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ècologie - Page 103

  • Père Noël, cette année, apporte-moi moins d’ordures.

     

     

    Repris de l'association Oxfam, une lettre originale au père Noël


    « Cher Père Noël,

    Voilà, le jour J approche. Dans vingt jours, ce sera Noël. Et moi, au fond de mon placard, je sais déjà comment ça va se passer. J’ai vu passer dans le bac à papier tous les catalogues de jouets et de cadeaux pour elle ou pour lui. J’en déborde d’avance.

    « Je veux des déchets locaux et de saison »

    Du coin de l’œil, je les ai vus éplucher les magazines de cuisine. Ils passeront un excellent moment. Le 25, je vais en récolter des coquilles d’huîtres et des os de canard ! Mais petit progrès, cette année, j’ai entendu Monsieur murmurer à Madame : « Darling, cette année, je n’achète pas de fraise. Nous mangerons local, et de saison. ».

    « Je ne veux pas avoir la gueule de bois »

    Cher Père Noël, ce qui me ferait vraiment super plaisir, ce serait aussi de ne pas avoir à avaler trois mètres de papier blanc, parsemé de tâches de vin, accompagné de ses trois kilos de serviettes sales et détaillées en confettis.

    Je rêve d’une nappe en tissu, avec ou sans broderies, je ne ferai pas la fine bouche, des serviettes en tissu, des verres en verre et des couverts en métal. C’est chic, écologique, économique, pratique. J’adore ! Evidemment, hors de question de me gober des bouteilles en plastique, soir de fête ou pas. Alors l’eau, elle viendra du robinet et sera en carafe. Comme mes propriétaires, le lendemain de Noël, je n’ai pas envie d’avoir la gueule de bois.

    L’année dernière, j’ai aussi dû digérer de quoi rhabiller toute la famille pendant cinq ans en papier cadeau. Tu peux leur proposer de les emballer avec des jolis papiers récupérés tout au long de l’année, ou bien avec ces chutes de tissu dont on ne sait jamais quoi faire. On pourrait même mettre les cadeaux non emballés dans un grand sac. Chacun vient attraper un présent les yeux fermés, puis le distribue à qui de droit.

    « Je rêve d’un sapin certifié »
    Pareil, question déco, je ne suis pas une spécialiste, mais je troquerais bien l’énorme sapin vert contre un sapin plus stylisé, des branches9782844551207.jpg ramassées en forêt, une belle plante décorée. Et je ne serais pas contre quelques petites décos faites mains. Pâte à sel, pommes de pin, fruit, je leur laisse le choix. S’ils tiennent à la guirlande électrique, j’en souhaite une avec des ampoules basse consommation (LED). Idem, s’ils visent un sapin, tu veux bien les faire penser à en prendre un certifié ? Issu d’une agriculture durable, c’est quand même mieux.

    « Et si on s’offrait du temps ? »
    Tu sais, Père Noël, je serais ravie aussi s’ils s’offraient des cadeaux dématérialisés. D’ailleurs je crois que ça leur ferait vraiment plaisir. A chaque fois qu’ils rentrent d’un concert, d’un spectacle, d’un week-end en amoureux, ils sont contents. Je les entends souvent se dire « oh, tu sais, je n’ai pas le temps ! » Et s’ils s’en offraient du temps ?

    Ou pourquoi pas, s’ils ont l’âme créative, des cadeaux faits maison. Un cadeau qui permet de faire moins de déchets, c’est pas mal non plus : s’ils s’offrent une yaourtière, je ne mangerai plus des pots de yaourt à longueur d’année.

    Enfin, au pied du sapin, tu peux déposer des cadeaux utiles, pour réparer ou faire réparer, comme un kit de réparation de vélo, ou alors des cadeaux labellisés : avec l’écolabel européen, les logos NF Environnement ou AB, ou encore un label qui garantisse des cosmétiques vraiment bio….

    Affectueusement,
    Ta poubelle. »

  • Incident grave à Cruas

    L'accident nucléaire, on le sait depuis Tchernobyl, ce n'est pas qu'un mauvais rêve.

