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écologie - Page 309

  • Trop de nucléaire.

    Il y a trop de centrales nucléaires en France, et les projets de construction sont trop importants.

     

    Ce message n'est pas tout à fait surprenant: il y a longtemps que nous disons que le parc nucléaire français est surdimentionné. Et Edf fait du forcing après pour vendre son électricité (voir la promotion du chauffage électrique).

    Comme les centrales vieillissent, le gouvernement prépare la relève.  Sarkozy a décidé de construire un EPR (centrale nouvelle génération), puis un deuxième. Les risques liés à ces nouvelles centrales ne sont pas maitrisés, et leur construction pose de gros problèmes technologiques. Les conséquences sont des retards importants, et des coûts de construction qui dépassent les prévisions.

    Le journal économiques "Les  Echos" voit les choses du côté des investisseurs, mais son analyse rejoint celle des anti-nucléaires : trop de centrales, trop coûteuses. Voici un extrait de leur article :

     

    On a le sentiment qu'on reproduit les mêmes erreurs que dans les années 1970-1980 : on « prévoyait » en 1975, sous la pression du lobby stopeprpenly.gifnucléaire, une consommation de 1.000 TWh en 2000 (contre 474 TWh en réalité) d'où le surdimensionnement du parc nucléaire, d'une douzaine de tranches, qu'on a connu.

    Et ce n'est pas la perspective d'une percée du véhicule électrique (« Les Echos » du 26 décembre 2008) qui risque de changer la donne : si l'objectif ambitieux de 1 million de véhicules électriques en 2020 était tenu, pour 10.000 km/an par véhicule, cela ne représenterait que 2, 5 TWh/an de consommation supplémentaire, moins d'un quart de la production d'un EPR, 0,5 % de la consommation nationale …

    On comprendrait mal dans ces conditions que le débat national sur le nouvel EPR de Penly, qui va s'ouvrir, se borne à des considérations locales et ne soit pas l'occasion de revenir sur les prévisions de demande et la pertinence des choix d'investissement. Et puis, dans la période actuelle, ne vaudrait-il pas mieux investir dans la réhabilitation thermique des bâtiments dont le contenu en emplois par million d'euros dépensé est au moins 5 fois supérieur à celui d'une centrale nucléaire.

    Les investisseurs éventuels qui s'intéressent à l'EPR de Penly seraient bien inspirés de ne pas trop se fier à ces « prévisions » officielles, mais de faire sérieusement leurs calculs de rentabilité en fonction de perspectives plus réalistes.

  • Auxon: la population s'est exprimée

    Auxon faisait partie des deux communes retenues pour recevoir un centre de stockage de déchets nucléaires.

     

    Ces deux communes, qui avaient fait acte de candidature, se sont maintenant retirées, sous la pression des anti-nucléaires et des habitants de la région.

    A Auxon, le maire est très remonté contre ses conseillers qui ont voté à l'unanimité contre le projet. Le maire a annoncé sa démission, qui deviendrait effective en août.

    Le conseil municipal s'appuie sur une consultation locale, dont les résultats sont clairs. Voici les chiffres repris de "L'Est Républicain":

     

    Les élus signataires en profitent également pour donner les résultats de la consultation des habitants d'Auxon sur le projet d'enfouissement. Il y a eu 556 bulletins exprimés pour environ 650 inscrits sur les listes électorales, soit 71 % de votes contre, 15 % de votes pour le projet et 14 % de sans avis.


    Le nombre de votant est élevé, et le score sans appel. Pourtant, le maire pense avoir Bure-ANDRA.JPGraison contre la majorité de sa population, et met en avant la création d'emplois dans ce secteur qui en est dépourvu.

    Malgré cet argument, les habitants n'ont manifestement pas voulu lier leur village au nucléaire,et prendre le risque à plus ou moins long terme de voir leur terres et leurs nappes phréatiques polluées de manière irréversible.

    L'ANDRA qui recherche un site au nom du gouvernement, n'est pas au bout de sa peine pour trouver une commune candidate. Nul doute que cela cogite dur dans les hautes sphères pour trouver une tactique plus efficace.

  • Les Allemands opposés au nucléaire

    Les Allemands  devraient abandonner le nucléaire en 2020.


    Depuis longtemps, une forte opposition au centrales nucléaires existe dans ce pays, qui est à la pointe pour les énergies renouvelables et les économies d'énergies.

