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écologie - Page 314

  • Scénario catastrophe

    Notre (très bien scénarisé) confrère "L'Union" consacre un article aux plans d'intervention prévus en cas d'accident à la centrale de Chooz. Enfin, pour être politiquement correct, il n'est question que d'incidents importants : tout est dans la nuance.

    Plusieurs scénarios sont prévus, en fonction de la direction du vent et de l'importance de "l'incident".

    Les habitants de Chooz et des communes voisines seraient invités à prendre de l'iode qui leur à été distribué, et à évacuer la zone.

    Sauf en cas de danger imminent, où il faut s'enfermer chez soi et écouter les messages à la radio.

    Ce genre de plan public d'intervention est obligatoire au voisinage d'une centrale, et c'est normal.

    Mais les Ardennais qui vivent à 30, 50 ou 100 km de Chooz, que doivent-ils faire en cas "d'incident important" :G_Tchernobyl_centrale_detru.gif

    Faut-il rester chez soi, s'éloigner mais comment et vers où ?

    Faut-il aller chercher ses enfants à l'école, ou bien tout est prévu dans les établisement ?

    Faut-il prendre de l'iode, combien, comment et où s'en procurer?

    Ces questions devront trouver une réponse claire et un mise en place effective des réponses dans les quelques heures qui suivent un accident .

    Est-ce réaliste de penser que ce sera possible si la catastrophe arrive en fin de journée, la nuit ou un jour férié .

    Les plans prévus s'arrêtent à une zone très limitée : pense-t-on qu'un nuage radioactif va stopper à la limite de deux cantons ?

    Il est nécessaire que tous les Ardennais soient couverts par ce plan d'intervention, même s'ils ne voient pas les tours de refroidissement de leur fenêtre.

    Voici un lien vers une animation qui montre la progression du nuage de Tchernobyl (le chargement est un peu long, mais les images très parlantes). Imaginons un développement à la même vitesse d'une contamination venant de Chooz, et le temps disponible pour réagir...

  • Marche de Bure à Chooz : c'est parti

    Le départ de la marche de Bure à Chooz a été donné ce jour. Rappelons que vous pouvez participer à un ou plusieurs jour de marche, le calendrier des étapes est sur le site des opposants au centre de Bure, et sur ce blog.

    Le passage à Vouziers est prévu le 21 avril, avec un moment militant au parc Bellevue(arbre de la liberté) à 18 heures. Marcheur ou pas, vous pouvez vous y rendre, pour apporter votre soutien à cette initiative. Voici le compte-rendu de la journée d'après France-Info :

    (photo de la marche Cattenom-Bure de 2003)22-36-marche-bure.jpg

     

    Selon "Sortir du nucléaire 08" et le collectif meusien contre l’enfouissement des déchets radioactifs, une trentaine de marcheurs ont pris le départ en matinée à Bure. Selon la gendarmerie ils étaient une vingtaine, à pied et en vélo avec des enfants. Ils doivent traverser les régions Lorraine et Champagne Ardenne, où de nombreuses communes ont été approchées ces derniers mois pour accepter, contre accompagnement financier et promesses d’emplois, l’implantation d’un centre d’enfouissement de déchets nucléaires appelés FAVL, ont-ils expliqué. La marche se terminera le 26 avril, date anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl, à Chooz (Ardennes), "lieu emblématique puisqu’on y trouve 2 centrales nucléaires, Chooz A en cours de démantèlement et Chooz B en activité", ont-il précisé. Les marcheurs veulent apporter "une autre information" aux populations et aux élus des communes traversées. Ils entendent dénoncer "un mode d’énergie imposée sans démocratie, les importations d’électricité lors des pics de consommation, une technologie coûteuse et fragile et la production de déchets ingérables qui vont finir au fond de la terre, contaminer l’air, la terre et l’eau". Le laboratoire de recherche de Bure, dont la construction a été terminée en 2006, dispose de deux puits, de 445 et 490 m en dessous du niveau du sol. L’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) y mène des expérimentations pour étudier la faisabilité du stockage géologique des déchets nucléaires de haute activité et à vie longue (HAVL).

