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écologie - Page 310

  • Déchets nucléaires : une commune se retire

    Le feuilleton des déchets nucléaires continue.

     

    L'Andra a selectionné deux communes de l'Aube pour être candidates au site d'enfouissement des déchets nucléaires.( Voir les notes précédentes sur le sujet , entre autres celle-ci ).

    Les réactions locales ne se sont pas faites attendre, et une des deux communes vient de retirer sa candidature.

    Il ne reste donc plus qu'une commune  retenue, et la pression est forte sur les élus locaux.

    Voici une interview d'un opposant, qui montre sa détermination à ne pas accepter ces déchets nucléaires dans la région, pas plus qu'ailleurs.

    L'article est repris du site enviro2b


    PNRFO_nouveau_logo.pngMichel Guéritte, ingénieur de formation, il est devenu l’un des fers de lance de la cause écologiste en Champagne-Ardenne et mène un combat acharné contre les implantations nucléaires de l’Andra à Soulaines, Morvilliers et Bure. Il milite et préside la nouvelle Fédération Grand-Est Stop déchets nucléaires qui multiplie les manifestations pour empêcher l’implantation du centre de stockage de déchets radioactifs de faible activité à vie longue (FAVL).

    Sous la pression de votre Fédération, la commune de Pars-lès-Chavanges vient de retirer sa candidature, quelle votre réaction ?

    On a gagné une bataille mais on n’a pas encore gagné la guerre. Nous avons mené une campagne basée sur la psychologie. Nous avons notamment adressé à tous les conseillers municipaux d’Auxon et de Pars-lès-Chavanges, une lettre pour les mettre devant leur responsabilité. Par ailleurs, nous avions organisé un rassemblement assez mouvementé d’ailleurs, dès le lendemain de l’annonce des deux communes retenues pour l’accueil de ce centre de stockage.

    Ce retrait a été voté sous la contrainte…

    Selon nous, il est inadmissible que Joëlle Pesmes, maire de Pars-lès-Chavanges, et élue seulement pour 6 ans, puisse prendre une décision qui engage l’humanité pour des millions d’années. J’avais déjà parlé à Joëlle Pesmes il y a quelques mois, et je l’avais prévenu que nous étions extrêmement résolus et qu’il était hors de question de recommencer Soulaines, Morvilliers ou Bure.

    Grâce à la pression que nous avons mis sur cette commune, le maire a préféré arrêter les frais. Tout ce qu’on dit et tout ce qu’on fait est visible sur Internet. Nous n’avons rien à cacher, à la différence de l’Andra.

    C’est une occasion perdue pour cette petite commune qui espérait bénéficier de cette activité économique…

    On ne peut pas laisser 9 élus, qui ne connaissent absolument rien à la géologique, à la radioactivité, et au process industriel de l’Andra, FAVL_AUXON-PARS_090705_est-eclair-5e533.jpgprendre une décision aussi grave, seulement pour de l’argent destiné à reconstruire l’église et la salle des fêtes. Comme le dit le maire de Pars-lès-Chavanges, ce village est pauvre, mais il existe d’autres pistes pour trouver des ressources financières, que d’enfouir des déchets radioactifs.

    Désormais, vous avez la commune d’Auxon dans le viseur, la seule encore candidate ?

    C’est simple, nous leur avons lancé un ultimatum, fixé au 13 juillet avant midi. Si à cette date, les élus d’Auxon n’ont pas retiré leur candidature, c’est la guerre totale. Les remorques de fumier sont chargées et, si besoin, on est prêt à mettre le feu à la mairie pour le 14 juillet.

    Mais vous ne respectez pas les règles démocratiques, ces élus d’Auxon ont déjà voté ?

    Ces élus cupides et stupides sont des voyous qui échangent leur géologie contre un chèque. Nous voulons préserver notre région. Vous imaginez l’effet Tricastin dans cette région ? On associera Auxon à la radioactivité. Un seul exemple, les producteurs de Chaource, un fromage important produit du côté d’Auxon, ont déjà été questionné sur ce projet par des clients allemands inquiets.

