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Actualité vouzinoise - Page 155

  • La fermeture du site de Le Chesne votée au C A du collège

    Les collèges multi-sites sont (étaient ?) un peu une spécialité ardennaise depuis la tentative avortée du conseil général de fermer des établissements (en 2005).

    Des regroupements avaient alors été réalisés (Buzancy-Grandpré et Vouziers-Le Chesne pour notre secteur) avec un statut pas très clair, un peu expérimental, et avec une dotation de moyens renforcée mais pas garantie dans le temps. Au fil des années il est devenu de plus en plus évident que la volonté des décideurs était de fermer de nombreux sites ardennais, car "le département est surdoté en nombre de collèges". Un certain cynisme s'est manifesté, par des élus favorables à la fermeture mais se disant défenseurs du monde rural par ailleurs. Le sommet a été atteint par Benoît Huré, le président du Conseil Général des Ardennes qui a déclaré :"De toute façon il faudra d'une manière ou d'une autre réviser la carte des collèges, et je ne m'y opposerai pas. Mais aujourd'hui, pour moi, la balle est dans le camp du rectorat : je mets des collèges là où il met des profs, tout simplement. Moi, j'ai déjà donné…"

    Le Directeur Académique des Services de l'Education Nationale (DASEN) est chargé de mettre en œuvre la politique définie par les élus nationaux. Concernant les collèges, son action tend depuis deux ans à faire fermer les "petits" collèges, d'une manière ou d'une autre. L'an dernier, il s'est heurté à une résistance assez forte, notamment à Buzancy et à Le Chesne.  Il a continué à avancer cette année, même si une étude globale a été préconisée et qu'un moratoire a été décidé en attendant les conclusions de cette étude.

    Il a ainsi annoncé en décembre dernier la fermeture du site de Buzancy.

    Pour le site de Le Chesne, la méthode a été différente. Les moyens affectés au multi-site Vouziers Le Chesne pour la rentrée 2014 rendent quasi impossible un fonctionnement correct sur deux sites. Il n'est plus question de moyens spécifiques pour les multi-sites, encore moins pour les petites unités. Pour tuer son chien, on peut dire qu'il a la rage, on peut aussi ne plus le nourrir suffisamment, c'est peut-être un peu plus long, mais cela reste très efficace.

    Toujours est-il que le conseil d'administration du multi-site Vouziers-Le Chesne a voté ( à une faible majorité) la fermeture du site de Le Chesne pour la rentrée prochaine. Si cette fermeture était confirmée, beaucoup de questions d'organisation se poseraient (transport des élèves en particulier) et ces questions sont loin d'avoir une réponse claire à l'heure actuelle.

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    Le collège de Le Chesne (photo L'An Vert  D.R.)

  • Prochain conseil municipal de Vouziers

    Une réunion de conseil municipal est programmée le mardi 18 février 2014  à 19 h 15 dans la salle ordinaire de ses séances.

    Ordre du jour  :

    Adoption des comptes rendus du conseil du 19 novembre et du 10 décembre 2013.

    Affaires financières

    1. Orientations budgétaires 2014 - budget Ville, budget Eau et budget Assainissement ;

    2. Redevance d'occupation du domaine public communal par les ouvrages de distribution d'eau potable et d'assainissement ;

    3. Concours des illuminations 2013 - attribution des prix ;

    4. Demandes de subventions :

    Travaux de voiries - construction de trottoirs rue des Poilus ;

    Rénovation de la salle Robert Guédiguian du Centre les Tourelles et mise en conformité de l'accessibilité pour les personnes à mobilité réduite ;

    Remplacement des logiciels et du matériel informatique des services système d'information géographique, urbanisme et cimetières.

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    Le conseil municipal de Vouziers en séance (photo d'archive)

     

  • Le Collectif « Sauvegardons nos écoles » passe à la vitesse supérieure

    Suite aux manifestations et mouvements de protestation contre les fermetures d'établissements d'enseignement dans le département, une réunion de conciliation s'était tenue en juillet dernier en présence de représentants du ministre de l'Education.

