance contre l’extrême droite et toutes les forces et partis réactionnaires à l’œuvre dans ce pays.

    Au nom d’une société désirable, nous refusons de laisser s’imposer des représentations fondées sur l’exclusion, le repli et la hiérarchie des vies. Les droites réactionnaires comprennent parfaitement le rôle de la culture. Elles savent que les récits collectifs précèdent souvent les lois. Elles cherchent à trier les existences, discipliner les corps, récupérer les traditions, désigner des indésirables. Le rap, les musiques traditionnelles, le monde de la nuit, les scènes queer le savent déjà : la musique est un champ de bataille démocratique.

    Le projet de l’extrême droite, c’est le risque d’une mise au pas : criminalisation ou répression de certaines scènes musicales, hiérarchisation raciste des musiques jugées légitimes ou illégitimes, fin des aides culturelles pour celles et ceux qui remettent en cause le mythe national et portent des discours progressistes, atteintes incessantes contre la liberté de création.

    Depuis plusieurs mois, le monde de la culture se mobilise contre la concentration croissante des industries culturelles et médiatiques. Dans l’édition, le cinéma, la presse libre et indépendante, on alerte sur les conséquences d’un modèle où un nombre toujours plus réduit d’acteurs contrôle les moyens de production, de diffusion et de prescription des œuvres.

    Le monde de la musique n’est pas épargné par ces phénomènes. La concentration y est devenue une réalité structurante, où une poignée de groupes occupe une position dominante. Certains empires médiatiques et culturels montrent combien concentration industrielle, austérité et bataille réactionnaire des récits peuvent se nourrir mutuellement.

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  • Tribune de l’Observatoire de la liberté de création (OLC)

    Depuis plus de quarante ans, Canal+ joue un rôle essentiel dans la vitalité et la diversité des cinémas français et européen, y compris celles des films indépendants et du cinéma d’auteur. De fait, il s’agit d’un pilier de l’économie du cinéma, et non d’un acteur ordinaire : la chaîne occupe une position dominante. Les autres diffuseurs, notamment publics, disposent de moyens nettement moindres.

    Canal+ est une chaîne commerciale qui fonctionne par abonnement et dont l’un des arguments commerciaux principaux est l’offre de films nouveaux et variés à ses abonnés. C’est de là que provient l’argent investi par Canal+ dans la chaîne de cinéma, et non de subventions publiques. La chaîne a le devoir contractuel et légal de l’investir en contrepartie de son autorisation d’émettre, sous le contrôle de l’Arcom (Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique), à laquelle elle doit rendre des comptes. En conséquence, le groupe a des obligations d’achat de droits de diffusion afin d’aider les films à être produits.

    Vincent Bolloré, actionnaire majoritaire du groupe Canal+, a montré sa capacité de nuisance dans le secteur de l’édition. Alors qu’il est à la tête d’une chaîne du livre qui va des éditeurs aux distributeurs et aux points de vente, il a mis en coupe réglée des maisons d’édition autrefois réputées pour le sérieux et la diversité de leurs publications.

    La filière du cinéma n’est pas structurée de la même manière, puisqu’elle repose sur plusieurs piliers et une politique culturelle publique : le CNC (Centre national du cinéma et de l’image animée), les conventions passées avec les chaînes, les obligations de diffusion, le rôle de l’Arcom et celui du service public audiovisuel.

    Un tournant majeur

    Or, tous ces mécanismes qui permettent d’éviter les mêmes dérives que dans le domaine du livre sont aujourd’hui la cible de l’extrême droite. D’abord, l’Arcom, parce qu’elle sanctionne les chaînes du groupe Bolloré qui diffusent des contenus illégaux, notamment racistes, jusqu’à leur retirer leur autorisation de diffusion. Ensuite, le CNC, par haine du cinéma d’auteur et en raison du prétendu mauvais usage d’un argent qui, contrairement à ce qu’elle affirme, n’est pas public (le CNC redistribue une partie du prix payé par les spectateurs selon des règles qui sont connues de tous), et dont elle demande la suppression. Enfin, le secteur public audiovisuel, qu’elle veut privatiser pour des raisons avant tout politiques, à savoir faire taire toute pensée critique ou progressiste et imposer la pensée unique du capital lié aux idées réactionnaires.

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  • Surnommé "le penseur planétaire", le philosophe et sociologue Edgard Morin est mort à l'âge de 104 ans

    Extraits de l'article de Kevin Dero pour rtbf info

    Un esprit brillant, qui avait éclairé pas moins de presque 80 ans d’histoire contemporaine, vient de s’éteindre. Edgar Morin, philosophe et sociologue français, était un fin observateur de la société. Théoricien de ce qu’il appelait la "pensée complexe", engagé et parfois indigné, il n’a eu de cesse de se battre pour un monde meilleur.

