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amnesty international - Page 4

  • Russie : le militant politique Vladimir Kara-Mourza condamné à 25 ans de prison

    Publié par Amnesty International le 17.04.2023

    Le 17 avril 2023, un tribunal de Moscou a déclaré Vladimir Kara-Mourza coupable de « haute trahison », diffusion de « fausses informations sur l’armée russe » et « conduite d’activités d’une organisation indésirable ».

    Il était l’un des opposants du Kremlin. La condamnation de Vladimir Kara-Mourza est un nouvel exemple de la répression de la société civile exercée par les autorités russes, une répression renforcée depuis la guerre en Ukraine.

    Ce fervent militant de 41 ans a été jugé pour s’être opposé publiquement à l’invasion de l’Ukraine et pour avoir plaidé en faveur de victimes d’atteintes aux droits humains.

    Qui est Vladimir Kara-Mourza ?

    Militant politique et journaliste, Vladimir Kara-Mourza est connu pour son activisme politique, son travail de défense des droits humains avec des ONGs et sa collaboration avec des médias indépendants. Il était un proche allié du dirigeant de l’opposition Boris Nemtsov, assassiné en 2015 dans le centre de Moscou.

    Vladimir Kara-Mourza a survécu à deux tentatives d’empoisonnement, en 2015 et 2017. Aucune enquête n’a été menée par les autorités russes sur ces deux empoisonnements. Le 11 avril 2022, il a été arrêté près de son domicile à Moscou. Pendant sa détention, son état de santé s’est détérioré.

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  • Droits des femmes  des manifestations majeures en 2022

    Publié par Amnesty International le 28.03.2023.

    Soulèvement inédit en Iran contre des décennies d’oppression, manifestations massives aux États-Unis contre la révocation du droit à l’avortement, marches immenses au Mexique contre les violences faites aux femmes : l’année 2022 aura été marquée par d’importantes mobilisations, initiées par les femmes pour revendiquer et défendre leurs droits. Retour sur leur combat et sur l’élan de solidarité internationale que chacune de ces manifestations a entraîné.

     

    « Femme, Vie, Liberté », « Mon corps, mon choix », « Pas une de plus »  : autant de slogans que des milliers de femmes ont scandé en Iran, aux États-Unis, au Mexique et en solidarité,  partout dans le monde. À chaque slogan son combat : révolte contre le port obligatoire du voile en Iran, protestation contre la décision de la Cour suprême de l’annulation de l’IVG aux Etats-Unis, lutte contre les violences faites aux femmes au Mexique. Mais tous ces slogans portent la même revendication du respect des droits des femmes.

    Résistance et résilience auront été les mots d’ordre de milliers de femmes face à des lois et des pratiques qui restreignent leurs droits. Chaque manifestation a motivé d’autres élans à l’international inscrivant la défense des droits des femmes dans un mouvement mondial. 

    Iran : le soulèvement des femmes pour la reconquête de leurs droits

    16 septembre 2022. Mahsa (Zhina) Amini meurt après trois jours de coma à la suite de son arrestation. La jeune femme kurde de 22 ans visitait Téhéran avec sa famille lorsque la police des mœurs l’a arrêtée pour « port du voile non conforme à la loi ». La mort de Mahsa (Zhina) Amini est le drame de trop qui déclenchera une vague d’indignation et de colère dans tout le pays.

    Le soulèvement est lancé : les femmes iraniennes partent à la reconquête de leurs droits et de leurs libertés. Elles brûlent leurs voiles en public, elles se filment sur les réseaux sociaux en train de se couper les cheveux, elles chantent en persan « Bella Ciao », ce chant italien qui symbolise la résistance contre l’oppression partout dans le monde… le courage des femmes iraniennes force l’admiration. Pour leurs actes de protestation, elles risquent l’emprisonnement, la torture ou la mort. Mais malgré la répression, elles résistent. « Femme, Vie, Liberté ! », scandé haut et fort dans les rues iraniennes, est le cri de ralliement de la contestation de tout un peuple qui se soulève aussi contre les homicides illégaux et la répression généralisée. Des milliers d'hommes se sont joints au combat initié par les femmes. En signe de protestation, certains d'entre eux ont même porté des voiles dans les rues. Quatre manifestants ont déjà été exécutés par les autorités iraniennes depuis le début du soulèvement.

