Le chômage continue à augmenter, et aucune baisse n'est en vue.
Le niveau de chômeurs reste aux environs de 4 millions pour la France, l'année 2010 risque de voir ce chiffre encore augmenter.
La durée de cette période de faible emploi a des conséquences dramatiques. Ce sont donc des centaines de milliers de famille qui doivent survivre avec des revenus réduits, dans des conditions psychologiques difficiles à assumer.
La persistance de cette situation amène des nombreuses personnes à se retrouver en "fin de droits". Les allocations de chômage sont en effet dégressives, et le bénéficiaire finit par ne bénéficier que de plus rien du tout.
Il reste alors quelques indemnités temporaires, ou le passage au RSA.
Ce qui constitue une nouvelle baisse des revenus, et une situation encore plus précaire. On se demande d'ailleurs comment les départements vont faire face à cet afflux. On s'attend à environ un million de personnes qui vont se retrouver dans la situation de "fin de droits".
Les associations caritatives sont elles-mêmes débordées, les Restos du Coeur par exemple devant faire le tri dans les personnes qui reçoivent une aide alimentaire.
Il ne faut pas se focaliser sur ces situations, puisque dans le même temps la Bourse retrouve une santé et repasse au-dessus des 3900 points : les investisseurs ont bien compris que la crise était l'occasion de faire une bonne purge, et que les affaires rentables reprennent.
Les libéraux auront encore le cynisme de prétendre que cette remontée de la Bourse est une condition à la reprise de l'économie et à la baisse du chômage.
Il n'est pas nécessaire d'avoir le prix Nobel de l'économie pour constater que ce sont les licenciements et les baisses de coûts de production induits qui permettent la reprise des bénéfices pour les capitaux investis en Bourse.
Lundi 2 novembre, dans le quartier d’affaires de La Défense, c’est sans aucune décision judiciaire, ni référé ni même ordonnance sur requête, mais sur un simple coup de téléphone patronal à la préfecture de police de Paris ( !) que les travailleurs sans papiers qui occupaient depuis le matin le chantier de la Tour Axa ont été évacués, ceci alors que nombre d’entre eux travaillent précisément sur ce chantier depuis de nombreux mois.

Le changement de statut qui est prévu n'est qu'une première étépe vers le passage du service postal vers le privé. Les exemples de France-Télécom et de Gaz de France sont là : les grandes promesses (de ne pas toucher au service public) n'engagent que ceux qui les écoutent. (

