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vote

  • Un vote de conviction

    Le droit de vote permet à chaque citoyen d'exprimer ses convictions, de choisir parmi des candidats celui qui est le plus porteur de ses valeurs et de sa vision de l'avenir.

    La campagne présidentielle 2012 est en partie "plombée" par la crise, qui semble ne laisser que peu de marge de choix aux candidats. Sarkozy est lourdement handicapé par son bilan et ne parvient pas à rendre crédible, comme en 2007, son personnage d'homme nouveau porteur de solutions originales. Hollande veut incarner le changement, mais en 1981 François Mitterrand a été élu premier président de gauche de la 5ème république, soulevant l'espoir de changements fondamentaux (nationalisations, service public unique de l'éducation, 35 heures, radios libres, etc...). Depuis, la France a connu des alternances, et l'exercice du pouvoir par le PS a montré les limites des changements qu'il peut imposer.

    Les Français semblent cette fois plus faire leur choix par rejet d'un candidat que par adhésion positive à une proposition politique (voir cette enquête page 18)

    Faut-il pour autant perdre espoir et se résigner à l'impuissance relative ? Non, car nos convictions s'appuient sur des réalités qui finiront par s'imposer.

    L'écologie repose sur le fait que notre planète est en équilibre fragile et que ses ressources sont limitées.  Les négationnistes du réchauffement climatique et les fanatiques de la croissance illimitée verront tôt ou tard leurs dogmes voler en éclats. Notre combat vise à en faire prendre conscience assez tôt pour éviter d'arriver à des situations incontrôlables.

    La solidarité n'est pas une posture morale parmi d'autres. Elle est rendue nécessaire par le fait que58853947.png nous partageons un même territoire avec d'autres êtres humains, que ce soit au niveau communal, étatique ou planétaire. Les seules alternatives à la solidarité sont l'isolationnisme égoïste ou l'expansionnisme guerrier. Les deux constituent des impasses à court ou moyen terme.

    Alors, exprimons nos convictions le plus souvent possible, en particulier lors d'élections, et même si ce cadre ne représente pas le summum de la démocratie ( la personnalisation du débat étant un des aspect les plus désagréables de la campagne actuelle).

    L'écologie est représentée "historiquement" par Europe-Ecologie Les Verts. Si la campagne d'Eva Joly en a déçu certains, un vote en sa faveur prendra un sens fort pour des choix écologiques.

    A la "gauche de la gauche", la valeur solidarité est portée par plusieurs figures, mais Jean-Luc Mélanchon a réussi  pour beaucoup à incarner ce courant ancien et durable dans la vie politique nationale.

    Dimanche, ce sera le premier tour des élections, ne laisser pas passer l'occasion d'exprimer vos convictions en votant pour le candidat qui vous semblera le mieux les porter.

    Au deuxième tour, ce sera l'heure d'éliminer le candidat porteur des idées les plus dangereuses, il sera alors temps de dire à Nicolas Sarkozy tout le bien que l'on pense de lui !

  • Si tu ne votes pas comme il faut, on recommence

    Cela devient une habitude : si un vote ne convient pas à celui qui pose la question, on recommence pour avoir un résultat conforme.

     


    Il y a eu le référendum sur la constitution européenne : pas d'accord les Français ? Ce n'est pas grave on reprend la question en faisant voter le congrès à Versailles.

    La même chose pour les Irlandais qui avaient la mauvaise habitude de faire voter leurs citoyens : on repart pour un deuxième vote, avec quelques modifications pour séduire une majorité.


    La commission des finances puis l'assemblée nationale votent une taxe additionnelle sur les bénéfices des banques. Celles-ci ne sont pas banques_logos_469_305_2736b.jpgtrop à plaindre, leurs résultats sont très bons malgré (grâce ?) la crise.

    Mais Christine Lagarde et le gouvernement ne sont pas d'accord pour prendre de l'argent à ces pauvres gens.