    Le soulèvement né en septembre 2022, et toujours en cours, est sans précédent. Par ce soulèvement, les femmes et les filles iraniennes, remettent en cause tout le système d’oppression mis en place depuis la révolution islamique de 1979. Car, en plus d’être contraintes par la loi sur le port obligatoire du voile, les femmes iraniennes subissent d’autres atteintes et restrictions à leurs libertés à travers une série de lois répressives à leur égard : privation d’accès à l’éducation, à l’emploi et à certains espaces publics... Au regard des lois, elles sont considérées comme des citoyennes de seconde zone. Depuis septembre 2022, les femmes iraniennes revendiquent simplement leurs droits fondamentaux. 

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  • Comment la guerre en Ukraine affecte-t-elle les femmes ?

    Comme dans de nombreux conflits, en Ukraine, les femmes se retrouvent en première ligne de la guerre et des souffrances infligées dans son sillage. Voici les témoignages poignants que nous avons recueillis sur la situation des femmes depuis le début de l’invasion russe à grande échelle de l’Ukraine.

    Les femmes sont les plus touchées par la brutalité de la guerre. Elles sont toujours en première ligne des conflits – en tant que soldates et combattantes, médecins et infirmières, bénévoles, militantes pour la paix, aidantes au sein de leurs communautés et de leurs familles, personnes déplacées à l'intérieur de leur pays, réfugiées et, trop souvent, victimes et survivantes. L’invasion totale de la Russie en Ukraine n’échappe pas à la règle.  

    Alors que le conflit en Ukraine entre dans sa deuxième année, chaque jour, les femmes doivent faire face, seules, à des situations de vie et de mort. Elles sont confrontées aux violences sexuelles et liées au genre. Elles souffrent des pénuries, du manque de ressources et d’accès aux soins pour elle et leur famille. Trop souvent placées en position de victimes ou de survivantes, elles sont exclues des processus décisionnels. 

    Voici les témoignages poignants de femmes en Ukraine que nous avons recueillis.  

    « Il n’y a personne d’autre pour prendre soin d’eux à part moi » 

    Si de nombreuses femmes en Ukraine rejoignent la résistance à la guerre d’agression que mène la Russie, très souvent, les responsabilités liées à la prise en charge des enfants et des membres de la famille leur incombent. Ce qui s’avère particulièrement difficile. 

    Tamara*, une femme qui vit dans la zone de conflit dans l’oblast de Donetsk, raconte comment l’invasion l’affecte en tant que mère mais aussi en tant que fille, puisqu'’elle s’occupe de ses parents : « Tout a empiré. Les hommes [de la famille] sont à la guerre, les femmes se retrouvent seules, souvent avec de jeunes enfants à s’occuper et sans aucun revenu. Il n'y a pas d'aide – aucune aide physique ni financière. » 

    Contrainte de choisir entre abandonner ses parents et mettre ses enfants en sécurité, Tamara s’est retrouvée face à un dilemme impossible. 

    Je suis revenue dans la zone de risque avec mes enfants. Peut-être n’aurais-je pas dû. Mais je dois prendre soin de mes enfants et mes parents âgés étaient restés à la maison – c’est mon devoir. Il n’y a personne d’autre pour prendre soin d’eux à part moi. Je n’ai pas le choix  

    Tamara*, une femme qui vit dans la zone de conflit dans l’oblast de Donetsk 

    Pour de nombreuses femmes, partir en quête de sécurité a un impact émotionnel et physique dévastateur.  

    Maryna*, déplacée à l’intérieur du pays, a fui avec ses enfants l’occupation de l’oblast de Donetsk par la Russie : « C’est très dur. Je suis seule avec trois enfants. Personne ne pensait que la guerre allait arriver. Ce fut un choc et c’était terrifiant. De violents combats faisaient rage tout autour de nous, et nous avons entendu tout cela. Les avions militaires russes volaient si bas que nous pouvions voir les yeux des pilotes – cela a beaucoup marqué les enfants. 

    Nous avons vécu dans un sous-sol pendant près d’un mois, parce que les enfants étaient réellement terrifiés. Ma fille ne pouvait plus dormir dans la maison. Mes enfants sont en grande détresse psychologique et émotionnelle. Généralement, on ne peut se sentir en sécurité nulle part, à cause des bombardements et des alertes aériennes. 

    Maryna*, déplacée à l’intérieur du pays 

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  • Un an de guerre en Ukraine : comment faire face aux dizaines de milliers de crimes de guerre ?

