Aux côtés du Planning Familial, défendons le droit à l’information, à l’éducation, à la sexualité, pour toutes et pour tous
En diminuant de 42 % dans la Loi de Finances 2009 le montant affecté au conseil conjugal et familial, l’Etat programme à très court terme la suppression totale des actions d’information, d’éducation et de prévention dans les domaines de la sexualité et de la vie de couple et affective.
Par cette décision, l’Etat montre sa volonté d’abandonner les missions qui sont les siennes quant à l’accueil, l’information et la prévention concernant la contraception, la fécondité, la sexualité. Il se désengage, par là, de la préparation des jeunes à la sexualité, à leur vie de couple et à la fonction parentale. Il marque son désintérêt pour les pratiques d’accueil et de conseil, qu’elles soient mises en oeuvre lors d’activités collectives ou d’entretiens individuels.
Ces missions d’utilité publique sont donc très clairement menacées par la baisse des financements, déjà largement insuffisants, alors que la Loi Neuwirth a clairement affirmé le rôle essentiel joué par les associations aux côtés de l’Etat.
Pourtant, dans une société où les relations filles-garçons sont de plus en plus marquées par la violence, où les campagnes nationales de prévention et d’information ont besoin des relais de terrain pour être efficaces, ces missions définies par la loi, plus que jamais, sont primordiales !
450.000 personnes bénéficient chaque année des actions du Planning Familial dans ses 70 associations départementales de Métropole et des DOM. La conséquence de cette brutale démission de l’Etat est la fermeture programmée d’un grand nombre de ces lieux d’accueil individuels et collectifs.
L’Etat doit assurer sa responsabilité nationale pour l’information, l’éducation à la sexualité, et la prévention pour toutes et tous conformément à
l’article 1 de la Loi 73-639 du 11 juillet 73.
L’Etat ne doit pas supprimer les lieux d’écoute et de parole, mais les développer.
L’Etat ne doit pas supprimer les interventions collectives, mais les développer.
L’Etat doit donner aux associations qui assurent ces missions, les moyens aujourd’hui nécessaires, pour le développement de leurs activités et de leurs interventions.
Tous ces acquis sont récents, ces droits sont fragiles, Nous avons lutté pour les obtenir, luttons ensemble pour les défendre !
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Le Planning Familial doit vivre
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29 janvier : les associations aussi
Pour la journée du 29 janvier, nous avons publié l'appel syndical unitaire, ainsi que l'appel commun de partis de gauche .
Cette journée mobilise également de nombreuses associations, en particulier celles qui travaillent dans le milieu social ou dans la défense des droits de l'Homme .
Voici l'appel de la ligue des droits de l'Homme pour jeudi :
L’encre de la commémoration de son 60e anniversaire est à peine sèche que la DUDH confirme son utilité et son actualité. Elle définit les principes sur lesquels doivent se fonder les sociétés. Les Droits économiques, sociaux et culturels en sont partie intégrantes, et l’engagement de la LDH pour les défendre est constant. Crise ou pas, les droits de l’Homme ne sont pas un sous-produit pour matin calme.
Au bout de quelques mois de pertes financières effrayantes, le vertige gagne : les sommes consacrées au sauvetage d’institutions financières représentent selon le PNUD quelques 30 années des ressources nécessaires pour nourrir les affamés du monde. Les salariés voient fleurir les licenciements collectifs, les salaires sont sous la pression, les associations d’aide cherchent désespérément les ressources pour contenir ici la misère, là bas la famine.
Si la crise est pour tout le monde, les profits restent pour quelque uns ! Après toutes ces années d’accaparement, il apparaît que la création de
Aujourd’hui, les profiteurs réclament la socialisation de leurs pertes. C’est cela que signifie pour eux le retour vers l’Etat. Et de se cacher derrière cette crise qui toucherait tout le monde pour tenter d’imposer les régressions sociales. Et, comme par enchantement, alors que les ressources étaient proclamées rares, les gouvernements trouvent des milliards. Mais c’est alors au détriment des programmes sociaux, de la lutte contre les inégalités, de la politique sociale en général.
La LDH appelle à participer massivement à la journée d’action intersyndicale du 29 janvier et de prendre toute sa part dans son succès. Elle se réjouit de l’unité qui a pu se réaliser ce jour. Elle
partage les grands objectifs majeurs face à la crise que sont :
la défense de l’emploi et des salaires ;
la priorité donnée aux services publics ;
l’égalité d’accès à la protection sociale ;
l’amélioration des garanties collectives. -
Negationisme et catholicisme
Le pape Benoit XVI vient de lever l'excommunication de 4 évêques traditionalistes . C'est une preuve supplémentaire du virage de plus en plus réactionnaire du Vatican : messe en latin, condamnation de la contraception et retour des catholiques excommuniés pour leur refus d'admettre une évolution de l'église .
Cette décision pourrait ne concerner que les seuls catholiques, si leur église ne prenait partie sur des sujets qui concernent toute la société .

