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nucleaire - Page 12

  • Phenix ou la fin d'un projet

    Le réacteur "Phenix" en arrêt définitif.

     

    Ce réacteur était le prototype de ce qui devait une filière révolutionnaire pour le nucléaire. Les surrégénérateurs devaient pouvoir utiliser de manière optimisée l'uranium, et donc moins en consommer.

     

    ALeqM5i4DAdcxr6_DHsABTX_rJmKicHicA?size=l"Super- phénix" devait voir le jour à Malville, mais une mobilisation anti-nucléaire a stoppé le projet.

    Il y a eu un mort lors des manifestations.

    C'est Lionel Jospin qui a donné l'ordre de ne pas continuer Super Phenix, qui représentait la version industrielle du procédé.

    Cette filière à uranium enrichi n'est pas totalement abandonnée, puisqu'elle est à la base des réacteurs de 4ème génération qui sont en projet.

    Le porte parole de "sortir du nucléaire" a fait une déclaration à l'AFP :

     

    La fin de carrière de Phénix "ne fera pas verser de larmes au Réseau +Sortir du nucléaire+", a déclaré Pierre Péguin, un des porte-parole du réseau, interrogé par l'AFP.

    "Cette filière à neutrons rapides, c'est l'enfant chéri du CEA qui a toujours cherché à (la) développer". Mais "le plutonium auto-fabriqué, c'est la substance la plus dangereuse que l'activité humaine a générée", selon M. Péguin. Par ailleurs, a-t-il noté, "le sodium liquide a la propriété de s'enflammer au contact de l'air et de l'eau".

    "On s'inquiète maintenant car l'Etat a chargé le CEA de bâtir un réacteur dit de quatrième génération qui va s'appuyer sur la même filière", a-t-il ajouté.

  • Chaine de lumière

     

    INVITATION

     

    CHAINE DE LUMIERE DE SCHENGEN A CATTENOM

    SAMEDI 12 SEPTEMBRE

    Après accord avec la Sous-préfecture,

    La chaîne humaine de lumière partant de SCHENGEN pénètrera sur le territoire français,

    jusqu'à CATTENOM  en passant par la piste cyclable en  bordure de  la Moselle


    Pour les participants venant de France

    Rendez-vous à
    CATTENOM  à 20h près du restaurant La Gondole, 1 rue du Bac
    (possibilité de garer les voitures)
    Pour trouver : en venant de Thionville par la D1, entrer dans Cattenom par la D56, avenue Gal De Gaulle, c'est à la suite

    • De là nous formerons une chaîne qui rejoindra celle de nos amis Allemands et Luxembourgeois
    • Penser à s'équiper d'un vêtement chaud
    • Ne pas oublier de se munir d'une torche ou de quoi faire de la lumière
    • Se munir d'un gilet réflecteur de sécurité

    A partir de 21h, le nuage de la centrale sera éclairé par un faisceau lumineux

    LE COLLECTIF 57 CONTRE LES DECHETS NUCLEAIRES VOUS INVITE A PARTICIPER NOMBREUX A CETTE ACTION INTERNATIONALE

     

    Covoiturage au départ de EPINAL - 18H > 03 29 07 70 44

     

    Cattenom2.jpg

     

  • EPR finlandais : rien ne va plus.

    L'EPR finlandais devait être le prototype de ce nouveau type de centrale nucléaire.

     

    Les difficultés que rencontre AREVA pour sa construction vont jusqu'à remettre en cause son existence future. L'entreprise française est en conflit avec ses partenaires locaux, et les choses ne vont pas en s'arrangeant entre eux.

    A force de retards, l'équilibre financier est totalement perturbé. De provisions pour pertes en nouvelles provisions, le coût final va se trouver doublé par rapport aux estimations.

    Et dire que certains dans les Ardennes demandaient la construction d'une centrale de ce type à Chooz.

    L'EPR ne tient pas la route sur les délais, ni sur son prix de revient. Quand à l'aspect technique et sécurité, les doutes sont toujours forts, mais on n'est pas prêt d'avoir la preuve de son bon ou mauvais fonctionnement.

