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politique internationale - Page 166

  • Il faut sauver Aung San Suu Kyi

    Veillée silencieuse en soutien au prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi

    Mardi 6 octobre de 22h à minuit, sur le parvis de l’Hôtel de ville à Paris, à l’initiative de Jane Birkin et en présence de la plupart des artistes signataires de l’appel lancé en juillet dernier à l’occasion du procès dont Catherine Deneuve, Michel Piccoli, Charlotte Rampling… Avec le concours de Info Birmanie, FIDh, Amnesty International, SOS pour Aung San Suu Kyi et la Ligue des droits de l’Homme.

     

    51FtW8FkZcL._AA240_.jpgLe procès d’Aung San Suu Kyi, âgée de 63 ans, a débuté le 18 mai 2009 à la prison d’Insein. Elle était jugée pour avoir laissé un Américain séjourner chez elle en violation des restrictions liées à son assignation à résidence.

    Or, Aung San Suu Kyi, hôte bien malgré elle d’un individu irrationnel se croyant missionné par Dieu, était innocente des accusations formulées à son encontre. Mais son assignation à résidence devait officiellement prendre fin le 27 mai. L’irruption de John Yettaw dans la demeure de la « Dame de Rangoon » a ainsi constitué pour les généraux birmans une occasion rêvée de justifier la prolongation en détention de cette dernière.

     

    Il s’agit ainsi pour la junte d’écarter toute opposition avant les élections générales organisées en 2010, censées permettre l’instauration d’une démocratie « prospère et disciplinée »…sous le contrôle des généraux. Le 11 août, Aung San Suu Kyi est ainsi condamnée à trois ans de détention et de travaux forcés pour avoir enfreint les termes de son assignation à résidence. En cherchant à donner l’illusion d’une peine clémente, le chef de la junte Than Shwe a commué la peine en 18 mois de résidence surveillée.

    L’objectif des généraux est atteint : empêcher la principale figure de l’opposition de peser sur le résultat des élections, l’écarter du processus politique. La Cour de Rangoon, pour ménager l’opinion internationale, a accepté l’appel déposé par ses avocats début septembre. Ils seront entendus le 18 septembre. Il n’y a cependant aucun espoir de voir la lauréate du Prix Nobel de la Paix libérée.

     

    La junte birmane a investi un capital politique trop important en condamnant Aung San Suu Kyi pour la libérer seulement quelques semaines plus tard. Les journaux du monde entier sont déjà en train d’oublier les événements de l’été. Or les généraux ne souhaitent qu’une chose : que l’on ne parle plus d’Aung San Suu Kyi. C’est pourquoi il est urgent de faire entendre nos voix.

  • Elections en Allemagne

    Les élections en Allemagne donnent une victoire relative de la droite (Angela Merckel), et un effondrement de la social-démocratie.

     

    Voici le commentaire de Clémentine Autin.

     

    W300px_DeutschlanddieLinke2709s.jpgBelle avancée pour Die Linke en Allemagne. Le résultat des élections d’hier donne malheureusement une victoire à Angela Merckel, qui forme une nouvelle coalition avec les libéraux. Ca promet… beaucoup de régressions sociales.

    C’est aussi une grande claque pour les sociaux-démocrates qui gouvernaient avec la droite. Le SPD obtient un score des plus bas de son histoire. Quand le gauche vire à droite, c’est la cata… On le savait. Un grand soleil tout de même : le score de Die Linke, qui progresse de 4 points en atteignant le joli résultat de 12% ! L’unité est payante. Qu’on se le dise…

    Clémentine Autain

  • Gaza, le livre noir

    Plusieurs associations humanitaires ont contribué à un livre qui porte sur les événements de Gaza en 2008, en particulier sur l'opération "Plomb durci".

    La publication est sous l'égide de "Reporters sans frontières". Elle est disponible à partir de ce jeudi 24 septembre.

    L’ouvrage a pour objectif de permettre une meilleure compréhension de la réalité vécue par les habitants de Gaza pendant ces trois semaines de guerre.

    Il a également pour ambition de poser la question des responsabilités des centaines de victimes civiles qui ont péri au cours des offensives.

    Il insiste aussi sur le caractère impératif de l’établissement des faits pour que justice soit rendue.




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  • Le temps est venu de rendre des comptes

    La publication du rapport de la mission des Nations Unies sur les événements de Gaza montre que les responsables ont des comptes à rendre.

     

    Ce rapport contient plus de 500 pages en anglais, mais on peut se faire une idée précise de son contenu en lisant certains articles. En particulier,"Le Monde Diplomatique" analyse cette publication.

    image0-eedb9.jpgOn y apprend que les conclusions sont accablantes pour les responsables de l'état d'Israël. Le Hamas n'est pas considéré dans le rapport comme une victime sans aucune responsabilité, mais ses actions (même condamnables) n'enlèvent rien à la gravité des faits reprochés à l'armée d'Israël.