    Publié par Amnesty International  le 22.02.2023

    C’était il y a un an, le 24 février 2022. Les forces militaires russes lançaient une invasion à grande échelle en Ukraine. Un crime d’agression, immédiatement dénoncé par Amnesty International. Depuis, des dizaines de milliers de crimes de guerre et d’autres violations du droit international humanitaire ont été commis. Retour sur la première année d’un conflit dont l'issue reste incertaine, mais qui pose déjà la question de la justice. Qui jugera ces innombrables crimes ?

     

    Depuis 12 mois, des milliers de civils ont été tués en Ukraine et huit millions de personnes ont fui les zones de combats ou leur pays. Des dizaines de milliers de cas de crimes de guerre ont été recensés, notamment des crimes sexuels et liés au genre. Quant au nombre de victimes total, il est bien plus élevé. Les victimes méritent d’obtenir justice et réparation pour tout ce qu’elles ont enduré.

    Un bilan terrifiant, des images indélébiles 

    Depuis 12 mois, la population ukrainienne subit des horreurs inimaginables et la guerre en Ukraine restera associée à des images indélébiles.  

    Nous n’oublierons pas. 

    Les chars russes qui entrent en Ukraine, les pluies d'obus et l'utilisation d'armes interdites à Kharkiv, deuxième ville du pays.

    Une maternité frappée à Marioupol en mars, et l’image d’une femme enceinte évacuée sur un brancard - elle ne survivra pas.  

    Un charnier, à Boutcha, et des cadavres de civils, certains les mains attachées dans le dos, après le retrait des forces russes en avril.  

    Une ville, Marioupol, presque entièrement détruite par les bombardements. 

    Des couloirs humanitaires bombardés

    L’Ukraine plongée dans le froid et le noir, à l’approche de Noël, en raison des frappes visant les infrastructures énergétiques du pays avec pour objectif de terrifier la population.  

    Des bus, qui partent d’Ukraine vers la Russie ou des zones sous contrôle russe, remplis de civils ukrainiens et d’enfants parfois arrachés à leurs parents, et à qui les forces russes n’ont laissé d’autre choix. 

    Des personnes âgées, isolées, dans des appartements sans fenêtres et parfois ni toit, qui survivent, comme beaucoup de familles ukrainiennes, sans eau, électricité, ni chauffage, et sont exposées à des attaques constantes.  

    Nos demandes :  

    La communauté internationale doit identifier les besoins spécifiques des groupes à risque – tels que les femmes, les personnes âgées, les personnes porteuses de handicaps et les enfants – et reconnaître que de nombreux Ukrainien·ne·s, y compris des enfants, ont été expulsés d’Ukraine vers la Russie ou transférés de force dans des zones occupées par la Russie.  

    Il faut prioriser ces groupes particuliers et adapter l’aide humanitaire à leurs besoins spécifiques, notamment en coopérant avec les organisations de la société civile ukrainienne pour hiérarchiser les besoins des victimes, tout en veillant à la transparence et l’efficacité de cette collaboration.  

    La communauté internationale doit reconnaître les immenses préjudices physiques, psychologiques et économiques infligés à la population ukrainienne au cours de l’année écoulée, une étape cruciale pour rendre justice et d’accorder des réparations aux victimes de l’agression russe en Ukraine. 

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  • En Iran, plusieurs femmes libérées de prison

    Yasaman Aryani, Saba Kordafshari, Armita Abasi… ces femmes iraniennes, symboles de la lutte pour les droits des femmes en Iran, ont été libérées de prison. Des bonnes nouvelles importantes, porteuses d’espoir dans un contexte où le soulèvement déclenché par la mort de Mahsa Amini continue d’être violemment réprimé par les autorités.  

    Yasaman Aryani : une libération portée par des années de mobilisation 

    Des fleurs pour la liberté. C’est l’acte de défiance poétique que Yasaman Aryani avait choisi pour s’opposer aux lois en vigueur sur le port obligatoire du voile. Le 8 mars 2019, à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, Yasaman a distribué des fleurs blanches dans le métro de Téhéran à plusieurs Iraniennes. Un acte poétique, une ode à la liberté qu’elle a fait courageusement en retirant son voile. Cet acte l’a conduite en prison. Yasaman était emprisonnée depuis avril 2019, condamnée pour ce type de motifs : « propagande contre le régime », « incitation à la corruption et la prostitution ». Yasaman est devenue un véritable symbole de la lutte pour les droits des femmes en Iran.

    Dès leur sortie de prison, elles ont scandé « Femme, vie, liberté ! ». Un acte symbolique fort qui montre que les autorités iraniennes n’ont pas fait taire leur voix et leur détermination. Au contraire. Elles continueront leur combat, pour la liberté.