    Cette réunion avait acté une méthode de concertation pour aboutir à une décision partagée à valider dans le cours de cette année scolaire. La concertation promise a été plutôt symbolique que réelle, et des décisions ont été annoncées en contradiction avec les engagements pris.

    Le collectif qui avait mené la lutte l'an dernier réagit à cette situation par un communiqué, dont voici de larges extraits :

    (...)

    Où en sommes-nous aujourd'hui ?
    La fermeture du site de Buzancy est annoncée pour juin 2014 (le regroupement sera voté alors que le nombre de personnes représentant chaque site n’est pas équitable, les deux sites ne feront même plus partie du même canton en 2015, quelle belle démocratie !!!), dix postes d’enseignement sont supprimés au Lycée de Bazeilles (C'est ainsi qu'on crée un pôle académique « hôtellerie-restauration-tourisme » ???), quant au Lycée de Givet-Revin des simulacres de concertations ont vu le jour et un rapport erroné a été rédigé sans avis des participants.

    Les projections du Rectorat concernant les effectifs pour la prochaine rentrée scolaire au lycée Pierre Bayle (en classe de seconde 36 élèves par classe dans 8 classes sur 9) montrent bien qu'il ne s'agit pas d'une volonté de créer de meilleures conditions d'accueil ou de fonctionnement mais de faire des économies sur le dos des élèves, des enseignants, des familles et des territoires.
    Monsieur le Ministre de l’Éducation Nationale, Monsieur le Recteur, Monsieur le Directeur de cabinet adjoint, Monsieur le Chef de cabinet, nous vous avons adressé un courrier début janvier, sans réponse à ce jour. Que devons-nous penser de votre silence, des méthodes utilisées sans changement par rapport à l’an dernier, approuvées par vos services ? Avons-nous eu tort de vous faire confiance en prenant acte des conclusions de la réunion du 3 juillet ?
    Aujourd'hui force est de constater que les délais n'ont pas été respectés, les engagements n'ont pas été tenus. Le Collectif 08 dénonce un marché de dupes et ne compte pas en rester là, il s'est réuni le jeudi 6 février dernier et ses membres ont décidé de se constituer en association « Collectif 08 Sauvegardons nos écoles ».
    Une audience va être demandée au Préfet.
    Le Collectif 08 est plus que jamais déterminé à faire respecter les engagements pris par le Ministre de l’Éducation Nationale.

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    Des membres du collectif lors d'une réunion

  • Les élections municipales, c’est notre affaire !

    Dans un peu plus d'un mois (41 jours!) se dérouleront les élections municipales, scrutin de proximité qui doit intéresser chaque citoyen car les choix à faire se traduiront directement dans sa vie quotidienne.

    Pourtant la campagne électorale n'a toujours pas débuté à Vouziers, et le débat nécessaire risque de se réduire à la plus simple expression. La Ligue des Droits de l'Homme rappelle dans un communiqué que vivre ensemble et démocratie sont des notions indissociables.

    Communiqué de la LDH :

    C’est dans le débat démocratique que se construit le « vivre ensemble ». Les élections municipales sont l’occasion pour les citoyen(ne)s de confronter leurs problèmes, l’analyse des maux qui travaillent la société française, de débattre avec les élu(e)s et les candidat(e)s. Porter des propositions de démocratie et de progrès, c’est bannir la haine du débat public.


    municipales1.pngPourtant, la démocratie peine à trouver sa vraie efficacité. Alors que l’économie souffre de la crise financière, que l’emploi – notamment industriel – se dégrade, que la justice fiscale est à l’arrêt, le sentiment prévaut que la parole des citoyennes et des citoyens est de peu de poids.

    Ces enjeux sont largement surdéterminés par les choix politiques nationaux. Mais c’est aussi à l’échelle de nos villes que nous sommes confronté(e)s au déficit de représentation, à l’insuffisante prise en compte de la diversité, aux manques de perspectives offertes à la jeunesse, aux problèmes de logement et de santé, à la mise en concurrence des territoires, à la misère croissante…

    C’est aussi à cette échelle qu’il nous faut dégager des solutions. Formuler des alternatives passe par un bon usage de la démocratie, singulièrement au plan municipal.