  • Espionnage par EDF : nucléaire ou démocratie

    Voici la position de greenpeace, suite aux révélations des pratiques d'espionnage d'EDF





    standedf.jpg

     


     

    FranceParis, le 10 avril 2009. Petit à petit, le voile se lève sur les pratiques scandaleuses de l’opérateur public d’électricité. Acculée, EDF ne nie plus. La face cachée d’une industrie qui se croit tout permis apparaît au grand jour… Barbouzeries et culture du secret, espionnage et musellement de ses détracteurs, coups bas et mensonges au plus haut niveau… Nucléaire et transparence sont décidemment antinomiques. Le nucléaire est un danger pour la démocratie comme pour l’avenir de notre planète.

    La suspension en fin d’après-midi vendredi 10 avril des deux « responsables » chez EDF de ces pratiques inadmissibles ne doit pas exonérer la direction générale de l’entreprise publique et son PDG, M.Gadonneix, de rendre publiquement des comptes. Elle ne doit surtout pas exonérer le gouvernement français d’une remise à plat d’un système énergétique qui appelle naturellement à de telles dérives.

    « Si les choses étaient vraies, dans quel pays vivrait-on ?» se demandait lors de l’explosion de cette affaire, M.Borloo, ministre de l’environnement et ministre de tutelle d’EDF. La réponse tombe sous le sens : on vit au pays du tout nucléaire, au pays où EDF et Areva sont rois, au pays ou le Président de la République, M.Sarkozy, peut décider sur un simple coup de tête, sans la moindre consultation ni expertise économique, de la création d’un 2e réacteur EPR, au pays ou les intérêts d’EDF et d’Areva guident ceux du gouvernement.

    Il est temps d’avoir enfin un vrai débat démocratique sur la place du nucléaire en France. Le pays a besoin d’une énergie citoyenne, décentralisée et transparente, une énergie qui se mette au service des citoyens et de la planète et non contre eux, une énergie qui relève enfin le défi des changements climatiques.

  • Marche de Bure à Chooz

     

    MARCHE BURE CHOOZ

    POUR UNE TERRE SANS NUCLEAIRE

    DU 13 AU 26 AVRIL 2009

     

    ANIMATIONS DANS LES ARDENNES

     

    Mardi 21 avril : VOUZIERS

    18 h 00 : Parc Bellevue, arbre de la liberté

    Accueil des marcheurs

    Hommage militant

     

    Jeudi 23 avril : ETREPIGNY

    18 h 00 : visite de la ferme biogaz de monsieur Mineur

    20 h 30 : causerie autour de l'histoire de l'abbé Meslier animée par Florian Brion, enseignant en philosophie - Maison d'accueil spécialisée du pré aux saules.

     

    Vendredi 24 avril : CHARLEVILLE

    De 15h00 à 19h00 : stand infos - gouter animé par sortir du nucléaire 08 (jeux + expo)

    Accueil des marcheurs

     

    Samedi 25 avril : REVIN

    20 h 30 : le démantèlement des installations nucléaires : projection du film « Brennilis, la centrale qui ne voulait pas s'éteindre » suivi d'un débat animé par Chantal Cuisnier du réseau national sortir du nucléaire.

     

    Dimanche 26 avril : Tchernobyl day à CHOOZ village

    à partir de 16 h 30

    Histoire de luttes contre le nucléaire

    Hommage aux liquidateurs de Tchernobyl

    Pyramide de déchets

     

    Pour nous joindre sur la marche : 06 80 37 85 88

     

  • Espionnage de Greenpeace : c'était bien EDF

    EDF vient de suspendre deux de ses hauts responsables de la sécurité, confirmant ainsi l'implication de l'entreprise dans l'espionnage de Greenpeace. Reste à savoir jusqu'à quel niveau les dirigeants d'EDF étaient au courant de ces pratiques.