    Les dirigeants d'Israel ne s'y trompent d'ailleurs pas, en attaquant violemment l'auteur du rapport:

    « “Nous allons faire tout notre possible pour empêcher qu’il y ait des suites juridiques à ce rapport en démontrant qu’il est malhonnête et politiquement biaisé”, a affirmé à la radio publique Gabriela Shalev, l’ambassadrice d’Israël auprès de l’ONU. (...) Dans un communiqué, le président Shimon Peres a estimé que ce rapport “se moque de l’Histoire”. “Les auteurs ne distinguent pas les agresseurs et ceux qui se défendent. C’est le Hamas qui a engagé cette guerre en commettant des crimes horribles. Ce rapport confère une légitimité au terrorisme et ne tient pas compte du devoir d’Israël de se défendre”, a affirmé M. Peres. “Goldstone n’aurait pas écrit ce rapport si ses enfants habitaient à Sderot”, une ville du sud d’Israël régulièrement visée par les roquettes palestiniennes, a ajouté le président israélien. »

     

    Ce rapport va normalement être étudié par l'assemblée des Nations Unies, et des responsables israéliens risquent de se retrouver devant la cour de justice internationale.

     

    Amnesty International mène également une campagne sur les événements de Gaza, et sur les crimes qui s'y sont déroulés.

    Voici ce que déclare l'association de défense des droits de l'Homme :

    Les conclusions du rapport (de la mission de l'ONU )concordent avec celles d’Amnesty International, qui a elle-même enquêté sur place sur le 3169057790_29cf92c9aa_o.jpgconflit de vingt-deux jours qui, du 27 décembre 2008 au 18 janvier 2009, a fait 1 400 morts parmi les Palestiniens et neuf parmi les Israéliens.
    La plupart des Palestiniens tués par des soldats israéliens étaient des civils non armés, dont quelque 300 enfants.
    Trois civils et six soldats israéliens ont été tués par des tirs de roquettes palestiniens (et quatre autres soldats par des «tirs amis» imputables aux forces israéliennes).
    Les forces israéliennes ont aussi mené des opérations de destruction massive et injustifiées à Gaza, laissant des quartiers entiers en ruine, et utilisé des Palestiniens comme boucliers humains.
    Amnesty International se félicite des recommandations énoncées par la mission pour que les victimes obtiennent les mesures de justice et de réparation qui leur sont dues et que les auteurs de ces crimes ne restent pas impunis. Si elles sont appliquées, elles offrent de grands espoirs de justice et de responsabilisation.

     

    Amnesty organise le 29 septembre une journée de mobilisation, avec un rassemblement à Paris.

    Alors que le Conseil des droits de l’homme de l’ONU s’est emparé du rapport Goldstone sur les crimes de guerre commis lors de l’opération «Plomb durci», Amnesty International organise une journée de mobilisation à travers la France le 29 septembre 2009 avec comme point d’orgue une mise en scène artistique et militante place de l’Opéra à Paris.
    Mis en relief par Emilie Benoist, sculpteur contemporaine, les militants d’Amnesty International, avec comme toile de fond une pluie d’obus de phosphore blanc, appelleront au rythme des sirènes d’alarme à un embargo total sur les armes et à la justice pour Gaza.

    9782020966993FS.gifEn présence de :
    Geneviève Garrigos, Présidente d’Amnesty International France,
    Michel Fournier, Responsable de la Région Moyen Orient
    Michel Morzière, Responsable de la Coordination Israël-Territoires occupés palestiniens
    Benoit Muracciole, Responsable de la Campagne Control Arms.
    Et avec le soutien de Stéphane Hessel dont un message sera transmis.

     

    Il faut que les faits mis en évidence par la mission de l'ONU et AI ne restent pas impunis.

     

     

     

     

  • Nagasaki, 64 ans plus tard.

    64 ans plus tard, des personnes souffrent encore dans leur chair des conséquences de la bombe atomique de Nagasaki.

     

    A Nagasaki, où a explosé la deuxième bombe atomique américaine, une cérémonie a marqué cet anniversaire. Il reste des survivants à ce bombardement d'un type nouveau qui a fait  plusieurs dizaines de milliers de victimes (principalement des civils). Si les États-Unis s'étaient retrouvées dans le camp des vaincus, l'utilisation délibérée d'une telle bombe en visant une ville aurait été considérée comme un crime de guerre.

    Mais les Américains ne se sont jamais excusées pour les deux bombes atomiques larguées sur le Japon (plus de 200 000 morts).

    Le président Obama envisage la disparition des armes nucléaires, mais estime qu'il ne le verra pas de son vivant. Espérons qu'il ne verra pas non plus une nouvelle utilisation d'une telle arme.

