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La journée de mobilisation contre les projets de V. Pécresse a été un succès ce 10 février . Elle a réussi à faire se mobiliser nombre d'enseignants, d'étudiants et même de présidents d'université pas tous de gauche .
La mobilisation vue par metrofrance.com :
Valérie Pécresse n'a pas su convaincre. Et a, au contraire, attisé la colère du monde enseignant. En annonçant lundi la nomination d'
une médiatrice chargée de "retravailler" la réforme, la ministre de l¹enseignement supérieur a joué, selon les syndicats, la provocation. Résultat : entre 43.000 et 100.000 personnes ont manifesté hier en France. Une journée en point d¹orgue d¹une grogne qui mobilise les universités depuis déjà deux semaines.
Mais plus qu'une réforme de l'université, jugée parfois nécessaire, c'est le passage en force de la ministre qui a crispé le monde enseignant. D'abord limité aux chercheurs-enseignants, le mouvement s'est diffusé dans toutes les facultés, jusqu'à contaminer des universités jugées plutôt à droite.
Le nom du groupe "écologie-solidarité" qui édite l'An Vert montre bien que pour nous ces deux notions sont aussi importantes l'une que l'autre, mais qu'elles sont également liées .
Si la crise actuelle est si intense, c'est aussi parce qu'elle touche les deux domaines : l'écologie par la crise des ressources (énergie, nourriture, eau,...) et le social par la montée du chômage, de la précarité et de la pauvreté .
Le lien entre toutes ces notions est bien mis en évidence dans ce petit billet qui nous vient tout droit de Dakar .
Au secours, on incite à la désertification !!!!!
Voilà depuis quelques semaines les ménages dakarois souffrent d'une 
pénurie sans précédent de gaz butane ( gaz de cuisine ) surtout les
"bon bones" de 6 kg auxquelles sont habitués les gens aux faibles revenus, eh
bien,les vendeurs de charbon se frottent les mains, le sac de charbon
vendu jusqu'ici à 6000 frs( 10 euros ) s'arrache maintenant à 15000 frs ( 23 euros ),
résultats:les coupes de bois sont devenues une activité lucrative, les
forêts ( surtout au sud du pays, la Casamance ) sont en train d'être
décimées à un rythme effréné.
Eric Zemmour, chroniqueur omniprésent à la télévision a ses fantasmes sur les enseignants : quand ceux-ci préparent une journée de découverte de la lutte gréco-romaine (sport olympique), il comprend qu'ils préparent une journée "lutte des classes", et dénonce bien fort et bien trop vite le
"scandale" .
Le 29 janvier a été un fort mouvement de revendications sociales qui allait au-delà des traditionnelles journées de protestations syndicales : en premier lieu l'unité de tous les syndicats était un fait remarquable . Ensuite la gravité de la crise actuelle atteint profondément les conditions de vie des salariés, des retraités et d'une grande majorité des Français .
Dans son intervention télévisée, Nicolas Sarkozy n'a pu éviter de prendre en compte cette situation et le mécontentement qu'elle génère . Mais les mesures sociales qu'il a annoncées ne sont pas à la hauteur des demandes (sauf pour le "pauvre"Medef qui obtient la suppression de la taxe professionnelle) .
Le président doit rencontrer le 18 février les syndicats, et on peut affirmer sans prendre trop de risques qu'il va essayer de rompre le front syndical unitaire par quelques mesures : mais il n'est plus capable de prévoir le financement pour des gestes significatifs envers les salariés, chômeurs et retraités .
Déjà se pose la question de l'après 29 janvier et 18 février . Tout le monde se prépare, d'apès l'AFP :
Le président a donné rendez-vous aux partenaires sociaux à l'Elysée le 18 février, et le gouvernement a annoncé vendredi que chacune des huit organisations syndicales et patronales serait reçue d'ici là, pour préparer ce sommet social.
Ces réunions commenceront mardi, mais dès lundi les syndicats se retrouveront pour décider d'une éventuelle suite à la mobilisation, après le succès de la journée du 29 janvier.
Le Figaro annonce que la CGT est prête pour une deuxième journée de protestation :
Le 29 janvier n'a pas suffi : faisons-en un second. C'est en tout cas ce que pensent les syndicats, qui se retrouvent lundi pour préparer leur rencontre avec le président Nicolas Sarkozy le 18 février. Selon le numéro un de la CGT Bernard Thibault, les différentes organisations envisagent une nouvelle journée nationale de protestation contre la politique du gouvernement face à la crise.
