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violences policières - Page 2

  • L’année 2023 débute sous le signe de la violence aux États-Unis

    Edito de Cartooning for Peace du 2 février 2023

    Les violences policières, teintées de racisme, sont devenues monnaie courante. En à peine trois semaines, deux hommes noirs ont été tués par des policiers dans des circonstances controversées : Tyre Nichols et Anthony Lowe. Le premier a été tabassé à mort pendant un contrôle routier le 7 janvier. Le second, amputé des deux jambes et atteint de troubles mentaux, a été abattu le 26 janvier suite à une agression au couteau.

    Comme si cela ne suffisait pas, le pays a été endeuillé par six « fusillades de masse » depuis le début de l’année. Les meurtres par arme à feu, notamment isolés, imprévisibles, et touchant des populations vulnérables comme les écoliers, sont en nette augmentation depuis vingt ans. Face à cette hausse, qui s’est accélérée avec le COVID, 71% des Américains demandent une régulation plus stricte de la vente d’armes, selon une étude de l’Université de Chicago. Néanmoins, 51% d’entre eux ne sont pas prêts à renoncer au second amendement de la Constitution des États-Unis, qui leur assure le droit de posséder une arme.

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  • Mort de Rémi Fraisse : l’État condamné

    Article de "Reporterre" du 25.11.2021

    Sept ans après la mort de Rémi Fraisse à Sivens, le tribunal administratif a jugé l’État responsable mais pas fautif du décès du jeune homme par la grenade d’un gendarme. Ses proches et leurs avocats saluent la condamnation mais dénoncent « une dénégation criante de la réalité ».

    C’est une première, bien que modeste. Jeudi 25 novembre, la responsabilité de l’État a été établie par le tribunal administratif de Toulouse pour le rôle du maintien de l’ordre dans la mort de Rémi Fraisse, les 25 et 26 octobre 2014, à Sivens (Tarn). Ce week-end-là, des milliers de personnes protestaient contre un projet de barrage.

    Sept ans après, cette procédure a pour objectif d’établir les responsabilités de l’État en tant qu’administration. Elle intervient après que le gendarme auteur du lancer de la grenade qui a tué Rémi Fraisse a été totalement mis hors de cause à trois reprises par les juges d’instruction, en appel et en cassation en mars 2021. La fin d’une procédure judiciaire, mais pas de l’histoire. Ce 10 novembre s’était tenue une audience « douloureuse », selon les familles, au tribunal administratif de Toulouse. En cause, notamment, le discours porté par la directrice des libertés publiques et des affaires juridiques du ministère de l’Intérieur, « une caricature du dossier », selon Claire Dujardin, l’une des avocates des parties civiles. Ces dernières plaidaient justement pour faire reconnaître la responsabilité pleine et entière de l’État et sa faute dans la mort de Rémi Fraisse. Et c’est bien là qu’était l’enjeu juridique : à qui la faute ?

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  • L’officier de police Derek Chauvin est condamné pour le meurtre de George Floyd

    Le verdict a été rendu par le tribunal de Minneapolis le 20 avril, soit près d’un an après le décès de George Floyd. Une décision de justice importante mais des mesures concrètes contre l’impunité de la police restent nécessaires.

    Le 20 avril, un jury a amené Derek Chauvin à rendre des comptes à la suite de l’interpellation violente de George Floyd qui avait conduit à sa mort en mai 2020.  Nul ne devrait s’attendre à ce qu’une interaction avec les forces de l’ordre se termine par la mort. Les agents qui ont recours à une force excessive, quel qu’en soit le résultat, doivent rendre des comptes devant la justice. Or, le fait que Derek Chauvin soit condamné pour ses actes restent l’exception et non la règle.  

    Un système de maintien de l’ordre défaillant  

    L’issue de ce procès ne suffit pas. La mort tragique de George Floyd n’a rendu que trop évidentes les défaillances systémiques du maintien de l’ordre aux États-Unis. Les discriminations envers les personnes noires sont toujours flagrantes : elles restent les premières victimes des violences policières. Outre nos droits fondamentaux à une protection égale devant la loi, à la sécurité et à la vie, nous avons le droit de ne pas subir de discrimination lorsque nous avons affaire aux forces de l’ordre.

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  • Violences policières et discriminations : des mesures structurelles sont nécessaires

    Communiqué d'Amnesty International le 15.06.2020

    Après les annonces du ministre de l’Intérieur Christophe Castaner lundi dernier, nous avons salué le début d’une prise de conscience des autorités françaises sur les pratiques discriminatoires, les violences et l’impunité qui minent de l’intérieur l’institution policière depuis de nombreuses années.

