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  • Nucléaire / Russie : Greenpeace bloque l’arrivée d’un cargo à Dunkerque

    communiqué de Greenpeace, publié le 2 mars 2026

    Depuis 4h10 ce matin, une vingtaine d’activistes de Greenpeace France bloquent le cargo Mikhaïl Dudin, en provenance de St Pétersbourg, dans le port de Dunkerque pour dénoncer le commerce nucléaire entre la Russie et la France.

    Greenpeace France demande aux autorités françaises de faire toute la lumière sur les contrats liant EDF, Framatome et Orano à la Russie et son bras armé l’entreprise d’Etat Rosatom, et d’exiger leur rupture ou celle de toutes relations d’affaires liant ces industries françaises à Rosatom.

    Depuis le début de l’invasion globale de l’Ukraine par la Russie il y a maintenant quatre ans, le ballet des cargos Baltiyskiy 202 et Mikhaïl Dudin n’a pas cessé, déchargeant d’importantes quantités d’uranium au port de Dunkerque.

    « À de nombreuses reprises, nous avons observé le déchargement d’uranium enrichi russe ou d’uranium naturel depuis ce cargo. Qu’y a-t-il dedans aujourd’hui ? Seuls Orano, EDF et/ou Framatome le savent pour l’instant. Face à l’opacité de ce trafic, la lumière sur ce commerce doit être faite », souligne Pauline Boyer, chargée de campagne sur le nucléaire pour Greenpeace France.
    « Nous bloquons l’arrivée de ce cargo en provenance de Russie pour stopper le flux d’uranium entre la Russie et la France. Ce commerce qui alimente indirectement la guerre de Poutine doit cesser. La France devrait envoyer un signal politique et diplomatique fort pour sanctionner Rosatom, une entreprise devenue criminelle depuis qu’elle a pris le contrôle de la centrale nucléaire de Zaporijia en Ukraine, fait inacceptable qui met en danger le peuple ukrainien et la communauté internationale ».

    La France et la Russie, deux des pays les plus nucléarisés au monde, entretiennent depuis longtemps des liens commerciaux au sujet de l’atome. Mais ce qui pouvait sembler un simple business est, depuis le début de l’invasion globale de l’Ukraine en février 2022, une indécence dont la France devrait avoir honte.
    Alors qu’Emmanuel Macron affiche son soutien à l’Ukraine et prône un renforcement militaire de l’Europe face à la Russie, la France continue de commercer avec Moscou, en particulier dans le secteur nucléaire et à s’activer pour le préserver de toute sanction au niveau européen [1].

    « La dépendance du nucléaire civil à Rosatom empêche le gouvernement français d’être cohérent sur la scène internationale à cause de ses contrats russes, et notamment la nécessité d’approvisionnement en uranium pour faire fonctionner les centrales. Le nucléaire risque de plonger la France dans une insécurité énergétique de plus en plus forte. La nouvelle Programmation Pluriannuelle de l’énergie faisant primer un nouveau programme nucléaire au détriment des économies d’énergies, de l’efficacité énergétique et du développement des énergies renouvelables va encore aggraver la situation » rappelle Pauline Boyer [2].

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  • Quatre ans de guerre d’agression totale menée par la Russie

    Communiqué de la LDH 

    Manifestons partout en France autour du 24 février 2026 : à Paris le 21 février à 14h place de la République

    Pour une paix juste et durable en Ukraine

    Le 24 février 2022, Vladimir Poutine ordonnait l’invasion générale de l’Ukraine pour que la Russie en prenne le contrôle.

    Depuis lors, la LDH (Ligue des droits de l’Homme) dénonce cette guerre d’agression. Avec nombre de partenaires, elle a appelé la communauté internationale à intervenir pour obtenir le retrait total des forces russes, en utilisant tous les outils du droit international et de pressions économiques et diplomatiques, en donnant à l’Ukraine les moyens nécessaires pour résister militairement. Quatre ans après, bien davantage peut être fait, doit être fait.