    Une question simple, si vous ne voulez pas de ces déchets FAVL dans le Grand Est, c’est donc un cadeau empoisonné pour les voisins au Nord, au Sud, à l’Ouest ?

    Notre slogan est clair : c’est ni à Auxon, ni à Pars, ni ailleurs. On en veut pas du tout.

    Mais qu’est-ce qu’on en fait de ces déchets encombrants ?

    On les laisse où ils sont. Ces déchets FAVL de la première filière graphite nucléaire existent depuis déjà 20 ans. Pendant cette période, on a su les conserver et les surveiller et bien continuons, et espérons qu’un jour des ingénieurs, un peu moins bêtes qu’aujourd’hui, trouveront des solutions pour en faire quelque chose.

    En attendant, laissons les où ils sont, d’autant plus qu’ils sont extrêmement compliqués à conserver. Par exemple, le chlore 36 avec l’eau, ça fait de l’eau de javel qui fait des trous et passe à travers l’acier, le béton. D’ailleurs, l’Andra le dit elle-même, elle ne sait pas si c’est dans 100, 200 ou 300 ans, mais ces déchets ressortiront sous 85 mètres d’argile.

    Mais l’Andra se propose justement de sécuriser au maximum le stockage de ces déchets au lieu de les conserver de manière parfois peu académiques…

    Que l’Andra améliore les stockages autour des centrales de production. Quand une centrale est démantelée, on la ferme et on les laisse dedans. Il suffit de faire de même pour la vingtaine de centrales concernées. Il n’y a aucun souci.

    Votre Fédération est-elle en contact avec l’Andra pour justement défendre ce point de vue ?

    Malheureusement, nos contacts sont souvent brefs. L’Andra n’a jamais voulu débattre avec nous. J’ai proposé mille fois des rencontres aux représentants de l’Andra qu’ils ont toujours refusé.

    Et maintenant, comment envisagez-vous la suite ?

    Auxon va dire non, c’est pratiquement sûr. L’Andra va donc annoncer qu’ils feront différemment, et qu’ils le feront ailleurs, certainement à quelques kilomètres de là, à Juzanvigny.

    Mais on peut supposer que vous resterez mobilisés…

    Plus que jamais. Nous sommes anti-nucléaire et anti-enfouissement ni ici, ni ailleurs.

  • Alter Tour 2009

    L'alter tour passera dans les Ardennes les 19 et 20 juillet.


    Une information reprise du site d'ATTAC 08

     

     

    AfficheAT2009_ArcEnCiel-250.pngVoici le programme de ces deux jours qui s'annoncent vivifiants :

    samedi 18 juillet : couchage à Thonne les Près à coté de Montmedy dans la ferme de M Guillaume. Après la douche et le repas du soir, nous projetterons (20h30)et débattrons du film l'Herbe (l'agriculture en question)
    dimanche 19 juillet : départ de la caravane vélo vers 9h : traversée de parc éolien, visite d'une chaufferie Bois et repas à la scierie de Vendresse puis visite d'une ferme "Biogaz"
    dimanche 19 juillet : couchage à la Grange aux Bois (Belval) après une conférence débat (20h30) sur les énergies renouvelables organisée par l'Agence Locale de l'Energie.

    N'hésitez pas à venir pédaler, débattre ou camper avec nous.
    Il y a déja une vingtaine d'inscrits (allez voir sur le site pour tous les renseignements).
    http://www.altertour.net

  • Hausse des tarifs à EDF : le prix d'un naufrage

    EDF souhaite voir ses tarifs augmenter de 20%. C'est un aveu d'échec de son choix du tout nucléaire.