    Le choix de sortir du nucléaire est un enjeu politique important, et A Merkel, chef de file de la droite allemande reviendrait bien sur la décision de ne plus faire de centrales nucléaires.

    L'Allemagne a été victime d'incidents répétés dans ces centrales( comme la France l'an dernier), et l'opinion publique semble de plus en plus opposée à leur maintien.

     

    Voici un article d'Antenne 2 sur ce sujet



    image_46887621.jpgUne centrale nucléaire du groupe RWE a été mise hors ligne vendredi suite au déclenchement d'un système de sécurité

    Située dans le nord-ouest du pays, la centrale dite d'Emsland a été automatiquement déconnectée du réseau à 3h00 vendredi.

    Début juillet, une série d'incidents dans une centrale nucléaire opérée par une filiale du groupe public suédois Vattenfall avait déjà mis l'Allemagne en émoi. La chancelière Angela Merkel avait   vivement critiqué l'opérateur.

    "Nous cherchons à savoir ce qui a activé le système de sécurité", a déclaré un porte-parole de RWE Power, filiale spécialisée dans l'électricité du géant de l'énergie RWE. "Nous estimons pour l'instant que la déconnexion ne durera pas plus de deux jours", a-t-il ajouté.

    Berlin doit officiellement fermer progressivement d'ici 2020 ses centrales nucléaires. Cet engagement pourrait être abandonné si Mme Merkel parvient lors des législatives de septembre à se débarrasser de ses actuels partenaires de coalition sociaux-démocrates, et à former une coalition avec les libéraux, qui sont eux pro-nucléaire. 

    L'opinion publique a toutefois été ébranlée par les récents incidents Selon le sondage bihebdomadaire Politbarometer réalisé pour le compte de la chaîne ZDF et paru vendredi, une majorité des Allemands (55%) est désormais favorable à un abandon de l'énergie nucléaire d'ici 2020. Il y a un an, ils n'étaient que 40% en faveur d'un tel calendrier.

     

     


     


     


     

  • taxer les économies d'énergie(suite)

    La réaction rapide du réseau "sortir du nucléaire" à la décision de la Commission de Régulation de l'Energie (CRE) a fait son effet.

     

    La note précédant celle-ci vous a informés sur la décision de cette CRE, qui revient à taxer un procédé qui économise l'énergie et écrête les economie%20energie.jpgpontes de consommation d'électricité.

    Cette taxation dédommage EDF et les fournisseurs d'énergie pour le manque à gagner, conséquence de la diminution de consommation.

    Le ministère de l'écologie s'est rendu compte de l'effet négatif de cette prise de position. Nous avons reçu sur l'adresse de ce blog un communiqué venant directement du ministère. Cela prouve que les responsables sont inquiets des conséquences, cela prouve aussi que ce bolg est répertorié dans les hautes sphères (nos respects du soir aux personnalités qui nous lisent)

    Vous trouverez ci-dessous un extrait significatif de ce communiqué. A noter la dernière phrase: priorité aux économies d'énergie, dans les respect des intérêts de chacune des parties.

    L'intérêt d'EDF est de vendre le plus possible d'électricité, on ne peut rendre compatible deux logiques inverses. Notre position est qu'une politique vraiment innovante dans le domaine écologique ne se fera qu'en tournant le dos au logiques de profit qui dominent le fonctionnement de notre société.

    Ce choix demandera des compromis et du temps pour être mis en oeuvre, on ne change pas du tout au tout des choix de fonctionnement, sans tenir compte de la réalité du terrain. Mais il faut au moins que les objectifs soient clairement définis et fermement tenus.

     

    mar4319.jpgPar une délibération publiée le 17 juillet 2009, la Commission de régulation de l’énergie (CRE) a estimé que « la loi du 10 février 2000 impose, dans le cadre du mécanisme d’ajustement, que l’opérateur d’effacements diffus rémunère les fournisseurs dont les clients se sont effacés pour l’énergie injectée par ces fournisseurs et valorisée par l’opérateur d’effacements diffus ».

    Le ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de la Mer a pris connaissance de cette délibération, qui met en évidence l’existence d’obstacles juridiques et financiers au développement d’offres innovantes d’économies d’énergie.

    En conséquence, le ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de la Mer demandera au groupe de travail de proposer les évolutions nécessaires au cadre légal et réglementaire et aux règles du mécanisme d’ajustement, avec pour objectif prioritaire de favoriser les économies d’énergie et dans le respect des intérêts de chacune des parties prenantes.