     

    Voici un extrait d'un article des Echos :

     

    ALeqM5hBvVTjIC9HN81bWattu5exy6A94A?size=s2Le premier EPR coûtera décidément cher à Areva. Le champion français du nucléaire a annoncé hier soir qu'il avait passé des provisions complémentaires de 550 millions d'euros au premier semestre sur ce réacteur de troisième génération en Finlande. Au total, le groupe s'attend maintenant àperdre 2,3 milliards d'euros sur ce contrat. Lors de la signature en décembre 2003 avec son client TVO, Areva tablait sur un projet d'un montant de 3 milliards d'euros. On va donc vers un doublement du coût. A l'époque, le groupe tricolore visait également une exploitation commerciale à la mi-2009. Aujourd'hui, il évoque un démarrage de l'installation en 2012, mais il se refuse à s'engager sur un délai ferme.

    Changement de comportement


    Le groupe présidé par Anne Lauvergeon reproche à son client de ne pas traiter les documents dans les délais prévus par le contrat. Il estime que TVO met onze mois à valider ces documents, contre deux mois prévus initialement. L'année dernière, les deux parties avaient convenu des mesures d'accélération des démarches, mais Areva estime qu'elles n'ont pas « été mises en oeuvre » par son client. « Ce comportement ne correspond pas aux pratiques habituellement observées lors de la construction de centrales clefs en main et occasionne des délais et des coûts supplémentaires », affirme Anne Lauvergeon. TVO rejette ces accusations.

  • Trop de nucléaire.

    Il y a trop de centrales nucléaires en France, et les projets de construction sont trop importants.

     

    Ce message n'est pas tout à fait surprenant: il y a longtemps que nous disons que le parc nucléaire français est surdimentionné. Et Edf fait du forcing après pour vendre son électricité (voir la promotion du chauffage électrique).

    Comme les centrales vieillissent, le gouvernement prépare la relève.  Sarkozy a décidé de construire un EPR (centrale nouvelle génération), puis un deuxième. Les risques liés à ces nouvelles centrales ne sont pas maitrisés, et leur construction pose de gros problèmes technologiques. Les conséquences sont des retards importants, et des coûts de construction qui dépassent les prévisions.

    Le journal économiques "Les  Echos" voit les choses du côté des investisseurs, mais son analyse rejoint celle des anti-nucléaires : trop de centrales, trop coûteuses. Voici un extrait de leur article :

     

    On a le sentiment qu'on reproduit les mêmes erreurs que dans les années 1970-1980 : on « prévoyait » en 1975, sous la pression du lobby stopeprpenly.gifnucléaire, une consommation de 1.000 TWh en 2000 (contre 474 TWh en réalité) d'où le surdimensionnement du parc nucléaire, d'une douzaine de tranches, qu'on a connu.

    Et ce n'est pas la perspective d'une percée du véhicule électrique (« Les Echos » du 26 décembre 2008) qui risque de changer la donne : si l'objectif ambitieux de 1 million de véhicules électriques en 2020 était tenu, pour 10.000 km/an par véhicule, cela ne représenterait que 2, 5 TWh/an de consommation supplémentaire, moins d'un quart de la production d'un EPR, 0,5 % de la consommation nationale …

    On comprendrait mal dans ces conditions que le débat national sur le nouvel EPR de Penly, qui va s'ouvrir, se borne à des considérations locales et ne soit pas l'occasion de revenir sur les prévisions de demande et la pertinence des choix d'investissement. Et puis, dans la période actuelle, ne vaudrait-il pas mieux investir dans la réhabilitation thermique des bâtiments dont le contenu en emplois par million d'euros dépensé est au moins 5 fois supérieur à celui d'une centrale nucléaire.

    Les investisseurs éventuels qui s'intéressent à l'EPR de Penly seraient bien inspirés de ne pas trop se fier à ces « prévisions » officielles, mais de faire sérieusement leurs calculs de rentabilité en fonction de perspectives plus réalistes.