    Yasaman Aryani : une libération portée par des années de mobilisation 

    Des fleurs pour la liberté. C’est l’acte de défiance poétique que Yasaman Aryani avait choisi pour s’opposer aux lois en vigueur sur le port obligatoire du voile. Le 8 mars 2019, à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, Yasaman a distribué des fleurs blanches dans le métro de Téhéran à plusieurs Iraniennes. Un acte poétique, une ode à la liberté qu’elle a fait courageusement en retirant son voile. Cet acte l’a conduite en prison. Yasaman était emprisonnée depuis avril 2019, condamnée pour ce type de motifs : « propagande contre le régime », « incitation à la corruption et la prostitution ». Yasaman est devenue un véritable symbole de la lutte pour les droits des femmes en Iran.

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  • Syrie : le séisme frappe une zone déjà ravagée par douze ans de guerre

    Lundi 6 février au matin, un séisme dévastateur a foudroyé la Turquie et la Syrie. Nous exprimons toute notre solidarité aux milliers de familles endeuillées. Ce drame a notamment frappé le nord-est syrien, une zone qui faisait déjà face à une terrible crise humanitaire, meurtrie par des années de guerre. Permettre l’accès aux convois humanitaires est urgent.

    Lors du tremblement de terre du 6 février, des immeubles entiers se sont effondrés dans des quartiers du nord-ouest de la Syrie, déjà délabrés par des années de guerre. Cette destruction de très grande ampleur, conjuguée à une crise économique aiguë et une violente tempête de neige, entrave l’acheminement de l’aide humanitaire. 

    Une double tragédie  

    C’est la région d’Idlib, au nord-ouest de la Syrie qui a été directement frappée par le séisme. Plus de quatre millions de personnes y vivent. Parmi elles plusieurs milliers de personnes déplacées d’autres régions de Syrie. En juillet 2022, notre organisation avait déjà documenté les conditions de vie extrêmement difficiles auxquelles elles étaient confrontées dans les camps, dépendant entièrement de l’aide humanitaire pour survivre. 

    Cette zone échappe encore au contrôle du gouvernement de Bachar El Asad. Depuis que le gouvernement syrien a perdu le contrôle de la partie nord-ouest du pays, il procède à des coupures d’électricité, de l’approvisionnement en eau, attaque des camps, des installations médicales et des écoles. Le gouvernement syrien et les forces russes se livrent toujours à des attaques indiscriminées.

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  • Israël : L'apartheid se renforce, les Palestiniens en paient le prix  

    Publié  par Amnesty International le 02.02.2023

    Ségrégation territoriale et restrictions de déplacement, saisies massives de biens fonciers et immobiliers, expulsions forcées, détentions arbitraires, tortures, homicides illégaux… Un an après la sortie de notre rapport, les exactions commises par les autorités israéliennes sur les Palestiniens et  Palestiniennes se sont encore aggravées. 

    Les autorités israéliennes doivent démanteler le système d'apartheid qui provoque tant de souffrances et d'effusions de sang. Depuis que nous avons lancé une grande campagne contre l'apartheid il y a un an, les forces israéliennes ont tué près de 220 Palestinien.ne.s, dont 35 pour le seul mois de janvier 2023.  

    En janvier 2023, une série d'attaques meurtrières a mis en évidence le besoin urgent de mettre fin à une impunité qui nourrit ce cycle de violence. Le 26 janvier, les forces israéliennes ont mené un raid sur le camp de réfugiés de Jénine et tué dix Palestiniens, dont une femme de 61 ans. Le 27 janvier, sept civils israéliens ont été tués lorsqu'un Palestinien armé a ouvert le feu à Neve Ya'akov, une colonie israélienne de Jérusalem-Est occupée. En réponse à cette attaque, les autorités israéliennes ont intensifié la punition collective contre les Palestinien.ne.s, procédant à des arrestations massives et menaçant de démolir des maisons à titre punitif.  

    Dans le cadre de l'apartheid, les autorités israéliennes contrôlent pratiquement tous les aspects de la vie des Palestiniens et Palestiniennes et les soumettent à une oppression et une discrimination quotidiennes par le biais de la fragmentation territoriale et de la ségrégation juridique. Les Palestinien.ne.s des territoires palestiniens occupés (TPO) sont séparés en enclaves distinctes, ceux et celles qui vivent dans la bande de Gaza étant isolés du reste du monde par le blocus illégal d'Israël, qui a provoqué une crise humanitaire et constitue une forme de punition collective.  

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