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Après les « dangereux terroristes de Corrèze » devenus « personnes mises en cause mais présumées innocentes dans une affaire d’actes de malveillance vis-à-vis de la SNCF »…
Après les « collégiens présumés dealers » de Marciac sur lesquels des gendarmes avaient lâché un chien policier au milieu de leur classe…
Après le journaliste de Libération, accusé de diffamation par un marchand d’accès Internet, dont des policiers fouillent l’anus, l’ayant arrêté devant ses enfants à 6h30 du matin, pour vérifier disent-ils s’il n’y aurait pas caché de quoi se suicider…
Voici maintenant trois philosophes arrêtés et placés dix heures en garde à vue à leur retour de Bamako, parce qu’ils se sont, lors de leur vol
aller, déclarés solidaires d’un de leurs collègues qui protestait contre une scène pourtant bien banale : un Africain menotté, encadré par cinq policiers, dangereux sans-papiers expulsé qui côtoyait des passagers libres sur un vol commercial d’Air France.
Le premier protestataire, directeur de programme au Collège international de philosophie, a été arraché de force de son siège, menotté lui aussi avec brutalité devant les autres passagers puis placé en garde à vue. Il risque cinq ans de prison et 18 000 euros d’amende pour délit de solidarité avec cet homme africain « reconduit » là où, dit-on en haut lieu, on est incapable de « s’élever vers le progrès ». Sauf bien sûr, en cas de condamnation, à ce qu’il bénéficie d’une grâce présidentielle comme Jean-Charles Marchiani – lequel, il est vrai, n’est pas précisément philosophe et avait sans doute commis des infractions beaucoup moins graves que nos « délinquants de la solidarité ».
Le thème du congrès de Kinshasa auxquels se rendaient les philosophes était « la culture du dialogue, les frontières et l’accueil des étrangers ». La Ligue des droits de l’Homme tient à saluer la contribution que les gouvernants actuels de la République viennent ainsi d’apporter aux travaux des congressistes : elle est à la hauteur de la considération qu’appellent leurs discours satisfaits sur « la France pays des droits de l’Homme ».
Paris, le 23 décembre 2008
Nicolas Sarkozy a décidé de supprimer les grâces collectives qui étaient devenues une tradition, en particulier pour le 14 juillet .
Mais il met en pratique des grâces ciblées en faveur des détenus ayant montré une "détermination hors du commun à suivre une formation professionnelle, à rechercher un emploi ou à suivre des soins". Selon une source judiciaire anonyme citée par Reuters, le parquet de Paris aurait
adressé un rapport sur M. Marchiani dans lequel il affirmait qu'il ne répondait pas à ces critères.
C'est vrai qu'il est difficile d'imaginer le préfet Marchiani suivant une formation professionnelle ou recherchant un emploi . A quoi doit-il sa grâce présidentielle ? Sa qualité de préfet ? Sa proximité avec Charles Pasqua ? Son rôle dans quelques affaires secrètes de l'état ?
Dans le même temps, le parquet (c'est à dire le représentant de l'état) fait appel de la mise en liberté de Julien Coupat, ordonnée par un juge .
Pourtant dans le système judiciaire français, l'incarcération de personnes inculpées doit être une exception . Dans ce cas l'exception semble surtout reposer sur le fait que certains ministres aient besoin de justifier leur théorie de "terroristes d'ultra-gauche" .
Le bulletin municipal de la ville de Vouziers vient de sortir et il est distribué dans tous les foyers de la ville . Si vous ne le recevez pas dans les jours qui viennent, signalez-le à l'accueil de la mairie .
Il comporte un dossier sur l'assainissement, et rend compte des derniers événements vouzinois .

Il est rare que les 4 syndicats de psychiatres signent un texte commun . Pourtant suite à l'annonce du plan de sécurisation des hopitaux psychiatriques, ces syndicats se sont réunis sur un texte qui condamne le retour à une psychiatrie d'enfermement et de rejet . C'est cette logique d'exclusion et de contôle de la population que prévoit la réforme gouvernementale . Vous trouverez ci-dessous l'analyse du site viva.presse :
La fronde contre les mesures annoncées par Nicolas Sarkozy sur la "sécurisation" des hôpitaux psychiatriques continue de se développer.
Après l’appel « La nuit sécuritaire », les quatre syndicats de psychiatres – syndicat des psychiatres d’exercice public (Spep-Idepp), syndicat des
psychiatres des hôpitaux (Sph), syndicat des psychiatres de secteur (Sps-Idepp) et Union syndicale de la psychiatrie (Usp) – ont dénoncé ensemble ce week-end « une approche exclusivement sécuritaire de la psychiatrie ».
A leurs yeux, ces mesures visent à « refermer l’hôpital sur lui-même et renforcer auprès de la population toutes les images d’une psychiatrie carcérale et de rejet, simplement vouée à l’enfermement du fou dangereux ».
La veille, dans un communiqué, l’Usp avait également souligné la « logique de violence sociale qui condamne la psychiatrie à repérer, contrôler et parquer à vie les marginaux, déviants, malades, désignés potentiellement dangereux. Logique de l’abus rendu légal, enfin, puisque cette dangerosité n’est ni définie, ni précisément limitée, ouvrant la voie à une extension indéfinie des mesures qui la visent ».
Fadela Amara est entrée au gouvernement pour, disait-elle, être là où il es possible de faire bouger les choses . Quel bilan fait-elle de sa participation à l'équipe Sarkozy : voici ce qu'elle déclare au"Monde" .
Depuis votre arrivée au gouvernement, comment jugez-vous la situation dans les banlieues ?
Je dirais qu'elle est la même qu'hier. On a été abandonnés depuis trente ans.
(...)
Vous avez, dans ce pays, une partie de l'élite qui ne souhaite pas voir émerger les enfants d'ouvriers. Ça commençait à m'agacer sérieusement de voir qu'en haut lieu certains énarques freinaient des quatre fers. J'ai tapé du poing sur la table en le disant au président de la République, avant son discours sur la diversité. En février dernier, nous avions annoncé l'installation de 350 délégués du préfet dans les quartiers. A l'heure où je vous parle, il n'y en a même pas une quinzaine qui sont en fonctions. C'est quand même scandaleux. Et ce n'est pas faute d'avoir tapé du poing sur la table...
Ces élites oposées au changement dans les banlieues, on ne les voit pas freiner la mise en place de la politique de chasse aux immigrés ou saboter les mesures de régressions sociales . Où peuvent-elles bien militer ? Peut-être à l'UMP "canal clandestin" .
Les Verts ont mis en place une alliance avec d'autres composantes écologiques, et préparent depuis plusieurs mois les élections européennes de juin prochain . Daniel Cohn-Bendit est à l'origine de cette statégie, et fédère les énergies pour que cette échéance soit celle du renouveau pour
les écologistes . Une réunion a eu lieu hier pour prévoir les têtes de listes (il y a 8 grandes régions pour ces élections) . En voici la synthèse par "Libération".
«Ni sang, ni larmes, que du bonheur !» certifie Cécile Duflot, hilare. Clin d’œil de la secrétaire nationale des Verts à Daniel Cohn-Bendit qui avait prédit, fin octobre, «des larmes et des pleurs» pour la délicate étape de la constitution des listes Europe Ecologie, en vue du scrutin de juin 2009. A l’issue d’une réunion de leur comité de campagne, les principaux artisans du rassemblement des familles écologistes ont révélé vendredi une partie de leurs têtes d’affiches issues d’ONG environnementales ou de la société civile, pour les européennes.