Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

écologie - Page 266

  • Sophie Perrin : une écologiste parle d'écologie

    Dans le cadre des contributions que nous avons demandées aux 3 candidates de gauche dans la 3ème circonscription des Ardennes, voici la réponse de Sophie Perrin sur le thème de l'écologie.

     

    Comité EELV Sedan-Vouziers


    A Sedan, le 30 mai 2012


    Environnement et Écologie


    - Nos cours d’eau comme la Givonne, la Chiers, La Meuse ou l’Aisne sont fréquemment victimes de pollutions récurrentes sans que les pollueurs ne soient inquiétés, nous ferons appliquer le principe de pollueur payeur en renforçant le pouvoir des inspecteurs de l'ONEMA, de la DREAL et des organismes de protection de nos ressources naturelles.
    - Une vigilance accrue de notre part sera portée face au projet de prospection d’extraction de pétrole dans la vallée de la Bar (de Tannay à Vendresse en passant par Sauville ou Chémery sur Bar), site répertoriée en Natura 2000 et en Zone d’Intérêt Ecologique pour la Faune et la Flore (ZNIEFF).
    - Nous sommes favorable au projet de PNR Argonne en cours de constitution, et appelons ee les verts,sophie perrin,election législativesolennellement les maires des communes de l'Argonne Ardennaise à rejoindre ce grand et beau projet. La commune de Vouziers s'est déjà engagée dans cette voie, et d'autres petites communes vont suivre prochainement. L'apport d’un Parc Naturel Régional pour le tourisme, la protection de l'environnement et l'économie peut être conséquent. L'Argonne a besoin d'un tel repère pour garder son identité et ses valeurs.
    - Une loi sera proposée en faveur du respect de tous les êtres vivants : protection des animaux contre les barbaries et les sévices, lutte contre les OGM, interdiction de breveter le vivant, réduction de 70% des utilisations des produits phytosanitaires (engrais chimiques, pesticides, fongicides,…)
    - La préservation des biotopes locaux avec l'incitation à la replantation des haies entre les cultures agricoles, le maintien ou le redéveloppement des trames vertes et bleues et autres corridors écologiques.
    - Le projet du barrage de Savigny-sur-Aisne reste d'ailleurs un non sens écologique qui menace l’intégrité des biens et des personnes, c'est inadmissible. Nous serons toujours de ce combat jusqu'à ce qu'une solution soutenable soit trouvée après une étude complète et entière du bassin.
    - Une transition énergétique programmée et décentralisée doit être mise en place pour 2035 en sortant PROGRESSIVEMENT de la dépendance française du nucléaire et du pétrole, en se basant sur la démarche proposée par Négawatt - www.negawatt.org/la-demarche-negawatt-p33.html.
    - Des politiques conjuguées d’économie d’énergie et d’efficacité énergétique des produits manufacturiers et des bâtiments seront mis en place dès l’année 2013, le développement des énergies renouvelables de manière décentralisée et locale doit pouvoir reprendre une ascension plus soutenue. Le mix énergétique ardennais, éolien, solaire, méthanisation, biomasse et hydraulique sera prédominant dans 20 ans et maintiendra réellement notre indépendance énergétique : maîtrise des coûts de production donc des coûts de consommation et lutte contre la précarité énergétique.
    ee les verts,sophie perrin,election législative- Création d’un schéma local Climat/Energie pour chaque communauté de commune en relais du plan climat/énergie régional. Une lutte accrue contre la hausse des gaz à effet de serre devra être menée, localement.
    - Développement d’une véritable politique de réduction des déchets à la source par un contrôle plus strict des productions et de l'apport réel des emballages. Le recyclage des déchets sera rationalisé afin de maîtriser l'impact de notre consommation sur l'environnement.
    - Nous privilégierons la médecine préventive, la santé alimentaire est une priorité. Les Ardennais les plus modestes doivent pouvoir accéder à des aliments de qualité au meilleur prix. Une partie des cancers, le diabète, et l'obésité apparaissent à cause de la piètre qualité de certains aliments. Nous remettrons la qualité alimentaire et nutritive par de la production locale dans les cantines scolaires et sur les étals.
    - Nous mettrons en oeuvre une étude des potentiels de transports collectifs là ou ils sont déficients pour permettre d'améliorer la situation actuelle.

    - Nous développerons une politique facilitant l'utilisation du vélo comme moyen des déplacements professionnels et privés, sur les courtes distances, car ce mode de déplacement reste extrêmement dangereux sur notre territoire. 