  • Les Allemands opposés au nucléaire

    Les Allemands  devraient abandonner le nucléaire en 2020.


    Depuis longtemps, une forte opposition au centrales nucléaires existe dans ce pays, qui est à la pointe pour les énergies renouvelables et les économies d'énergies.

    Le choix de sortir du nucléaire est un enjeu politique important, et A Merkel, chef de file de la droite allemande reviendrait bien sur la décision de ne plus faire de centrales nucléaires.

    L'Allemagne a été victime d'incidents répétés dans ces centrales( comme la France l'an dernier), et l'opinion publique semble de plus en plus opposée à leur maintien.

     

    Voici un article d'Antenne 2 sur ce sujet



    image_46887621.jpgUne centrale nucléaire du groupe RWE a été mise hors ligne vendredi suite au déclenchement d'un système de sécurité

    Située dans le nord-ouest du pays, la centrale dite d'Emsland a été automatiquement déconnectée du réseau à 3h00 vendredi.

    Début juillet, une série d'incidents dans une centrale nucléaire opérée par une filiale du groupe public suédois Vattenfall avait déjà mis l'Allemagne en émoi. La chancelière Angela Merkel avait   vivement critiqué l'opérateur.

    "Nous cherchons à savoir ce qui a activé le système de sécurité", a déclaré un porte-parole de RWE Power, filiale spécialisée dans l'électricité du géant de l'énergie RWE. "Nous estimons pour l'instant que la déconnexion ne durera pas plus de deux jours", a-t-il ajouté.

    Berlin doit officiellement fermer progressivement d'ici 2020 ses centrales nucléaires. Cet engagement pourrait être abandonné si Mme Merkel parvient lors des législatives de septembre à se débarrasser de ses actuels partenaires de coalition sociaux-démocrates, et à former une coalition avec les libéraux, qui sont eux pro-nucléaire. 

    L'opinion publique a toutefois été ébranlée par les récents incidents Selon le sondage bihebdomadaire Politbarometer réalisé pour le compte de la chaîne ZDF et paru vendredi, une majorité des Allemands (55%) est désormais favorable à un abandon de l'énergie nucléaire d'ici 2020. Il y a un an, ils n'étaient que 40% en faveur d'un tel calendrier.

     

     


     


     


     

  • Hausse des tarifs à EDF : le prix d'un naufrage

    EDF souhaite voir ses tarifs augmenter de 20%. C'est un aveu d'échec de son choix du tout nucléaire.

     

    L'entreprise vient de procéder à un emprunt pour résoudre ses problèmes financiers et continuer à investir dans le nucléaire. Dans la même 3502346.pnglogique, EDF demande aux pouvoirs publics d'autoriser une augmentation de tarif de 20% sur 3 ans. Le mythe d'une électricité nucléaire bon marché a du plomb dans l'aile.

    Voici un communiqué de Greenpeace à ce sujet.

     

     


    — Paris, le 9 juillet 2009 - La hausse des prix de l'électricité va permettre à EDF de boucher les trous d'une stratégie basée uniquement sur le prétendu « renouveau » du nucléaire. Pour Greenpeace, cette hausse est tout à fait inadmissible. Les français ne doivent pas payer le prix de la volonté d'EDF d'implanter des réacteurs EPR partout dans le monde. Cette stratégie 100% nucléaire est très coûteuse, dangereuse et complètement inutile.
    « En période de crise sociale, énergétique et climatique, EDF ne trouve rien de plus malin à faire qu'imposer aux français le prix d'une stratégie hasardeuse et dangereuse, basée uniquement sur le développement du nucléaire ! s'indigne Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire à Greenpeace. Contrairement à ce qu'il essaie de nous faire croire par ses campagnes de publicité incessantes et très chères, le groupe EDF ne parie que sur le développement du nucléaire, en France et à l'international. Cette stratégie irréfléchie est extrêmement coûteuse : elle est en train de ruiner l'ex-entreprise publique et de compromettre gravement toute possibilité de lutter efficacement contre les changements climatiques ! Il est temps pour M.Gadonneix de retrouver la raison et de changer fondamentalement de cap et de se tourner vers les renouvelables et les économies d'énergie ! »

