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Actualité vouzinoise - Page 243

  • Maternité de Rethel : les maires se justifient

    Aptès le vote de la fermeture de la maternité de Rethel, les maires de Vouziers et Rethel sont interrogés sur leur choix.

     

    "La semaine des Ardennes" a réuni le maire de Vouziers et celui de Rethel pour les questionner sur la fermeture du service. Sous le contrôle du g_deramaix.jpg878788-0080.jpg?t=3468directeur de l'établissement, les deux élus évoquent le contexte de la décision, le pourquoi de leur vote et les réactions à cette fermeture.

    Le maire de Vouziers est actuellement président du conseil d'administration du Groupe Hospitalier Sud-Ardennes (Ghsa) le maire de Rethel en étant vice-président. Ils occupent alternativement ces deux places, et ont donc un rôle important au sein du C.A. Celui-ci vient d'adopter le projet d'établissement qui signe l'arrêt des accouchements à Rethel.

    Le directeur déclare qu'il y aura toujours une activité autour de l'accouchement, mais il paraît difficile d'imaginer une femme suivie avant ou après la naissance par une équipe différente de celle qui l'a accouchée.

    Voici le lien vers les videos, qui sont de qualité médiocre (tendez l'oreille).

     

    Pour comprendre l'importance du" taux de fuite" à Rethel, voir : http://insee.fr/fr/insee_regions/champagne-ardenne/themes/flash/fla012260.pdf

    Rethel a le plus important "taux de fuite" de la région Champagne-Ardenne (37 %). Avant de décider la fermeture, le CA s'est-il interrogé sur les raisons de ce taux, qui mesure le pourcentage de femmes d'un bassin géographique qui vont accoucher ailleurs.

  • Quand on veut noyer son chien ...

    La décision étant prise, il s'agit de trouver un bon prétexte.

     

     

    accueil_sage_femme.jpgLa maternité de Vouziers a été fermée une première fois en 1993. Enfin pas vraiment fermée, puisque la création de la fédération gynécologique sud Ardennes avait pour but de regrouper les maternités de Vouziers et Rethel, sur le site de Rethel.

    La fusion des 2 centres hospitaliers (qui a donné le GHSA) a été faite dans la suite de cette logique : regrouper pour renforcer et maintenir.

     

    On nous annonce maintenant la fermeture de la maternité du GHSA, soit une deuxième fermeture pour Vouziers. Et la preuve que la logique de fusion des services ne préservait rien.

     

    Mais pourquoi la maternité de Rethel ferme-t-elle maintenant? Le chiffre des accouchements se maintient un peu en-dessous de 300.

    Quand la possibilité d'une fermeture a été évoquée, le directeur a déclaré : "Malgré tout ce qui se dit sur le sujet depuis plusieurs années, le seuil des 300 naissances n'a jamais constitué une norme réglementaire » répond Philippe Mercier." (Voir l'article)


    Maintenant que les décisions se mettent en place, il affirme : "Philippe Mercier : Ce seuil des trois cents accouchements est une disposition du code de la santé publique." (Voir l'article).

     

    Maladroit ou bien mal informé le directeur du GHSA ? Probablement pas. Dans une première phase, il s'agissait de rassurer (vous ne craignez le_bloc.jpgrien), dans une deuxième phase il s'agit de faire accepter (on y peut rien).

     

    Il faut donc redire que le conseil d'administration du GHSA a voté de sa propre initiative un projet d'établissement qui comporte la fermeture de la maternité. On peut répondre qu'il est probable que le service aurait fini par fermer. Déjà, ce n'est pas certain, ensuite la démarche est très dangereuse. En reprenant à son compte les objectifs du gouvernement, le conseil d'administration se met en position de faiblesse.

     

    Il est officiel que la prochaine cible sera la fermeture de nombreux blocs chirurgicaux. Quelle confiance peut-on mettre dans le conseil d'administration quant à sa combativité? Va-il proposer de fermer la chirurgie à Rethel avant même que l'on lui demande?

     

  • Savigny : un premier barrage cède

    Après des mois de refus de communication de la part de l'entente Aisne-Oise, la détermination des habitants de Savigny a fait tomber le mur du silence.

     

    coudray.JPGLa mobilisation de tout un village contre un projet qui leur a été imposé n'est pas passée inaperçue.