    Tout au long des derniers mois, l’offensive militaire de la Russie s’est élargie et se traduit depuis ces dernières semaines par la destruction des infrastructures énergétiques essentielles à la population. De surcroît, avec l’arrivée de Donald Trump, l’Ukraine est mise sous pression par les Etats-Unis pour, d’une part, abandonner à la Russie les territoires ukrainiens qu’elle occupe, ainsi que les territoires où se situent des lignes de défense essentielles et pour, d’autre part, lui céder le contrôle de ses ressources en matières premières.

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  • La paix en Ukraine n’est pas pour demain

    Éditorial de Cartooning for Peace du 27 novembre 2025

    Le destin de l’Ukraine est entre les mains des États-Unis et du « plan de paix » de Trump, présenté le 19 novembre dernier. Largement favorable aux intérêts de la Russie, le texte mentionnait la cession des territoires occupés dans le Donbass et la liquidation des moyens défensifs de l’Ukraine. De quoi faire réagir l’Ukraine et les pays européens qui ont convoqué en urgence un sommet dimanche 23 novembre à Genève. Les alliés européens de Kiev et la délégation américaine sont parvenus à amender 9 des 28 points de l’accord, jugés bien trop défavorables à l’Ukraine. L’agence américaine Bloomberg a de fait révélé cette semaine des discussions entre diplomates russes et américains, dont l’émissaire de Trump Steve Witkoff, qui prouvent bien que le plan avait a été rédigé sur des positions russes….

    Le même Steve Witkoff est censé défendre la nouvelle version du plan de paix à Moscou la semaine prochaine ; et le Kremlin se dit « prêt à négocier » tout en critiquant vivement les amendements européens. La Russie ayant l’ascendant à la fois sur le front et dans les pourparlers, il subsiste peu d’espoir pour une paix rapide et équitable pour l’Ukraine, après presque quatre ans de guerre.

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  • Récit d’une jeunesse géorgienne en résistance

    Article publié par Amnesty International le 28.11.2025

    À seulement 23 ans, elle se bat sans relâche pour défendre ses droits. Comme des milliers d’autres jeunes, Mariam Japaridze participe aux mobilisations pro-européennes d’ampleur qui secouent la Géorgie depuis un an. Depuis la suspension du processus d’adhésion du pays à l’Union européenne par les autorités géorgiennes, le 28 novembre 2024, elle s’empare des rues de la capitale chaque nuit pour faire entendre sa voix. Elle raconte ici la violence de la répression et le courage de sa génération qui résiste, envers et contre tout, pour un avenir meilleur.  

    26 octobre 2024. Les résultats des élections législatives tombent. C’est le parti au pouvoir réputé pour ses positionnements pro-russes, Rêve géorgien, qui remporte la victoire, avec 53,93% des voix. L’opposition dénonce des élections frauduleuses et les dérives autoritaires du parti. Mais les accusations sont très vites balayées d’un revers de la main par les autorités, et la victoire confirmée.   

    Un mois plus tard, le parti annonce la suspension des négociations d’adhésion du pays à l’Union européenne. Pour une grande majorité de la population de cette ancienne république soviétique du Caucase, l’annonce ne passe pas. Depuis des décennies, l’ombre du voisin russe plane sur le pays comme une épée de Damoclès.  

    Mariam Japaridze a 21 ans lorsque les premières grandes mobilisations pro-européennes éclatent dans le pays. Depuis son plus jeune âge, elle milite dans sa petite ville natale de l’ouest de la Géorgie sur divers enjeux aussi bien sociaux, économiques qu’écologiques. Pour elle, l’annonce marque la fin d’un espoir pour l’avenir de son pays.  

