Après les catastrophes nucléaires majeures qui se sont produites (notamment à Tchernobyl et à Fukushima), on était en droit d'attendre que des leçons soient tirées afin de mieux protéger les populations environnantes.
Cela a été en partie le cas, avec en particulier des préconisations nouvelles pour les centrales en exploitation (postes de commande et installations de secours devant résister à un accident). Ces mesures ont entrainé un surcoût très important pour EDF, avec un sérieux recul du mythe de l'électricité d'origine nucléaire bon marché.
Du côté de la protection médicale des populations, il n'y a pas de changement majeur. La distribution de comprimés d'iode reste de mise, ceux-ci protégeant d'un cancer de la thyroïde, quand ils sont pris avant une contamination. Et c'est là que le bât blesse, car cette distribution se limite à un rayon de 10 Km autour des centrales.
Une nouvelle campagne est en cours, car l'iode se périme au bout de 7 ans, et la dernière distribution remonte à 2009. Toutes les personnes habitant dans un rayon de 10 Km de la centrale de Chooz sont donc invitées à retirer leurs comprimés d'iode en pharmacie.