    Certaines mesures annoncées, comme l’interdiction de la clé d’étranglement ou la réforme de l’IGPN pour lui donner plus d’indépendance, nous ont semblé aller dans la bonne direction. Néanmoins, nous demandons des mesures plus ambitieuses pour répondre à l’enjeu majeur qu’est le respect des droits humains par les forces de l’ordre en France, en toutes circonstances. 

    Afin d’apporter une réponse structurelle aux discriminations et aux violences policières, de les prévenir et de les sanctionner, trois chantiers doivent être ouverts dans les meilleurs délais.  

    En finir avec l’usage disproportionné et illégal de la force 

    Nous demandons instamment aux autorités une révision profonde de la doctrine du maintien de l’ordre. De nouvelles approches, basées sur le dialogue et la désescalade , doivent être adoptées afin de mieux respecter les droits humains. L'usage de la force ne peut être que le dernier recours. Nous demandons aussi la suspension de la technique dite du plaquage ventral, et des armes, comme le lanceur de balle de défense (LBD-40) et l’interdiction des grenades de désencerclement. 

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  • Rassemblement en hommage à George Floyd demain mardi 9 juin à Vouziers

    Communiqué du Président de la LDH, Malik Samenkour

    Mardi 9 juin, George Floyd sera inhumé à Houston, au Texas. 

    La mort dramatique de cet Afro-Américain tué par des policiers à Minneapolis, aux Etats-Unis d’Amérique, est insupportable et symbolique. Elle suscite une légitime émotion partout dans le monde tant elle réveille des ressentiments profonds d’injustice et d’impunité face à des pratiques policières violentes ou discriminatoires.

    La Ligue des droits de l’Homme (LDH) soutient toutes les initiatives d’hommage et de solidarité qui seront organisées, ce mardi 9 juin 2020 en France, contre les violences et discriminations venant d’institutions chargées au contraire de les prévenir. 

    La section vouzinoise de la Ligue des droits de l'Homme appelle à un rassemblement demain mardi 9 juin 18 heures, devant l'Hôtel de Ville de Vouziers, pour une minute de silence en hommage à George Floyd.

    Une déclaration contre la violence des pratiques discriminatoires institutionnelles et du racisme enkysté dans la société.

     

    Merci de faire circuler largement autour de vous

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    Les derniers mots qu'il a prononcés : je n'arrive plus à respirer.

  • Notre-Dame-des-Landes : Les violences policières doivent s’arrêter.

    Communiqué commun, jeudi 12 avril 2018.

    Au troisième jour de l’opération policière d’expulsion de la ZAD de Notre-Dame-des Landes, les équipes médicales présentes sur place dénombraient plus de 100 blessés dont : 15 blessures au Flashball, 16 blessures suite à des tirs tendus de grenades lacrymogènes à la tête, 22 blessures liées à des explosions de grenades (éclats qui entrent profondément dans la peau entaillant nerfs et tendons). D’autres blessures telles que troubles auditifs ou blessures diverses à la tête ont également été recensées. On compte trois journalistes parmi les blessés.

    Ce climat n’est pas sans rappeler celui qui avait conduit à la mort de Rémi Fraisse à Sivens, en 2014. Les forces de l’ordre tirent dans la foule avec des armes qui ont déjà prouvé qu’elles pouvaient provoquer des séquelles irréversibles voire être létales.

    Le choix de la répression plutôt que le dialogue avec l’ensemble du mouvement social qui se dessine est un danger pour notre société: nous demandons que cesse la violence déployée par l’État, que rien ne justifie.

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  • Maintien de l’ordre : pour la justice, contre les violences policières

    Communiqué LDH le 15.03.2018

     

    La Journée internationale de lutte contre les violences policières du 15 mars s’inscrit encore, cette année, dans un contexte de mobilisation très forte des forces de l’ordre sur le terrain.

    La Ligue des droits de l’Homme n’a cessé de le réaffirmer au ministre de l’Intérieur, au Défenseur des droits – chargé de la déontologie des forces de l’ordre – et à l’IGPN* : si la sécurité des citoyens est essentielle, il est fondamental d’assurer leur sûreté en s’appuyant sur une police totalement respectueuse de leurs droits.

    C’est pourquoi elle considère hautement problématique la disproportion croissante qui caractérise les déploiements répressifs dans la dernière période. Rappelons que certains se sont soldés par des morts. Cette situation est d’autant plus préoccupante que la justice semble en banaliser les manifestations. Trop de victimes et de familles sont ainsi laissées dans un désarroi judiciaire. Trop de non-lieux ont été rendus, maintenant un sentiment d’injustice, comme pour Ali Ziri, en 2016, retraité algérien de 69 ans décédé suite à une garde à vue en 2009, ou en janvier dernier pour Rémi Fraisse, mortellement atteint par l’explosion d’une grenade offensive sans qu’aucune responsabilité, ni administrative ni politique, n’ait été prononcée.

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