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société - Page 397

  • la culture du dialogue

    Communiqué de la LDH

    Trois philosophes ont été arrêtés et placés dix heures en garde à vue à leur retour de Bamako, parce qu’ils se sont, lors de leur vol aller, déclarés solidaires d’un sans-papiers expulsé.

    Après les « dangereux terroristes de Corrèze » devenus « personnes mises en cause mais présumées innocentes dans une affaire d’actes de malveillance vis-à-vis de la SNCF »…

    Après les « collégiens présumés dealers » de Marciac sur lesquels des gendarmes avaient lâché un chien policier au milieu de leur classe…

    Après le journaliste de Libération, accusé de diffamation par un marchand d’accès Internet, dont des policiers fouillent l’anus, l’ayant arrêté devant ses enfants à 6h30 du matin, pour vérifier disent-ils s’il n’y aurait pas caché de quoi se suicider…

    Voici maintenant trois philosophes arrêtés et placés dix heures en garde à vue à leur retour de Bamako, parce qu’ils se sont, lors de leur vol -Iui_SjE4T8hZ-7zYDZlOqATaG70mbWj.jpgaller, déclarés solidaires d’un de leurs collègues qui protestait contre une scène pourtant bien banale : un Africain menotté, encadré par cinq policiers, dangereux sans-papiers expulsé qui côtoyait des passagers libres sur un vol commercial d’Air France.

    Le premier protestataire, directeur de programme au Collège international de philosophie, a été arraché de force de son siège, menotté lui aussi avec brutalité devant les autres passagers puis placé en garde à vue. Il risque cinq ans de prison et 18 000 euros d’amende pour délit de solidarité avec cet homme africain « reconduit » là où, dit-on en haut lieu, on est incapable de « s’élever vers le progrès ». Sauf bien sûr, en cas de condamnation, à ce qu’il bénéficie d’une grâce présidentielle comme Jean-Charles Marchiani – lequel, il est vrai, n’est pas précisément philosophe et avait sans doute commis des infractions beaucoup moins graves que nos « délinquants de la solidarité ».

    Le thème du congrès de Kinshasa auxquels se rendaient les philosophes était « la culture du dialogue, les frontières et l’accueil des étrangers ». La Ligue des droits de l’Homme tient à saluer la contribution que les gouvernants actuels de la République viennent ainsi d’apporter aux travaux des congressistes : elle est à la hauteur de la considération qu’appellent leurs discours satisfaits sur « la France pays des droits de l’Homme ».

    Paris, le 23 décembre 2008

  • Sarkozy touché par la grâce

    Nicolas Sarkozy a décidé de supprimer les grâces collectives qui étaient devenues une tradition, en particulier pour le 14 juillet .

    Mais il  met en pratique des grâces ciblées en faveur des détenus ayant montré une "détermination hors du commun à suivre une formation professionnelle, à rechercher un emploi ou à suivre des soins". Selon une source judiciaire anonyme citée par Reuters, le parquet de Paris auraitmarchiani_pasqua_toulon_1999-7230b.jpg adressé un rapport sur M. Marchiani dans lequel il affirmait qu'il ne répondait pas à ces critères.

    C'est vrai qu'il est difficile d'imaginer le préfet Marchiani suivant une formation professionnelle ou recherchant un emploi . A quoi doit-il sa grâce présidentielle ? Sa qualité de préfet ? Sa proximité avec Charles  Pasqua ? Son rôle dans quelques affaires secrètes de l'état ?

     

    Dans le même temps, le parquet (c'est à dire le représentant de l'état) fait appel de la mise en liberté de Julien Coupat, ordonnée par un juge .

    Pourtant dans le système judiciaire français, l'incarcération de personnes inculpées doit être une exception . Dans ce cas l'exception semble surtout reposer sur le fait que certains ministres aient besoin de justifier leur théorie de "terroristes d'ultra-gauche" .

  • Les psychiatres contre Sarkozy

    Il est rare que les 4 syndicats de psychiatres signent un texte commun . Pourtant suite à l'annonce du plan de sécurisation des hopitaux psychiatriques, ces syndicats se sont réunis sur un texte qui condamne le retour à une psychiatrie d'enfermement et de rejet . C'est cette logique d'exclusion et de contôle de la population que prévoit la réforme gouvernementale . Vous trouverez ci-dessous l'analyse du site viva.presse :

    La fronde contre les mesures annoncées par Nicolas Sarkozy sur la "sécurisation" des hôpitaux psychiatriques continue de se développer.
    Après l’appel « La nuit sécuritaire », les quatre syndicats de psychiatres – syndicat des psychiatres d’exercice public (Spep-Idepp), syndicat des
    illus491.jpg psychiatres des hôpitaux (Sph), syndicat des psychiatres de secteur (Sps-Idepp) et Union syndicale de la psychiatrie (Usp) – ont dénoncé ensemble ce week-end « une approche exclusivement sécuritaire de la psychiatrie ».
    A leurs yeux, ces mesures visent à « refermer l’hôpital sur lui-même et renforcer auprès de la population toutes les images d’une psychiatrie carcérale et de rejet, simplement vouée à l’enfermement du fou dangereux ».

    La veille, dans un communiqué, l’Usp avait également souligné la « logique de violence sociale qui condamne la psychiatrie à repérer, contrôler et parquer à vie les marginaux, déviants, malades, désignés potentiellement dangereux. Logique de l’abus rendu légal, enfin, puisque cette dangerosité n’est ni définie, ni précisément limitée, ouvrant la voie à une extension indéfinie des mesures qui la visent ».