     

    L'entreprise vient de procéder à un emprunt pour résoudre ses problèmes financiers et continuer à investir dans le nucléaire. Dans la même 3502346.pnglogique, EDF demande aux pouvoirs publics d'autoriser une augmentation de tarif de 20% sur 3 ans. Le mythe d'une électricité nucléaire bon marché a du plomb dans l'aile.

    Voici un communiqué de Greenpeace à ce sujet.

     

     


    — Paris, le 9 juillet 2009 - La hausse des prix de l'électricité va permettre à EDF de boucher les trous d'une stratégie basée uniquement sur le prétendu « renouveau » du nucléaire. Pour Greenpeace, cette hausse est tout à fait inadmissible. Les français ne doivent pas payer le prix de la volonté d'EDF d'implanter des réacteurs EPR partout dans le monde. Cette stratégie 100% nucléaire est très coûteuse, dangereuse et complètement inutile.
    « En période de crise sociale, énergétique et climatique, EDF ne trouve rien de plus malin à faire qu'imposer aux français le prix d'une stratégie hasardeuse et dangereuse, basée uniquement sur le développement du nucléaire ! s'indigne Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire à Greenpeace. Contrairement à ce qu'il essaie de nous faire croire par ses campagnes de publicité incessantes et très chères, le groupe EDF ne parie que sur le développement du nucléaire, en France et à l'international. Cette stratégie irréfléchie est extrêmement coûteuse : elle est en train de ruiner l'ex-entreprise publique et de compromettre gravement toute possibilité de lutter efficacement contre les changements climatiques ! Il est temps pour M.Gadonneix de retrouver la raison et de changer fondamentalement de cap et de se tourner vers les renouvelables et les économies d'énergie ! »

    20 milliards d'euros... en fumée ?
    EDF a investi 15 milliards l'année dernière pour racheter British Energy et 4,5 milliards dans la prise de participation de Constellation, un groupe énergétique américain. Pour Steve Thomas, professeur de politique énergétique de l'école de commerce de l'Université de GreenwichGreenpeace, ces lourds investissements sont autant de pari sur le renouveau du nucléaire dans ces deux pays. Or, ce renouveau est hypothétique ; il se pourrait bien que dans ces deux pays, aucun projet de nouveau réacteur n'aboutisse.
    Le troisième pari d'EDF se trouve en Chine. Là aussi, le pari est pour le moins hasardeux : les futurs réacteurs basés sur le modèle EPR, s'il y en a, seront construits par la Chine elle-même.

    la-centrale-nucleaire-francaise-de-dampierre_3921_w560.jpgParmi les autres conclusions du rapport de Steve Thomas « AREVA et EDF : perspectives commerciales et risques dans le secteur de l'énergie nucléaire » :
    - Le renouveau du nucléaire est tributaire de l'aide du gouvernement français via son agence de garanties de crédits à l'exportation, la Coface. Sans l'aide du contribuable français, ni Areva, ni EDF ne seront en mesure de commercialiser ses réacteurs EPR.
    - Du fait de leurs stratégies aventureuses, les deux groupes ont atteint un endettement record.
    - Le nombre de commandes qui se concrétisent en comparaison de celles qui sont annoncée à grand renfort de communication tapageuse, est très faible. Le nombre d'EPR vendu par Areva devrait donc se limiter à quelques unités ces dix prochaines années.
    - Les opérations « sûres » des deux groupes sur le marché français sont en perte de vitesse. La encore, ces groupes font reposer leurs choix risqués sur le contribuable français et les citoyens.

    « EDF oublie de préciser à ses abonnés que ses centrales nucléaires fonctionnent très mal, qu'elles ont le taux de disponibilité le plus faible du monde, qu'elle est obligée d'importer de l'électricité à prix d'or et qu'il va falloir qu'elle dépense rapidement des énormes sommes d'argent pour démanteler ses installations et gérer des millier de tonnes de déchets nucléaires, ajoute Yannick Rousselet. Le temps béni où EDF pouvait cacher ses finances réelles est révolu ! Nous allons tous enfin constater que le nucléaire est un très mauvais choix ! »

    En investissant l'équivalent du prix d'un EPR dans les renouvelables, la cogénération et les économies d'énergie, on peut produire 2 fois plus d'électricité et créer 7 fois d'emplois pérennes. C'est vers cette stratégie que devrait se tourner EDF.