    Le ministère des finances n'est pas d'accord non plus. Il déclare d'après "La Tribune.fr" :

    Les députés viennent de voter ce vendredi la création d’une taxe additionnelle et exceptionnelle de 10% sur les bénéfices des établissements de crédit, pour 2010. Bercy a aussitôt fait savoir que ce vote était "une erreur technique" - car deux députés UMP qui voulaient voter contre auraient par erreur voter en sa faveur - et qu'elle "sera rectifée lundi". Les parlementaires apprécieront le vocabulaire.

    Un nouveau vote est donc prévu lundi à l'Assemblée nationale pour annuler le précédent.

    C'est beau la démocratie. Mais quand le pouvoir exécutif se croît en droit de ne pas prendre en compte des votes qui ne lui plaisent pas, quel nom donner à ce régime ?

  • Votez aux élections européennes

     

    Cette note est la 1001ème de ce blog.

     

    Afin de démarrer pour le mieux ce nouveau millier de publications, nous reproduisons dans son intégralité l'éditorial de Raymond Goury, qui est paru dans "L'An Vert" n° 25 de mai 1999.

    C'est un hommage à Raymond, dont l'analyse de 1999 reste valable dans son intégralité (même si les chiffres ont bien entendu évolué).

    C'est aussi un appel au vote pour dimanche, en laissant le choix à nos lecteurs entre les listes "gauche radicale" (Front de gauche et NPA) ou la liste des Verts.

    Pour des arguments complémentaires, voir l'appel des "Alternatifs", ou celui de Clémentine Autin,  ou aller sur le site de "Europe Ecologie", du Front de Gauche, ou du NPA, mais nous jugeons que nos lecteurs sont assez grands pour se faire une opinion. Alors,dimanche, allez voter pour la liste dont vous vous sentez le plus proche, faites passer le message que cette politique libérale devient de plus en plus insupportable et que d'autres choix sont possibles.

     

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    QUELLE EUROPE AU 21 ème SIECLE ?

    Au 20 ème siècle, l'Europe a été et reste le théâtre de guerres fratricides, de pillage économique, de fracture sociale, de paupérisation (18 millions de chômeurs et 50 millions de pauvres) et d'atteinte à la santé (Tchernobyl, sang contaminé, vache folle, Organismes Génétiquement Modifiés, viande aux hormones...). Bilan peu flatteur !

    Quelle sera l'Europe au siècle prochain?

    Elle sera ce que nous la ferons avec la mobilisation des victimes du libéralisme.

    Le libéralisme économique, c'est la liberté pour les forts d'écraser les faibles, pour les multinationales de licencier, de délocaliser, d'imposer la loi du marché et la libre concurrence et de désertifier les zones non rentables.

    L'Europe de Maastricht (même pour le centre gauche social démocrate) se veut libérale.

    L'Europe que nous voulons est une Europe sociale.

    Cela implique:

    - des minima sociaux européens suffisants et un SMIC commun,

    - une réduction de travail créatrice d'emplois, donc sans flexibilité ni
    annualisation; l'abaissement de l'âge de la retraite pour donner du travail aux jeunes,

    - l'accès pour tous aux biens indispensables (santé, formation ,logement, eau,
    électricité). Le PC, les Verts, la LCR et L.O. partagent notre combat.

    L'Europe doit être écologique

    Les Européens doivent être protégés contre les pollutions; le développement industriel ou agricole doit ménager l'avenir. La France doit progressivement abandonner le nucléaire comme ses voisins. Avec les Verts, nous menons ce combat.

    L'Europe doit être indépendante

    Avec la guerre des Balkans, l'Europe est tenue en laisse par les USA. Les gouvernements l'acceptent. Il faut réagir, comme il faut refuser l'hégémonie économique des USA, l'hégémonie culturelle, l'hégémonie militaire.

    L'Europe doit être démocratique et laïque

    L'Europe a été confisquée par une bourgeoisie financière, avec l'aide d'institutions technocratiques sans contrepoids ni contrôle. (Banque centrale Commission...). Il faut un exécutif élu par un parlement doté de pouvoirs réels.

    Nous luttons depuis des années avec la Gauche progressiste (PC, LCR, Verts) pour la paix, l'emploi, la justice et le progrès social.

    Un succès significatif de ces partis dynamiserait l'ensemble de la gauche et serait propice à de puissants mouvements revendicatifs européens.

    Raymond Goury