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abeilles

  • Une agriculture sans néonicotinoïdes, c’est possible !

    Hier, dans le cadre de la lecture définitive de la loi Biodiversité, l’Assemblée nationale a voté l’interdiction totale des pesticides néonicotinoïdes à compter du 1er juillet 2020. Ces insecticides sont reconnus comme dangereux pour les abeilles et plus généralement pour la biodiversité et la santé humaine. Pour FNE, il faut mettre en place sans attendre les techniques alternatives. Car oui, elles existent !

    Une interdiction sans cesse repoussée

    Dans le texte adopté après maintes tergiversations, l’interdiction des néonicotinoïdes n’interviendra définitivement qu’au 1er juillet 2020.

    Or l’urgence écologique est là, on ne peut plus attendre ! Les colonies d’abeilles domestiques subissent une mortalité annuelle de 30% alors qu’elle n’était que de 5% avant 1995, date de l’apparition des néonicotinoïdes sur le marché français. Faut-il rappeler que 80% des plantes à fleurs et 75% des espèces cultivées dépendent de la pollinisation par les insectes ?

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  • Loi Biodiversité : l’interdiction des néonicotinoïdes votée par l’Assemblée nationale !

    Communiqué de Greenpeace le 18 mars 2016

    Hier soir, l’amendement au projet de loi sur la biodiversité proposant l’interdiction des insecticides néonicotinoïdes a été adopté par les députés en deuxième lecture.

    Une bonne nouvelle après de longues discussions

    Après que le Sénat a rejeté l’amendement interdisant les néonicotinoïdes en janvier dernier, les débats des députés en deuxième lecture ont été intenses. Au final, les députés ont voté par 30 voix contre 28 la proposition du président de la commission du Développement durable, Jean-Paul Chanteguet (PS).

    C’est un signal fort qui a été envoyé à l’industrie des pesticides et aux agriculteurs, mais aussi à l’exécutif. Rappelons qu’en amont des discussions, le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, a envoyé une lettre à tous les parlementaires en les incitant à ne pas se prononcer en faveur de cette interdiction. Or, le caractère extrêmement nocif des néonicotinoïdes n’est plus à démontrer. Les pollinisateurs sont décimés par millions du fait de l’utilisation de ces substances. Les abeilles, notamment, sont déboussolées et ne retrouvent plus le chemin de la ruche. La mortalité au niveau des ruches est croissante, ce qui n’est pas sans conséquence pour les êtres humains puisque notre alimentation en fait les frais. En effet, trois quarts des cultures dans le monde dépendent de la pollinisation par les insectes.

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  • Ces précieux pollinisateurs que l’on éradique

    Communiqué de Greenpeace

    Les abeilles domestiques ou mellifères et les abeilles sauvages exercent un rôle majeur dans la production de notre nourriture. D’autres insectes tels que les papillons et les mouches font aussi un précieux travail de pollinisation.

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    Sans eux, les hommes et de nombreuses espèces animales seraient privés d’une partie des aliments constitutifs de leur régime de base. La production mondiale de nourriture dépend à 35% des insectes pollinisateurs. Sur les 100 espèces végétales qui fournissent 90% de la nourriture dans le monde, 71 dépendent des abeilles pour leur pollinisation. 4000 variétés de légumes cultivés en Europe n’existeraient pas sans le travail assidu des abeilles.

    Depuis quelques années, on observe dans le monde entier un déclin massif des abeilles

    Les principales raisons du déclin des abeilles sont multiples : des parasites et maladies comme l’acarien Varroa ou le champignon Nosema ceranae, la disparition des biotopes, les dommages liés aux insecticides et de manière générale, une diminution des résistances immunitaires.

    Un focus particulier doit être fait sur les pesticides

    Greenpeace publie aujourd’hui un rapport intitulé Le déclin des abeilles qui propose une analyse des facteurs mettant en péril les pollinisateurs et l’agriculture en Europe.

    Les pesticides employés principalement dans l’agriculture mais aussi dans les jardins et les parcs affectent les abeilles.
    Les fabricants eux-mêmes ne nient pas qu’un contact direct avec ces produits est extrêmement toxique pour les abeilles. Même exposées à de faibles doses mais de manière constante, les effets sont ravageurs. C’est-à-dire que les abeilles sont non seulement affectées lorsqu’elles sont exposées régulièrement à de faibles doses de pesticides, mais aussi lorsqu’elles sont en contact avec leurs résidus dans le nectar, le pollen et l’eau des plantes de cultures et autres végétaux.

    Les pesticides dits systémiques sont particulièrement dangereux pour les abeilles, car ils ne sont pas seulement pulvérisés sur les végétaux mais pénètrent dans toute la plante. En font partie les insecticides de la classe des néonicotinoïdes utilisés depuis le milieu des années 90 en traitement prophylactique sur les semences ou les sols ou pulvérisés directement sur les cultures. Les néonicotinoïdes sont cent fois plus toxiques que d’autres insecticides. Un seul grain de maïs enduit de 0,5 mg de clothianidine peut tuer 80 000 abeilles.