  • Déchets nucléaires: le pire est à venir

    Les déchets nucléaires continuent à faire parler d'eux.


    Mardi 30 juin, l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) a rendu public son inventaire triennal des matières et déchets radioactifs. Les associations dénoncent le manque de contre-expertise.

    Le débat dépasse largement le cadre de notre région, qui a été sélectionnée pour accueillir les sites d'enfouissement de déchets nucléaires.

    Le journal de l'environnement donne la parole à des associations qui contestent le bilan présenté par l'agence officielle (L'ANDRA).

     

    Un article de "Geo" sur le sujet

     

    Le contexte

    L’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) a vu le jour en 1991. Elle est chargée de gérer, exploiter et surveiller les centres de stockage des déchets radioactifs. Tous les trois ans, elle publie un inventaire pour répertorier l’état et la localisation des déchets nucléaires en France, en fonction des informations que lui fournissent les opérateurs du nucléaire en France (EDF, Areva…).

    L’enjeu

    L’Andra a recensé 1 152 533 m3 de déchets radioactifs en France à la fin de l’année 2007, soit 2 kg par an et par habitant.centrale-nucleaire_620x465.jpg

    Deux tiers de ces déchets (62%) proviennent de la production d'électricité à partir d'énergie nucléaire. Les autres sont issus des laboratoires de recherche (17%), de la défense (17%), de l’industrie (3%) et du matériel médical (1%).

    La majorité de ces déchets (68,8%) sont dits "de faible et moyenne activité à vie courte", c’est-à-dire que leur radioactivité diminue de moitié au bout de 31 ans et ne présente plus de risque du tout après un peu plus de 300 ans. Ils ne représentent aujourd’hui que 0,03% de la radioactivité totale des déchets nucléaires.

    L’Andra stocke aujourd’hui ce type de déchets dans l’Aube, un département qui accueille également les déchets de "très faible activité". Ces derniers représentent 20% du volume total, mais une part infime de la radioactivité. Leur nombre pourrait quadrupler d’ici 2030, selon les prévisions de l’Andra.

    Les déchets "à vie longue" et à faible ou moyenne activité représentent un peu plus de 10% du volume total. Aujourd’hui entreposés chez leur producteur, ils devraient être stockés en sous-sol dans les prochaines années. L’Andra vient d’ailleurs de présélectionner les communes d’Auxon et Pars-lès-Chavanges, dans l’Aube, pour accueillir en 2019 un nouveau site de stockage.

    S’ils constituent une part infime du volume total (0,02%), les déchets dits de "haute activité" sont les plus radioactifs. Il s’agit pour l’essentiel de combustibles usés provenant des centrales nucléaires, qui mettent plusieurs centaines de milliers d’années avant de se dégrader. Ils sont aujourd’hui conservés sur les sites de La Hague (Manche), Marcoule (Gard) et Cadarache (Bouches-du-Rhône). Mais un centre de stockage doit être creusé près de Bure, dans la Meuse. Ce site, qui pourrait ouvrir ses portes en 2025, pourrait accueillir des déchets à près de 500 mètres de profondeur.

    Le débat

    La quantité de déchets radioactifs devrait doubler en France d’ici à 2030, pour atteindre 2,5 millions de m3, selon les prévisions de l’Andra. Un chiffre qui inquiète le réseau Sortir du Nucléaire : "On ne sait déjà pas quoi faire des déchets actuels et on va en produire le double" dénonce Stéphane Lhomme, porte-parole de l’organisation.