    Le sociologue et philosophe Edgar Morin, figure majeure de la vie intellectuelle française, est mort vendredi à l'âge de 104 ans, a appris l'AFP samedi auprès de son épouse.

    Géant de la pensée marqué politiquement à gauche, il était l'auteur d'une œuvre très diverse, connue bien au-delà de la France, à contre-courant de la sociologie traditionnelle se présentant comme une réflexion sur l'Homme à partir des données de la science.

    Morin n’était pas son vrai nom. Né Edgar Nahoum, il a commencé à appréhender la vie, cette vie qu’il chérissait et dont il a disséqué bien des aspects, juste après la première guerre mondiale. Ses parents, juifs originaires de Thessalonique, en Grèce, le voient arriver dans leur existence en 1921, à Paris. On le croit mort-né (sa mère avait décidé d'avorter), mais il s'accroche à la vie. Comme un avant-goût de sa tenacité à venir et son amour pour l'humanité...  

    C’est à 21 ans, lors d’une réunion de résistants à Toulouse, que le jeune combattant pour la liberté se verra surnommé Morin. Un nouveau patronyme venu d’un… malentendu. L’homme s’était alors présenté comme "Magnin", un personnage (résistant et meneur d’hommes) d’André Malraux dans son livre l’Espoir. Un partisan entendra "Morin", et le jeune résistant s’en accommodera finalement tout le reste de sa vie.

    Comme le soulignait le Monde dans un article de 2020, le sociologue prendra part, depuis ses débuts dans l’antifascisme lors de la guerre d’Espagne, à bien des événements historiques. Il en sera, toute sa vie durant, un franc-tireur.

    Communiste anti-stalinien (il sera exclu du parti en 1951), il sera à Baden-Baden en 46 pour décrire une Europe en ruine, à Paris lors des soubresauts sociaux en 61, décrivant le phénomène "yé-yé" quelques mois plus tard et bien évidemment mai 68, partisan d’une Algérie indépendante durant "les événements", en Californie en plein mouvement hippie… Jusqu’à un demi-siècle plus tard en observateur attentif d’une société en proie à une pandémie planétaire et de guerres impitoyables, comme celles d’Ukraine et de Gaza.

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  • Conférence mardi 02 juin au CPR de Vouziers : Roland Garros, une vie de passion et de courage

    Le pionnier de l'aviation repose au cimetière communal de Vouziers. Pourtant, la vie de Roland Garros faite de passion et de courage reste méconnue. Bernard Hannotin tiendra une conférence le mardi 2 juin à 20 heures, au Centre Polyvalent Rural, rue de l'Agriculture, pour raconter le parcours exceptionnel de cet homme brillant. Entrée libre et gratuite. 

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  • Aucune discrimination n’a sa place dans le cinéma, Canal+ comparaitra devant la justice pour avoir violé la loi

    Communiqué commun LDH (Ligue des droits de l’Homme) et CGT Spectacle

    Dimanche 17 mai, le président du directoire de Canal+, Maxime Saada, a annoncé ne plus vouloir travailler avec les 600 signataires de la tribune du collectif « Zapper Bolloré ».

    Maxime Saada, qui travaille de longue date pour le compte de Canal+, connaît le caractère incontournable du groupe dans le financement des films en France et la dépendance des différents acteurs de la filière.

    Sa décision n’est donc pas une réaction à chaud mais un choix inacceptable/brutal de discriminer en raison d’une expression politique et syndicale pour museler les voix qui s’élèvent dans la profession contre l’emprise croissante de Vincent Bolloré sur l’ensemble de la chaîne de fabrication et de diffusion du cinéma.

    En responsabilité et en conformité avec les valeurs démocratiques que nous partageons – la garantie des libertés fondamentales et la lutte contre toutes les discriminations – nous avons demandé à Maître Arié Alimi de saisir le tribunal judiciaire de Nanterre afin d’assigner Canal+ en vue d’obtenir l’annulation sous astreinte de cette décision inacceptable et faire désigner un mandataire dont la mission sera de constater les discriminations que le groupe Canal+ a annoncé commettre.

    Enfin, nous examinons également la possibilité d’un recours devant la Commission européenne pour sanctionner l’abus de dépendance économique de Canal+ qui s’inscrit dans un schéma de concentration réactionnaire de tous les vecteurs de la culture élaboré par Vincent Bolloré.

    A Cannes, le 23 mai 2026

  • Marché festif le vendredi 6 mai à Boult aux Bois

    Le marché festif de Boult se tiendra ce vendredi 6 mai de17 h 30 à 24 h

    En plus des stands habituels et de la restauration locale, vous pourrez profiter d'animations variées :

     

    18h Fabergosse - "En quête avec Barnabée", un conte musical intéractif, dès 5 ans

    En quête avec Barnabée est un spectacle traitant avec légèreté de bons nombres de sujet de société, tel que le handicap, l’entraide, l’égalité... Tout en laissant la part belle au rire. Les personnages loufoques se succèdent, les situations délirantes s’enchainent, et la quête de Barnabée ne laisse personne indifférent, ni les petits ni les grands.