  • Bure, un enfouissement qui se veut protecteur, mais pour combien de temps ?

    Le problème du devenir des déchets nucléaires est loin d'être résolu.

     

    Faute de possibilité de recyclage, certains pays ont choisi l'enfouissement en profondeur. C'est le cas de l'Allemagne, qui a opté pour d'anciennes mines de sel. Celles-ci devaient garantir une stabilité géologique et une absence d'eau. Hélas en quelques années une faille a laissé passé de l'eau et a créé une situation incontrôlable.

    Dans le bulletin de l'Association des Médecins Français pour la Prévention de la Guerre Nucléaire, on peut lire "l’office fédéral pour la radioprotection et la sûreté nucléaire (BfS), actuel propriétaire de la mine de sel épuisée Asse II (Basse-Saxe), a décidé de ramener à la surface les 126.000 fûts de déchets nucléaires qu’elle contient. La récupération des fûts devrait durer une dizaine d’années, et coûter au moins 2 milliards d’euros, selon une estimation du président du BfS, Wolfram Kônig. NordbertRôttgen, Ministre fédéral de I’environnement, soutient cette décision."

    En France, le site choisi se situe à Bure, dans la Meuse, où les conditions géologiques sont également bure-stop-g.gifprésentées comme idéales. Mais les déchets enfuis ont une durée de vie qui se chiffres en centaines de milliers d'années, et personne n'est capable de faire des prévisions à cette échéance. Les responsables semblent espérer que si un accident arrive, ce sera dans un délai suffisant pour que leur responsabilité ne puise être mise en cause.

    Un récent article du Courrier international revient sur l'existence du site de Bure, en voici la conclusion :

    Même après la désintégration des fûts, qui, selon l’Andra, devrait se produire dans quatre mille ans, la roche constituera une barrière imperméable. “Les calculs les plus prudents montrent que des radionucléides ne peuvent migrer sur plus de quelques mètres en un million d’années.”

    Mais ces assurances n’ont guère d’effet sur les opposants au projet. “Aucun géologue ne peut garantir qu’il n’y aura jamais d’infiltration d’eau dans les sites de stockage”, proteste Jean-Marie Brom, directeur de recherches en particules physiques au CNRS et militant antinucléaire bien connu.

    Une analyse des recherches sur les dépôts géologiques effectuée par Greenpeace a révélé plusieurs aléas scientifiques, dont une connaissance insuffisante des multiples interactions chimiques susceptibles de se produire, des doutes sur la précision des modèles informatiques sur le long terme et l’éventualité d’un séisme ou d’une perturbation du site durant la vie du dépôt.

    “Est-on vraiment en mesure d’affirmer que l’on en sait assez sur cette option d’enfouissement ?”, s’interroge Helen Wallace, la physicienne qui a rédigé le rapport pour Greenpeace. “Au stade actuel des connaissances scientifiques, cela revient à croiser les doigts en espérant qu’aucun problème ne se produise

  • Victoire pour les océans, et les pêcheurs artisans africains

    Communiqué de Greenpeace

    Début mai, le gouvernement du Sénégal a finalement annulé les autorisations de pêche qui avaient été octroyées aux 29 chalutiers pélagiques étrangers opérant dans les eaux sénégalaises.

    Cette très bonne décision va bénéficier aux pêcheurs artisans locaux, qui voyaient leurs ressources diminuer du fait de la surpêche pratiquée par ces navires étrangers.

    Il y a quelques mois, en pleine campagne présidentielle au Sénégal, Macky Sall, alors candidat, avait1292331828P%C3%AAche.gif rencontré des représentants de Greenpeace basés à Dakar. A l’issue de ce rendez-vous, il avait publiquement déclaré qu’il agirait, une fois élu, pour mettre fin au pillage des eaux sénégalaises par les bateaux étrangers. Il vient donc de tenir sa promesse.

    Cette rencontre a eu lieu alors que les équipes de Greenpeace menaient une mission à bord de l’Arctic Sunrise en mars-avril dans les eaux ouest africaines. Cette expédition a été le point d’orgue d’une campagne de terrain, menée avec la population sénégalaise et les pêcheurs artisans locaux, pour réclamer plus d’équité dans le partage des ressources halieutiques et une meilleure protection pour les océans ouest africains.