  • taxer les économies d'énergie

    Faut-il taxer les économies d'énergie?

     

    Alors que tous les indicateurs nous incitent à nous lancer sans délai dans les économies d'énergie, EDF vient de bénéficier d'une décision qui apparaît totalement injustifiée et même particulièrement dangereuse.

    Une société a mis au point des boîtiers qui optimisent la consommation d'électricité, et aboutissent donc à une réduction de la consommation.lampeterre.gif

    Bravo, dirait-on, cela va dans le bon sens. Mais une commission veut imposer une taxe sur ces boîtiers, prétexant un manque à gagner pour EDF. Va-t-on également taxer l'isolation ou les ampoules basse consommation?

    Manifestement certains n'ont pas bien compris que la logique du profit devait passer après la logique des économies d'énergie. Mais que font super Borloo et super Sarkozy?

     

    Voir  la réaction du créateur de Voltalis dans Libération

     

    Voici la réaction du réseau "sortir du nucléaire":

     

    Taxe sur les économies d'énergie : "Sortir du nucléaire" demande la dissolution de la Commission de régulation de l'énergie et son remplacement par une structure citoyenne indépendante


    La décision absurde de la CRE est la conséquence directe du système nucléaire français, basé sur une consommation maximale d'électricité au détriment des citoyens et de l'environnement


    Le Réseau "Sortir du nucléaire" exprime sa plus grande colère face à la décision sidérante de la Commission de régulation de l'énergie (CRE) qui entend imposer une véritable taxe sur les économies d'énergie, en l'occurrence sur les économies d'électricité. En effet, la CRE a rendu le 9 juillet une décision (1) visant à la mise en place d'une taxe sur les boîtiers qui permettent aux usagers d'économiser 5 à 10% de leurs consommation électrique.

    Cette taxe serait versée aux producteurs d'électricité, c'est à dire principalement à EDF, au titre d'un supposé "maque à gagner". A ce compte, il va bientôt être obligatoire en France de consommer beaucoup d'électricité, sous peine de taxes ou d'amendes, et pourquoi pas d'emprisonnement. Les usagers veulent faire des économies d'énergie, mais pour la CRE il s'agit d' "effacements diffus", une "non-consommation" coupable et donc à taxer.

    Le Réseau "Sortir du nucléaire" demande la dissolution de la Commission de régulation de l'énergie et son remplacement par une structure citoyenne indépendante dont la mission serait d'agir véritablement au profit des usagers et de l'environnement, et donc prioritairement en faveur des économies d'énergie, et non d'être au service d'entreprises commerciales comme EDF.

    Ceci dit, le Réseau "Sortir du nucléaire" estime que la décision absurde de la CRE n'est que l'aboutissement logique du système nucléaire français, basé depuis 50 ans sur une augmentation continue de la consommation électrique dans le but de "justifier" l'option nucléaire.

    (1) http://www.energie2007.fr/images/upload/090709effacementsdiffus.pdf

  • Déchets nucléaires : où les mettre ?

    Les déchets nucléaires ont bien du mal à trouver un site dans l'Aube.


    Dans la note du 13 juillet, nous vous avons informé du retrait de candidature d'une des deux communes retenues. La deuxième commune sélectionnée, Auxon se dirige aussi vers un retrait de sa candidature. L'Andra envisage de proposer d'autres sites, et pense surtout à une autre manière de faire pour éviter la rétractation des commune. Mais quand les habitants sont informés, c'est un sentiment de refus qui domine.

    Voici un lien vers Fr3 qui propose une video de la responsable des opposants à l'enfouissement à Auxon.

     

     

    L'AFP rend également compte de l'évolution de la situation:

    Le climat a également évolué à Auxon où le conseil municipal, qui avait voté à une très large majorité la candidature, demande maintenant au ALeqM5jR9eonWnigiSY7eZRfb2hiTIsvAg?size=s2maire la tenue prochaine d'un conseil exceptionnel pour voter le retrait.

    "Les élus ont consulté la population qui est majoritairement contre le site, la peur s'est installée et c'est irréversible", a précisé l'adjoint au maire d'Auxon Gérard Fardet.

    Selon lui, il est impossible d'avoir un débat constructif avec les opposants,"tout est contesté même ce qui est incontestable. (..) J'aurais préféré un débat fondé sur l'intelligence et non sur les passions irrationnelles".