    Alors, la nuit du 28 novembre 2024, comme des milliers d’autres, Mariam s’empare des rues de Tbilissi, la capitale, pour faire entendre sa voix et celle de sa génération. Une nuit qui marquera le début d’une mobilisation sans relâche durant douze longs mois consécutifs, pour elle et toute une jeunesse. Voici son récit.  

    J’ai été intoxiquée à des substances chimiques   

    La nuit du 28 novembre, c’était une évidence pour moi : il fallait que je descende dans la rue. Je devais défendre ce en quoi je crois : les valeurs démocratiques, et derrière cela, nos libertés et nos droits fondamentaux. Alors pendant cette soirée, avec mes amis, nous avons porté haut et fort les couleurs de notre pays et celle de l’Union européenne. 

    Je savais que la police risquait d’être brutale. Cela avait déjà été le cas par le passé. Mais je ne m’attendais pas à un tel déferlement de violence de la part des forces de l’ordre. Et la répression s’est encore intensifiée par la suite. 

    Malgré cette violence, malgré mes craintes, je suis retournée dans les rues tous les soirs. En décembre, alors que je participais à un rassemblement pacifique à Tbilissi, les forces de l’ordre nous ont attaqués. Des gaz chimiques pleuvaient de partout, y compris depuis les toits des bâtiments. Dans les rues étroites de la ville, il était très difficile de s’orienter et quasiment impossible de s’enfuir. J’étais horrifiée.  

    Alors que j’intervenais moi-même au sein d’un groupe de premiers secours avec d'autres jeunes bénévoles, j’ai été intoxiquée par des substances chimiques. Parce que je souffre d’asthme allergique, j’ai dû bénéficier de soins intensifs. Je sais que beaucoup de personnes ont encore aujourd’hui de graves problèmes de santé à cause de ces substances - dont on ignore toujours la composition. 

    Toute la nuit, mes amis et moi avons tenté d’échapper à la police anti-émeute. J’avais très peur : j’ai vu des personnes se faire arrêter et d’autres se faire tabasser. L’un de mes amis a été complètement défiguré par les forces de l’ordre, avant d'être emmené en détention.

    Jusqu’au lendemain, j'étais sans nouvelle. Je m’inquiétais terriblement pour lui. Et nous étions des centaines dans ce cas : plongés dans l'attente, sans aucune information sur le lieu de détention de nos proches. Ce n'est qu’après 48 longues de détention qu’ils l’ont enfin libéré. J'étais tellement soulagée de savoir enfin où il se trouvait. Mais à cause des violences qu'il avait subies, il dû être opéré d’urgence. 

    Après cela, j'ai été terriblement en colère. Ils pensaient certainement qu’on ne descendrait plus dans les rues. Mais ça n’a pas été le cas. Pour nous, cela devenait d’autant plus clair que nous faisions face à un gouvernement russe à Tbilissi.  

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  • Framatome / EDF continuent de commercer avec la Russie

    Communiqué de Greenpeace du 14.10.2025

    Hier, lundi 13 octobre 2025, le cargo Mikhaïl Dudin, en provenance de Saint-Pétersbourg, a déchargé 12 fûts d’uranium enrichi russe dans le port de Dunkerque en présence de plusieurs gendarmes français du PSMP, le Peloton de sûreté maritime et portuaire. Ces fûts ont été photographiés à bord du cargo et sur le quai.

    Alors que la déconnexion intentionnelle par la Russie de la centrale nucléaire de Zaporijia, occupée illégalement par Rosatom, du réseau électrique ukrainien et son plan de redémarrage des réacteurs constituent une nouvelle escalade dans la menace nucléaire, le commerce entre la Russie et la France continue. Les 12 fûts d’uranium enrichi russe déchargés hier matin ont été transférés sur trois camions de la société Transrad.

