
Dessin du Canard Enchaîné
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Dessin du Canard Enchaîné
Communiqué d'Amnesty Internartional
Les grandes entreprises peuvent avoir un impact négatif considérable sur les droits des personnes et des groupes humains. À travers ses recherches, Amnesty International a montré que ces conséquences peuvent prendre diverses formes, allant de moyens de subsistance menacés ou détruits à des expulsions forcées visant à laisser place à des opérations d’extraction.
Le Groupe de la Banque mondiale, entre autres fonctions, finance les activités de grandes entreprises dans des pays en développement, par le biais d’une institution appelée Société financière internationale (IFC). L’IFC soutient fréquemment des industries de nature particulièrement invasive telles que le pétrole, le gaz et les projets miniers. Ces industries sont souvent associées à des dommages environnementaux et des atteintes aux droits humains.

L’IFC doit veiller à posséder de solides garanties pour empêcher les atteintes aux droits humains résultant de ses activités.
Malheureusement, la Banque mondiale refuse de prendre les droits humains au sérieux. En mai 2011, l’IFC adoptera de nouvelles directives de gestion des risques sociaux et environnementaux liés aux activités qu’elle soutient. Cependant, non seulement elle propose d’adopter des garanties qui sont insuffisantes pour empêcher les effets négatifs en termes de droits humains, mais elle REFUSE même de s’engager à respecter ces droits.
Venant d’une institution qui prétend avoir pour vocation de lutter contre la pauvreté et d’améliorer la vie des populations, et qui est gouvernée par des États membres ayant des obligations internationales en matière de droits humains, cela est totalement inacceptable.
Les entreprises ne peuvent pas être exonérées de toute responsabilité pour leur impact négatif sur les droits humains. Passez à l’action, en faisant savoir au vice-président exécutif de l’IFC qu’il est maintenant temps de prendre les droits humains au sérieux !
SIGNEZ la pétition au vice-président exécutif de l’IFC (sur notre site international)
Attac 08 a le plaisir de vous inviter à une conférence débat : « Forum Social Mondial étendu »

Mercredi 16 février à 19h00 à la salle de Nevers (Charleville-Mézières), en partenariat avec le CCFD, la Ligue Des Droits de l’Homme et Artisans du Monde.
Durant cette soirée, une restitution des réflexions altermondialistes sera proposée par deux militants Ardennais présents à Dakar (Attac et CCFD)
Comptant sur votre présence
nos alter ( !) salutations.