    Nous avons toujours dénoncé qu'un état qui privilégie le nucléaire allait de pair avec un état policier : en voici une confrmation de plus.

    Les faits raportés par l'AFP :


    ALeqM5gXfEqhrea6y9DA12J6H2O1KeI-lgDeux hauts responsables de la sécurité d'EDF, dont Pierre François, mis en examen pour "complicité d'intrusion informatique" au préjudice de Greenpeace, ont été relevés provisoirement de leurs fonctions par leur entreprise après de nouvelles révélations dans l'affaire.

    La décision visant Pierre François, numéro deux de la sécurité d'EDF, et son supérieur hiérarchique Pascal Durieux, placé sous le statut de témoin assisté par le magistrat de Nanterre en charge de l'instruction Thomas Cassuto, a été prise pour "pour garantir la sérénité nécessaire au bon déroulement de l'enquête", a précisé le groupe, qui y voit une "mesure de précaution".

    EDF ajoute qu'"un contrat de veille avec la société Securewyse (...) signé en dérogation aux règles du Groupe" a été "résilié".

    Ce nouvel épisode semble donner du crédit aux révélations faites mercredi par le Canard Enchaîné, qui avait évoqué un contrat passé avec Securewyse, une officine basée à Lausanne, pour surveiller une autre organisation écologiste, l'association "Sortir du nucléaire".

    Depuis la révélation du volet "Greenpeace" de l'affaire, le groupe, numéro un mondial du nucléaire, s'est toujours présenté comme "une victime" des "agissements" de l'officine privée Kargus Consultant, avec laquelle il avait pourtant conclu un contrat de "veille stratégique" en 2006.

    EDF reconnaît cependant réaliser "comme toutes les entreprises industrielles (...) une veille constante des informations susceptibles de concerner son activité", pour protéger la sécurité de ses sites, en assurant que tout se déroule "dans le strict respect des dispositions légales".ALeqM5ipAuHxjQFneuOfbc_nfFEdIhHdnw

    Selon l'ex-directeur des campagnes de Greenpeace France, Yannick Jadot, "on se retrouve" au contraire dans un dossier d'espionnage "qui très clairement implique, à ce moment de l'instruction, une forte responsabilité d'EDF au plus haut niveau."

    L'informaticien Alain Quiros et le patron de Kargus Consultant, Thierry Lorho, tous deux mis en examen dans le dossier, ont confirmé au juge "avoir mené ce travail à la demande d'EDF et à la demande de" Pierre François, a ajouté M. Jadot vendredi, après avoir eu pour la première fois accès au dossier en tant que partie civile.

    Aujourd'hui tête de liste "Europe Ecologie" pour les élections européennes dans l'Ouest, M. Jadot a aussi confirmé les récentes révélations du Canard Enchaîné sur la saisie par les enquêteurs, dans le bureau de Pierre François, d'un CD-ROM contenant des fichiers prélevés dans le système informatique de Greenpeace.

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  • Transport routier de marchandises : toujours plus de C02 dans l’atmosphère !

     

     

    Nous vous avons informé des projets de mega-camions ("expérimentation "), et du danger de favoriser ainsi le trafic routier. La FNE dénonce l'augmentation des émissions de CO2 par les transports terrestres :


    Plusieurs études rendues publiques récemment témoignent d’une augmentation inquiétante des émissionse marchandises.hkm7745.JPG

    Agence européenne de l’environnement - (Mars 2009
    . En anglais)

    Note du CGDD sur Les transports et leur impact sur l’environnement
    – (Mars 2009)

    - Le transport routier de marchandises (TRM) est le mode qui a le plus augmenté entre 1995 à 2005 (en Tonne/km): + 38% .

    - Le fret déplacé par le rail augmentait de 10% dans l’UE25 alors qu’ils baissait de 15% en France entre 1995 et 2005.

    - Plus de 32% de croissance des émissions de C02 du transport routier de marchandises en France entre 1990 et 2006.