    Sur son trajet entre Saint-Pétersbourg et Dunkerque, le Mikhaïl Dudin, immatriculé sous un pavillon de complaisance (Panama), s’était arrêté au large de la Suède puis au large des Pays-Bas, pour des raisons “techniques” [1]. Contrairement aux autres livraisons observées cette année, plusieurs gendarmes du Peloton de sûreté maritime et portuaire (PSMP) étaient présents. Le PSMP est une unité spécialisée d’une quarantaine de gendarmes maritimes, qui ont pour mission d’assurer la surveillance et la sécurisation des zones maritimes et portuaires, civiles comme militaires.

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  • Comment l’agriculture chimique européenne finance la machine de guerre de Poutine

    Extraits de l'article de Sophie Chapelle, publié dans Basta ! le 12.06.2025

    Voilà plus de trois ans que l’addiction du modèle agricole français aux engrais chimiques participe à financer la guerre de Poutine.

    Depuis le début de la guerre en Ukraine en 2022, les importations françaises d’engrais russes ont augmenté de 86 %, passant de 402 000 tonnes en 2021 à 750 000 tonnes en 2023. Ces chiffres mentionnés dans un récent rapport des Amis de la Terre sont probablement sous-estimés.

    Comment en sommes-nous arrivés là ? Les sanctions sur le gaz russe, matière première essentielle pour les producteurs d’engrais chimiques, ont amené les fabricants européens d’engrais à réduire leur production. Mais la consommation de nos agriculteurs n’a pas diminué pour autant et ils ont poursuivi leurs approvisionnements en… Russie. Si les importations de gaz sont sanctionnées, celles d’engrais azotés ne le sont pas ! Premier consommateur européen d’engrais chimiques, la France figure même dans le peloton de tête des importateurs européens d’engrais russes aux côtés de la Pologne et de l’Allemagne.

    Les régions de grandes cultures, comme le nord et l’est de la France ainsi que le Bassin parisien, sont les plus dépendantes des engrais de synthèse. C’est précisément cette dépendance qui explique l’absence d’embargo sur les engrais en provenance de Russie.

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  • Amnesty International indésirable en Russie

    Communiqué d'Amnesty International, mis à jour le 19.05.2025

    Au lendemain de l’invasion russe en Ukraine, notre bureau à Moscou a été fermé par les autorités russes. Trois ans après, nous nous retrouvons parmi la liste des "organisations indésirables", criminalisant toutes nos activités sur le territoire. Le prix à payer pour avoir documenté les violations des droits humains en Russie, qui vont de l’implacable répression du Kremlin aux possibles crimes de guerre en Ukraine.

    Amnesty International jugé indésirable en Russie  

    Notre organisation est listée parmi les “organisations indésirables” en Russie depuis le 19 mai 2025. Cette désignation intervient trois ans après que les autorités russes ont fermé notre bureau à Moscou et ont bloqué l'accès aux sites web d'Amnesty International en Russie. 

    La participation aux activités d'une « organisation indésirable » est punie par la loi en Russie. Être sur la liste des “organisations indésirables” en Russie, signifie que :  

    Nos activités vont être criminalisées  

    Les organisations partenaires et les personnes travaillant avec nous peuvent être poursuivies  

    Participer aux activités d'une « organisation indésirable » est passible d'amendes, voire de peines de prison 

    Cette désignation nous place parmi des dizaines d'ONG et de médias indépendants qui ont été pris pour cible ces dernières années dans le cadre d'une vaste campagne visant à réprimer la dissidence et à démanteler la société civile en Russie. 

    Notre bureau fermé par les autorités russes

    Quelques mois à peine après l'invasion de l'Ukraine par la Russie, notre bureau, celui de Human Right Watch et de treize autres ONG ont été fermés en Russie. Le motif avancé par les autorités est le suivant : « Violations de la législation russe ». Mais la réalité est la suivante : le Kremlin ferme notre bureau en raison de notre travail de défense des droits humains.

    Après les journalistes indépendants, les militants et les ONG russes de défense des droits humains, les autorités s’en prennent aux organisations internationales.

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