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humour

  • Guerre en Iran : nouvel embrasement au Moyen-Orient

     

    Éditorial de Cartooning for Peace de mars 2026

    Le samedi 28 février, les États-Unis, en coordination avec Israël, ont unilatéralement lancé une série de frappes aériennes contre l’Iran alors que des pourparlers étaient en cours. Washington et Tel-Aviv ont présenté l’opération « Epic Fury » (« Furie Épique ») comme une action préventive face à la montée des tensions régionales et aux capacités militaires et nucléaires iraniennes. Dès les premières heures de l’offensive, le guide suprême iranien, Ali Khamenei, a été tué lors d’une frappe à Téhéran. Sa mort, après 37 ans de règne sanguinaire, ouvre une période d’incertitude. Jouant sa survie, le régime étend le conflit par l’envoi de missiles sur les pays du Golfe, et le Hezbollah libanais réplique dès le 2 mars par des tirs de roquette contre Israël pour venger la mort de Khamenei, provoquant un exode massif au Sud Liban. Économiquement, le conflit a des répercussions mondiales, le blocage du détroit d’Ormuz entraînant une forte hausse des prix de l’énergie et le risque d’un choc boursier. Les civils de la région paient le prix le plus fort de ce nouveau conflit à commencer par le courageux peuple iranien, pris en étau entre la crainte de cette nouvelle guerre et l’espoir d’un nouvel avenir à construire après des décennies de terreur.

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  • Iran : bientôt la fin de l'éternité ?

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    Dessin de Schvartz pour Charlie Hebdo

  • Epstein : plus on en sait, moins on comprend…

    Éditorial de Cartooning for peace du 05 février 2026

    Le département de justice américain a révélé le 30 janvier une nouvelle série de documents de l’affaire Epstein. Encore une fois largement caviardés et censurés, les 3 millions de documents ont déjà fait le tour d’Internet et fait ressortir de nombreux noms de responsables politiques et de personnalités influentes (Bill Clinton, Jack Lang, Bill Gates, Elon Musk, Vladimir Poutine parmi tant d’autres…), ce qui ne préjuge en rien d’une complicité quelconque dans le trafic pédocriminel de Jeffrey Epstein. La diffusion massive d’informations tronquées et disparates alimente les théories du complot et n’a que peu de scrupule pour les victimes bien réelles de cette affaire. La proximité de Donald Trump avec Jeffrey Epstein, sans preuve avérée de participation à ses crimes pour le moment, reste toutefois le point brûlant et non-éclairci de cette affaire tentaculaire et particulièrement complexe.

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  • Davos : un forum pas comme les autres

    Éditorial de Cartooning for Peace du 22.01.2026

    Le Forum économique mondial de Davos (Suisse) a débuté ce 13 janvier dans une ambiance électrique entre Européens et États-uniens, au bord du divorce sur la question du Groenland. Face aux menaces de Trump d’augmenter les taxes douanières des pays qui s’opposent à son annexion du Groenland, les Européens ont changé de ton et ont répondu avec une fermeté nouvelle. Le président français Emmanuel Macron a appelé dans son discours de mardi à refuser « la loi du plus fort » imposée par Washington. Le lendemain, le locataire de la Maison-Blanche, dans un discours confus, ponctué de contre-vérités et d’affronts à l’Europe, a opéré une volte-face inattendue : il a annoncé écarter son projet d’annexer le Groenland par la force, puis, après avoir parlé au Secrétaire général de l’OTAN Mark Rutte, a évoqué sa volonté de pacifier les relations transatlantiques… Une chose est certaine : l’alliance entre le « vieux continent » et les États-Unis ne ressortira pas indemne de cet épisode, au bénéfice de la Chine et de la Russie qui ont tout à gagner de l’affaiblissement de l’Occident.

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  • États-Unis-Venezuela : la capture sidérante de Maduro

    Éditorial de Cartooning for Peace du jeudi 08 janvier 2026

    L’année 2026 à peine entamée, Donald Trump a pris le monde de court en attaquant le Venezuela et en kidnappant Nicolas Maduro. Après plusieurs mois de tensions entre les deux pays, l’armée américaine a mené dans la nuit 2 au 3 janvier une attaque sur Caracas pour enlever le président vénézuélien et sa femme. L’offensive, menée sans déclaration de guerre préalable, aurait fait une centaine de morts selon les autorités locales. Nicolás Maduro, au pouvoir depuis 2013, est accusé par Donald Trump d’être à la tête d’un cartel de narcotrafiquants, ce pour quoi il est jugé devant un tribunal de New York depuis lundi.