     

    Nous avons vécu déjà une fois ce cauchemar, il faut s'attendre à en connaître d'autres. Toutes les activités humaines ont des failles, d'origine techniques, naturelles ou dues à l'homme lui-même.

    Les avions peuvent être de plus en plus sûrs, il restera toujours un taux d'accident, aussi minime soit-il. Le nombre de catastrophes est lié à la longueur de la période observée, et au trafic en vol.

    Il en est de même pour les centrales nucléaires : plus le temps d'utilisation augmente, plus le nombre de centrales se développe et plus le risque existe.

    Le réseau "Sortir du nucléaire" revient sur un incident particulièrement inquiétant survenu à Cruas (Ardèche) :



    Pour la première fois, un réacteur nucléaire a connu l'obturation de ses deux voies de refroidissement des systèmes "importants pour la cruas.jpgsûreté"


    Le Réseau "Sortir du nucléaire" attire une nouvelle fois l'attention de l'opinion publique sur la situation anormale dangereuse qui a prévalu dans une centrale nucléaire, en l'occurrence à Cruas (Ardèche) dans la nuit de lundi à mardi 2 décembre 2009.

    L'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), après avoir analysé (*) l'évènement survenu à la centrale nucléaire de Cruas (Ardèche), annonce que c'est "la première fois que les deux voies redondantes du système de refroidissement des systèmes importants pour la sûreté ont été simultanément défaillantes" et que EDF a dû puiser dans "la réserve d’eau du circuit de refroidissement des piscines".

    Alors que le réacteur était refroidi en puisant dans cette réserve, à la quantité de fait limitée, des salariés tentaient en pleine nuit de déboucher les prises d'eau de la centrale situées dans le Rhône afin d'éviter la fusion du cœur et éventuellement une catastrophe nucléaire.

    Si on ne peut que se féliciter que les voies de pompage dans le Rhône aient pu être libérées à temps, comment accepter que la sûreté de millions de citoyens tienne à la possibilité de déboucher des prises d'eau dans le Rhône et ce en pleine nuit ?

    Bien sûr, on nous répondra que, une fois encore, cette situation anormale s'est bien terminée. Mais rien ne permet d'assurer que la chance sera toujours au rendez-vous : un accident nucléaire peut survenir à chaque instant, et ce d'autant plus que l'état des réacteurs nucléaires français se dégrade rapidement.

    D'ailleurs, le hasard veut que, ce même mardi 2 décembre, l'IRSN a mis en ligne un rapport (**) concernant les contaminations de l'environnement qui découleraient de la fusion d'un cœur de réacteur nucléaire, rapport qui pointe les réponses dilatoires d'EDF

    C'est ainsi que l'Autorité de sûreté nucléaire estime que "EDF doit poursuivre ses études afin notamment d'anticiper au mieux la gestion d'une situation résultant d'un accident grave et pouvant induire un risque pour l'environnement et les populations au travers d'une pollution des eaux souterraines."

    L'accumulation de situations dangereuses dans le nucléaire français, ces derniers mois, rappelle que cette industrie fait peser sur les populations et sur l'environnement des risques inacceptables. Il est nécessaire de sortir du nucléaire et d'investir massivement dans les économies d'énergie et les énergies renouvelables.

     

  • Copenhague : Festival de Cannes, ou Yalta du climat ?

    Le sommet de Copenhague fait beaucoup parler de lui avant même d'avoir commencé.

     

    Il existe un risque que les vrais enjeux soient masqués par des opérations de communication des grands (et petits) de ce monde.

    Copenhague%20-%20Petite%20Sir%C3%A8ne.jpgOn peut aussi assister à un marchandage plus ou moins visible, au détriment de l'objectif qui est de préserver le climat

    La Fédération des associations de protection de la Nature et de l'Environnement (FNE) à établi une liste de revendications concrêtes, qui doivent être négociées à Copenhague.