    Rappelons quelques objectifs du Grenelle de l’environnement en matière de TRM:

    En 2005, 36 millions de Tonnes de CO2 ont été émises par le TRM.

    D'ici 2025, si la tendance ne s'inverse pas c'est 38 millions de tonnes qui seront émises.

    L'objectif affiché du Grenelle dans le domaine du transport est de ramener les émissions en 2020 au niveau de 1990 , c'est à dire 27 millions de tonnes.

  • Dénégations d’EDF : de qui se moque-t-on ?

    EDF, entreprise nationale, semble craindre les actions de greenpeace et la diffusion d'informations "sensibles" par cette association. Des informations récentes tendent à démontrer qu'EDF ne regardait pas aux moyens utilisés . Bien entendu, l'entreprise possède par sa richesse et sa position des moyens considérables pour sa propre communication. Mais elle aussi des moyens d'espionnage tout à fait illégaux. Greenpeace dénonce ces pratiques scandaleuses dans un communiqué :

     

     

    Paris, le 8 avril 2009. Selon les révélations du Canard Enchaîné du mercredi 8 avril, l’espionnage dont a été victime Greenpeace ne serait pas qu’informatique. Un hangar servant d’entrepôt de matériel pour l’association aurait lui aussi été espionné. De plus, le recours à des officines privées pour espionner ses détracteurs semble être monnaie courante chez l’opérateur public d’électricité.

    Il est temps pour M. Borloo, ministre de tutelle d’EDF, et M. Gadonneix, son PDG, de tirer les conséquences de ces pratiques scandaleuses. En attendant que toute la lumière soit faite, les fonctions du directeur de la sécurité d’EDF, le contre-amiral Durieux, doivent immédiatement être suspendues.

    « De qui se moque EDF ? Sa ligne de défense ne tient pas ! déclare Pascal Husting, directeur général de Greenpeace France. Cette affaire action-blocage-epr-flamanville-1.jpgd’espionnage n’est pas le fait isolé d’un hacker irresponsable. Elle témoigne de la volonté manifeste d’espionner l’ensemble de notre travail… Dans ces conditions, l’opération de communication de M.Gadonneix, PDG d’EDF, dans Le Monde d’aujourd’hui est parfaitement indécente ! En attendant que toute la lumière soit faite sur cette affaire, il devrait plutôt prendre ses responsabilités et, dans un premier temps, suspendre les fonctions de Pascal Durieux, le responsable hiérarchique de la cellule d’espionnage qu’EDF avait mis en place. »

    EDF semble considérer que tout ce qui peut nuire à ses ambitions commerciales devait être espionné et torpillé, au mépris total de la loi. Or, Greenpeace a toujours pointé du doigt l’ineptie de ce projet industriel qu’est l’EPR : il est inutile d’un point de vue énergétique, puisque la France exporte déjà de l’électricité, il est très coûteux, et il est très peu créateur d’emploi. Rappelons qu’à investissement égal, les économies d’énergie et les renouvelables créent quinze fois plus d’emplois que le nucléaire… Comment peut-on dans ses conditions avoir le culot d’affirmer, comme M.Gadonneix, que « la compétitivité du nucléaire a entièrement bénéficié aux consommateurs » ? !

    L’EPR : un naufrage annoncé

    Le PDG d’EDF a beau se faire fort de vanter la réussite du réacteur EPR, depuis 2006, la vitrine que se devait d’être Flamanville s’est très largement fendue : le chantier a pris des années de retard, le budget a déjà dépassé de 20% les prévisions les plus hautes. M. Gadonneix souhaite pourtant « vendre des clones de Flamanville » !... Quant au chantier de l’EPR finlandais, sa facture a grimpé de 50% et il accuse la bagatelle de 38 mois de retard…

    Greenpeace continuera de l’affirmer : en France comme en Finlande, l’EPR est un naufrage industriel, énergétique, écologique et économique. Dans ces conditions, continuer à le promouvoir partout dans le monde tient de l’aveuglement le plus irresponsable.

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