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  • L'éducation en France :sérieux ralentisement

    L' OCDE publie les données sur l'éducation en  comparant différents pays, dont ceux qui font partie de l'organisation.

     

    Pour la France le constat est plutôt sévère, avec des chiffres qui montrent une dégradation depuis ces dernières années.

    Note : l'OCDE ( Organisation de coopération et de développement économiques) est une organisationocde1-300x199.jpg internationale d’études économiques, dont les pays membres - des pays développés pour la plupart - ont en commun un système de gouvernement démocratique et une économie de marché. Elle joue essentiellement un rôle d’assemblée consultative. (Source Wikipedia)

     

    Voici ce que constate ce rapport en ce qui concerne la France :

    La France a rattrapé le retard qu’elle pouvait déplorer ces dernières décennies en matière de niveau d’éducation atteint par sa population.
    La France était en retard en matière d’éducation scolaire puisque 55 % seulement des 55-64 ans disposent d’un diplôme égal ou supérieur au deuxième cycle du secondaire – niveau équivalent au baccalauréat, CAP ou BEP – contre 61 % en moyenne dans les pays de l’OCDE. Avec 84 % des adultes de 25 à 34 ans ayant un tel diplôme, le progrès est notable, la moyenne de l’OCDE étant désormais inférieure (81 %), même si certains pays (Canada, République slovaque, République tchèque, Pologne, Slovénie, Corée, Suède et Fédération de Russie) atteignent plus de 90 %

     

    Cependant, depuis 1995, de sérieux signes de ralentissement sont observés, aussi bien dans les taux de scolarisation que dans l’investissement financier dans l’enseignement primaire et secondaire.

     

    (...) Les taux de scolarisation des 15-19 ans ont progressé de manière constante dans la quasi-totalité des pays de l’OCDE entre 1995 et 2005 passant de 74 % en 1995 à 81 % en 2005. Ces taux ont augmenté à un rythme moins soutenu ces quatre dernières années : le taux moyen de 2009 s’établit à 83 %. En France, le taux de scolarisation des 15-19 ans a diminué entre 1995 et 2009 et est passé de 89 % à 84 % durant cette période

    Comme pour les 15-19 ans, la progression des taux de scolarisation des 20-29 ans - qui donnent la mesure des effectifs du supérieur - a marqué le pas ces dernières années en France (...)

     

    (...)

    Toutefois, les dépenses au titre des établissements d’enseignement ont augmenté à un rythme plus faible que le PIB en Allemagne, en Autriche, en France, en Israël, au Japon et en République slovaque. Parmi ces pays, les variations les plus sensibles s’observent en France et en Israël, pays où la part du PIB consacrée à l’éducation a diminué d’au moins 0.3 point de pourcentage entre 2000 et 2008 (voir le tableau B2.1 et le graphique B2.1), essentiellement en raison de la diminution des dépenses en pourcentage du PIB dans l’enseignement primaire, secondaire et post-secondaire non tertiaire en France (diminution de 0.4 point de pourcentage, passant de 4.3% en
    2000 à 3.9% en 2008, alors que la moyenne OCDE est de 3.7 pour les deux années) et dans l’enseignement tertiaire en Israël (diminution de 0.3 point de pourcentage) .

     

    Ces larges extraits montrent que l'éducation n'est plus un choix prioritaire pour les gouvernements et ce depuis 1995.

    images?q=tbn:ANd9GcTKHvB6ijYRelIvNOIelQjwLj8rbt4hRvnRMOAhzsmz2bX2agbkTQL'avenir d'un pays se joue en grande partie dans sa capacité à former les nouvelles générations. Ce désinvestisement, qui s'accélère encore ces derniers temps, prépare donc des années difficiles pour les jeunes de notre pays. Les chiffres du chômage montrent dès maintenant que la jeunesse paye un prix fort pour la crise actuelle. Pour les moins formés, la situation est même catastrophique, avec des taux de chômage autour de 30%.

    Les chiffres montrent également que le système éducatif reproduit pour la plus grande part les inégalités socio-culturelles dans les familles. Il est donc tout à fait logique que le "président des riches" laisse tomber l'éducation des Français les moins favorisés. C'est tout du moins logique dans la philosophie politique qui l'inspire.

  • Les enseignants "désobéisseurs" se dotent d'une charte

    Les réformes de l'enseignement mises en place par Darcos, et  la création de fichiers informatiques  concernant les élèves ont soulevé des protestations dans le monde enseignant.

    Certains se considèrent en résistance contre ces mesures et se nomment les "désobéisseurs". En réunion fin août à Montpellier, ils ont adopté lasserpe-sanction-desobeisseurs.jpgune charte qui reprend collectivement leurs positions.

    Voici le compte-rendu de Libération.

     

    Les Universités d’été des enseignements "désobéisseurs" aux réformes de l’enseignement primaire se sont achevées hier jeudi 27 août à Montpellier.

    Outre la création d’une caisse de solidarité leur permettant de faire face aux sanctions financières –baisse d’échelons, retraits de salaires-, les désobéisseurs ont adopté une charte de la résistance pédagogique mise en ligne sur Internet.

    «La signature de cette Charte se substitue à l’envoie de lettres de désobéissance, personnelles ou collectives à nos inspecteurs, explique Alain Refalo.l’instituteur de Colomiers à l’origine de ce mouvement. Cela permettra d’éviter les sanctions individuelles. Mais nous sommes toujours dans une résistance ouverte affichée et transparente». LibéToulouse publie ici le texte de la Charte.