     

    • La création d’une Organisation mondiale de l’environnement qui soit le siège de négociations démocratiques et continues et dont les décisions prévalent notamment sur celles de l’OMC ;
    • La rédaction d’un accord juridiquement contraignant, fondé sur le principe de responsabilité et dont le contrôle soit assuré de manière démocratique ;
    • La traduction juridique des conclusions du GIEC et, notamment, un objectif de réduction réelle des émissions de gaz à effet de serre des pays industrialisés de 40% en 2020 et de 80% en 2050 ;
    • Des objectifs de réduction des émissions par secteur d’activité (transports, agriculture…) ;
    • Une politique de lutte contre la crise écologique dans sa globalité, qui ne soit pas exclusivement centrée sur le carbone, de manière à éviter les effets pervers du carbo-centrisme ;
    • Des moyens concrets, sous forme de subventions et non de crédits ou de prêts, pour le financement de l’aide à l’adaptation climatique des pays pauvres, à hauteur d’au moins 100 milliards d’euros par an ;
    • Un fonds et un plan mondial pour le climat qui comporte notamment des investissements massifs dans les économies d’énergie, la protection des puits naturels de carbone, le développement des énergies renouvelables ;
    • L’abandon des fausses solutions : stockage industriel de carbone, agro carburants, compensation marketing de CO2.
  • Algues vertes : la condamnation de l'etat confirmée

    La responsabilité de l'état a été mise en évidence par le tribunal administratif dans la prolifération des algues vertes.

     

    depot-d-algues-vertes-sur-l-estran.jpgEn appel , cette décision vient d'être confirmée et les amendes contre l'état sont augmentées. Les Préfets concernés ont autorisé de nouvelles exploitations, alors que la situation des rivières ne le permettait pas.

    Les réactions vues dans"Le Monde".

     

    Le rapporteur public avait demandé que soient augmentés les dommages et intérêts versés aux associations de défense de l'environnement par rapport à la première instance, réclamant les mêmes sommes que celles attribuées mardi.
    La décision de la cour reconnaît que "le laxisme et les carences des préfets, qui n'ont pas appliqué les réglementations nationale et européenne, ont bel et bien favorisé la prolifération des algues vertes", s'est félicitée mardi Eau et Rivières de Bretagne dans un communiqué. "L'Etat est mis face à ses responsabilités, il doit cesser de tergiverser", a déclaré le porte-parole de l'association, Jean-François Piquot.

    Eau et Rivières dénonce notamment "la concentration du cheptel porcin et avicole qui se poursuit en Bretagne avec la bénédiction des préfets". Selon elle, "95 extensions d'élevage" ont reçu récemment "un avis favorable des services préfectoraux des quatre départements bretons".

  • Fest'Nef à Attigny

    Attigny a accueilli ce jour une rencontre dans le cadre d'un partenariat solidaire entre des acteurs économiques "alternatifs".

     

    C'est La Nef qui était l'organisateur de cette journée nationale de découverte et de rencontre d'acteurs économiques atypiques.logo.gif

    La Nef est une banque qui  fonctionne sur des principes très différents de ceux des banques traditionnelles.

    La Société financière de la Nef est une coopérative de finances solidaires. Depuis sa création en 1988, elle exerce une double activité de collecte et de crédit, dans le cadre d’un agrément de la Banque de France.


    Les financements accordés par la société financière de la Nef permettent de soutenir la création et le développement d’activités professionnelles et associatives à des fins d’utilité sociale et environnementale.

    La Nef est aujourd’hui engagée dans la construction d’une banque éthique coopérative européenne, avec ses partenaires italiens, Banca Etica, et espagnols, Fiare. Ce projet a pour vocation d’offrir en France, en Italie et en Espagne, une alternative bancaire complète, reposant sur les principes d’éthique et de transparence qui régissent déjà l’activité de la Nef. A l'échéance 2011, la banque éthique européenne fonctionnera en tant qu'établissement bancaire autonome, les années 2009 et 2010 verront la mise en place progressive de cette autonomie totale.

     

    Leur site : http://www.lanef.com

     


     

     

    logo-Enercoop.gifLa journée se déroulait dans les locaux d'Enercoop Ardennes, à Attigny.

    Cette coopérative est spécialisée dans les énergies renouvelables.

