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La ville de Vouziers comme beaucoup d'autres communes en France n'a pas organisé le service minimum lors de la grève de ce jour dans l' Education Nationale . Sur consigne du ministre, la ville a été mise au tribunal administratif pour ce fait .
Le juge administratif a pris en compte les arguments de la ville, à savoir qu'il ne lui était pas possible d'organiser ce service, étant donné les
nombres important de grévistes .
Elle échappe donc à une condamnation, mais est en demeure de prendre les mesures utiles si la situation se reproduisait
Une victoire cependant pour ceux qui refuse de céder à tous les diktats de Sarkozy .
A Vouziers, le 11 novembre a été commémoré en présence de représentants des ambassades slovaques et tchèques . Les combattants tchécoslovaques ont combattu à Chestres, Terron et Vandy lors du conflit mondial, et ils ont subi de lourdes pertes . Les cimetières de Chestres est un témoin du sacrifice de ces hommes, qui forgeaient à travers leur combat l'identité de leur pays .
Comme depuis plusieurs années des enfants des écoles de Vouziers avaient préparé cet événement et ont participé aux cérémonies .





Comme à son habitude, l'An Vert vous rend compte de la séance du conseil municipal de Vouziers, pratiquement en direct .
Ce soir, il a été question de subventions . On note deux subventions exceptionnelles : pour l'Office Municipal des Sports qui fête ses 20 ans, et pour le FJEP-Centre Social qui doit faire face à des désengagements de l'état . La première adjointe, chargée des finances a souligné la volonté politique de la ville d'accompagner le Centre social dans ses actions .
En s'appuyant sur une convention avec l'établissement, le conseil municipal a voté la participation (légale) de la ville aux frais de fonctionnement de l'école privée . Il y a eu 4 abstentions au cours du vote .
Remarque ajoutée le 31 10 : il y a eu 2 votes contre cette subvention à l'école privée en commission de finances, sur des arguments semblables à ceux exprimés dans le commentaire de M. Coistia . Ce fait a été signalé par le maire lors de la discussion en conseil . On suppose que les 4 abstentions sont motivées de manière identique, mais il n'y a pas eu d'explication de vote en séance .
Un avenant a été accepté concernant les travaux à l'église Saint-Maurille, et divers points techniques ont conclu les travaux des conseillers .
Une séance rondement menée, sans remarques importantes en séance . Le maire a pu lever la réunion avant 20heures .



Nous avons appris la disparition d'André Pawlas : à 91 ans, c'est une figure vouzinoise qui disparaît .
Cet homme discret avait pourtant eu une vie remarquable : il fût un responsable de la résistance dans le secteur de Vouziers, il fît une brillante carrière d'enseignant , en particulier à la direction du collège de Machault . Il a également eu un engagement politique et syndical constant, sa probité intellectuelle étant une référence pour beaucoup .
Il avait perdu son épouse il y a quelques années, et résidait à la maison de retraite de Vouziers . Un de ses enfants, Hervé, a été maire-adjoint de Vouziers dans l'équipe de Michel Baudier .
A sa famille et à ses proches, nous assurons notre sympathie en ces moments douloureux .