Ce qu'il y a de plus choquant encore c'est que parmi les évêques réhabilités se trouve un négationiste notoire . Toujours aussi jésuites, les autorités du Vatican voudraient nous faire croire que l'on peut séparer les opinions de cet évêque de sa fonction .
Voici un extrait de l'Express.fr sur Mgr Richard Williamson :
Ce prélat d'origine britannique fait partie des quatre évêques "lefevristes" excommuniés en 1988 pour avoir été consacrés sans l'accord du Saint-Siège. Il a nié à plusieurs reprises l'estimation, généralement admise par les historiens, de six millions de juifs exterminés durant la Seconde Guerre mondiale ainsi que l'existence de chambres à gaz dans les camps de concentration nazis.
"Nous croyons que la question d'excommunier ou de ne pas excommunier un fidèle de l'Eglise catholique romaine est un problème interne à cette église", a commenté Robert Rozet, du mémorial de Yad Vashem construit à Jérusalem en hommage aux victimes de la Shoah.
"Néanmoins, nous trouvons scandaleux qu'un membre aussi éminent de cette église puisse nier la Shoah".
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Souriez, vous êtes fichés .
Communiqué de la LDH
La Cnil vient de rendre ses conclusions sur le fichier des infractions constatées – le Stic, créé clandestinement dans les années 1995/2000 mais connu seulement en 2001, et qui dès 2004 fichait 23 millions de personnes.
Les conclusions de la Cnil sont accablantes. Seulement 17 % des données collectées sur les personnes mises en cause sont exactes. Les données collectées sont stockées sans respect des durées de conservation, de mise à jour et d’apurement. Les qualifications des personnes fichées sont non seulement fantaisistes mais inacceptables dans un Etat de droit respectueux de l’égale dignité des personnes : on y trouve entre autres « autiste », « homosexuel », « travesti »… Voilà qui permet juger de la crédibilité des affirmations ministérielles selon lesquelles les autorités n’avaient jamais songé à ficher les orientations sexuelles ou l’état de santé.Le Stic sert aussi pour les enquêtes administratives ; il est consulté pour le recrutement et l’habilitation des personnes travaillant dans le domaine
de la sécurité. On sait déjà que ces très nombreuses données erronées ont conduit à des pertes d’emploi et à des refus de recrutement. Là encore, que penser des discours sur la lutte contre les discriminations, notamment à l’embauche ?Au moment où le gouvernement veut fondre le Stic et Judex (qui est à la gendarmerie ce que le Stic est à la police) en un seul fichier nommé Ariane, la Ligue des droits de l’Homme demande que toutes les données erronées qui menacent les droits de millions de nos concitoyens soient immédiatement effacées, que l’ensemble des fichiers de justice et de police soient mis à jour et soumis à des contrôles sérieux, indépendants et transparents, et qu’une loi vienne enfin protéger les droits et libertés des citoyens face à la montée de la « surveillance généralisée » et d’un fichage arbitraire et discriminatoire dont la Cnil vient de caractériser une nouvelle manifestation particulièrement accablante.
Paris, le 23 janvier 2009
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voeux : il n'est pas trop tard
Le réseau éducation sans frontières propose d'envoyer une carte de voeu au nouveau ministre de l'immigration, Eric Besson .
En voici la reproduction, que vous pouvez trouver également sur leur site (lien ci-dessus) en différents formats .


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campagne SOS racisme
Voici un lien vers la video de la campagne de SOS racisme contre la politique d'expulsion de Hortefeux et Sarkozy . -
Suppression du juge d’instruction : l’indépendance des juges dans le collimateur de l’Elysée
La suppression des juges d'instruction va mettre un peu plus la justice sous le contrôle du gouvernement.
Sarkozy prend souvent prétexte d'un événement "sensible" pour en tirer des conclusions générales et réformer dans le sens qui lui convient .

Le scandale d'Outreau a marqué les limites de l'instruction telle qu'elle est pratiquée en France . Fallait-il pour autant tout changer et donner au parquet la conduite de l'instruction? Il faut rappeler que les juges du parquet dépendent directement du ministre de tutelle, à l'opposé des juges du siège qui gardent une certaine indépendance .
L'instruction d'une affaire politiquement sensible (corruption ou autre) sera donc conduite par un magistrat contrôlé par le ministre de la justice : le risque de voir une personnalité de la majorité poursuivie devient pratiquement nul .
Voici l'avis de la Ligue des Droits de l'Homme sur cette réforme :
Communiqué de la LDH
La suppression du juge d’instruction au profit d’une enquête menée par le seul parquet, proposée par le chef de l’Etat hier, constitue la menace d’une des plus graves régressions en matière de droits de la défense et d’équilibre du procès pénal que la France connaîtrait depuis ces dernières années. L’indépendance des magistrats est l’objet de toutes les critiques de ce gouvernement. En voici la sanction : le pouvoir d’enquête dans les affaires les plus sensibles serait retiré à un juge indépendant au profit du
parquet qui ne l’est pas, provoquant ainsi un grave déséquilibre entre les parties. A une procédure inquisitoire qui n’est pas sans défauts, succèderait une procédure accusatoire qui privilégie, encore et toujours, ceux qui auront les moyens de payer une contre-enquête.Si la modification de la procédure pénale doit se faire dans le sens du respect des droits fondamentaux des parties au procès, les dérives actuelles que la LDH dénonce avec vigueur ne trouveront aucune solution dans le renforcement du pouvoir de la police et du parquet.
Il est temps que le gouvernement revoit la copie de sa politique pénale au lieu de supprimer tout obstacle à son contrôle indépendant.
Il est temps que police judiciaire et magistrats exercent leurs fonctions dans un vrai respect des libertés fondamentales, et dans le respect des personnes, quels que soient leur origine, leurs moyens économiques et la couleur de leur peau. L’Etat des prisons et des lieux de rétention a conduit le Commissaire européen aux droits de l’Homme à critiquer sévèrement la France.
Voilà de réelles urgences sur lesquelles la LDH appelle à un débat citoyen, débat auquel tous les acteurs du monde pénal et judiciaire doivent être associés.