    Si vous avez des projets ou des possibilités d'installation de moyens de production d'énergie renouvelable (toit photovoltaïque, centrale micro hydraulique, éolienne, biogaz, ...) et que vous cherchez des solutions d'investissement, vous pouvez les contacter.

    Enercoop peut aussi vous aider à réaliser des économies, en faisant un diagnostic thermique de votre logement, éventuellement à l'aide d'une camera thermique.

    Basé sur les caractéristiques de l'habitation (isolation, chauffage, vitrages, ...), ce diagnostic, réalisé à votre domicile, permet de vous donner une idée précise de la performance thermique de votre logement. Il est accompagné de préconisations, vous guidant ainsi sur les possibilités de diminution de votre facture énergétique et de vos émissions de CO2, avec des données chiffrées.

     

    Enfin, elle propose de la fourniture d'électricité d'origine renouvelable à tous ceux qui le souhaitent. En effet aujourd'hui les marchés de l'électricité sont ouverts et chacun peut choisir librement son fournisseur d'électricité. Consommer une électricité locale et renouvelable est ainsi à la portée de chacun !

     

    Leur site : http:// www.enercoop-ardennes.fr

    264871-0003.jpg?t=8569Ils travaillent en lien avec Ecoterritoires, coopérative ardennaise, dont les domaines d'action sont l'habitat écologique et la fourniture de produits alimentaires locaux et biologiques. Des membres de cette coopérative étaient également dans la salle à Attigny pour cette manifestation.

     

     

    (Photo ci-contre : un four solaire)

     

     

     

    Un autre intervenant était également présent.

    Terre de liens propose de changer le rapport à la terre, à l'agriculture, à l'alimentation et à la nature, en faisant évoluer le rapport à la propriété foncière. Valorisant les dimensions collectives et solidaires pour l'accès à la terre et sa gestion, les membres de Terre de liens agissent, aiguillonnent, débattent et soutiennent les modes de vie et les pratiques agricoles soutenables pour l'humanité et sa planète. Terre de liens participe ainsi à recréer une responsabilité individuelle et collective pour la préservation du bien commun que représente la terre.

    Cette association est reconnue d'utilité publique, ce qui lui permet de lever des fonds importants (plusieurs millions d'euros). Ces fonds tdl_logo_asso.jpgservent à l'installation de nouveaux exploitants agricoles, dans le respect d'une charte.

    La Charte de Terre de Liens (cliquer ici)

    C'est dans le domaine de l'agriculture une vision très intéressante du rapport à la propriété foncière, ce qui ne va pas sans discussions avec les représentants institutionnels du monde agricole.

    Leur site : http://www.terredeliens.org

     

    056646-0005.jpg?t=1647
    La présentation des différents acteurs


     

     

  • Economies d'énergies à Vouziers

    Des conseils pour réduire ses factures d’énergie à Vouziers


    Une fois par mois, un conseil de proximité est mis en place à Vouziers pour accompagner les Vouzinois dans la réduction de leurs consommationstransparent.giflogo%20ALE%2008.giftransparent.giftransparent.gif d’énergie.

    La ville de Vouziers en se positionnant parmi les membres fondateurs de l’Agence Locale de l’Energie des Ardennes (ALE 08) avait déjà signifié son implication pour les économies d’énergies et la lutte contre le réchauffement climatique. Elle poursuit aujourd’hui son engagement en accueillant tous les premiers mercredis de chaque mois de 8h30 à 12h une permanence de l’Espace Info Energie qui sera animée par l’ALE 08.

    Si vous avez des projets de réhabilitation, de construction, de changement de chaudière ou si vous voulez tout simplement réaliser des économies en faisant un geste pour la planète et tout connaître sur les aides, alors n’hésitez pas à vous rendre à cette permanence où un conseiller vous renseignera gratuitement et objectivement.

    Date des permanences au Centre Communal d’Action Social (7 Place Carnot) :


    installation-panneau-solaire-03.jpg* le mercredi 2 décembre 2009
    * le mercredi 6 janvier 2010
    * le mercredi 3 février 2010
    * le mercredi 3 mars 2010
    * le mercredi 7 avril 2010

  • L'Etat coupable

    Nous avons mis en ligne le rapport du préfet des côtes d'Amor sur la pollution aux algues vertes. L'état commence à reconnaître sa responsabilité dans ce phénomène.