    Bon nombre des énormes chalutiers qui viennent piller les mers d’Afrique viennent d’Europe. L’Union européenne doit prendre ses responsabilités et s’inspirer de cette décision des dirigeants africains. Plutôt que d’envoyer les navires en surnombre de sa flotte pêcher dans les eaux des pays en développement, la politique commune des pêches européenne, actuellement en pleine réforme, devrait limiter le nombre de bateaux industriels de pêches et favoriser une pêche locale plus responsable, une pêche artisanale.

  • 20 ans de la directive « habitats » : Natura 2000 reste une chance à saisir pour les territoires !

    La directive européenne dite "Habitats" fêtera ses 20 ans ce lundi 21 mai 2012. Cette directive marque une étape fondamentale dans les politiques de préservation de la biodiversité, en créant notamment le réseau de sites naturels appelé "Natura 2000" qui intègre les zones désignées au titre de la directive européenne dite "Oiseaux" de 1979. A cette l'occasion, France Nature Environnement dresse un état des lieux marqué par le retard pris dans la mise en œuvre du processus « natura 2000 ». Pour FNE, une vraie dynamique est nécessaire. Elle passe par une valorisation de ces territoires ayant engagé une bonne gestion. Explications


    Des opportunités pour la préservation de la biodiversité et la reconnaissance des territoires !


    En créant un réseau écologique, Natura 2000 a posé le cadre d'une véritable politique de préservation de la biodiversité, programmative et évaluée, pour les espèces et les habitats naturels menacés et remarquables de l'Ouest du continent européen.

    Pour la mise en œuvre de Natura 2000, la France a choisi d'élaborer un plan de gestion, dénommé "Document d'Objectif", pour chaque site et de privilégier les démarches contractuelles avec les acteurs concernés. Ce processus est validé par un comité de pilotage réunissant les représentants des acteurs concernés et installé pour chaque site Natura 2000.

    Pour Serge Urbano, administrateur FNE en charge du dossier : "Ce dispositif de gestion contractuelle et de gouvernance était novateur lors de la mise en place de Natura 2000. Il continue d'être pertinent, car il permet d’associer tous les acteurs, notamment socio-économiques. Malheureusement, nous constatons avec amertume que peu de contrats ont été signés. Or ceux-ci sont non seulement un avantage pour la biodiversité mais permettent également de maintenir des activités. Pour FNE, ce constat appelle un bilan objectif et partagé pour redonner à Natura 2000 la place qui est la sienne, permettant de valoriser les territoires et de concrétiser une vraie dynamique".

    Un réseau inachevé


    Si, après d'énormes difficultés de mise en route, le dispositif Natura 2000 s'est finalement déployé en France, tous les problèmes ne sont pas résolus. Par exemple, tous les territoires éligibles à Natura 2000 n'ont pas été désignés, ce qui fait craindre un manque de fonctionnalité pour ce réseau écologique et une réponse inadaptée pour la biodiversité en mauvais état de conservation.

    Des sites dégradés


    Le respect de l'intégrité des sites Natura 2000 constitue également un enjeu majeur. En juillet 2011, FNE publiait une enquête, réalisée avec son mouvement associatif, qui montrait, même si elle n'était pas exhaustive, qu'au minimum 34,1 % des Zones de Protection Spéciales (ZPS - instituées par la directive "Oiseaux") et 19,1 % des Zones Spéciales de Conservation (ZSC - instituées par la directive "Habitats") étaient concernées par des dégradations ou étaient susceptibles de l'être.

    Vers une nouvelle dynamique ?

    FNE attend, qu’à l’occasion de ce vingtième anniversaire, une nouvelle dynamique soit relancée pour atteindre les objectifs de la directive, à savoir le maintien ou le rétablissement, dans un état de conservation favorable, des habitats naturels et des espèces de faune et de flore sauvages d'intérêt communautaire.

    Pour Bruno Genty, président de FNE : "Natura 2000 mérite vraiment d'être mieux considéré car c'est un outil qui peut aider à réaliser la transition écologique tout en assurant le maintien d’un tissu économique et social dans les territoires. Nous demandons au président de la République et au nouveau gouvernement de relancer la dynamique pour que les 20 ans de la directive Habitats marquent un nouveau départ !"

    natura 2000,ecologie,fne

    La vallée de l'Aisne, site classé Natura 2000

    Photo DR


  • La transition écologique, c’est maintenant

    En ce lendemain d’élection, France Nature Environnement fonde des espoirs sérieux dans les engagements obtenus. Nous espérons que le futur président de la République saura se souvenir de ses engagements personnels pris pendant la campagne en matière d’environnement et l’exigence environnementale exprimée par son parti alors que celui-ci était encore dans l’opposition. Pour mémoire, les parlementaires socialistes ont voté la loi Grenelle I mais beaucoup ont déclaré que la loi Grenelle II n’allait pas assez loin à leur goût.