    Dans le cadre du Grenelle de l’environnement, la France s’est engagée à porter à 23% la part des énergies renouvelables dans sa consommation énergétique en 2020. Le nucléaire, qui n’est pas une énergie renouvelable, est à l’origine de 80% de notre production d’électricité. "L’objectif ne sera pas atteint si on ne réduit pas la part du nucléaire en fermant les réacteurs qui arrivent à l’âge de 30 ans, comme cela était prévu au départ", assure Stéphane Lhomme.

    Selon lui, l’enfouissement des déchets radioactifs envisagé par l’Andra, n’est pas une solution mais "un crime contre les générations futures". A l’étranger non plus, cette option n’a pas la cote. Les États-Unis ont renoncé fin juin à enfouir leurs déchets radioactifs dans la roche volcanique de Yucca Mountain, dans le Nevada. Quant à l’Allemagne, la contamination en 2008 d’une mine de sel où avaient été enfouis des déchets radioactifs a mis un coup d’arrêt à la volonté de la chancelière Angela Merkel de relancer son pays sur la voie du nucléaire.

  • Déchets nucléaires : l'Aube sélectionnée

    L'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs vient de rendre public sa sélection en vue du stockage de déchets nucléaires.




    Ce sont 2 communes de l'Aube qui sont retenues. Voici le communiqué de l'ANDRA.


    Le 24 juin 2009, l'Andra a annoncé la décision du Gouvernement de mener des investigations approfondies sur deux communes de l'Aube et ainsi vérifier la faisabilité d'implantation d'un centre de stockage à faible profondeur pour les déchets radioactifs de faible activité à vie longue (FA-VL). Il s'agit des communes d'Auxon et de Pars-lès-Chavanges.


    La recherche de site pour le stockage a débuté en juin 2008. 3115 maires ont reçu un dossier d'information sur le projet et étaient invités à faire connaître leur intérêt avant le 31 octobre 2008. De nombreuses rencontres avec les maires et les populations concernées ont eu lieu durant ces 5 mois.


    L'analyse de la quarantaine de communes intéressées réalisée par l'Andra et les consultations menées par le gouvernement ont permis à ce dernier d'en retenir deux, réunissant les meilleures conditions, du point de vue géologique, environnemental et soutien local.stockage_sous_couverture_re.jpg


    Les campagnes d'investigations qui vont se dérouler dans les deux prochaines années consisteront à étudier précisément le milieu géologique et l'environnement de chaque site.


    Parallèlement, un processus de dialogue sera engagé avec les acteurs locaux (élus, habitants…).


    Dans le cadre d'un suivi national, des échanges auront également lieu avec l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST), la Commission nationale d'évaluation (CNE), l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), le Haut Comité pour la transparence et l'information sur la sûreté nucléaire (HCTISN), la Commission nationale du débat public (CNDP)…


    En 2011, un débat public impliquant l'ensemble des communes concernées permettra de présenter notamment le résultat des investigations géologiques, le bilan des échanges et les projets de développement du territoire envisagés par les collectivités pour accompagner la création du centre de stockage.


    Avant le choix de site par le gouvernement, les collectivités locales seront invitées à confirmer ou non leur candidature pour accueillir le centre de stockage FA-VL. Les études seront ensuite poursuivies par l'Andra pour préparer la demande d'autorisation de création du stockage.

     

  • Les nomades du nucléaires

    France-info a enquêté sur les travailleurs intérimaires du nucléaire.


    Voici un extrait de leur reportage:

     

    On les appelle “les nomades du nucléaire”, ils vont de ville en ville, pour décontaminer les centrales, au gré des “arrêts de tranche”, les périodes durant lesquelles les réacteurs sont arrêtés pour changer le combustible et pour assurer les travaux de maintenance. _Ils connaissentcentraletxt1.jpg toutes les centrales de France : Golfech, dans le Tarn-et-Garonne, Gravelines dans le Nord, Cattenom en Moselle, Chinon en Indre-et-Loire ou encore Chooz dans les Ardennes. Souvent sur les routes, ces agents intérimaires parcourent 40.000 à 70.000 kilomètres par an. Ils jugent leurs indemnités de déplacement si faibles (en moyenne 60 euros par jour pour l’hôtel et les trois repas) qu’ils séjournent le plus souvent dans des gîtes, dans des foyers Sonacotra ou bien au camping (tentes ou caravanes).
    Certains, pour économiser et rapporter de l’argent à leur famille, dorment dans leur voiture. Bien souvent, ces nomades du nucléaire sont donc obligés de se contenter du confort le plus sommaire.