C'est à l’initiative de l'Association de Sauvegarde du Patrimoine Vouzinois (ASPV) qu'une visite de l'Abbaye de Chéhéry était organisée samedi dernier. Ce bâtiment a traversé l'histoire depuis le XIIe siècle, avec des destructions et reconstructions multiples. Il fait actuellement l'objet d'un gros travail de restauration, dont les visiteurs du jour ont pu mesurer l'ampleur, et admirer les premiers résultats.
La grande famille des abbayes cisterciennes.
L'abbaye de Chéhéry est considérée comme une arrière-petite-fille de Clairvaux. Voici sa généalogie reprise du site de l'abbaye.
" Saint Robert de Molesmes s’est établi à la fin du XIe siècle dans la forêt de Citeaux (cistercium) et ses successeurs avaient donné une charte à la nouvelle congrégation cistercienne, charte dite de Charité ou Pacte d’Amour. Devant l’affluence des pénitents, la congrégation avait dû fonder des Abbayes « filles » : la Ferté, Pontigny, Clairvaux et Morimond.
Bientôt, la renommée de Citeaux fut supplantée par celle de Clairveaux, sur laquelle rejaillit la gloire de son premier abbé, Saint
Bernard ( représenté ci-contre). A sa mort, l’abbaye comptait 700 religieux, sa filiation s’élevait à 167 couvents, et les Cisterciens étaient communément appelés Bernardins. Fille de Clairveaux, l’abbaye de Trois-Fontaines (Marne) avait elle-même essaimé et repris en 1127 la direction de l’Abbaye de Lachalade, couvent qui périclitait deux ans seulement après sa fondation par l’évêque de Verdun. Sous l’œil bienveillant de Saint Bernard, Lachalade va développer un domaine agricole considérable dans la vallée de la Biesmes (région de l’Argonne), grâce notamment aux riches chevaliers quittant la vie séculière pour rejoindre l’Abbaye, la dotant au passage de leurs importantes richesses.
En 1147, on compte près de 300 moines à Lachalade, occupés à défricher des forêts jusque-là inaccessibles, sous l’autorité de l’Abbé Gontier. C’est à cette date que les frères de l’église Notre-Dame de Reims font don de la terre de Chéhéry qu’ils possédaient de longue date « au seigneur Gontier, abbé de Lachalade et à ses frères servant pieusement Dieu en ce lieu sous la règle de Saint-Benoit […] pour y construire une abbaye de son ordre ». L’abbaye de Chéhéry est née. Quelque quarante ans plus tard, en 1189, elle sera rattachée directement à Trois-Fontaines (dont elle était déjà la « petite-fille »).
Une grande famille relève le défit.
En 2019, le «château» et ses hectares de terrain sont rachetés par Charles du Jeu, et Guillaume Ull, architecte du patrimoine. Ils entament des travaux d'urgence dans un bâtiment qui le nécessitait, stoppant les infiltrations d'eau, mais souhaitent rénover davantage, relancer une production de légumes, de fruits et de miel et ouvrir le site au public. (source Wikipédia).
Pour cela, ils s'appuient sur une association, les amis de l'abbaye de Chéhéry. Les bénévoles forment une grande famille, et donnent de leur temps pour aider à la rénovation de la demeure. Ils s'investissent également dans la réalisation de journées artistiques, qui permettent à un large public de découvrir le site.
Le but est aussi de recréer l'activité économique autour de l'abbaye, avec en particulier un jardin et sa serre, des vignes replantées sur les coteaux voisins, et des ateliers dans les bâtiments rénovés.
Sous la conduite de Guillaume Ull, les visiteurs de la journée ont pu avoir une idée du résultat visé, avec, de la part des propriétaires, une recherche précise des traces de l'aménagement d'origine. Il reste heureusement beaucoup d'éléments d'époque, qui permettront de reconstituer au mieux les différentes pièces. L'escalier menant aux étages demandant une restauration importante , seul le rez-de-chaussée est accessible aux visiteurs pour le moment. Ce niveau ressemble plus à une demeure seigneuriale qu'à une abbaye, avec les salons d'apparat et le logement du prieur. Les cellules des moines, plus austères, sont situées à l'étage.
Preuve de l'utilisation multiple du bâtiment, des traces de l'utilisation en tant qu'hôpital par les troupes allemandes pendant la guerre sont encore visibles dans un salon.
En fin de visite, un don au nom de l'ASPV a été remis au propriétaire, contribution à la poursuite de l’œuvre entreprise.
L'averse passée, les visiteurs ont pu découvrir l'extérieur des bâtiments, avant de regagner Vouziers.
Voici quelques clichés de cette visite patrimoniale.