    La lutte contre le trafic de drogue vénézuélien a tout d’un prétexte pour mettre la main sur la plus grande réserve de pétrole du monde. Les États-Unis renouent avec de vieilles habitudes impérialistes et la confiscation par la force d’atouts stratégiques et économiques. Les réactions internationales sont divisées : faut-il se réjouir de la chute d’un dictateur illégitimement élu qui a fait fuir huit millions de vénézuéliens, ou condamner une violation manifeste du droit international aux lourdes conséquences ? Donald Trump menace d’ores et déjà d’autres pays : Cuba, la Colombie, le Mexique et l’Iran, mais surtout le Groenland, où il envisage d’employer très bientôt des moyens militaires.

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  • L’attentat antisémite de Sydney

    Éditorial de Cartooning for Peace du Jeudi 18 décembre 2025

    L’Australie a vécu la fusillade la plus meurtrière de son histoire dimanche 14 décembre, à Sydney. Deux assaillants ont tiré dans une foule qui célébrait la fête juive de Hanouka, sur la plage de Bondi. Cette attaque terroriste ouvertement antisémite a fait 15 victimes et des dizaines de blessés. La police australienne a arrêté le seul des deux terroristes encore en vie, et a indiqué que l’attentat était « inspiré par l’Etat islamique ».

    La résurgence de Daesh en Syrie notamment, et celle de l’antisémitisme dans le monde depuis octobre 2023, sont aux sources de cette tragédie qui a pris de court l’Australie, si loin du Moyen-Orient. Parce qu’elle a un écho global, l’attaque de Sydney a rapidement été politisée, au dépend de l’hommage et du respect que méritent les victimes. Le rejet de la haine et de l’antisémitisme est parasité par son instrumentalisation, entre autres par Benyamin Netanyahou qui lie le massacre de la plage de Bondi à la reconnaissance récente de la Palestine par l’Australie.

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  • Amende pour consommation de stupéfiants portée à 500 € ? Une nouvelle surenchère qui ne règlera rien

    Communiqué du Collectif pour une nouvelle politique des drogues (CNPD) 

    Moins ça marche, plus on continue… En annonçant une nouvelle hausse de l’amende pour usage de stupéfiants, le président de la République s’inscrit une fois de plus dans une fuite en avant répressive dont l’inefficacité est pourtant démontrée depuis des décennies.

    En annonçant mardi 16 décembre le passage de l’amende pour usage de stupéfiants de 200 à 500 euros, le président de la République rejoue un scénario désormais bien rodé. Face à l’échec des politiques menées, une annonce sécuritaire ; face à l’absence de résultats, une nouvelle surenchère répressive.

    Cette communication s’inscrit dans la continuité de prises de position récentes stigmatisant directement les usager·ère·s de drogues, présentés comme le coeur du problème. Une stratégie de culpabilisation, mettant encore une fois sciemment sous le tapis toute dimension sociale, sanitaire, préventive des consommations de drogues et qui, surtout, échoue depuis des décennies. À chaque renforcement de l’arsenal répressif correspond le même constat : aucun recul des usages, peu ou pas d’impact sur les trafics.

    La répression n’a jamais endigué les consommations et cette nouvelle annonce d’Emmanuel Macron ne fera pas exception.

    L’amende forfaitaire délictuelle : un échec… pourtant annoncé

    L’extension de l’amende forfaitaire délictuelle (AFD) à l’usage de stupéfiants avait déjà été présentée en 2018 comme une réponse simple, rapide et efficace. Le Collectif pour une nouvelle politique des drogues avait alors alerté sur une mesure inefficace, et contreproductive. Sept ans plus tard, le bilan est sans appel.

    Malgré une massification sans précédent — plus de 1,6 million d’amendes forfaitaires délictuelles prononcées depuis 2019, dont près de 40 % pour usage de stupéfiants — aucun impact n’a été mesuré ni sur les consommations ni sur les trafics. Et pourtant : lorsque la sanction ne produit aucun effet, elle est durcie. Lorsque le durcissement échoue, il est encore renforcé. Cette fuite en avant tient lieu de politique des drogues en France depuis trop longtemps.

    Pire encore, cette procédure s’est accompagnée d’atteintes aux droits fondamentaux. La défenseure des droits a ainsi constaté en 2023 que l’AFD porte atteinte aux droits de la défense et à l’accès à un juge, au droit au recours effectif et au principe d’individualisation de la peine. La verbalisation, fragilise la relation entre la police et la population et contribue à des pratiques discriminatoires. Augmenter le montant de cette amende ne corrigera rien : cela ne fera qu’aggraver des dérives déjà identifiées. D’autant que l’AFD touche prioritairement les publics les plus précaires, pour lesquels elle constitue une sanction économique supplémentaire.

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