    C’est pourquoi la LDH entend porter dans le débat public des valeurs et des propositions qui servent l’intérêt général, basées sur la liberté, l’égalité et la fraternité.

    Il est d’autant plus important de le réaffirmer que les thématiques d’extrême droite, qu’elles soient portées par le Front national ou d’autres forces ou personnalités politiques, s’acharnent à dévoyer le débat public pour faire de l’étranger l’origine de tous nos maux.

    La LDH en appelle donc solennellement à toutes et tous. Il dépend de nous que la conception haineuse d’un « tous contre tous » soit mise hors débat, hors jeu électoral. Quelles que soient les convictions des un(e)s ou des autres sur les enjeux de l’emploi, de la protection sociale, du logement, notre devoir commun est de refuser de les laisser instrumentaliser par la désignation de boucs émissaires.

    Il est donc fondamental de participer au vote, de voter et faire voter. Sachons débattre du « vivre ensemble » dans lequel nous voulons inscrire notre avenir. Sachons, ensemble, dénoncer toutes les agressions racistes, antisémites, xénophobes, commises à l’encontre de la devise – Liberté, Egalité, Fraternité – qui fonde le pacte républicain.

  • Station d'épuration et mesure de compensation

    La nouvelle station d'épuration de la ville de Vouziers est située tout à côté de l'ancienne, à la sortie de Condé-lès-Vouziers.

    Cette zone est classée inondable, et les constructions n'y sont possibles que sous certaines conditions. Par exemple, la surface occupée par un bâtiment surélevé ne permet plus à l'eau de se répandre à cet endroit. La réglementation oblige alors à compenser cette perte de surface ( et donc de volume en cas d'inondation) par la création d'une zone d’expansion des crues de taille équivalente. La ville de Vouziers qui est maître d'ouvrage de la station d'épuration a donc cherché un terrain pour répondre à cette obligation. Son choix s'est porté sur l'arboretum situé à l'entrée est de la ville, avant la station service "ESSO".  Une superficie équivalente à celle de la station a donc été décaissée, avec l'extraction de centaines de m3 de terre. Une large bande à l'arrière de cet arboretum a donc disparue, ramenant la surface nouvelle au niveau des pâtures environnantes.

    Pour le moment, la végétation n'a pas repris ses droits sur le terrain remodelé, ce sera le cas d'ici quelques mois. Par contre, les arbres qui étaient plantés sur cette parcelle ne pourront être transplantés sur place.

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    Dans une note récente nous avons cité un rapport officiel de l'Institut d'Aménagement et d'Urbanisme qui affirme que "le nombre comme la part de logements construits en zones d’aléas fort à très fort sont en augmentation constante pour atteindre 18 500 logements et près de 50 % sur la dernière décennie."  Ces chiffres s'appliquent aux constructions en région parisienne, pour laquelle il est possible d'affirmer qu'aucune mesure de compensation n'est requise en cas de construction en zone inondable (ce serait simplement impossible. On constate donc que les agglomérations situées en aval demandent  aux territoires d'amont de faire preuve de solidarité (voir le dossier des barrages et réservoirs, dont celui de Savigny) Par ailleurs ces agglomérations continuent à construire en zone inondable, en s'affranchissant des contraintes qui nous sont imposées. Drôle de conception de la solidarité et du partage des risques et des inconvénients.

  • Accident nucléaire majeur : l'Etat a (enfin ?) un plan

    Le secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN) qui dépend du premier ministre vient publier un" plan national de réponse accident radiologique ou nucléaire majeur".

    Il existait bien divers plans en cas d'accident nucléaire, mais ils se limitaient à l'installation nucléaire 1406254_accid-nucl.jpgelle-même ou à une zone de 10 Km autour de cette unité. Les catastrophes de Tchernobyl et de Fukushima ont  malheureusement démontré que les conséquences d'un accident nucléaires allaient bien au-delà de cette limite de 10 Km, et qu'elles touchaient des territoires très vastes pour des durées très longues.

