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politique nationale - Page 324

  • Vaccination contre la grippe H1N1

    Après les personnels hospitaliers, la vaccination contre la grippe H1N1 va débuter la semaine prochaine pour la population en général.

     

    571909024.jpgA Vouziers, les jours de vaccination définis par les services de la préfecture seront les lundis, mercredis, vendredis et samedis.

    Les séances se dérouleront à la salle Bellevue, sur convocation adressée par la Caisse d'Assurance Maladie.

    La première séance devrait se dérouler le vendredi 13, puisque le top départ national est fixé au 12 novembre.

    D'après les sondages et l'expérience des personnels des hôpitaux, on ne devrait pas observer de précipitation pour se rendre à ces rendez-vous.

    La communication gouvernementale a été mauvaise, oscillant entre la panique et la banalisation.

    Il est difficile pour un français "moyen" de se faire une opinion, et dans le doute beaucoup préfèrent s'abstenir.

    Dans les pays étrangers, on s'aperçoit que les demandes de vaccination se développent dès que la maladie devient plus menaçante et les cas plus proches ( Canada, Ukraine , Etats-Unis).

    Les pouvoirs publics s'attendent donc à un démarrage lent des vaccinations, mais restent attentifs à un changement de comportement plus ou moins massif : les lots de vaccin commandés n'ont pas été revendus pour le moment, d'autant que le gouvernement n'a pas encore validé le fait de procéder à un rappel ou non.

  • Rama Yade lachée par Fillon

    Rama Yade, forte de sa popularité auprès de l'opinion publique a pris l'habitude de prendre des positions opposées à celle de l'UMP.

     

    Mais cela tangue fort actuellement dans le parti majoritaire, même Raffarin se rebiffe. Dans ce contexte, Fillon ne peut tolérer des dissidents parmi ses ministres. Voici ce qu'il a déclaré , d'après 20minutes.fr, à la réunion hebdomadaire de l'UMP:

     

    Rama Yade, la secrétaire d’Etat aux Sports, était absente de la réunion. Mais François Fillon n'a guère apprécié qu'elle milite pour le maintien «du droit à l'image collective», une niche fiscale profitant notamment aux sportifs professionnels. «J'ai fait savoir à la secrétaire d'Etat ce que je pensais de la méthode qui consiste à se désolidariser de son ministre. Il faudra en tirer les conséquences le moment venu», a-t-il dit dans une allusion à son départ à plus ou moins long terme.


    Rama Yade débarquée du gouvernement, Rachida Dati exilée, Fadéla Amara devenue transparente, où est passée la diversité ?

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    deux amis

     

  • Mieux vaut être riche et bien portant ...

    La maladie frappe aveuglément, personne n'est à l'abri d'un cancer ou d'une maladie grave.

    Ce constat est vrai, mais il existe pourtant de grandes différences de santé suivant la catégorie sociale à laquelle vous appartenez, ou suivant le lieu où vous habitez.
    Ces faits sont connus depuis longtemps, et ils ne vont pas en s'améliorant. Voici ce que disent les chercheurs , :

    Le défi est de taille. Les inégalités socio-économiques devant la santé, phénomène connu depuis le XVIIIe siècle, sont particulièrement fortes dans le domaine du cancer. Pire, elles s'aggravent. «Les écarts de mortalité en fonction de la catégorie sociale se sont même creusés, tant pour les hommes que pour les femmes françaises, au cours du dernier quart du XXe siècle», notent l'économiste Jean-Paul Moatti (université d'Aix-Marseille) et ses collègues dans l'ouvrage La Vie deux ans après le diagnostic de cancer (La Documentation française, 2008).

     

    Le problème est bien socio-économique: Inégalité dans le mode de vie, dans le savoir et la culture, dans l'accès aux soins et à la prévention.

    Toutes ces différences accumulées aboutissent à de milliers de morts évitables, mais dont les plus pauvres et les plus isolés sont les victimes.

     

    Les Ardennes sont un territoire qui cumule les difficultés : dans le domaine économique, dans l'isolement géographique, dans le domaine social.

    Les cartes ci-dessous vous indiquent les différences de taux de cancer en fonction des départements. Les différence sont considérables, plus de 50% de cas en plus dans notre département.

     

    A Vouziers, il vient d'être mis fin à la pratique des coloscopies qui permettent un dépistage et une prévention du cancer du colon. C'est une des conséquences de la fermeture du bloc chirurgical, et de politique budgétaire mis en place nationalement.

    C'est portant ce type d'acte de dépistage qui doit se faire au plus près des populations. La logique économique a pris le dessus, la logique de santé n'est que secondaire. C'est un exemple frappant des conséquences de décisions imposées dont sont victimes des territoires fragiles et excentrés

     

    Sarkozy annonce un "plan cancer" pour réduire ces inégalités. On vient de voir qu'elles sont liées directement aux inégalités sociales, il aura donc bien du mal à changer vraiment les choses.

    Il est vrai qu'il doit déjà réformer le capitalisme, alors dans la foulée, il peut bien vaincre la misère sociale et ses conséquences.









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  • Sarkozy radote

    Un discours de Sarkozy, c'est toujours une nouveauté. Quoique...

     

    Voir une video du "petit journal"cliquer ici

  • Gendarmerie mobile : on supprime aussi

    Dans le cadre de la révision générale des politiques publiques  (RGPP), la gendarmerie va également être touchée.

     

    La RGPP, une des grandes réformes de l'ère Sarkozy, est un beau sigle pour habiller la suppression de fonctionnaires et de services de l'Etat.

    La gendarmerie, pourtant au coeur de la problématique sécuritaire, va aussi être touchée.