    Les hautes autorités du département ont été obligées de s'impliquer, et une réunion a eu lieu ce matin (voir notre note du 03 février)

     

    Les choses ont bougé, puisque le préfet a annoncé le gel de l'étude de conception du barrage.

    Un organisme indépendant sera chargé d'étudier les sites possibles sur l'Aisne, déchargeant l'entente Aisne-Oise de cette compétence.

    Ce n'est pas une victoire totale et définitive, puisqu'aucune décision de fond n'a été prise. Mais le gel des préparatifs des travaux et la nouvelle étude retire le couteau de sous la gorge. Il y a maintenant du temps pour s'organiser , argumenter et se faire entendre. Il est en effet convenu que l'association de Savigny ( DSVA 08) soit associée à l'étude à venir.

    Nous vous tiendrons au courant des suites à cette journée, que les militants de l'association ressentent comme une victoire (au moins d'étape).

  • Un projet qui tombe à l'eau ?

    La piscine de Vouziers a sérieusement vieilli, il devient urgent de la remplacer.

     

     

    La communauté de communes de l'Argonne ardennaise a la compétence pour l'étude et la réalisation d'un nouveau bassin à Vouziers. Un projet est d'ailleurs déjà sorti des cartons, mais d'un coût trop élevé pour le budget de la 2C2A. Une nouvelle version plus modeste a été demandée, qui doit être compatible avec la somme souhaitée en investissement et en fonctionnement par les responsables de la 2C2A.

     

    piscine_vouziers_2-2.jpgTout ceci ne sera possible qu'avec un niveau de subvention convenable. Or, parmi les collectivités sollicitées, se trouve le conseil général des Ardennes. Et celui-ci est sérieusement en train de resserrer les cordons de la bourse.

    Il faut dire que les dépenses sociales sont le premier poste budgétaire du département, et qu'en temps de crise elles ont fortement tendance à croître. Comme l'Etat de son côté compense très mal les transferts de charge aux collectivités locales, le conseil général des Ardennes (il n'est pas le seul) se retrouve en position délicate.

    Parmi les mesures possibles, le conseil général envisage de revenir sur la gratuité des transports scolaires. (Voir le blog de Michèle Leflon)

     

    Pour en revenir à la piscine notre (jamais à sec) confrère "L'Union" nous apprend que des économies sont  également prévues.

    Le président Huré a annoncé une pause dans les financements de 4 centres aquatiques, dont ceux de Vouziers et Rethel.

    On avait pourtant cru comprendre que le département était un partisan du plan de relance : dans ce cas, si l'on peut dire, la relance tombe à l'eau.

    Que va devenir le projet de piscine à Vouziers? Combien de temps ce gel va-t-il durer? Jusqu'où va aller le plan d'économies du conseil général? Ce sont quelques questions pour lesquelles on aimerait bien obtenir des réponses.

     

  • Un rendez-vous important

    Après des mois de lutte, les opposants au barrage de Savigny ont obtenu une réunion avec les responsables du projet

     

    Espérons qu'ils pourront obtenir des explications claires et des réponses précises de la part de décideurs qui n'ont jamais voulu communiquer.

    Ils ne contenteront sûrement pas de belles paroles, car les habitants de Savigny attendent du concret pour dissiper leur craintes. Il considèrent ce barrage comme une menace pour leur village, et comme une mutilation pour la vallée.

     

    Le 5 février 2010, au siège du conseil général à CHARLEVILLE :

    Réunion entre :

    - M. le Préfet des ARDENNES
    - M. HURE, président du conseil général
    - M. DEGLAIRE, conseiller général du canton de MONTHOIS
    - Les maires des trois communes
    - Des représentants de la chambre d'agriculture
    - Des représentants de l'entente OISE-AISNE
    - Des représentants de DSVA.08 (MM. KRYWAK, MAILLARD, SOUDANT,
    Mme KRYWAK et M. THERET que nous avons sollicité).

     

     

     


     

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    Le barrage et la zone de retenue

     

  • Les enfants du cinéma à Vouziers

    Nous vous avons annoncé le passage du film "L'apprenti" à Vouziers.

     

    C'est aujourd'hui à 14h30 puis en soirée à 20h15, que le festival des enfants du cinéma présentait aux Tourelles le premier long métrage de Samuel Collardey.