    Voici un article du nouvelobs.com qui relate la cérémonie de Nagasaki :


    Le maire de Nagasaki a appelé dimanche 9 août à l'interdiction mondiale des armes nucléaires, à l'occasion du 64e anniversaire de l'explosion de la bombe atomique américaine, qui avait fait environ 80.000 morts dans cette ville japonaise en 1945.
    "Nous, êtres humains, avons aujourd'hui deux chemins devant nous", a déclaré le maire de Nagazaki, Tomihisa Taue, lors d'un discours prononcé peu après 11h02, soit l'heure à laquelle une bombe à plutonium américaine a rasé la ville le 9 août 1945. "Si l'un peut nous mener à un monde sans armes nucléaires, l'autre nous emmènera vers l'annihilation et nous fera souffrir une nouvelle fois de la destruction connue à Hiroshima et Nagasaki il y a 64 ans", a-t-il ajouté. L'attaque sur Nagasaki avait eu lieu trois jours après celle qui avait fait 140.000 morts à Hiroshima. Le Japon avait capitulé le 15 août, mettant fin à la deuxième Guerre mondiale.

     

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    Photo AFP

    Hiroshima, avant et après le bombardement américain du 6 août 1945.

  • Georgie, un an plus tard

    Un an après, rien n'est réglé en Géorgie.

     

    La fin du conflit entre la Géorgie et la Russie, voilà un des titres de gloire que revendiquait Nicolas Sarkozy, qui exerçait alors la "présidence" de l'Europe.

    En fait son intervention n'a rien réglé, les deux provinces du Nord sont sous contrôle russe, et la Géorgie se trouve fragilisée.

    L'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie n'est pas reconnue sur le plan international, mais la Géorgie n'exerce plus aucun contrôle sur ses ex-provinces. C'est une situation à risque, et les provocations se multiplient à l'approche de l'anniversaire du conflit.

    Voici un extrait de l'éditorial du Figaro, qui prouve que même un journal proche du pouvoir constate que rien n'a été réglé par l'intervention du président français :

     

    Un an après la guerre d'août 2008 en Géorgie, la Russie maintient ses positions. L'accord de cessez-le-feu, qui prévoyait le retour des forces carte_ossetie_du_sud432.gifrusses sur les positions qu'elles occupaient avant le conflit, n'est pas respecté. Moscou accumule les entraves aux missions d'observateurs et persiste à défier la communauté internationale en affirmant l'indépendance de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud. Les deux provinces, en principe géorgiennes, sont en fait durablement intégrées, militairement, économiquement et politiquement à l'espace de la Russie.

    Le Kremlin a étendu sa zone d'influence, infligé une sévère leçon à l'imprudent président Mikhaïl Saakachvili - dont le pays est amputé de 20 % de son territoire -, adressé une mise en garde aux autres États de son « étranger proche ». Mais la Russie a-t-elle pour autant gagné la partie ?
    Pas totalement. Un seul pays, le Nicaragua, peu concerné par la stabilité ou l'instabilité du Caucase, a pu être enrôlé dans la campagne pour la reconnaissance de la souveraineté abkhaze et ossète. Ce n'est pas brillant pour une Russie qui revendique un rôle mondial, mais dont la capacité d'attraction (soft power) s'avère, dans la pratique, inexistante.
    La crise économique a aggravé pour Moscou le coût financier et diplomatique du conflit. Il est donc vraisemblable que le Kremlin y regardera à deux fois avant de se lancer dans une nouvelle aventure militaire.
    Reste que la guerre de l'été dernier était surtout destinée, du point de vue russe, à mettre fin aux velléités de la Géorgie d'accélérer son rapprochement avec l'Otan en vue d'une adhésion à l'Alliance atlantique.
  • Gouverner, c'est choisir

    L'Etat de Californie vote un budget, comme tous les états des USA.

     

    Mais ce budget doit être voté en équilibre selon les lois américaines. Pas question de vivre sur un déficit colossal, comme celui des États-Unis.

    La Californie fait partie des états les plus touchés par la crise, en particulier dans l'immobilier. L'état et ses habitants font face à de très grosses difficultés.

    Arnold%20Schwarzenegger.jpgLe gouverneur, un certain Schwarzenegger, en est réduit à trouver 24 milliards de dollars. Deux solutions s'offrent à lui : augmenter les impôts ou diminuer les dépenses  (avec la possibilité de jouer sur les deux à la fois) . Mais les républicains refusent catégoriquement d'augmenter l'imposition qui toucherait en priorité les plus riches.

    Tout l'effort va donc être reporté sur la diminution des dépenses, et là ce sont les plus pauvres qui vont souffrir. Éducation, santé, aide sociale sont dans le collimateur. Ce choix est une vraie caricature des positions ultra-libérales : le moins d'état possible, laissons les plus forts continuer à gagner de l'argent, les plus faibles attendront des jours meilleurs.

    Voir un article de Libération sur ce thème.

    Pour votre info, un extrait d'un article de 20minutes.fr :

     

    ETATS-UNIS - Confronté à un déficit de 24 milliards de dollars, le gouverneur a décidé tailler de façon drastique dans les dépenses publiques pour ne pas augmenter les impôts...

    Le «golden state» a une drôle de manière de redorer son blason. Quand la Californie, état le plus riche des Etats-Unis, fait face à un déficit record, pas question d'augmenter les impôts. Le gouverneur, Arnold Schwarzenegger, préfère couper les budgets de l'éducation et de la santé. Un choix qui en dit long sur ses priorités.