    Voici ce que déclare le général Roland Gilles (en photo ci-dessous), lors de son audition devant la commission de la défense nationale et des 340x.jpgforces armées :

     

    Une réflexion est en cours sur la réduction du nombre d’unités mobiles – 123 actuellement – pour tenir compte de la diminution du plafond d’emploi. Dans le cadre de la RGPP, il a été décidé que la gendarmerie abandonnerait, entre 2009 et 2011, sa mission de gestion des centres de rétention administrative, qui occupe l’équivalent de 8 escadrons de gendarmerie mobile. La suppression de 7 autres escadrons est à l’étude, soit un total de 15. Il ne s’agit pas, à proprement parler, d’une taille dans les effectifs puisqu’il est envisagé depuis 2008 de restituer 60 postes par escadron – l’effectif d’un escadron est de 110 à 112 – et de redéployer 50 autres postes dans les départements les plus touchés par la criminalité. En d’autres termes, près de la moitié des suppressions est susceptible de contribuer à la territorialisation des effectifs.

    On dénombre aujourd'hui 25 départements soumis à une forte pression démographique et à une forte augmentation de la criminalité : le sillon rhodanien, la ceinture méditerranéenne, les régions toulousaine, bordelaise, nantaise, quelques départements de l’Est et les départements de la Grande Couronne. Ces départements bénéficient aujourd'hui d’escadrons de sécurisation. La future territorialisation ne fera que confirmer ce renforcement tout en le rendant moins coûteux.

     

    Réflexion en cours, 8 + 7 escadrons supprimés, renforcement des zones à forte pression démographique, il y a de quoi tendre l'oreille et être vigilant.

  • Si tu ne votes pas comme il faut, on recommence

    Cela devient une habitude : si un vote ne convient pas à celui qui pose la question, on recommence pour avoir un résultat conforme.

     


    Il y a eu le référendum sur la constitution européenne : pas d'accord les Français ? Ce n'est pas grave on reprend la question en faisant voter le congrès à Versailles.

    La même chose pour les Irlandais qui avaient la mauvaise habitude de faire voter leurs citoyens : on repart pour un deuxième vote, avec quelques modifications pour séduire une majorité.


    La commission des finances puis l'assemblée nationale votent une taxe additionnelle sur les bénéfices des banques. Celles-ci ne sont pas banques_logos_469_305_2736b.jpgtrop à plaindre, leurs résultats sont très bons malgré (grâce ?) la crise.

    Mais Christine Lagarde et le gouvernement ne sont pas d'accord pour prendre de l'argent à ces pauvres gens.

    Le ministère des finances n'est pas d'accord non plus. Il déclare d'après "La Tribune.fr" :

    Les députés viennent de voter ce vendredi la création d’une taxe additionnelle et exceptionnelle de 10% sur les bénéfices des établissements de crédit, pour 2010. Bercy a aussitôt fait savoir que ce vote était "une erreur technique" - car deux députés UMP qui voulaient voter contre auraient par erreur voter en sa faveur - et qu'elle "sera rectifée lundi". Les parlementaires apprécieront le vocabulaire.

    Un nouveau vote est donc prévu lundi à l'Assemblée nationale pour annuler le précédent.

    C'est beau la démocratie. Mais quand le pouvoir exécutif se croît en droit de ne pas prendre en compte des votes qui ne lui plaisent pas, quel nom donner à ce régime ?

  • Réforme territoriale : le dit et le non dit

    Encore une réforme "indispensable" annoncée par Nicolas Sarkozy : à se demander comment la France pouvait bien exister avant son arrivée.

     

    La réforme territoriale s'attaque à l'organisation des collectivités locales, sous couvert de bon sens, mais avec beaucoup d'arrière-pensées très politiques. Les mesures annoncées sont nombreuses et complexes, on peut cependant  faire quelques remarques sans entrer dans le détail ni être complet.

     

    La réforme n'a pas le courage d'annoncer la fusion des départements et des régions, ce qui aurait nécessité une modification de la rp_pays_cart.pngconstitution. Le risque d'un rejet était trop fort pour aller ouvertement jusque là. La fusion des conseillers généraux et des conseillers régionaux (ils deviennent conseillers territoriaux) aboutira à moyen terme au même résultat, les choses se feront lentement d'elles mêmes par cette réforme des élus.

     

    Le mode d'élection de ces nouveaux conseillers territoriaux n'est pas neutre. Ce sera le scrutin uninominal à un tour. Ce type de scrutin favorise les gros partis, comme par exemple l'UMP qui regroupe pratiquement toute la droite. Dans ce type d'élections, le candidat en tête même s'il n'obtient que 30% des voix est élu. Si ses trois opposants font chacun 20%, ils ne peuvent compter sur un deuxième tour pour se regrouper.

     

    Les "pays" vont disparaître : cet échelon local est assez méconnu, mais c'est le seul qui tentait de réunir des élus et des représentants de la vie civile ( associations, entreprises, etc). C'est vrai qu'ils ne coûtaient pratiquement rien puisqu'ils étaient principalement un lieu de réflexion, et ne disposaient pas d'un budget. Ils avaient aussi l'inconvénient d'avoir été créés par D Voynet.

     

    L'intercommunalité devient obligatoire. Les préfets vont devoir achever la carte des communautés de communes en couvrant l'ensemble du territoire. Pour une structure qui est sensée représenter  un lieu de réflexion et de vie partagés entre des communes, s'y retrouver de manière forcée et obligatoire est pour le moins curieux, si ce n'est paradoxal.

     

    Comme pour toute réforme l'essentiel tient dans les moyens fournis pour sa mise en oeuvre. La suppression de la taxe professionnelle et la baisse des compensations financières de l'Etat vont mettre les collectivités territoriales en difficulté.

    Organisation nouvelle ou pas, des structures sans réels moyens financiers ne pourront impulser des politiques avec un impact fort sur leur territoire.