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  • Aidez la faune sauvage pendant un épisode de canicule

    Communiqué de la LPO le 15.06.2026

    Canicule et faune sauvage : un défi croissant

    Les épisodes de canicule, caractérisés par des températures exceptionnellement élevées de jour comme de nuit, représentent un danger croissant pour la faune sauvage. Lorsque les températures dépassent les 30 °C et que les nuits ne descendent pas sous les 20 °C pendant plusieurs jours, les conséquences sur les écosystèmes deviennent alarmantes. Ces phénomènes, de plus en plus fréquents et intenses en raison du changement climatique, affectent profondément les animaux, leurs habitats et les structures qui leur viennent en aide.

    Des impacts multiples sur les espèces

    Les effets de la chaleur extrême sont nombreux. Les brûlures, causées par des sols surchauffés (jusqu’à 60 °C sur le bitume), peuvent gravement blesser les petits animaux. Les oiseaux nichant sous les toits, comme les martinets ou les hirondelles, sont particulièrement vulnérables : les jeunes, asphyxiés par la chaleur, tombent parfois du nid en cherchant de l’air.

    La déshydratation est une autre menace majeure. L’assèchement des points d’eau oblige les animaux à parcourir de longues distances, parfois jusqu’à l’épuisement. Les écosystèmes sont également bouleversés par la destruction de la végétation, la raréfaction des ressources alimentaires et les incendies. Même les espèces aquatiques souffrent : la baisse de l’oxygène dissous dans l’eau peut provoquer leur asphyxie.

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  • Baromètre de l’avifaune 2026

    Fruit d'un demi-siècle de suivis scientifiques, ce premier Baromètre de l’avifaune publié par la LPO dresse un tableau contrasté, révélateur de l’existence de deux France ornithologiques : d’un côté, un déclin massif et préoccupant des espèces communes, victime de pressions diffuses ; de l’autre, des succès de conservation pour certaines espèces emblématiques. Ce bilan démontre ainsi l’efficacité des mesures prises lorsque l’ambition est au rendez-vous, et invite à renforcer nos efforts pour réduire les pressions systémiques qui persistent.

    La LPO publie aujourd'hui son premier Baromètre de l'Avifaune, qui évalue l’état de conservation et les tendances des populations d’oiseaux en France hexagonale. Fondé sur plus de 50 ans de suivis, combinant expertise scientifique et sciences participatives, ce bilan inédit brosse le portrait le plus complet jamais réalisé de l'avifaune française.

    Plus d'espèces, mais moins d'oiseaux : un marqueur des changements environnementaux

    En cinquante ans, la France a perdu 4 espèces nicheuses et en a gagné 45. À première vue, le solde semble positif, mais la moitié de ces nouvelles venues sont des espèces introduites comme la Bernache du Canada ou encore la perruche à collier.

    Le véritable indicateur n'est donc pas le nombre d'espèces mais le nombre d'individus. Et là, le signal est sans équivoque : −18,2 % d'oiseaux communs en 25 ans. Les passereaux (hirondelles, mésanges, alouettes) qui représentent la moitié des 314 espèces nicheuses en France et 90 % du nombre total d'individus poursuivent leur chute !

    Les causes sont connues : usage massif de pesticides de synthèse, simplification des paysages, artificialisation des espaces naturels et agricoles… En cinquante ans, nous avons perdu près d'un oiseau commun sur cinq. Ceci n'est pas une statistique abstraite : c'est le silence qui s'installe dans nos campagnes, dans nos jardins, au-dessus de nos villes.

    La protection fonctionne… quand elle est effective

    Ce Baromètre démontre aussi que la protection de la nature produit des résultats mesurables quand elle est sérieuse et durable.

    En 1974, il ne restait que 11 couples de cigognes blanches en France. Grâce à des actions ciblées (réintroductions, plateformes de nidification, sécurisation des lignes électriques, protection des zones humides), la France en compte près de 6 000 aujourd’hui.

    Au bord de l'extinction dans les années 1970, les rapaces ont eux aussi bénéficié des avancées réglementaires initiées par la loi de protection de la nature du 10 juillet 1976. Le Faucon pèlerin a recolonisé la quasi-totalité du territoire. 

    La grande leçon du Baromètre, c’est que l’on sait faire de la conservation ciblée. Ce qu'on n'a pas encore su ou voulu faire, c'est enrayer le déclin de fond, conséquence directe de pressions diffuses et systémiques.