  • le charbon, c'est dépassé

    Paris, le 23 juin 2009 - Ce matin, à 10h00, les activistes de Greenpeace ont déversé 8 tonnes de charbon devant le ministère de l'environnement pour protester contre l'implantation d'un terminal de charbon à Cherbourg. Six activistes se sont également enchaînés sur le tas de charbon devant le portail du ministère

     

    Par cette action, ils demandent de manière très explicite au ministre de l'environnement, M. Borloo, qu'il se prononce dès maintenant contre ce projet. Cette action fait suite à une campagne de mobilisation organisée sur internet par Greenpeace, demandant aux internautes concernés par la lutte contre les changements climatiques de soutenir cette opposition. Elle est la traduction dans la réalité d'une cyber mobilisation qui a rassemblé à ce jour 9000 personnes. Plus d'information sur http://www.greenpeace.fr/stop-charbon/

    Ce terminal devrait voir transiter jusqu'à 4 millions de tonnes de charbon par an en provenance de Colombie et à destination le-23-juin-2009-des-activiste.jpgdes centrales à charbon britanniques. Ainsi, la France viendrait ajouter un projet supplémentaire, en plus de la création très controversée d'une mine dans la Nièvre, à la cinquantaine de projets charbonniers prévus en Europe. La filière charbon et ses centrales de production d'électricité représentent 30% des émissions de CO2 mondiales. Il s'agit donc de la cause n°1 des changements climatiques.

    Le ministre doit se prononcer et dire non à la matière première du changement climatique. Ce projet de terminal charbonnier est en incohérence totale avec les ambitions françaises en matière de lutte contre les changements climatiques. D'un coté, le Président Sarkozy et son ministre d'Etat multiplient les discours incantatoires, notamment en vue des négociations internationales sur le climat, de l'autre, en acceptant un tel projet, ils alimentent la filière et la manière de produire de l'électricité la plus émettrice qui soit : le charbon.

    Pour l'heure, le projet a été soumis à autorisation et enquête publique par le pétitionnaire, la SAS Cherbourg Terminal Vrac. Face à une opposition et une mobilisation importante contre ce projet à Cherbourg et dans la région, face à certaines incohérences du dossier, celui-ci va faire l'objet d'une nouvelle enquête publique à la rentrée prochaine.

    Pour l'instant, le Ministère de l'Environnement ne s'est pas exprimé face aux demandes répétées de Greenpeace. Il est pourtant en mesure, avec le préfet de la Manche, d'autoriser ou non ce projet. « Le gouvernement français ne peut pas valider un tel projet et –pour créer quelques dizaines d'emplois et réanimer le port de Cherbourg- faire entrer la France dans une nouvelle « ère du charbon » . Le charbon c'est très clairement l'énergie du passé, celle de la révolution industrielle ! », explique Emilie Johann, chargée de campagne climat pour Greenpeace. « Quelle sera la légitimité de la France à Copenhague si elle autorise ce projet ? Surtout quand on sait que les pays industrialisés doivent réduire leurs émissions de GES de 40% d'ici 2020. »

    Des scénarios alternatifs existent. Ils misent sur les renouvelables et l'efficacité énergétiques. Ces énergies nouvelles créeront beaucoup plus d'emplois pérennes que ne le feront jamais un terminal ou une centrale à charbon.

    Greenpeace attend une réponse de la part du ministre de l'environnement.