    L'environnement au cœur du Gouvernement

    hollande_actu.jpg" Notre ambition pour la transition énergétique et la transition écologique de l'économie sera portée au plus haut niveau par le président de la République et le Premier ministre qui sera directement chargé de la transition écologique. Mais chaque ministre devra avoir lui-même sa feuille de route en matière de transition écologique dans le domaine de sa compétence", a déclaré François Hollande, le 28 janvier 2012, lors du congrès de France Nature Environnement. Promesses bien entendues et pour lesquelles nous serons vigilants afin qu’elles n’engagent pas que ceux qui les ont écoutées...

    Pour une démocratie modernisée

    François Hollande a également annoncé vouloir instaurer "une Conférence environnementale à 5 collèges (Etat, Collectivités, ONG, Syndicat patronal et syndicats de salariés) + 1, celui des parlementaires, dotée d'un agenda environnemental qui déterminera chaque année des priorités, pour mettre le dialogue environnemental au niveau du dialogue social».

    Cet engagement va également dans le sens de « l’Appel des 3000 pour un Contrat environnemental», la plateforme de proposition de FNE, en dépassant l’unique temps fort pour instaurer un dialogue permanent. Il s’agira de caler rapidement le calendrier et les modalités de gouvernance de cette conférence pour la rendre opérationnelle, éviter l’ « usine à gaz » et en faire un véritable outil démocratique d’aide à la décision publique.

    Changer pour s’en sortir par le haut

    Les engagements environnementaux du candidat socialiste sont nombreux : examen systématique de l'ensemble des subventions défavorables à l'environnement, soutien à la recherche et l'innovation pour une agriculture durable, réduction de moitié de l'artificialisation des sols, isolation de 600 000 logements anciens chaque année.... Autant de chantiers à mettre en œuvre au plus vite pour qu’ils bénéficient aux français de plus en plus précarisés et fragilisés par la crise économique environnementale et sociale.

     

    Bruno Genty, président de FNE « Bien que le programme de François Hollande ne nous semble pas suffisamment ambitieux d’un point de vue environnemental, nous avons pris acte d’un certain nombre d’engagements importants, qui créent les bases d’avancées concrètes. Nous serons très attentifs à leur mise en œuvre et nous participerons à leur appropriation par les citoyens. En agissant dès aujourd’hui, l’environnement sera un levier. Attendre, ce serait le transformer en obstacle».

  • Plus aucune centrale nucléaire en activité au Japon : un exemple à méditer !

    À partir du 5 mai 2012 à 16 h (23 h au Japon), avec la fermeture du réacteur de Tomari (sur l’île d’Hokkaido), le Japon ne comptera plus aucune centrale nucléaire en activité. Cet état est peut-être provisoire, mais l’archipel aura au moins apporté la démonstration qu’un pays industrialisé peut techniquement se passer de cette énergie en un an et quelques mois.


    Maintenir un Japon sans nucléaire : le bras de fer entre le gouvernement et les populations

    À la suite du tremblement de terre du 11 mars, plusieurs centrales nucléaires japonaises ont été mises à l’arrêt ; tout au long de l’année, d’autres ont été arrêtées pour maintenance. La population et les nonmerci-japanese.jpgautorités locales s’opposent à leur redémarrage, car elles sont conscientes du risque qui continue de planer sur le Japon – un nouveau séisme ravageur n’est pas à exclure dans les prochaines années, et la situation à la centrale de Fukushima Daiichi reste très préoccupante, bien loin de toute « reprise de contrôle » contrairement à ce que voudrait faire croire Tepco, en particulier en ce qui concerne la piscine du réacteur n°4 [1]. .

    Avec l’arrêt de Tomari, le Japon pourra enfin dire au revoir au nucléaire… même si cet arrêt risque d’être provisoire. Déjà, le gouvernement prévoit de remettre en fonctionnement deux réacteurs de la centrale d’Ohi, dans la préfecture de Fukui, bien que ceux-ci n’aient pas fait l’objet de travaux pour améliorer leur sûreté. Le Premier Ministre espère pour cela obtenir l’approbation des autorités locales d’ici juillet prochain. C’est sans compter sur l’opposition de la société civile japonaise. Plusieurs militants mènent actuellement une grève de la faim devant la centrale d’Ohi et le Ministère de l’Industrie pour que le Japon reste sans nucléaire ; parmi eux, des moines, des femmes de Fukushima, et des intellectuels comme le reporter indépendant Satoshi Kamata, un des initiateurs de la pétition internationale « Adieu au nucléaire ».