     

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  • 30 et 31 mai 2026 : comptage national des oiseaux des jardins

    Les 30 et 31 mai 2026, la LPO et le Muséum national d’Histoire naturelle invitent tous les curieux de nature à consacrer 1 heure à observer et compter les oiseaux de leur jardin.

    Une occasion pour se reconnecter à la nature

    Que vous soyez en ville ou à la campagne, ce comptage est l’occasion parfaite de redécouvrir la nature qui nous entoure, parfois juste à quelques mètres de votre canapé. Prenez le temps d’observer la diversité d’oiseaux qui viennent fréquenter votre jardin. C’est le moment idéal pour partager cela en famille ou pour profiter d’un instant de calme.

    Chaque observation compte !

    Cette opération de sciences participatives nous aident à mieux comprendre les raisons qui amènent les oiseaux à fréquenter nos jardins et nous permettent de suivre les tendances de population de ces espèces en période de reproduction. Moineaux, mésanges, rougegorges, sittelle... quelles seront les espèces présentes dans les jardins cette année ? 

    Et attention chaque espèce doit être comptabilisée, même les pigeons !

    Alors envie d'agir concrètement en faveur de la connaissance et de la protection de notre avifaune ?

    Comment participer au comptage ? 

    Il n’est pas nécessaire d’être un expert en ornithologie pour participer, il suffit d’avoir un peu de temps et d’aimer regarder ce qu’il se passe dans son jardin et de savoir compter. Facile ! 

    1. Choisissez votre lieu d’observation : balcon, jardin ou parc public.
    2. Prenez une heure, le 30 ou le 31 mai pour observer les oiseaux.
    3. Notez pour chaque espèce le nombre maximal d’individus vus en même temps.
    4. Envoyez vos observations sur le site www.oiseauxdesjardins.fr.

    Pas de panique si vous êtes novice : le site regorge de fiches d’identification pour vous aider à distinguer, par exemple, un moineau domestique d’un accenteur mouchet ou toute autre espèce. L’application mobile OisApp de reconnaissance des oiseaux de France métropolitaine, lancée par la LPO en partenariat avec Sunbird Images et avec le soutien de l’OFB, peut également aider à reconnaître les différentes espèces.

    Comment ne pas compter plusieurs fois les mêmes oiseaux ?

    Notez uniquement le nombre maximal d’oiseaux observés par espèce. Si vous observez successivement 4 mésanges bleues, puis 2 et enfin 1, ne notez que 4 mésanges bleues et non 7 (4+2+1).

    Un problème technique ?

    Pour tout problème technique avec le site (inscription, saisie de données…) nous vous invitons à consulter le Guide d’aide à la participation. Lisez-le attentivement, vous y trouverez certainement la solution à votre problème. Sinon rendez-vous dans la Foire aux questions 

    L’équipe animatrice du programme reste également à la disposition des participants pour les aider à identifier les oiseaux observés en envoyant de simples photos à : oiseauxdesjardins@lpo.fr.

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  • 50 ans de protection de la nature : la loi du 10 juillet 1976

    En 2026, la LPO célèbre les 50 ans de la Loi du 10 juillet 1976, qui marque un tournant majeur pour la protection de la Nature en France. Ce texte fondamental a permis de poser les bases d’un droit moderne de l’environnement : protection des espèces, création des Réserves naturelles, obligation d’études d’impact, reconnaissance du rôle des associations… 

    Cinquante ans plus tard, ses effets positifs sont visibles partout sur notre territoire. Des espèces sauvées de l’extinction, des espaces préservés, des actions concrètes menées chaque jour par des actrices et acteurs engagés. Mais ces avancées restent fragiles. Alors que l’érosion de la biodiversité se poursuit et que les pressions s’intensifient, l’héritage de 1976 est plus que jamais d’actualité. Sachons le faire perdurer !

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  • Loi Duplomb 2 : Le retour des néonicotinoïdes

    Communiqué de la LPO le 20.02.2026

    On pensait le dossier clos après la censure du Conseil constitutionnel. Pourtant, quelques mois à peine après la Loi Duplomb 1 et la pétition aux 2,1 millions de signatures, voici déjà Duplomb 2. Même objectif, même logique : réautoriser des pesticides néonicotinoïdes pourtant interdits pour leurs impacts sur les pollinisateurs, l’environnement et la santé humaine, malgré les nombreuses alertes scientifiques. Décryptage d’un retour inquiétant.

    Un retour en arrière après une mobilisation historique

    L’été dernier, plus de 2 millions de personnes s’étaient mobilisées pour s’opposer à la Loi Duplomb, en particulier à la réintroduction d’un insecticide néonicotinoïde : l’acétamipride.