    Les auteurs du plan ont manifestement une orientation pro-nucléaire, ils qualifient de très improbables des accidents graves, alors qu'en quelques années on a connu Three Mile Island, Tchernobyl et Fukushima, sans compter les situations rattrapées d'extrême justesse, comme à la centrale du Blayais (Gironde), fin 1999 .

    Les autorités ne peuvent plus fermer les yeux, elles ont fait renforcer la sécurité sur les installations pour quelques milliards d'euros, et sortent maintenant ce plan. (lien vers le plan et sa synthèse)

    Cela fait un peu froid dans le dos de penser que l'on a vécu des dizaines d'années dans la dénégation d'un accident majeur. Pour mémoire, L'An Vert réclame depuis très longtemps des mesures de protection étendues, en particulier pour les Ardennes (voir nos articles de 2007, de 2009, de 2010, de 2011 et de 2012. Certains articles anciens ont perdu leur illustration initiale, mais gardent leur pertinence de "lanceur d'alerte"... dans le désert! ).

    Pour fin 2014, ce plan devrait être décliné au niveau départemental. Les Vouzinois auront alors à ce moment connaissance des consignes à suivre en cas d'accident majeur à Chooz ou ailleurs (iode ou pas iode, quand et comment s'en procurer, se réfugier à quel endroit , se protéger de quelle manière,...).

    Comme dit la conclusion de la synthèse" ce plan doit être connu du plus grand nombre afin d'optimiser son efficacité dans le cas où il serait déclenché". Rassurons les services de l'Etat dans le département, ils peuvent déjà compter sur nous pour la diffusion des informations. Mais nous accepterons volontiers un petit coup de main de leur part.

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  • 24e Festival "les Enfants du Cinema" à Vouziers

    SÉANCE EXCEPTIONNELLE !
    Le jeudi 20 février, à Vouziers, aux Tourelles, à 20 h
    projection du film "C'est moi la plus belle"

    (Allemagne, 1 h 21, VOST)
    en présence de son réalisateur Frieder Schlaich,
    qui débattra avec le public après la projection.

     

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    Une histoire vraie !


    Parfaitement intégrée dans son milieu scolaire, Charo, jeune Colombienne de 13 ans, vit, comme tous ses copains et copines du même âge, les hauts et les bas de l'adolescence, l'école, les adultes, les premières amourettes... Ce qui la distingue des autres cependant, c'est qu'elle doit également gérer des problèmes d'adulte qui la dépassent : avec sa mère, elle vit en Allemagne dans l'illégalité, comme un demi-million de sans-papiers. La situation se corse quand elle veut s'inscrire au collège, chose impossible sans passeport valable. Le jour où la police frappe à la porte, l'univers de Charo risque de s'effondrer : elle ne s'imagine ni vivre en Colombie, pays qu'elle ne connaît pas, ni vivre sans sa mère. Mais à qui parler de ses difficultés, puisque personne ne doit être au courant de sa situation illégale ?

     

    Le réalisateur


    mensch759_Frieder_Schlaich.jpgFrieder Schlaich étudie la communication audiovisuelle à l'École des beaux arts de Hambourg. Pour son premier film Demie Lune basée sur des nouvelles de Paul Bowles, il reçoit de nombreuses distinctions et les félicitations de la critique internationale. Son film suivant, Otomo avec Isaach Bankolé et Eva Mattes, s'inspire de l'histoire vraie d'un demandeur d'asile africain qui s'est déroulée à Stuttgart en 1989 et obtient en 2000 le prix “Diversity in Spirit Award” de Vancouver ainsi que le prix d'or “Rosa Camuna” à Bergamo.
    Producteur, réalisateur et auteur, Frieder Schlaich produit des films d'artistes aussi divers que Christoph Schlingensief (The african twin towers, avec Patti Smith), Werner Schroeter (co-production internationale Nuit de chien), et tant d'autres.
    Depuis 1992, ensemble avec Irene von Alberti, Frieder Schlaich dirige Filmgalerie 451, maison de distribution, de production et de label DVD.

     

    Renseignements : Les Tourelles 03 24 71 94 71
    Film conseillé à partir de 13 ans.
    Coût de la place :  5,50 €

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