  • DROIT AU LOGEMENT

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    source "Le Monde"

    Plusieurs dizaines de militants de l'association "Droit au logement" (DAL) ont investi, samedi 20 décembre, un immeuble vide de la rue de la Bourse, dans le IIe arrondissement de Paris, au nom du "droit à la réquisition". "Application de la loi réquisition", proclamait une banderole affichée au cinquième et dernier étage de cet immeuble en cours de réhabilitation, dont un appartement est déjà à vendre.

     

    En cette période hivernale, les difficultés de logement sont vécues encore plus difficilement . Rappelons qu'en région parisienne, et même dans beaucoup de ville, l'accès au logement, aux soins de base, à la nourriture sont des problèmes quotidiens pour de très nombreuses personnes, dont certaines ont un travail régulier .

  • Encore un "terroriste" libéré ?

    Dans l'affaire du sabotage des lignes TGV, le gouvernement avait vite crié au complot terroriste, et annoncé la mise en cause d'une cellule "ultra-gauche" . Cette version perd de plus en plus de crédibilité, car après la remise en liberté de 4 inculpés, c'est maintenant le "chef terroriste " en alliot.jpgpersonne qui va peut-être se retrouver libre . Voici l'info du site rue 89

    Le juge des libertés et de la détention (JLD) a signé vendredi l’ordonnance de remise en liberté de Julien Coupat. Le jeune homme, accusé d’être à l’origine de différents sabotages sur les lignes de la SNCF, reste toutefois en détention le temps que soit examiné l’appel du parquet, probablement mardi.

    On entend beaucoup moins la ministre de l'intérieur sur ce sujet, pour lequel elle avait ignoré la présomption d'innocence . Les juges remettent en liberté ces personnes car les charges qui existent contre elles n'ont plus rien à voir avec le tableau qu'avait dressé nos gouvernants en mal d'épouventail .

  • C'est aujourd'hui en France

    La France, république moderne et modèle "possède" encore quelques reliques de son empire colonial .

    Le droit français s'y applique en principe . Comme pour tout pouvoir, c'est dans son comportement face aux plus faibles qu'il est légitime de juger le gouvernement de la France . Voici un lien vers "Libération" qui met en ligne une video sur le centre de rétention de Mayotte .

     

     

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  • Les droits de l'homme en Birmanie

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    Les marches pacifiques et non violentes des moines bouddhistes Birmans de 2007 qui demandaient paix et dialogue pour une solution politique des problèmes auxquels le pays est confronté ont galvanisé l’attention de la communauté internationale. Ils ont marché pour soutenir la population laïque qui publiquement et courageusement a protesté contre le régime.


    Nous avons observé avec horreur la façon dont leurs propositions pacifiques ont été acueillies par une violente répression de la part de la junte militaire Birmane menée par le Général Than Shwe. Les rafles subséquentes qu’il a ordonnées ont entraîné arrestations, tortures et meurtres qui continuent encore chaque jour.


    En dépit de l’aspiration prédominante des Birmans à un changement politique, le régime n’a fait ni ouverture, ni progrès vers une réconciliation nationale. Ils persistent dans leur refus d’engager le peuple Birman et les groupes ethniques dans un dialogue essentiel et significatif. Nous maintenons fermement notre appui à notre consoeur Aung San Suu Kyi lauréate du prix Nobel, et avons à maintes reprises appelé à sa libération, ainsi qu’à celle des moines Bouddhistes et de tous les prisonniers politiques de Birmanie.


    La « feuille de route » du régime et le processus de la constitution long de quelques décades ont failli : ils n’incluent pas la participation de la Ligue Nationale pour la Démocratie. La LND et les ethnies de Birmanie doivent participer à la détermination d’une solution négociée et d’une transition vers la démocratie.


    Nous ne pouvons, ni ne pourrons, oublier les événements de la Révolution Safran ainsi que le courage du peuple Birman dans sa revendication au droit de vivre en paix et en liberté. En dépit de décennies de répression, et dans un monde brisé par la violence, leurs manifestations pacifiques sont le modèle de l’expression juste et légitime d’une dissidence politique qui leur est acquise de plein droit.


    Beaucoup d’armes utilisées par le régime militaire de Birmanie pour se maintenir au pouvoir leur ont été vendues par des gouvernements étrangers. Ceci n’est pas acceptable - aucune nation ne doit vendre d’armes à un régime qui les utilise exclusivement contre son propre peuple. Nous appelons la communauté internationale à travailler activement afin d’appliquer des embargos d’armes contre le régime. De plus, nous appelons les membres du Conseil de Sécurité, ainsi que la communauté internationale, à prendre rapidement des mesures qui empêcheront la vente d’armes à l’armée Birmane, y compris une interdiction sur les transactions bancaires ciblant les principaux dirigeants Birmans, ainsi que les entités étatiques ou privées qui soutiennent le commerce d’armes du gouvernement.


    Signé par :
    Archevêque Desmond M. Tutu
    Sa Sainteté le Dalaï Lama
    Shirin Ebadi
    Adolfo Perez Esquivel
    Mairead Maguire
    Rugoberta Menchu Tum
    Prof. Elie Wiesel
    Betty Williams
    Jody Williams

     

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