    Cette mobilisation massive traduisait une inquiétude profonde : celle de voir revenir des substances toxiques pour les insectes pollinisateurs, la biodiversité… et la santé humaine.

    Une première loi censurée par le Conseil constitutionnel

    Le 7 août, le Conseil constitutionnel a censuré la disposition phare de la loi, rappelant que les produits néonicotinoïdes ont :

    • des incidences sur la biodiversité, en particulier sur les insectes pollinisateurs et les oiseaux
    • des conséquences sur la qualité de l’eau et des sols
    • des risques pour la santé humaine

    Le Conseil constitutionnel a reproché au texte de permettre des dérogations trop larges, accordées “pour toutes les filières agricoles, sans les limiter à celles pour lesquelles le législateur aurait identifié une menace particulière dont la gravité compromettrait la production agricole“ et pas uniquement “à titre transitoire, pour une période déterminée” qui privaient “de garanties légales le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé garanti par l’article 1er de la Charte de l’environnement”.

    Duplomb 2 : une nouvelle proposition pour contourner la censure

    Quelques mois plus tard, le 30 janvier, avant même que le débat prévu à l’Assemblée nationale n’ait lieu suite à la pétition citoyenne (il s’est tenu le 11 février), le sénateur Laurent Duplomb revient à la charge.

    Il dépose une nouvelle proposition de loi : Duplomb 2, visant à réautoriser non pas un, mais deux néonicotinoïdes par dérogation.

    Cette démarche s’inscrit dans une vision très réductrice de la souveraineté alimentaire, limitée à la compétitivité sur le marché mondial et à la balance commerciale, ignorant, les impacts environnementaux sanitaires, les alternatives disponibles, et les conséquences à long terme sur l’agriculture elle-même.

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  • Oiseaux des milieux agricoles : le signal d'alarme !

    Communiqué de la LPµO du 18.02.2026

    Alors que le SIA (Salon international de l’agriculture) ouvre ses portes ce weekend, dans un contexte de recul réglementaire, la LPO alerte sur le déclin marqué des oiseaux spécialistes des milieux agricoles. Leur diminution de plus de 30 % en moins d’un quart de siècle, ce qui représente la disparition de plusieurs millions d’oiseaux, est révélatrice de l’impact profond du modèle agricole actuel sur le vivant. 

    Les oiseaux, témoins des transformations de notre environnement 

    Parmi les groupes d’espèces les mieux suivis en France, et ce depuis des décennies, l’évolution des oiseaux constitue un signal robuste pour comprendre les transformations en cours et orienter l’action.  

    Présents dans tous les paysages, les oiseaux sont aussi de précieux bio-indicateurs, capables de refléter l’état des habitats, des ressources et des pressions qui pèsent sur la biodiversité. Le suivi des tendances de l’avifaune nous renseigne directement sur l’état de santé de nos écosystèmes. 

    Ces suivis nous apportent un constat alarmant : les populations d’oiseaux déclinent, en particulier chez les oiseaux spécialistes des milieux agricoles : - 32.5 % entre 2001 et 2024. 

    Pour exemples, le pipit farlouse a perdu 80% de sa population depuis les années 1980. La perdrix grise inféodée aux milieux agricoles a perdu 90% de ses populations en 40 ans. Le râle des genêts qui comptait 1200 mâles chanteurs dans les années 1985, aujourd’hui il en reste 120. 

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  • 24 et 25 janvier 2026 : comptage national des oiseaux des jardins

    Le grand rendez-vous du Comptage National des Oiseaux des Jardins est de retour ! Les 24 et 25 janvier 2026, la LPO et le Muséum national d’Histoire naturelle invitent tous les curieux de nature à consacrer 1 heure à observer et compter les oiseaux de leur jardin.

    Parce que chaque observation compte !

    Prenez vos jumelles (si vous en avez), installez-vous confortablement et observez : vous allez devenir le témoin d’un ballet ailé qui nous permet d’en apprendre plus sur la santé des populations d’oiseaux des jardins. Moineaux, mésanges, rougegorges, sittelle... Qui sera de la partie cette année ? Et attention chaque espèce doit être comptabilisée, même les pigeons !

    Ce week-end d’observation est bien plus qu’un simple loisir : c’est une occasion unique de contribuer à la science depuis chez vous. Les données récoltées lors de ces deux journées nous aident à mieux comprendre les raisons qui amènent les oiseaux à fréquenter nos jardins et nous permettent de suivre les tendances de population de ces espèces en période hivernale.

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