    Laetitia Corougeat qui préside l'association d'opposants au projet de site d'enfouissement "Auxon dit non", affirme au contraire "révéler les problèmes liés au stockage. Ce sont les élus et l'Andra qui n'ont pas su répondre correctement aux inquiétudes des populations".

    "L'Andra a des moyens financiers colossaux, mais plutôt que d'acheter les communes, nous pensons que ces moyens devraient être utilisés pour traiter les déchets sur place. Enfouir c'est favoriser l'oubli et nous pensons aux générations futures", a-t-elle poursuivi.

    L'Andra a pris acte de cette situation. "Le projet a toujours été fondé sur le volontariat et les élus peuvent se retirer quand il veulent", a commenté le député de l'Oise François-Michel Gonnot, président de l'Andra. Il a dénoncé "la campagne de dénigrement, de violences et de mensonges inimaginables" envers les élus.

    Selon lui le gouvernement va poursuivre le processus engagé et trouver à nouveau deux communes possibles sur la base des candidatures enregistrées lors de l'appel d'offres. "Nous ferons en sorte d'expliquer mieux le projet aux élus comme aux populations avant que retentissent des effets d'annonce qui laissent libre cours à des campagnes inqualifiables", a-t-il souligné.

  • Les Ardennes, département pilote pour la rénovation énergétique des bâtiments



    Suite au Grenelle de l'environnement, l'Etat prévoit un programme d'économies d'énergie dans les bâtiments.


    Ce secteur est, avec les transports, le plus gourmand en énergie en particulier pour le chauffage. L'ancienneté de nombreuses constructions fait qu'il existe un potentiel important d'économies énergétiques et financières.

    Le Grenelle de l'environnement a suscité des espoirs et amène déjà des déceptions (voir les sites de Greenpeace et de la FNE entre autres).repartition_des_pertes_de_chaleur-main-35763.jpg

    L'isolation et l'amélioration énergétique des bâtiments est un objectif important et même prioritaire pour l'environnement.

     

    Qu'il soit repris par le gouvernement n'en fait pas une mauvaise mesure. Il va falloir être vigilant sur les choix et les méthodes proposées. Il faudra continuer à dénoncer les contradictions existantes (nucléaire et tout électrique par exemple).

    Mais il parait utile d'étudier le dispositif qui va se mettre en place, et voir si il peut être utile pour accélérer des travaux dans notre ville ( bâtiments publics, logements sociaux, ou privés).

     

    Les Ardennes ont été choisies comme département pilote pour ce dispositif.

    La ville de Vouziers se doit d'être réactive dans ce domaine, pour pouvoir bénéficier elle-même, et obtenir pour tous les habitants des diagnostics et/ou des mises en place d'améliorations dans le domaine des économies d'énergie dans les bâtiments.

    Voici un article de Challenges.fr sur le sujet:

     

    Le dispositif porte aussi bien sur la rénovation énergétique des bâtiments de l'État et des collectivités territoriales que celle des logements sociaux et privés.

    a9db2d7b870e7d8ef2caa19819b7ede7.jpgAfin d'accélérer la mise en œuvre des chantiers de rénovation énergétique, le ministère de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de la Mer a mis en place un dispositif pilote dans les Ardennes, conduit par la direction départementale de l'équipement et de l'agriculture (DDEA) des Ardennes sous l'autorité du préfet de département. Le dispositif porte aussi bien sur la rénovation énergétique des bâtiments de l'État et des collectivités territoriales que celle des logements sociaux et privés.

    Dès 2009, des travaux seront engagés sur plusieurs bâtiments publics de l'État : végétalisation de la toiture de la DDEA, isolation thermique de la cité administrative, isolation de la toiture de la Préfecture. De plus, 26 000 m² de bâtiments de l'État feront l'objet d'un audit énergétique d'ici fin 2009 et 75 000 m² mi-2010. Des agents de la DDEA seront spécialement formés pour inciter et aider les petites communes à lancer des diagnostics énergétiques et à programmer des travaux. Certains chantiers sont déjà lancés : les premiers éco-prêts pour le logement social (112 logements) ont été déposés dans les Ardennes et 270 travaux d'économies d'énergie ont été financés par l'Agence nationale de l'habitat (ANAH) au 30 juin dans les logements privés.