    Sa passivité devant le maintien des sources de pollution (principalement l'élevage industriel) est dramatique; c'est un encouragement pour les pollueurs et un drame pour la nature.

    Des associations bretonnes avaient saisi le tribunal administratif pour condamner les carences de l'état : condamné en première instance, l'état renonce à la dernière minute à faire appel. Voici la réaction de l'association " eaux et rivières de Bretagne".

     

     


    Coup de théâtre à l’audience de la Cour administrative d’appel de Nantes du 3 novembre 2009. Le ministre de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et ... de la mer a annoncé le retrait de son appel devant la Cour, alors que dans un mémoire du 29 octobre 2009, il défendait encore l'absence de responsabilité de l'État dans le développement des marées vertes ! Une valse hésitation peu fréquente: De toute évidence, il n’est pas facile de sortir de la politique de l’autruche !

    Dans une manœuvre de dernière minute, quelques instants avant l’audience de la Cour, le ministre a fait adresser une note indiquant son intention d’abandonner l’appel engagé contre le jugement d'octobre 2007 ayant condamné l'État pour sa responsabilité dans le développement des marées vertes en Bretagne. Dans le même temps, la secrétaire d'État à l'Écologie Chantal JOUANNO intervenait au 13h de France 2 pour déclarer qu'il ne fallait pas "stigmatiser les agriculteurs" pour la prolifération des algues vertes en Bretagne, qu'il s'agissait de "faits passés ; maintenant, il faut se tourner vers l'avenir". Elle a rappelé que le gouvernement avait demandé à une mission interministérielle "de faire des propositions pour changer sur le fond les pratiques agricoles".

    De leur côté, les 4 associations plaignantes (Sauvegarde du Trégor, De la source à la mer, Halte aux marées vertes et Eau & Rivières de Bretagne) ont fermement contesté cette volte-face tardive, intervenue hors délai procédural. Elles ont estimé qu'il n'était plus temps d'échapper à la justice le jour de l'audience, alors que l’appréciation des risques de nouvelle condamnation de l’État était parfaitement réalisable durant les deux années de la procédure d’appel engagée par le ministre. La Cour a donc examiné le dossier sur le fond.

    Le rapporteur public, M. DEGOMMIER, aux termes de son analyse juridique personnelle du litige, a également considéré qu'il n'était plus temps pour l'État de se désister. Il a donc repris l'examen de l'ensemble du dossier, pour savoir si oui ou non les juges de première instance s'étaient trompés en condamnant l'Etat.

    Pour lui, aucun doute : les retards dans la mise en oeuvre des directives européennes (25 ans pour la directive de 1975 sur la qualité des eaux superficielles !) constituent bien une "faute avérée" ; les carences dans l'application de la règlementation nationale en matière d'élevages, alors que les préfets ont par la loi "l'obligation d'agir" sont parfaitement établies, et représentent "une pratique générale défaillante" qui met en cause le principe de "gestion équilibrée et durable de la ressource en eau" établi par l'article L. 211-1 du code de l'environnement.

    s37-crt.jpgLe rapporteur public a en conséquence demandé aux cinq magistrats de la Cour, réunis exceptionnellement en formation renforcée sous la présidence de M. MINDU, de confirmer la condamnation de l’État et de revoir à la hausse les indemnités accordées en première instance aux associations.

    En conclusion de son intervention, le rapporteur public a rappelé que dans son mémoire introductif d'appel, le ministre de l'écologie affirmait qu'une "condamnation de l'État constituerait un signal extrêmement négatif adressé à l'ensemble des acteurs qui se sont mobilisés pour la reconquête de la qualité de l'eau". "Nous pensons au contraire, a-t-il indiqué, que cette condamnation aura une vertu pédagogique et qu'elle encouragera les autorités administratives à mettre tout en oeuvre pour redresser la situation".

    L’arrêt, mis en délibéré, sera rendu d’ici quelques semaines.