Non à la répression, oui au respect des droits humains
(Communiqué de Amnesty International)
Le mouvement de protestation se poursuit dans toute l'Égypte. Les manifestants demandent une grande réforme politique et le respect des droits humains, ainsi que la fin de la corruption, de la pauvreté et des violences policières.
Ceux qui protestent demandent que les choses changent, mais leur droit de manifester pacifiquement
n'est pas respecté.
Ils ont été la cible d'attaques violentes de partisans du gouvernement, et les autorités égyptiennes n'ont pas protégé leur droit à la liberté d'expression et de réunion.
Des défenseurs des droits humains et des journalistes ont été harcelés et arrêtés dans le cadre de la répression brutale exercée par les forces de sécurité, dont la police militaire, pour empêcher les médias indépendants de donner des informations sur les troubles dans le pays.
Les Égyptiens doivent pouvoir faire entendre leur voix et manifester pacifiquement.
Les journalistes et ceux qui militent en faveur des droits humains doivent pouvoir agir sans craindre d'être harcelés ou intimidés. Arrêter ces personnes prive le reste du monde d'informations cruciales et augmente le risque que des violations des droits humains ne soient commises en toute impunité.
Manifestations en masse, répressions policières : le pire est à craindre ! (article de A.I.)
Les manifestations prévues dans tout le pays se poursuivent et les dernières informations des quelques images qui nous parviennent confirment la répression sanglante, voire meurtrière, des forces de polices égyptiennes.
Amnesty International condamne le recours excessif de la force ainsi que les tirs à balles réelles contre
les manifestants. Les autorités égyptiennes mettent systématiquement en œuvre au nom de l'état d'urgence - qui dure depuis près de 30 ans -, des restrictions abusives et des mesures radicales en vue de réprimer l’exercice légitime des droits de manifester et de se rassembler sans violence. Ceci en violation de l’article 21 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques qui garantit le droit à la liberté de réunion.
Le ministère de l’Intérieur avait émis un avertissement selon lequel les actions de protestation ne seraient pas tolérées et les personnes arrêtées seraient poursuivies en justice. Par ailleurs, jeudi 27 janvier 2011, lors d'une conférence de presse au siège du PND (le Parti national démocratique du président Hosni Moubarak), son secrétaire général, Safwat El-Sharif a indiqué, que le gouvernement ne ferait pas de concession sociale ou politique rappelant que « La minorité n'imposera pas sa volonté à la majorité ».
Amnesty International craint que l’avertissement du gouvernement égyptien ne soit le signe de l’empressement des autorités à laisser se déchaîner toute la férocité des forces de sécurité, qui sont connues pour leurs abus.
En effet, Amnesty International craint que certains manifestants soient arrêtés simplement pour avoir exercé pacifiquement leurs droits à la liberté d’expression et de réunion.
Bilan, hélas, provisoire
Selon nos informations émanant des avocats égyptiens et des ONG sur place, 1120 manifestants sont détenus. Certains des manifestants ont informé Amnesty International qu’ils ont été frappés durant leur détention au centre de détention des services de sécurité.
Jeudi 27 janvier 2011, 8 membres du Comité exécutif des Frères Musulmans, parti opposant au gouvernement, ont été arrêtés et 20 autres de leurs responsables à travers tout le pays.
D’autre part, un jeune homme de 22 ans, Ahmed Atef, a été tué dans la ville du Nord Sinaï par les forces de sécurité lors d’une manifestation rassemblant 1000 personnes.
Sept autres manifestants ont été tués dans le Nord Est de la ville de Suez.
Au total au moins 8 personnes ont été tuées et de nombreuses personnes ont été blessées mais on ignore, pour l’instant, le chiffre exact.
Force est de croire que ce bilan s’alourdira car les forces de police ont eu recours à une force excessive et disproportionnée contre les manifestants ainsi qu' à l’usage de gaz lacrymogène et de balles en caoutchouc.
Blocus total d’Internet
Après une succession de coupures ponctuelles, les autorités égyptiennes tentent d'empêcher, depuis hier, les manifestations prévues en bloquant complètement les accès à Internet et aux réseaux sociaux (Facebook et Twitter).
Recommandations d’Amnesty International
- Les forces de sécurité du pays ont un bilan inquiétant en matière de répression des manifestants et nous leur demandons instamment de s’abstenir de tout recours à une force excessive et disproportionnée ;
- Au lieu de menacer les manifestants, les autorités égyptiennes devraient ouvrir une véritable enquête sur les homicides de manifestants et obliger les auteurs de ceux-ci à rendre des comptes ;
- Les autorités égyptiennes doivent autoriser les manifestations pacifiques et cesser d’arrêter et d’intimider les militants pacifiques de l’opposition.
Depuis toujours, la LDH est au côté des organisations tunisiennes qui luttent pour la liberté dans leur pays. Elle rend hommage, en particulier, à l’action opiniâtre de son organisation sœur en Tunisie, la Ligue tunisienne des droits de l’Homme, dont les militants ont montré un courage sans égal face aux persécutions dont ils étaient l’objet.
La LDH s’incline devant la mémoire de tous ceux qui sont tombés dans ce combat pour la liberté.
Les vœux du peuple tunisien doivent être respectés : la démocratie doit être rétablie et la Constitution réformée. Ceux et celles qui ont mis la Tunisie en coupe réglée doivent rendre compte de leurs actes, les victimes doivent être reconnues, la vérité faite et les préjudices réparés.
La LDH exprime sa condamnation la plus ferme du comportement scandaleux des autorités françaises. Après avoir soutenu sans réserve la dictature, le gouvernement français n’a pas soutenu la lutte du peuple tunisien, se contentant d’offrir sa collaboration policière à la répression. Cette attitude est indigne des valeurs de la France.
La révolution du peuple tunisien montre que l’aspiration à la liberté, à la démocratie et à la justice sociale traverse tous les pays du monde. La LDH souhaite que les autres pays de la région s’engagent, selon leur propre voie, dans la même direction.
Elle appelle l’Union européenne à cesser de cautionner les régimes les plus détestables et à appuyer ceux et celles qui combattent en faveur des libertés et de la démocratie.
Paris, le 17 janvier 2011