     

     Les Muses tanguent - Fanfare 100% féminine, qui va vous ambiancer avec de nombreuses reprises

    Cette fanfare féminine (enfin presque) se met en danger à chaque représentation et s’attaque à tous les styles de musique existants : elle popularise le jazz conceptuel, anoblit le rap, raffine le métal, déconstruit le Rn’B, radicalise la chanson française, complexifie la pop, ou encore adoucit le ska…

     

    DUKE BOX - Spectacle musical participatif, des musiques et des styles tirés au hasard grâce à une roue de la chance...

    Le concept ? Des chansons tirées au hasard et une roue de styles musicaux à faire tourner...

    Jo Cimatti, aka « THE DUKE », se chargera de faire le mélange en direct avec une maestria époustouflante, un humour exceptionnel malgré une certaine arrogance et pas mal de vantardise.

    Ainsi, vous pourrez très bien entendre Herbert Léonard en Punk, David et Jonathan en Techno voire Metallica en Reggae au milieu d’un public en liesse

     

     Fanfare Grôöøõv - Fanfare electrø bestiale de bønne compagnie !

    Mi-hømmes mi-animaux, ils battent le pavé et la scène à la recherche d'énergies et de sensations inspirantes pour entrer ensemble dans une jøyeuse danse hypnøtique. Leurs sons terreux nous emmènent dans des prøfondeurs rythmø-mélødiques primitives mais salutaires. Grôöøõv est une fanfare electrø bestiale de bønne compagnie !

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  • Découvrir la chartreuse du Mont-Dieu page par page pour la reconstruire piere par pierre

    Le terrible incendie qui a touché la chartreuse du Mont-Dieu a laissé beaucoup de ses admirateurs sans voix. Le choc a été violent, tant ce monument était inscrit dans la mémoire de chacun. L'ampleur des dégâts faisait craindre pour sa pérennité.

    Heureusement, les amoureux de ce site majeur de notre territoire ne sont pas restés sans réaction. Parmi ceux-ci, Alain Sartelet occupe une place fort importante.. Inconditionnel de la chartreuse, il préparait depuis deux ans un ouvrage sur son histoire, en1D9A3024.JPG faisant revivre de l'intérieur l'univers des moines qui s'y étaient installés.

    L'incendie de novembre 2025 a accéléré la parution de ce livre, et il vient justement d'être publié par les éditions Terres Ardennaises en ce premier trimestre 2026.

    C'est fort logiquement à Tannay-Le-Mont-Dieu que l'ouvrage d'Alain Sartelet était présenté au public vendredi dernier.

    La salle communale était bien remplie pour cette rencontre, et c'est la maire de la commune qui a prononcé le mot d’accueil. Anne Fraipont a remercié les personnes présentes pour leur soutien à cette initiative.

    Le président des éditions Terres Ardennaises, Jacques Lambert, a retracé brièvement le passé de la chartreuse, développant la place qu'elle a prise et qu'elle occupe encore dans l'histoire locale. Il a ainsi conclu son propos :

    Même s’il ne s’agit que d’une œuvre de papier, en réalité le travail remarquable d’Alain Sartelet est une pierre témoin du passé – le titre d’un des ouvrages d’Henri Manceau – mais aussi une des pierres nécessaires à la reconstruction de la Chartreuse. En vous remerciant d’être là à ce lancement, ce qui montre que vous comprenez notre démarche, je vous demande d’aider le plus possible dans cette période nécessaire, voire vitale pour la reconstruction de la Chartreuse.

    Ainsi, lorsqu’elle aura été terminée, nous pourrons tous de nouveau cheminer avec Henri Manceau qui préconisait : « La combe du Mont-Dieu, la clairière de la Chartreuse, verte avec ses bâtiments de brique rose à toits d’ardoise, le creux de terre mystique et réaliste à la fois qui faisait l’effet d’une montagne aux voyageurs du Moyen Âge par on ne sait quel miracle de l’âme, il faut en approcher au pas. »
    Et pour la visiter, vous pourrez vous promener avec le livre d’Alain qui vous fera revivre ce que des hommes ont construit et ce que d’autres hommes ont détruit !

    Pierre Laurent-Chauvet, le nouveau président de la communauté de communes, a ensuite pris la parole. Il a déclaré qu'il soutenait pleinement les initiatives prises en faveur de la reconstruction de la chartreuse. Il s'est engagé à présenter prioritairement ce dossier auprès des instances nationales compétentes. Il a signalé avoir fait un crochet jusqu'à l'emplacement du monastère qu'occupaient les Chartreux, et avoir été fort touché du spectacle qu'offre maintenant la célèbre clairière.

    Alain Sartelet s'est plié en début et en fin de réunion à l'habituelle séance de dédicaces de l'ouvrage qu'il a écrit et illustré.

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