Les enjeux sont très importants pour le président qui joue sa crédibilité devant le mouvement social et l'opinion en attendant les élections, ils sont également très marqués pour les syndicats, tellement est grande la souffrance ressentie dans beaucoup de foyers et difficile la situation dans le monde du travail .
Communiqué de presse du collectif « Associations en danger »
Le collectif « Associations en danger » est constitué de plus de cent associations et syndicats, dont de nombreuses têtes de réseau.
Présentes sur les quartiers prioritaires de la politique de la ville mais également en dehors de ces quartiers, les associations sont riches d’expériences construites sur des dizaines d’années d’actions et d’engagements citoyens.
Les associations sont les maillons essentiels de la démocratie et de la cohésion sociale. Elles interviennent dans de nombreux domaines, de
l’apprentissage de la langue à l’accès aux soins en passant par l’accompagnement à la scolarité, l’accès aux droits, au logement, l’accès à l’emploi, à la culture, à l’éducation, à la citoyenneté, au travail de mémoire, à la promotion de la laïcité, à la lutte contre les discriminations et pour la promotion sociale.
Si le collectif « Associations en danger » s’exprime aujourd’hui à l’occasion du « Forum espoir banlieue », c’est parce que les récentes orientations des politiques publiques, de la RGPP à la politique d’intégration en passant par la politique de la ville nous inquiètent dans différents domaines tels que :
- la redéfinition des territoires prioritaires qui exclura de plus en plus de quartiers ;
- l’insuffisance de moyens pour permettre à ces quartiers de passer au droit commun ;
- le déni de la qualité et de la pertinence des actions menées jusqu’alors dans les quartiers ;
- la marchandisation du secteur associatif ;
- la transformation des associations en simples exécutants des politiques publiques ;
- l’absence de prise en compte de l’expertise citoyenne des habitants ;
- l’abandon de la dimension collective des actions ;
- l’approche trop individualisante, destructrice du lien social et obstacle à l’exercice de la citoyenneté.
Nous réaffirmons le rôle fondamental des associations dans la Cité et leurs libertés d’actions, menacées par la logique de mise en concurrence et de marchandisation de l’action sociale. Nous demandons :
- la reconnaissance des apports des associations, de la valeur de leur expérience comme de leur dynamique ;
- une reconduction totale des moyens ;
- une sécurisation des financements publics, et la généralisation des conventions pluriannuelles ;
- la mise en œuvre d’une réelle politique publique d’intégration en faveur des migrants installés sur le territoire ;
- une véritable politique de la ville s’appuyant sur les savoir-faire et les réussites, en concertations avec les associations et les syndicats.
La société Raguet de Bogny vient d'être placée en redressement judiciaire par le tribunal de commerce des Ardennes . Cette entreprise existe depuis 1879 .Son histoire est résumée sur son site :
L'entreprise RAGUET a été fondée en 1879, elle comptait alors trois foyers de forge à main.
En 1960, la Société RAGUET entreprend sa reconversion technique et s'oriente vers des pièces de formes complexes et de sécurité.
L'effectif est de 40 personnes.
Toutes ces années ont permis d'acquérir un savoir-faire, reconnu à ce jour dans les secteurs suivants : poids-lourd, ferroviaire, attelage, adduction d'eau, bâtiment, machinisme agricole.
Début 2000, les entreprises Raguet et Forge Sefac ont uni leurs compétences et leurs outils de production pour satisfaire la demande de leurs clients en produits estampés, usinés et assemblés.
Aujourd'hui, la société RAGUET, c'est une équipe de 210 personnes qui œuvrent et s'adaptent à un marché en constante évolution, afin de fournir à ses clients des produits de qualité, traités de la conception à la livraison, avec les moyens techniques les plus performants.
En fait elle compte actuellement un peu moins de 200 salariés,
qui vont découvrir la semaine prochaine
leur situation. Cette société possède aussi un site à Monthermé,
dans les locaux de l'ancienne SEFAC.
Encore un coup dur pour l'industrie ardennaise, et beaucoup
d'inquiétude pour les jours qui viennent :
Que va décider le liquidateur nommé par le tribunal ?