    20 milliards d'euros... en fumée ?
    EDF a investi 15 milliards l'année dernière pour racheter British Energy et 4,5 milliards dans la prise de participation de Constellation, un groupe énergétique américain. Pour Steve Thomas, professeur de politique énergétique de l'école de commerce de l'Université de GreenwichGreenpeace, ces lourds investissements sont autant de pari sur le renouveau du nucléaire dans ces deux pays. Or, ce renouveau est hypothétique ; il se pourrait bien que dans ces deux pays, aucun projet de nouveau réacteur n'aboutisse.
    Le troisième pari d'EDF se trouve en Chine. Là aussi, le pari est pour le moins hasardeux : les futurs réacteurs basés sur le modèle EPR, s'il y en a, seront construits par la Chine elle-même.

    la-centrale-nucleaire-francaise-de-dampierre_3921_w560.jpgParmi les autres conclusions du rapport de Steve Thomas « AREVA et EDF : perspectives commerciales et risques dans le secteur de l'énergie nucléaire » :
    - Le renouveau du nucléaire est tributaire de l'aide du gouvernement français via son agence de garanties de crédits à l'exportation, la Coface. Sans l'aide du contribuable français, ni Areva, ni EDF ne seront en mesure de commercialiser ses réacteurs EPR.
    - Du fait de leurs stratégies aventureuses, les deux groupes ont atteint un endettement record.
    - Le nombre de commandes qui se concrétisent en comparaison de celles qui sont annoncée à grand renfort de communication tapageuse, est très faible. Le nombre d'EPR vendu par Areva devrait donc se limiter à quelques unités ces dix prochaines années.
    - Les opérations « sûres » des deux groupes sur le marché français sont en perte de vitesse. La encore, ces groupes font reposer leurs choix risqués sur le contribuable français et les citoyens.

    « EDF oublie de préciser à ses abonnés que ses centrales nucléaires fonctionnent très mal, qu'elles ont le taux de disponibilité le plus faible du monde, qu'elle est obligée d'importer de l'électricité à prix d'or et qu'il va falloir qu'elle dépense rapidement des énormes sommes d'argent pour démanteler ses installations et gérer des millier de tonnes de déchets nucléaires, ajoute Yannick Rousselet. Le temps béni où EDF pouvait cacher ses finances réelles est révolu ! Nous allons tous enfin constater que le nucléaire est un très mauvais choix ! »

    En investissant l'équivalent du prix d'un EPR dans les renouvelables, la cogénération et les économies d'énergie, on peut produire 2 fois plus d'électricité et créer 7 fois d'emplois pérennes. C'est vers cette stratégie que devrait se tourner EDF.

  • Les nomades du nucléaires

    France-info a enquêté sur les travailleurs intérimaires du nucléaire.


    Voici un extrait de leur reportage:

     

    On les appelle “les nomades du nucléaire”, ils vont de ville en ville, pour décontaminer les centrales, au gré des “arrêts de tranche”, les périodes durant lesquelles les réacteurs sont arrêtés pour changer le combustible et pour assurer les travaux de maintenance. _Ils connaissentcentraletxt1.jpg toutes les centrales de France : Golfech, dans le Tarn-et-Garonne, Gravelines dans le Nord, Cattenom en Moselle, Chinon en Indre-et-Loire ou encore Chooz dans les Ardennes. Souvent sur les routes, ces agents intérimaires parcourent 40.000 à 70.000 kilomètres par an. Ils jugent leurs indemnités de déplacement si faibles (en moyenne 60 euros par jour pour l’hôtel et les trois repas) qu’ils séjournent le plus souvent dans des gîtes, dans des foyers Sonacotra ou bien au camping (tentes ou caravanes).
    Certains, pour économiser et rapporter de l’argent à leur famille, dorment dans leur voiture. Bien souvent, ces nomades du nucléaire sont donc obligés de se contenter du confort le plus sommaire.