    Greenpeace révèle dans ce rapport les sept pesticides tueurs d’abeilles qui devraient être interdits en priorité en Europe en raison de leur extrême toxicité pour les abeilles. Il s’agit de l’imidaclopride, du thiaméthoxame, de la clothianidine, du fipronil, du chlorpyriphos, de la cyperméthrine et la deltaméthrine.

    Il faut agir : dès maintenant et sur le long terme !

    Les abeilles sont beaucoup trop précieuses pour que les responsables politiques continuent à rester passifs face à leur déclin spectaculaire. Des mesures doivent être prises !
    D’abord, l’Union européenne doit agir immédiatement afin d’interdire durablement l’ensemble des pesticides les plus destructeurs pour les abeilles.

    L’interdiction des pesticides chimiques doit devenir la norme. Contrairement à l’agriculture conventionnelle, l’agriculture écologique n’utilise aucun insecticide chimique. L’élimination des mauvaises herbes se fait mécaniquement, la biodiversité est la norme. L’agriculture écologique utilise la diversification des cultures comme un outil pour combattre les dégâts des insectes nuisibles dans les champs.

    Il est également nécessaire de mettre en œuvre des mesures de promotion de la biodiversité sur les terres agricoles et de protection et de restauration des écosystèmes pour préserver l’environnement dont les abeilles et autres pollinisateur ont besoin pour vivre. En font partie: les haies, les jachères florales et les réseaux de biotopes.

    Les jardins et parcs naturels où poussent des espèces indigènes sont d’autres atouts. Il faut aussi renoncer aux pesticides chimiques dans ces espaces et favoriser une large biodiversité.

  • Pesticides : L’EFSA dénonce leurs effets sur les abeilles

    Communiqué de la FNE

    L’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a publié, mercredi 16 janvier, des avis sur trois substances actives de la famille des néonicotinoïdes, qui identifient plusieurs risques pour les abeilles. Ces conclusions confirment les alertes données par FNE depuis plusieurs années sur les dangers de ces substances. FNE appelle une nouvelle fois à l’interdiction des néonicotinoïdes.

    Une reconnaissance des risques

    L’évaluation de l’EFSA conclut à des risques élevés pour les trois substances actives évaluéespesticides_credit_LV.JPG (thiametoxam, clothianidine et imidaclopride) utilisées en traitement de semences ou en granulés. Par exemple, les rapports pointent du doigt les impacts des poussières issues des semences et des granulés sur les populations d’abeilles. De la même manière, un risque a été identifié pour les abeilles exposées au thiamethoxam (substance active du Cruiser) par la voie de la guttation1 pour le maïs.

    Qu’en est-il du pollen ?

    Pour Claudine Joly, en charge de ce dossier à FNE : « le rôle du pollen dans l’alimentation des abeilles est fondamental, car il est utilisé pour nourrir les larves. Comme FNE le répète depuis longtemps, les plantes non nectarifères traitées aux néonicotinoïdes, comme le maïs, présentent donc aussi un danger pour les abeilles. FNE s’était félicitée de l’interdiction du Cruiser sur colza en France, mais il faut maintenant aller plus loin. Devant la généralisation de leur emploi en Europe sur de nombreuses cultures, il faut élargir l’interdiction à tous les néonicotinoïdes, ainsi qu’au fipronil qui a le même mode d’action ».

    Des lacunes inacceptables dans les évaluations des risques

    abeille-2-ok.jpg?w=400&h=266L’EFSA n’a pas pu conclure l’évaluation des risques sur les trois substances actives dans certains cas d’exposition, par manque de données disponibles, ce qui confirme les faiblesses des protocoles d’évaluation, dénoncées par FNE depuis des années. Déjà en mai 2012, un avis scientifique2 de l’EFSA pointait les insuffisances des tests réglementaires menés dans le cadre de l’autorisation des substances actives.

    Jean-Claude Bévillard, vice-président de FNE en charge des questions agricoles : « nous sommes satisfaits de voir enfin écrit ce que FNE dénonce depuis des années. En attendant l’évolution des évaluations des risques au niveau européen, nous devons appliquer le principe de précaution et suspendre l’utilisation de tous les néonicotinoïdes. »



    1
    La guttation est le processus par lequel certaines plantes exsudent de la sève sous forme de gouttelettes ressemblant à de la rosée.
    2Scientific Opinion on the science behind the development of a guidance document on the risk assessment of plant protection products on bees, EFSA, mai 2012.

