Le procès qui débute nous remet en mémoire la catastrophe d'AZF à Toulouse et ses très nombreuses victimes . Pourtant sous prétexte de simplification administrative, une réforme des installations classées pour leurs risques est proposée.
France Nature Environnement qui regroupe de nombreuses associations de protection de la nature, proteste contre cette réforme . La FNE
demande l'organisation d'états généraux du risque industriel . Voici leur communiqué :
Installations classées : pour le retrait de la réforme. Le plan de relance voté en janvier au Parlement assouplit considérablement les conditions d’autorisation et de contrôle des activités industrielles en créant une procédure « d’autorisation simplifiée ». Sous couvert de simplification du droit, certains intérêt économiques lobbys ont obtenu la création d’une usine à gaz qui ne simplifiera pas la vie des associations de défense de l’environnement ni même celle de bien des industriels ! En résumé, la plupart des activités soumises à autorisation pourront être créées sans aucune étude d’impact ou de danger, sans enquête publique, etc….
Pour Gilles Huet, délégué régional de l’association « Eaux et Rivières de Bretagne : « Nous nous battons depuis deux ans contre cette réforme dont nous demandons le retrait pur et simple. Nous ne pouvons pas accepter un tel recul de la concertation, de l’information et de l’évaluation des risques sanitaires et environnementaux. Nous boycotterons la réunion du Conseil supérieur des
installations classées et demandons l’arrêt de la casse du droit de l’environnement ».
Raymond Léost, vice président de FNE ajoute : « Notre but est clair : renforcer les moyens de l’administration de l’écologie et de la police de l’environnement et éviter une privatisation du contrôle des activités industrielles ».
Mercure : il faut passer aux actes ! France Nature Environnement participe depuis deux ans à la campagne internationale « ZERO MERCURE » contre les dangers du Mercure. FNE s’est félicitée de l’action de la France à Nairobi qui a permis le vote unanime d’une interdiction du Mercure. Toutefois, FNE demande à ce que Madame Jouanno invite les industriels utilisant le mercure à abandonner ce procédé obsolète et à le remplacer sans plus attendre.
Après AZF : il reste tant à faire ! A la suite de la catastrophe d’AZF, une loi votée le 30 juillet 2003 prévoyait des mesures de sécurité industrielle et de maîtrise de l’urbanisation à proximité des sites dangereux : on est encore loin du compte.
Pour Marc Sénant, chargé de la campagne risque industriel à FNE : « Juste un exemple : 421 plans de prévention des risques technologiques
destinés à protéger les riverains des sites industriels devaient être adoptés avant le 31 juillet 2008. Aujourd’hui…seuls 5 plans ont été finalisés ! ».
Pour en sortir : des Etats Généraux du risque industriel. Arnaud Gossement, porte parole de FNE, conclut : « Pour mettre un terme à l’activisme de certains lobbys, pour engager un dialogue environnemental entre salariés, élus locaux, associations et exploitants, des Etats Généraux du risque industriel sont indispensables. Il est urgent de le faire en s’assurant que les associations qui se battent sur le terrain soient écoutées et entendues »
radioactifs). Elle partira le lundi 13 avril 2009 de Bure dans l’extrême sud meusien, lieu pressenti pour un enfouissement éternel de déchets atomiques à 500m sous terre, et se terminera le dimanche 26 avril 2009 à Chooz à l’extrême nord des Ardennes, lieu emblématique puisqu’on y trouve 2 centrales nucléaires , Chooz A en cours de démantèlement et Chooz B en activité.
des régions entières par des déchets sciemment oubliés, production de déchets ingérables qui vont finir au fond de la terre, contamination lente et irréversible de l’air, de la terre et de l’eau, ...
Un collectif d'une dizaine de petites communes de l'Argonnais (Marne) hostiles à l'implantation d'un site d'enfouissement de déchets nucléaires chez elles seront reçues vendredi au ministère du développement durable, a indiqué jeudi leur représentant.Le ministère a confirmé la tenue de cette rencontre.


voitures . Les transports en communs ne bénéficient pas d'un plan de relance global et massif .
Prévenir la double casse sociale et environnementale. La seule contrepartie des milliards prêtés par le Gouvernement tient à la lutte contre les délocalisations. Or, les délocalisations du secteur automobile ont déjà été réalisées. Environ 60% des voitures vendues en France sont aujourd'hui fabriquées à l'étranger.