Manifestations en masse, répressions policières : le pire est à craindre ! (article de A.I.)
Les manifestations prévues dans tout le pays se poursuivent et les dernières informations des quelques images qui nous parviennent confirment la répression sanglante, voire meurtrière, des forces de polices égyptiennes.
Amnesty International condamne le recours excessif de la force ainsi que les tirs à balles réelles contre
les manifestants. Les autorités égyptiennes mettent systématiquement en œuvre au nom de l'état d'urgence - qui dure depuis près de 30 ans -, des restrictions abusives et des mesures radicales en vue de réprimer l’exercice légitime des droits de manifester et de se rassembler sans violence. Ceci en violation de l’article 21 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques qui garantit le droit à la liberté de réunion.
Le ministère de l’Intérieur avait émis un avertissement selon lequel les actions de protestation ne seraient pas tolérées et les personnes arrêtées seraient poursuivies en justice. Par ailleurs, jeudi 27 janvier 2011, lors d'une conférence de presse au siège du PND (le Parti national démocratique du président Hosni Moubarak), son secrétaire général, Safwat El-Sharif a indiqué, que le gouvernement ne ferait pas de concession sociale ou politique rappelant que « La minorité n'imposera pas sa volonté à la majorité ».
Amnesty International craint que l’avertissement du gouvernement égyptien ne soit le signe de l’empressement des autorités à laisser se déchaîner toute la férocité des forces de sécurité, qui sont connues pour leurs abus.
En effet, Amnesty International craint que certains manifestants soient arrêtés simplement pour avoir exercé pacifiquement leurs droits à la liberté d’expression et de réunion.
Bilan, hélas, provisoire
Selon nos informations émanant des avocats égyptiens et des ONG sur place, 1120 manifestants sont détenus. Certains des manifestants ont informé Amnesty International qu’ils ont été frappés durant leur détention au centre de détention des services de sécurité.
Jeudi 27 janvier 2011, 8 membres du Comité exécutif des Frères Musulmans, parti opposant au gouvernement, ont été arrêtés et 20 autres de leurs responsables à travers tout le pays.
D’autre part, un jeune homme de 22 ans, Ahmed Atef, a été tué dans la ville du Nord Sinaï par les forces de sécurité lors d’une manifestation rassemblant 1000 personnes.
Sept autres manifestants ont été tués dans le Nord Est de la ville de Suez.
Au total au moins 8 personnes ont été tuées et de nombreuses personnes ont été blessées mais on ignore, pour l’instant, le chiffre exact.
Force est de croire que ce bilan s’alourdira car les forces de police ont eu recours à une force excessive et disproportionnée contre les manifestants ainsi qu' à l’usage de gaz lacrymogène et de balles en caoutchouc.
Blocus total d’Internet
Après une succession de coupures ponctuelles, les autorités égyptiennes tentent d'empêcher, depuis hier, les manifestations prévues en bloquant complètement les accès à Internet et aux réseaux sociaux (Facebook et Twitter).
Recommandations d’Amnesty International
- Les forces de sécurité du pays ont un bilan inquiétant en matière de répression des manifestants et nous leur demandons instamment de s’abstenir de tout recours à une force excessive et disproportionnée ;
- Au lieu de menacer les manifestants, les autorités égyptiennes devraient ouvrir une véritable enquête sur les homicides de manifestants et obliger les auteurs de ceux-ci à rendre des comptes ;
- Les autorités égyptiennes doivent autoriser les manifestations pacifiques et cesser d’arrêter et d’intimider les militants pacifiques de l’opposition.
La LDH s’incline devant la mémoire de tous ceux qui sont tombés dans ce combat pour la liberté.
traits idylliques d’un paradis touristique paisible… Misère, chômage, corruption, mise en coupe réglée de l’Etat et de l’économie par un clan affairiste, surveillance étouffante, paralysie de toute association indépendante, parodies d’élection à plus de 90% des voix et de réélections indéfinies, brutalités et calomnies déversées sur les défenseurs des droits, presse de caniveau aux ordres du pouvoir : tout cela, les ONG de défense des droits le savent et le disent depuis des années. Mais trop de dirigeants européens, parfois sensibles à l’hospitalité officielle du régime, ont cautionné sa vitrine mensongère pour que la majorité de nos concitoyens en soient réellement informés.
La Ligue des droits de l’Homme, solidaire de sa Ligue sœur la LTDH, assure les défenseurs des droits, et tous les citoyens victimes de l’arbitraire et de l’injustice qui règnent depuis tant d’années en Tunisie, de son entière solidarité avec leur lutte courageuse pour la démocratie et le respect de leurs droits fondamentaux. Qu’ils sachent que le silence complice des autorités politiques françaises actuelles n’est en rien représentatif de l’indignation qui s’étend dans la société française, à présent que les masques tombent et qu’apparaît au grand jour le visage de la dictature.
C'est pour cela qu'il s'est réfugié au Brésil. Le président Lula a pris la dernière décision de son mandat en refusant la demande de l'Italie. La situation de Battisti avait amené à la création d'un comité de soutien, dans lequel Fred Vargas a été très active. Voici sa réaction aux dernières informations venant du Brésil :
109 voix pour, 41 voix contre et 35 abstentions.
rapport à 2008 pour se prononcer en faveur du moratoire. Autre signe d'évolution, les Comores, le Nigeria, les Salomon et la Thaïlande, qui avaient voté contre le moratoire en 2008, se sont aujourd'hui abstenus.
L’Observatoire de la liberté de création dénonce vigoureusement cette atteinte qui ne s’en prend pas seulement aux œuvres, mais à leurs auteurs, et à leurs libertés fondamentales de créateurs et de citoyens, et exige que ces sanctions iniques soient immédiatement abrogées. Nul ne doit être privé de liberté pour ses opinions politiques, nul ne doit être privé de sa liberté de s’exprimer et de créer. Les droits de l’Homme doivent être universels.
gouvernement a tellement peur de ce frêle et fréquent prisonnier politique qu’il lui a interdit tout déplacement grâce à une effrayante condamnation à onze ans de prison pour « incitation à la subversion du pouvoir de l’Etat », c’est-à-dire pour usage de la liberté d’expression.