    Un Japon sans nucléaire, ça peut marcher !

    Pour justifier le redémarrage des centrales, le gouvernement et les opérateurs électriques prétextent une pénurie d’électricité imminente, les consommations les plus importantes ayant lieu l’été. Selon le gouvernement japonais, le déficit pourrait atteindre 9 % lors des pics de consommation d’électricité ; selon Kepco (Kansai Electric Power, la société qui exploite la centrale d’Ohi), il pourrait même avoisiner les 16 % dans la région du Kansai. Cependant, pour les associations, ces chiffres ne tiennent pas compte des économies d’électricité réalisables. Pour Aileen Mioko Smith, porte-parole de l’ONG Green Action Japan, les firmes surestiment la consommation estivale à venir et le Japon pourrait passer l’été sans réacteurs et sans pénurie, avec même un supplément d’électricité de 3,5 % [2] !

    Cette fermeture définitive des réacteurs pourrait constituer le point de départ pour une politique énergétique d’avenir pour le Japon. Ainsi, selon une étude récente de Greenpeace, un Japon sans nucléaire en 2012 pourrait d’ici 2020 produire 43 % de son électricité à partir des énergies renouvelables, et réduire de 25 % ses émissions de gaz à effet de serre par rapport à 1990, respectant ainsi ses objectifs internationaux.

    La suite sur sortirdunucléaire.org


     

    fukushima.jpg


  • Nucleaire : le danger principal viendra de ...

    Un militant de Greenpeace a réussi à survoler la centrale du Bugey ce matin, démontrant l'insuffisance de la protection aérienne pour les centrales nucléaires.

    Comme  l'écrit Greenpeace, "Ce survol illustre la vulnérabilité des sites nucléaires français face à la menace d’une attaque aérienne. Alors que l’Allemagne a pris en compte la chute d’avion dans ses tests de sûreté, la France refuse toujours d’analyser ce risque pour nos centrales ! "

    Il est consternant de constater que, dans ce domaine très sensible, les autorités réagissent souvent après coup, et n'anticipent pas tous les accidents possibles. On a vu après Fukushima l'agence de sûreté nucléaire exiger des travaux importants de mise en sécurité des installations françaises. A Fessenheim, construit en zone à risque de séisme, il faudrait installer un radier sous la centrale, ce qui représente un coût considérable. On est consterné de voir qu'il a fallu un drame au Japon pour sécuriser des centrales qui fonctionnent depuis des décennies. Les tremblements de terre ne sont pourtant pas des inventions nouvelles.

    Greenpeace met l'accent sur une autre faiblesse, la chute provoquée ou accidentelle d'un avion sur le dôme d'une centrale. Souvenez-vous après les attentats du 11 septembre des batteries anti-aériennes avaient été installées à Chooz. Ce point faible est repertorié, mais les responsables ne veulent pas le reconnaître et en tirer les conclusions qui s'imposent.

    Les responsables d'EDF affirment qu'aujourd'hui les sécurités ont bien fonctionnée, car le militant a été rapidement arrété. Le but n'était pas de ne pas se faire repérer, au contraire. Par contre il vient d'être démontré qu'un survol de la zone "sécurisée" est possible et à partir de là de nombreuses failles peuvent être ouvertes.

    Sur une installation aussi complexe qu'une centrale nucléaire, le risque zéro ne sera jamais possible. Une erreur humaine, une défaillance technique, une malveillance ou un attentat, un phénomène naturel inhabituel, ou la combinaison de plusieurs de ces éléments, comment serait-il possible de se prémunir contre tout cela ?

    Si cela est également vrai pour toutes les installations conçues et pilotées par l'homme, aucune autre ne présente les mêmes dangers en cas d'accident.

    Faut-il rappeler qu'après Three Mile Island, Tchernobyl et Fukushima, nous ne sommes plus dans le fantasme de quelques illuminés, mais dans une dure réalité.

    Après les USA, l'ex URSS et le Japon, faudra-t-il attendre un accident de ce niveau en Europe avant que nos dirigeants décident enfin de sortir du nucléaire.

    Green001.jpg

    © Lagazeta / Greenpeace