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référendum

  • Nouvelle-Calédonie : plutôt qu’une politique arrogante, un dialogue démocratique pour parvenir à la décolonisation

    Communiqué LDH

    La Nouvelle-Calédonie, et plus particulièrement Nouméa, s’est embrasée et compte déjà cinq morts dont un gendarme. La politique arrogante du gouvernement français, notamment celle du ministre de l’Intérieur, M. Darmanin, a mis le feu aux poudres et l’état d’urgence est instauré. Pourtant, fin avril, trois anciens Premiers ministres, Jean-Marc Ayrault, Manuel Valls et Edouard Philippe, ont alerté sur les risques de violence à venir si la méthode choisie n’était pas modifiée.

    La LDH (Ligue des droits de l’Homme) dénonce la stratégie de passage en force du gouvernement français. La déclaration de l’état d’urgence en réponse à une crise politique est une méthode autoritaire de maintien d’un pouvoir colonial en Nouvelle-Calédonie.

    Le gouvernement français ne s’est pas tenu en surplomb pour permettre aux acteurs locaux de trouver la voie d’un accord dans le cadre du processus de décolonisation auquel il s’était engagé. Au contraire, il a choisi de tenir le troisième référendum prévu par les accords de Nouméa à une date qu’il a fixée, malgré l’annonce de la non-participation du peuple colonisé. Dès lors, les résultats en étaient délégitimés.

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  • Nouvelle-Calédonie : un avenir encore à construire

    Communiqué LDH France et LDH de Nouvelle-Calédonie

    Le processus engagé par l’Accord de Nouméa signé en 1998 est arrivé à son terme avec la troisième et dernière consultation référendaire sur l’accession ou non de la Nouvelle-Calédonie à la pleine souveraineté et à l’indépendance qui s’est tenue le 12 décembre 2021.

    Cette dernière consultation a été marquée par le suivi massif des consignes de non-participation données par les responsables des partis, groupements et collectifs favorables à l’accession de la Nouvelle-Calédonie à la pleine souveraineté et à l’indépendance. Le résultat, 96,8 % de « non » confirmant le rattachement à la France, ainsi qu’une participation de seulement 43,9 % des électeurs de la liste spéciale, exprime une grande division de la population calédonienne. Il appelle la poursuite d’un travail d’unité et de décolonisation pour construire l’avenir de la Nouvelle-Calédonie avec le peuple kanak, avec tous les Océaniens, avec les Calédoniens et les Calédoniennes, quelle que soit leur origine, avec les institutions locales ou nationales, et ce par un dialogue déterminé et enrichi de toutes les composantes de la population.

    L’Accord de Nouméa a produit des progrès notables que nul ne saurait nier, en matière d’insertion des Kanak dans le monde économique, en matière de formation pour de nombreux cadres, majoritairement kanak ou issus de descendants des « victimes de l’histoire », selon la formulation acceptée par les représentants du peuple kanak présents à Nainville-les-Roches en 1983. Des progrès ont également vu le jour en matière d’affirmation et d’expression de la culture kanak, en termes aussi de fonctionnement démocratique, avec une relative solidité des institutions. Par contre, la Ligue des droits de l’Homme (LDH) et la LDH de Nouvelle-Calédonie déplorent l’insuffisance de progrès sur la voie de l’égalité sociale : le rééquilibrage doit rester la priorité des mesures à imaginer et à prendre, la reconnaissance et le partage de la culture kanak devant fonder le socle du vivre ensemble dans une communauté de destin qui reste à créer.

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  • Un référedum pour l'écologie ?

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    Dessin de Aurel pour Politis

  • Nouvelle-Calédonie : au-delà du référendum, préserver la paix, poursuivre la décolonisation, construire la citoyenneté

    Communiqué LDH, à Paris, le 22 octobre

    Dans quelques semaines, le 4 novembre, les habitants de Nouvelle-Calédonie sont appelés à se prononcer sur l’avenir de leur territoire au travers d’un référendum sur l’indépendance.

    drapeau_nc.jpg?fit=400%2C275&resize=350%2C200Depuis le début du XXe siècle, la Ligue des droits de l’Homme (LDH), elle-même ou par l’action de ses représentations, n’a cessé de dénoncer une réalité coloniale qui a conduit le peuple Kanak au bord du gouffre, l’a dépossédé de ses terres et a nié sa culture et ses droits. Cette exploitation des ressources et des personnes a permis le développement d’une économie de comptoir et la constitution de fortunes considérables monopolisées par quelques familles. C’est face à cette domination quasi absolue et à la violence qu’elle a engendrée que se sont produites les multiples révoltes du peuple Kanak. Tout au long de ces années, la LDH a été aux côtés du peuple Kanak dans ses luttes et pour son droit à l’autodétermination.

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  • Démocratie ?

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    Dessin de Goutal pour Cartooning for Peace

  • Référendum sur Notre-Dame-des Landes : un bricolage anti-démocratique pour masquer les enjeux

    Le Premier Ministre a précisé ce matin dans les médias les modalités pour la tenue du « référendum » concernant le projet d’aéroport Notre-Dame-des-Landes (NDDL). Ce référendum se tiendrait en juin et serait circonscrit aux habitants de la Loire-Atlantique. Réactions de France Nature Environnement (FNE).

    Il n’existe actuellement aucune base juridique permettant d’organiser un référendum pour le cas du projet d’aéroport de NDDL.

    « Quant à vouloir créer un dispositif sur mesure dans le cadre du projet d’ordonnance sur la démocratie environnementale en cours d’élaboration, au mépris du texte voté récemment en Conseil National de la Transition Ecologique ce serait un bricolage non acceptable. Les instruments de mise en œuvre de la démocratie participative ne se mettent pas en place au coup par coup, en fonction des sondages », estime Denez L’Hostis, président de FNE.

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  • Notre Dame des Landes - Un référendum : pour qui, comment, pourquoi ?

    L'annonce d'un possible referendum sur la question de l'aéroport de Notre Dame des Landes pose plus de questions qu'elle ne répond aux attentes des uns et des autres.

    Du côté du Président de la Région, c'est clairement une opposition. 20 minutes.fr rapporte ses propos :  "On voudrait remettre en cause un dossier qui a une légitimité démocratique, qui a une légitimité du juge, tout cela pour un référendum qui n’a pas encore de règles, pas de calendrier, pas de périmètre géographique ? Je pense qu’on n'en pas besoin, je n’en vois aucune utilité. Tout cela ressemble à un nouvel enfumage de François Hollande ", clame Bruno Retailleau.

    Du côté de opposants, c'est pour le moins la méfiance qui domine , la principale organisation contre le projet déclare :

    L’ACIPA a bien entendu les paroles de François Hollande s’adressant aux Français ce jeudi 11 février et annonçant la tenue d’un référendum local sur la question du projet d’aéroport de Notre Dame des Landes. Dans la même intervention, il a aussi rappelé par 2 fois que les travaux pourraient débuter à l’automne 2016.

    Notre position n’a pas changé pour autant ; nous demandons toujours à François Hollande de confirmer qu’aucune expulsion n’aura lieu tant que les recours juridiques nationaux et européens ne seront pas épuisés. Nous avons bien entendu M. Hollande réaffirmer que ces recours n’étaient pas épuisés mais pas un mot sur les expulsions programmées ! Nous lui renouvelons également notre demande de rencontre.

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