    Tourné entre  septembre 2006 et juillet 2007 dans l'exploitation agricole de Paul et Jeanine Barbier sur les plateaux du Haut Doubs, le film raconte l'année d'un apprenti qui prépare un BEPA. Il passe une semaine par mois dans cette ferme de montagne qui produit du lait et des porcs bio et le reste du temps il suit  des cours à la maison  familiale de Vercel.

    Cet adolescent de 17 ans est l'enfant de parents séparés de condition très modeste. Il souffre de cette situation et tisse avec  Paul et Jeanine une relation très forte. Mathieu trouve enfin un père et Paul, le maitre de stage un fils.

    774757-0110.jpg?t=237La critique a salué unanimement ce film «L'apprenti est un véritable chef-d'œuvre de sincérité, d'honnêteté, porté par une image sublime et une interprétation splendide. Ce film n'est ni un documentaire, ni une fiction, c'est un véritable petit bijou cinématographique".

     

    Le public vouzinois a eu la chance, après la projection du film, de pouvoir dialoguer avec Paul et Jeanine Barbier, les agriculteurs. Le public a été sensible à l'histoire de ce jeune homme qui trouve un sens à sa vie à travers sa formation professionnelle et sa rencontre avec ce couple d'agriculteurs, simple, attaché à des valeurs humaines. Les échanges ont porté sur les conditions de réalisation du film qui s'est étalé sur 11 mois et a compté 25 heures de tournage.

    Paul et Jeanine ont raconté quelques anecdotes assez touchantes. L'expérience qu'ils ont vécue  et partagée avec Mathieu, l'apprenti, n'a pas bouleversé leurs modes de vie respectifs. Simplement ils prennent plaisir, aujourd'hui, à rencontrer le public pour en parler.

     

    L'émotion qui se dégage du  film se prolonge parfaitement  au cours de la rencontre avec  Paul et Jeanine,  « deux bien belles personnes ».

     

     

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    Amélie Rossi-Pahon, coordinatrice culturelle de la ville.

    Jacques Lambert, fondateur des"Enfants du cinéma".

    Jeanine et Paul Barbier, agriculteurs et acteurs.

     

  • Les enfants du cinema à Vouziers

     

     

    Les Enfants du Cinéma, Familles Rurales, la FDSEA et le journal Agri Ardennes présentent "L'Apprenti", au cinéma "Les Tourelles".

     

     

    G166141203206783.jpgPar deux fois, le festival a sélectionné deux documentaires dans sa sélection : en 1996, La vie est immense et pleine de danger de Denis Gheerbrandt, et, en 2009, Jesus Camp d'Heidi Ewing et Rachel Grady. Mais, jamais, la soirée d'inauguration n'avait projeté un documentaire.

    Pour un coup d'essai, ce fut un coup de maître ! Après une projection conclue par des applaudissements chaleureux, la quasi-totalité des spectateurs présents sont restés - grande première également ! - pour échanger avec Paul Barbier et son épouse, Jeannine. Ce fut un pur moment de bonheur, coupé de rires et chargé d'émotion.

    Jean-Michel Frodon, dans le n° 640 des Cahiers du Cinéma de décembre 2008, donne, à notre avis, en conclusion de son article  l'explication de ce qui s'est passé ce soir-là : (...) Puisque finalement on pourrait légitiment poser la question : qu'est-ce que j'en ai à faire de la vie d'un adolescent de Franche-Comté qui travaille dans une ferme ? Avant le film, en ce qui me concerne, rien. Il suffit de quelques minutes pour que tout bascule, non pas vers un imaginaire à partager, non vers une affaire de terre (qui ne mentirait pas, tu parles) mais vers une affaire d'humains, qui ne nous ressemblent et ne nous ne ressemblent pas, et pour ces deux raisons nous intéressent tous.

     

    le mardi 2 février à 14 h30 et 20h15

    au cinéma Les Tourelles de Vouziers

     

    L'avis de Télérama (extrait ci-dessous)

    Des champs boueux à la grande cuisine, les situations et les dialogues sonnent ­juste. Une histoire fortement documentarisée se dessine autour de l'adolescent qui se prend pour un homme. Son vrai père est parti de la maison et Mathieu ne veut pas le voir. Paul le remplace, en quelque sorte. Avec ses bacchantes à la Henri Virlojeux, il a quelque chose du père idéal. Mathieu peut le trouver « vieux jeu » et critiquer sa conception du métier. Il n'empêche : il a une autorité naturelle et rassurante.