La mobilisation contre la réforme des retraites a été massive dans les Ardennes.
Les cortèges ont été très fournis et dynamiques, sans débordements. Lors de la manifestation du 28 octobre, la colère avait monté d'un cran face à l'intransigeance du gouvernement.
C'est ce jour là que la vitrine de l'UMP de Charleville a été brisée par des participants au cortège. Les syndicats organisateurs de la manifestation n'avaient pas approuvé cette action. Cependant on peut comprendre que l'exaspération pousse à des gestes de violence, qui dans ce cas n'ont cependant pas touché des personnes.
Deux mois après, la police lance une opération massive et spectaculaire, comme si on avait affaire à une bande de dangereux récidivistes. Si les auteurs ont été identifiés, il aurait été très simple de les convoquer, ils ne vivent pas dans la clandestinité.
Mais il y a un message à faire passer : l'UMP doit être défendue, et les manifestants sont des délinquants en puissance.
Les syndicats organisateurs des journées de cet automne ne se sont pas trompés : ils dénoncent la disproportion de la réaction policière, et appellent à la solidarité militante.
Le procès est prévu pour le 27 janvier, les inculpés peuvent compter sur de nombreux soutiens pour remettre ces événements dans le contexte du moment, et refuser de voir criminaliser les mouvements sociaux.
d'entrée. S'adressant à des personnes en grande détresse, une contribution financière est un obstacle qui ne peut être franchi. Les sénateurs ont entendu les arguments des associations, qui privilégient la santé publique et celle des personnes par rapport à une rentrée d'argent très modeste pour le budget de l'Etat. Tout n'est pas joué, puisque le ministre veut annuler ce choix du sénat en commission paritaire.
Le 12 octobre, plus de trois millions et demi de nos concitoyens étaient dans la rue pour dire « non » à une réforme des retraites qui promet de frapper durement les salariés, et en premier lieu les femmes et les ouvriers. Cette réforme, injuste et cynique, n’a fait l’objet d’aucune négociation véritable avec les organisations syndicales. Elle est imposée par un homme seul, qui coûte que coûte, applique une commande du Medef, au mépris de la mobilisation populaire, au mépris de la représentation nationale, privée de tout débat digne de ce nom, et au mépris de son propre engagement électoral à ne pas toucher à l’âge de la retraite. À l’inverse, il veut revenir sur une réforme adoptée par le peuple à la faveur de la victoire de la gauche en 1981. C’est ainsi, sans la moindre considération pour les règles les plus élémentaires de la démocratie, que Nicolas Sarkozy veut imposer à notre pays une régression sociale sans précédent depuis la Libération.
confédérations syndicales ont souligné le 9 septembre que « le vote de ce projet n’est plus d’actualité », les soussignés se prononcent en vertu de l’article 11 de la Constitution, pour l’arrêt immédiat de la procédure d’adoption de ce projet de loi et la convocation d’un référendum sur celui-ci. Ils entendent ainsi contraindre le président de la République à ouvrir un débat qu’il n’a cessé d’entraver, et favoriser son appropriation citoyenne en vue d’un choix de société éclairé et transparent. Ils en appellent, dans le même mouvement, à la poursuite de la mobilisation populaire, le 16 octobre et après.
Ce site a profité d’une certaine médiatisation mais il fait partie d’une multitude d’initiatives qui sont allées dans ce sens. Rien qu’ici 50 000 euros de dons ont été signalés en 10 jours. Ce succès prouve la nécessité de cet outil.
travailleurs les plus fragiles.