  • Cruiser étendu au Colza : le ministre défie le Conseil d’Etat

     

     

    Communiqué de presse de L'Union Nationale de L'Apiculture Française

     

     Le ministre de l’agriculture vient d’étendre l’autorisation du Cruiser au colza alors que le Conseil d’Etatunaf_sansPlume.jpg a déjà annulé des autorisations qui avaient été délivrées en 2008 et 2009 et qu’il se prononcera dans les prochains mois sur l’annulation de l’AMM délivrées pour les années 2010 et 2011.
    L’Union Nationale de l’Apiculture Française s’indigne une fois de plus d’un manque de respect de la législation.
    Cette décision est d’autant plus regrettable que le colza restait une des rares cultures non traitées d’un attrait majeur pour nos colonies d’abeilles. Après les quatre autorisations successives de mise sur le marché du Cruiser sur le maïs (de 2008 à 2011) et malgré l’annulation des autorisations de 2008 et 2009 par le Conseil d’Etat en février dernier, le Ministère de l’agriculture vient donc de délivrer une nouvelle autorisation de mise sur le marché à Syngenta pour un nouveau Cruiser pour le traitement des semances de colza.
    Autorisé en mai 2011 par le Ministère de l’agriculture sur un avis favorable de l’ANSES d’octobre 2010 (seulement publié aujourd’hui), le « Cruiser OSR » contient trois substances actives : le thiaméthoxam (un insecticide), le fludioxonil et le métalaxyl-M (tous deux des fongicides).
    Le thiamethoxam, est à l’origine de cas avérés d’intoxication d’abeilles. Son autorisation sur le colza, plante très visitée par les hyménoptères, est gravissime pour l’avenir du cheptel apicole français.
    Olivier Belval, président de l’UNAF, déclare : « C’est un nouveau coup porté à nos abeilles. Nous constatons avec dégoût le désintérêt du Ministère pour notre cause et nous redoutons un printemps silencieux dans les plaines de colza»

    images?q=tbn:ANd9GcQYPdRIUCJ5It3V1pgwB9W1TzUXIEOk9sY38LAqHU_G4D9QEup2&t=1Les populations d’abeilles domestiques ou sauvages ne cessent de décroître et pourtant, elles sont indispensables à la survie de milliers d’espèces de plantes à fleurs cultivées et sauvages.
    Olivier BELVAL déclare : « Nos abeilles sont de véritables sentinelles de l’environnement : lorsque celui-ci se trouve dégradé par des pratiques agricoles contestables, leur déclin alerte immédiatement les apiculteurs qui en ont la garde.
    Ces derniers agissent alors en véritables lanceurs d’alerte face à un péril qui menace les mille espèces d’abeilles sauvages qui elles aussi disparaissent sans que personne ne s’en émeuve. »

  • stop aux pesticides

    FNE demande l’interdiction du Cruiser et une réduction de 50% de l’usage des pesticides



    Le Ministre de l’agriculture s’apprête à renouveler l’autorisation de mise en vente du pesticide "Cruiser". Opposée à une telle mesure, France abeille_20butinant.jpgNature Environnement lance une pétition en ligne, demandant l’interdiction immédiate du Cruiser et l’application sans retard du plan Ecophyto 2018.

    Utilisé en France depuis janvier 2008 en enrobage de semences de maïs, le Cruiser (produit proche du Gaucho et du Régent), est un insecticide classé dangereux pour l’environnement, dangereux pour les abeilles, les oiseaux et les mammifères sauvages, et très toxique pour les organismes aquatiques.

    On compte en France plus de 1000 espèces de pollinisateurs. Ces dernières années, leur surmortalité a été constatée partout dans le monde. Les abeilles sont particulièrement touchées, avec une mortalité annuelle de 30 à 40 %. Il faut savoir que 35 % du tonnage mondial d’aliments végétaux (fruits, légumes, oléagineux, café, cacao...) * et la survie de plus de 80% des espèces végétales dépendent directement de la pollinisation par les insectes !

    .ManifestationCruiserFev2008_m.jpgFace à de tels enjeux agricoles, alimentaires, sanitaires et environnementaux, au nom du principe de précaution, France Nature Environnement demande :
    - d’interdire immédiatement le Cruiser
    - de mettre en œuvre, sans retard et avec la plus grande vigilance, le plan Ecophyto 2018 issu du Grenelle de l’environnement, qui prévoit la réduction de 50% de l’usage des pesticides

    Cette pétition sera envoyée au Ministre de l’agriculture, au moment de l’Assemblée générale de France Nature Environnement, le 14 mars 2009. Elle peut être signée directement sur le site de FNE. FNE étudiera les possibilités d’action en justice si l’autorisation de mise sur le marché du Cruiser devait malheureusement être délivrée.

     

    !§!§!§!§!§ DERNIERE MINUTE §!§!§!§!

     

    Cruiser, autorisation renouvelée

    [ 17/12/2008 17:41 ] Michel Barnier, Ministre de l’Agriculture et de la pêche a renouvelé l’autorisation pour 2009 de la préparation Cruiser(1), insecticide utilisé en traitement des semences de maïs pour lutter contre le taupin, indique un communiqué du ministère.


    Cette autorisation ne permet qu’un semis avant le 15 mai 2009.

    Elle a été accordée à des conditions restrictives et sous réserve d’un renforcement du suivi de son utilisation, après un avis favorable de l’Agence française de Sécurité Sanitaire des Aliments en date du 14 novembre 2008.

     

     

    LE SITE DE FNE EST EN LIEN SUR LE BLOG DE L'AN VERT (cliquer ici)

    Une pétition en ligne est à signer .